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Les repacks proposés ici sont des versions inédites non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog en lui-même n'héberge aucune œuvre, il renvoi vers des liens. Il n'y a aucun but commercial, cela ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète. Si toutefois la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'écrire par mail. Lorsqu'un repack est retiré, inutile de me demander de le remettre. A moins que l'édition soit épuisée et impossible à retrouver.

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lundi 1 août 2016

[Repack] : Une raison pour vivre, une raison pour mourir - version intégrale inédite (DVDrip, VF et VO)

Réalisation : Tonino Valerii
Avec : James Coburn, Bud Spencer, Telly Savalas, Reinhard Kolldehoff, Georges Géret
Nationalité : Italie/France/Espagne/Allemagne
Genre : Western
Durée : 113'
Année de production : 1972
Titre original :Una ragione per vivere, e una per morire
Titre français alternatif : La Horde de salopards

Durant la guerre civile américaine, l'armée yankee prépare l'exécution de dix hommes auteurs de divers délits. Un colonel dégradé et injustement jugé pour trahison propose de commuter la peine en participant en échange à une mission suicide.
 
 Trailer VO avec la musique de Les Derniers jours de la colère


Repack réalisé par John Do, sous-titres par Indianagilles


Je l'ai déjà dit dans un précédent article, mais il est quand même assez triste que l'excellent réalisateur Tonino Valerii, soit surtout et avant tout connu pour Mon Nom est Personne. Surtout que beaucoup continuent encore de lui nier la totale parenté de cette œuvre, trouvant plus acceptable d'en faire le simple faire valoir d'un Sergio Leone omnipotent. Car avant cela, Tonino Valerii n'a pas manqué de prouver quel bon réalisateur de westerns il était, en signant notamment des œuvres majeures telles que Le Denier jour de la colère et Texas, deux des meilleurs films avec Giuliano Gemma.
Bien qu'il ne sorte en France qu'en 1974, soit un an après avoir signé son œuvre la plus connue, Mon Nom est Personne, le film lui est postérieur, puisqu'il a été réalisé en 1972. En Italie, il n'y a pas eu besoin d'attendre le succès de la production Leone pour que Valerii s'impose comme un homme important du western italien aux yeux du public et des producteurs. Fort de ses succès précédents, le voici donc installé à la tête d'un confortable budget de près d'un milliard de lires. Si à la base, le premier rôle devait être tenu par Lee Van Cleef, Valerii pu ainsi se payer pour le premier rôle le toujours très classe James Coburn (doublé en français ici, non pas par Jean Pierre Duclos, mais par Denis Savignat et sa voix grave). Visiblement satisfait de son expérience italienne sur Il était une fois la Révolution avec Sergio Leone en 1971, le voilà qui remettait donc le couvert pour un second spaghetti avec cette fois l'ex-assistant du maître. Coburn s'était pourtant fait prier durant des années par Leone pour qu'il vienne jouer en Italie, mais l'acteur américain croyait que les westerns italiens ne valaient rien. Lorsqu'il réalisa son erreur et débarqua enfin en Italie, Leone lui apprit ses premiers mots, essentiels, en italien : spaghetti et parmesan !

Artistiquement parlant, le second western italien de Coburn est
moins ambitieux que son premier. Il n'empêche qu'il ne manque pas de qualités, à commencer par le reste du casting, fort prestigieux. On y trouve avant et surtout Bud Spencer, dans un rôle assez différent de ses prestations habituelles. Il assure, avec Ugo Fangareggi (VF : Jacques Ballutin), la partie comique du film, sans jamais s'avérer lourd et envahissant, sauf si l'on fait allusion à sa carrure. Ce rôle était initialement prévu pour Eli Wallach et c'est d'ailleurs pour lui rendre hommage que le personnage s'appelle Eli. Et la scène du "pipi" est peut-être aussi un clin d'oeil à l'une des scènes de Le Bon, la Brute et le Truand.
Les voxophiles français pourront quelque peu tiquer en entendant notre bon Bud Spencer s'exprimer avec le timbre familier, mais inhabituel, de Raymond Loyer, la voix de John Wayne et de Henry Fonda. Claude Bertrand a beau être difficilement remplaçable, Raymond Loyer s'en sort très bien et module bien sa voix pour l'adapter à la corpulence de l'acteur Napolitain.
Bud Spencer et James Coburn, malgré des caractères opposés, se sont très bien entendus sur le plateau, devenant amis et partageant mêmes leur cigarettes. Ils aimaient la même marque ! A la fin du tournage, Coburn déclara à son nouvel ami qu'il avait été une fort belle surprise en tant qu'acteur. Bud Spencer, plein d'humour, lui répondit "Toi aussi !"
Si Bud Spencer ne tarissait pas d'éloges envers Coburn (et vice-versa), Telly Savalas (VF : Jacques Ferrière), qui joue le grand méchant du film, est loin de lui avoir laissé la même impression. Dans ses mémoires, Bud Spencer reproche en effet à l'américain d'avoir joué les starlettes et de ne pas avoir pu s'empêcher de titrer la couverture sur lui à la moindre occasion. Lors d'une scène commune et anodine, Savalas ne pouvant se contenter d'écouter Bud Spencer, préféra jouer de mimiques afin d'attirer l'attention sur lui. Il était si concentré sur sa propre image, qu'il ne remarqua même pas que Bud Spencer se moqua de lui en se retirant totalement du cadre de la caméra.
Parmi les autres seconds rôles, soulignons la présence de Benito Stefanelli (VF : Henry Djanik) a qui Valerii avait offert deux de ses meilleurs rôles dans Le Dernier jour de la colère et surtout Texas. Egalement présent, l'Allemand Reinhard Kolldehoff (VF : Michel Barbey), le méchant M. Oreille dans Maintenant, on l'appelle Plata. Les acteurs français Guy Meraisse et Georges Geret sont également de la partie.


Autre titre, autre affiche... et montage affreux !
Si Tonino Valerii dit s'être inspiré du film Les Cadets de l'Alcazar, film de 1940 de Augusto Genina, il s'inspire aussi et surtout du célèbre film de Robert Aldrich Les Douze Salopards, film dont été d'ailleurs présent un certains Telly Savalas. Ainsi, le Colonel Pembrock, magnifiquement interprété par James Coburn, se voit confié une mission suicide et ne pourra pratiquement compter que sur des repris de justice pour la mener à son terme. Le film sera d'ailleurs été exploité en France avec deux titres, dont celui plus racoleur de La Horde des Salopards, la fusion parfaite de Les Douze Salopards et de La Horde Sauvage. Comme vous avez pu le voir sur la capture d'écran un peu plus haut, le générique original français utilisait tout simplement les deux titres d'un coup. Pour ma part, je préfère tout de même utiliser celui qui est le plus proche du titre original. Cela évite au passage qu'on le confonde avec un autre western italien ayant pour vedette Anthonny Steffen.
Comme (trop) souvent, le film est arrivé chez nous en version tronquée. Une bonne quinzaine de minutes a donc sauté à la frontière italienne. Ceci dit, nous sommes, pour une fois, assez chanceux, car les monteurs ont décidé de ne pas se casser le bol et retirer surtout de bons gros tronçons d'un coup. Cela nous évite donc de nous retrouver avec une version intégrale qui ne cesse de faire le yoyo entre deux langues. Aussi, c'est surtout le début du film qui s'avère affecté, avec la grande scène d'introduction sur le personnage de Bud Spencer, mais surtout sur la situation actuelle du pays, qui se retrouve tout simplement coupée. Ne vous étonnez donc pas trop si tout le début du film est en VO italienne. Cette grande coupe a obligé les monteurs à retirer par la suite un dialogue très amusant entre Bud Spencer et Ugo Fangareggi, au sujet d'un certain sifflement... Mais ils ont oublié de retirer ou d'adapter différemment une allusion à ce sujet, durant la scène de la pendaison.
Si je n'ai pas eu trop de scènes à sous-titrer, c'est aussi parce que de nombreuses coupes étaient muettes et due à la censure. Ainsi, les balles font pleuvoir bien plus de victimes dans cette version intégrale.
La Belle affiche US met en avant les acteurs Américains
Il existe un Blu-ray Américain, mais le montage y est malheureusement cut. Et comme le montage est très différent du notre (avec notamment une partie de la scène finale... au début), je n'ai pas eu trop envie de me casser le bol avec ça. Il existe, ceci dit, une version intégrale en Américain, mais où Coburn est doublé par un autre acteur puisqu'il n'a jamais doublé la version intégrale du film en anglais. La musique, pourtant excellente de Riz Ortolani, a par contre été changée dans le second doublage anglais, ce qui est bien dommage au vu de sa qualité.
Fort heureusement, le DVD Italien est de très bonne qualité. Le master est très propre et ça ouvre la porte à une nouvelle copie en HD. Les Allemands, ou peut-être les Italiens, revigorés par la triste nouvelle de la mort de Bud Spencer, pourraient nous sortir quelque chose de leur chapeau un de ces quatre.

Le film partage bien des points communs avec 5 Hommes armés, bien qu'il s'avère peut-être parfois un peu trop bavard, ce qui crée quelques chute dans le rythme du film. Pour une fois, un montage un peu plus serré aurait pu être bénéfique au film, sans avoir besoin de lui retirer quoi que ce soit. Mais avec sa réalisation plus que solide et ses scènes d'action  de haut vol Une raison pour vivre, une autre pour mourir reste une excellente manière d'occuper les deux prochaines heures de votre vie. Il n'y a vraiment aucune "raison" à l'horizon, de bouder son plaisir.


(les screens ne sortent pas au bon ratio, pas de panique)













Le Dossier de JO sur le film :

25 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Un gros merci Indy... Ce sont de rares trésors que tu nous fais partager !

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  3. ah je connais pas celui la merci a découvrir meme si ces pas en HD ces pas grave ca permet de découvrir le film quand meme merci

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  4. Version Italienne soignée des " 12 salopards " , j'avais apprécié ce film .
    Le décor de la forteresse est formidable et le casting aux petits oignons .
    Absolument d'accord pour une réhabilitation illico du signor Valerii .
    Merci Indy pour ce partage ; je suis impatient de découvrir cette version intégrale .

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  5. Merci bcp pour ce film. oli

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  6. Très beau titre pour un excellent western.

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  7. merci indianagilles !
    du coup je vais virer l'ancienne version que je n'avais pas encore vu !!

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  8. houla je l avais deja en qualitee moyenne je vais enfin l apprecie a sa juste valeur

    merci

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  9. je connais aussi ce film sous le titre de LA HORDE DES SALOPARDS

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    1. Oui, c'est cité et expliqué dans mon texte. J'ai même fait un screenshot du titre et mis les affiches.

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  10. merci pour ce tonino valerii qui ne me rajeunie pas mdr..

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  11. Merci pour ce film que je n'ai jamais vu.

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  12. Voilà un autre superbe travail qui agrémentera de belle façon une soirée-cinéma à la maison ! Merci 'once more' indianagilles pour ce nouveau partage, et tout ce qu'il sous-tend :-)

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  13. Merci pour cette version, je me rappelle l'avoir vu dans un midi minuit de ma province encore ado, un de ces cinémas à 10 ou 12 salles qui jouaient un tiers de sexploitation, un tiers de karaté ou action et un tiers de ces pépites (horror, spaghetti, gialli...) que l'on pourchassait en jeune cinéphile averti (ben voyons!), le tout avec des bobines bien usées et scratchées. Alors redécouvrir le film ainsi, c'est très jouissif.

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    1. Il me revient même que le cinéma s'appelait le "Fémina" ce qui vu la programmation n'était pas dénué d'une certaine ironie. Ceux qui croyaient aller y voir la marquise d'O y seraent tombé sur histoire d'O, à l'inverse de la blague qui circulait à l'époque.

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  14. Merci je vais découvrir
    es que le film est en vf intgéral ou il y a des passages en vo sous titrés ?

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    1. Comme indiqué, il y a deux passages non doublés en français et sous-titrés, dont les 10 premières minutes qui étaient coupées, sans aucune autre forme de procès ! Je t'invite à lire la présentation à ce sujet.

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  15. Un bon film, très solide, comme d'ailleurs toutes les réalisations où Tonino Valerii avait eu du temps et du budget adéquats, avec une certaine dimension dramatique qui reste à l'esprit longtemps après avoir vu le film.

    Décidément, le cinéma de Tonino Valerii est pleinement à considérer comme ce qu'il est : celui d'un petit maître aux réalisations toujours très estimables dont, parmi les moins connus, l'assez bon Vai Gorilla ou Profession garde du corps en vf, lors de sa sortie en salles chez nous jadis.

    En ce qui concerne ce film-ci, je le classerais, en termes de qualité et de plaisir, dans un niveau de western italien en dessous des Leone, puis des Sollima mais venant après, avec l'assez bon Le grand duel ou encore le dernier jour de la colère.

    Bref, que du bon et, surtout, vive le grand Bud !!!

    Amicalement,
    Tinterora

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  16. Merci pour ton super boulot et de nous le partager

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  17. Une pépite de plus. Une.Un très grand merci pour cette découverte totale en ce qui me concerne.
    L'anonyme inconnu

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