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Les repacks proposés ici sont des versions inédites non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog en lui-même n'héberge aucune œuvre, il renvoi vers des liens. Il n'y a aucun but commercial, cela ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète. Si toutefois la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'écrire par mail. Lorsqu'un repack est retiré, inutile de me demander de le remettre. A moins que l'édition soit épuisée et impossible à retrouver.

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jeudi 20 octobre 2016

[News] : Indianagilles et sa première Croisade

Non, vous ne rêvez pas, cette fois, ça y est : vous allez enfin pouvoir découvrir la version intégrale de Maintenant, on l'appelle Plata. Pas une version reconstitué par un fou furieux tel que moi, mais le vrai montage de Giuseppe Colizzi, sorti il y a 40 ans au cinéma en Italie.
Faisons un bref résumé, si vous le voulez bien : malgré un succès incommensurable en Italie, le film fut raccourci pour ses diffusions télé, lui faisant perdre une bonne quinzaine de minutes au passage. Bien que le montage tienne tout de même la route, en taillant discrètement ici et là, le film perdait tout de même pas mal de sa poésie, de sa profondeur, et certaines scènes comme celle du billard, semblait tout à coup bien peu utiles et cohérentes. Pire, en sortant en DVD, le film fut encore plus raccourci, ce qui provoqua la gronde des fans italiens.
En France, le film est arrivé directement dans une version encore plus courte, d'une durée approximative de 90 mn. Là aussi, le film restait agréable à voir et le montage plutôt bien fait et malin. Mais l'on sentait bien qu'il manquait certaines choses au film. Lorsque le film est sorti en DVD, bien qu'étant approximativement de la même durée, de nombreux dialogues sautèrent ici et là.

Je suis persuadé que le doublage français a été fait à la base sur la version intégrale du film. Certains indices ne trompent pas : tout d'abord, certains dialogues hors champs, se retrouvent totalement synchronisés lorsqu’on les replace sur les lèvres des comédiens. Un autre indice plus subtil m'a sauté aux oreilles depuis que j'ai vu la version intégrale en italien : quelques phrases ont été redoublées pour la version courte italienne, afin de justifier que Plata puisse donner de l'argent à Salud, puisque le chèque de leur ami Naso n'était pas approvisionné. On peut d'ailleurs noter que le son de ces quelques phrases en version italienne, n'est pas tout à fait de la même qualité, chose que je n'avais jamais noté auparavant. Dans cette version redoublée, Plata déclare à Salud, que cet argent est en fait le sien et qu'il n'a donc jamais encaissé le chèque. Or, lorsque l'on visionne maintenant la version intégrale, la scène du billard est précédée par une scène se déroulant dans une banque. Cette dernière est attaquée par des gangsters, et Plata profite donc de la confusion pour pouvoir encaisser le chèque de Naso, le guichetier ayant autre chose à faire que de vérifier si celui-ci est valide. Du coup, les dialogues de la version française se calquent sur les dialogues que l'on peut entendre dans la version intégrale : Plata déclarant que le chèque n'était pas approvisionné, mais que l'important était qu'ils avaient pu avoir l'argent ! Sans la scène de la banque, ce dialogue est incohérent et prouve que le doublage a été fait avec le premier texte à la base et non celui pour le montage court !

"Grâce à la version intégrale, on va enfin pouvoir encaisser ce maudit chèque !"
En piochant à droite, à gauche, j'étais parvenu à réunir presque l'intégralité du film d'origine, même si j'estimais qu'il devait peut-être encore manquer une bonne dizaine de minutes. Je savais que ma version ne pouvait jamais être qu'une sorte de reconstitution imparfaite, surtout à cause du changement de langue. Des scènes en français, en anglais, en allemand, en italien... Ce n'était plus Plata, mais Babel, qu'il fallait l'appeler ! Mais il nous permettait déjà de nous faire une petite idée de ce que pouvait être la version intégrale du film.
Mes repacks ont commencé à attirer l’œil de pas mal de fans du monde entier, et surtout d'Italie. Tout à coup, nous étions de plus en plus nombreux à chercher à faire en sorte que la version intégrale soit enfin retrouvée. L'union fait la force, comme on dit.
C'est alors que le miracle eut lieu, quand un collectionneur italien, qui désire rester anonyme, contacta le repackeur italien Argoman, pour lui confier une copie de notre Saint Graal à tous ! Nous n'osions y croire, mais on le tenait enfin, là, dans nos mains. Quelle émotion d'entendre enfin certaines scènes dans leur langue d'origine ! Quelle joie de découvrir certaines petites choses inédites, un changement discret dans la musique... Même le générique comporte plus de plans ! Des détails qui paraitraient presque anecdotiques, mais qui ne cessent d'enrichir le film de manière très subtile. Maintenant, je peux le dire : le film est bien le petit chef d’œuvre qu'on pouvait entrevoir dans ses versions écourtées.

"Grâce à la version intégrale, on va enfin pouvoir finir cette maudite partie !"
Je vais maintenant un peu freiner votre enthousiasme. Vous vous doutez bien que la copie non restaurée ne peut pas être au top de la qualité. Pour le son, nous sommes très chanceux, il est d'une limpidité à toutes épreuves. Pour l'image, Argoman a été obligé de se baser sur le Blu-ray Allemand, de loin la version officielle la plus complète. Des manques, il y en avait encore pas mal, et il fallait donc les compléter avec des plans tirés de diverses éditions DVD et Blu-ray. Pour ce qui est des passages totalement inédits, il n'y avait aucun autre choix que d'implanter ceux de la copie du collectionneur. Mais rassurez-vous, elles sont loin d'être mauvaises. Les couleurs du Blu-ray allemand étant assez dégueulasses (quel gâchis !), Argoman a retravaillé tout ça afin que l'on sente le moins possible la différence entre les diverses sources et que le tout propose une teinte harmonieuse et cohérente. Et pour être franc, il a réussi un travail de champion, puisqu'on peut profiter sans peine du film en l'état. Pour commencer, vous aurez droit à une version qui pèse dans les 2 GO, mais on devrait prochainement avoir une version moins compressée qui serait autour des 8 GO. Ne me demandez pas quand, ça se fera quand ça se fera.
De mon côté, j'avais promis de sous-titrer entièrement le film lorsqu'on parviendrait afin à retrouver cette version intégrale en italien. J'avais beau avoir déjà sous-titré la version italienne du montage français, il me restait quand même pas mal de boulot : il me fallait tout resynchroniser, traduire ce qui manquait, retraduire certains passages, en déplacer... Un travail qui m'aura pris 3 jours tout de même, pas mal pour un film que j'avais déjà sous-titré à 80% ! Mais voilà, c'est fait, les fans français que vous êtes vont enfin pouvoir profiter du film comme il se doit.
Pour le moment, je n'ai plus trop envie de réaliser une version française sur ce montage. Je ne dis pas que je ne le ferai jamais, mais je pense que pour l'instant, cette version se doit d'être vue entièrement dans son doublage italien d'origine, sans changement de langue qui puisse gâcher l'immersion et le spectacle.

A la place, j'ai préféré vous faire un autre cadeau : réaliser la version HD du montage français, la version que nous avons connu durant des années et que, mine de rien, est tout de même très appréciable. J'avais déjà réalisé un repack HD basé sur le Blu-ray italien, mais plusieurs choses me chagrinaient et je tenais à les corriger.
Tout d'abord, les deux plans qui manquaient ont été réinsérés. Ce n'était peut-être pas grand chose, mais j'y tenais. J'ai également retiré quelques photogrammes qui posaient problème, comme un photogramme d'écran noir en plein milieu d'un plan qui nous donnait l'impression de subir un message subliminal. J'ai également remplacé un plan qui était bizarrement coupé. Et puisqu'il s'agit du montage français, j'ai tenu également à mettre le générique français que j'ai tiré de notre DVD national. D'ailleurs, avez-vous noté que le texte qui s'affiche semble légèrement décalé par rapport aux images ? On dirait que le texte s'enclenche au mauvais moment et se retrouve à cheval entre deux plans. A force de me plonger dans ce film, j'ai fini par y déceler ce genre de détail ! Pour le générique de fin, j'ai par-contre laisser l'original italien, plus complet que le notre et qui se contentait d'un simple "Fin".
Mais quel était le plus gros soucis du Blu-ray italien ? C'était sa colorimétrie qui tirait méchamment sur les bleus. Je vous ai corrigé ça et l'on peut désormais jeter mon repack de qualité DVD aux oubliettes ! J'aurais cru que ce soit plus compliqué à arranger, mais il n'y avait guère besoin que de quelques réglages pas très poussés à faire.

"Plata ! Dit à Clarita qu'on a repris des couleurs !"
Ce n'est pas fini : j'ai intégralement retravaillé la VO italienne, corrigeant quelques mauvaises synchro qui m'avaient échappées, et remplaçant les passages audio de mauvaise qualité en les prenant sur la piste de la version intégrale. J'en ai aussi profité pour rajouter certains dialogues qui s'étaient fait la malle sur le remixage. Vous pourrez donc voir le montage français comme jamais vous ne l'avez vu, en VF ou en VOST. Le fichier est un peu plus gros que d'habitude, car je ne voulais pas compresser cette version qu'on pourrait qualifier désormais de définitive. Enfin... quasi. Vous me connaissez, si j'ai moyen d'améliorer encore, je le ferai !

Voilà, vous savez à peu près tout. J'espère vraiment que vous viendrez donner vous impressions sur tout ça. J'espère surtout que vous allez apprécier le film qui, pour moi, représente tout de même quelque chose d'assez particulier. Je tiens à remercier Francesco Carrà, l'auteur du livre sur Giuseppe Colizzi, car c'est grâce à lui que j'ai commencé à m'intéresser à tout ça, il y a quelques années.
Sachez également qu'Argoman a contacté le fils de Giuseppe Colizzi qui est ravi de notre petite croisade pour déterrer la version intégrale du chef d’œuvre de son père. Et au fond, nous espérons tous que notre belle aventure permette enfin de voir une vraie sortie officielle du film dans sa version d'origine. Et pourquoi pas même une ressortie au cinéma ? Sans ça, je n'aurais jamais tout à fait l'impression d'avoir totalement accompli "ma mission". Il faut dire qu'avec ce film, j'ai toujours envie de faire toujours "plus fort, les gars" !

Suivez le lien pour vous rendre sur la fiche du film  :

25 commentaires:

  1. Il a été proposé par un proche la restauration des productions Zingarelli à la famille, mais je n'en ai pas de nouvelles (le fils de Colizzi ne peut qu'être, hélas, probablement que d'une aide morale, il ne détient, je pense, aucun droit commercial dessus, ni d'ailleurs n'exploite ce qu'il peut avoir d'archives sur son père -il a écrit sur lui, mais des propos personnels, livres disponibles en Italie. D'ailleurs il n'a peut être rien du tout, ses interventions sur les Bonus DVD sont limitées.)

    -On trouve d'ailleurs les romans de Colizzi sur ebay.it, pour comparer avec son cinéma -je ne l'ai pas fait; récemment il y avait même le livre de Sollima sur le cinéma américain, publié juste après guerre....-

    Pour la version française, lors d'une projection cinéma, à moins d'avoir auparavant vu la version complète en Italie, ou attentivement regardé les photos d'exploitations argentiques AMLF (2 sur le casse de la banque) et/ou lu le synopsis français traduit ou copié de l'italien , il était quasiment impossible de s'apercevoir des coupes, comme pour les autres films de Spencer et Hill. (Vous verrez bientôt tout cela pour Plata.). En tout cas, le spectateur lambda que j'étais n'en avais pas idée -on n'analyse pas dans une salle de cinéma ;).

    Avec la VHS, avec les visions répétitives on pouvait commencer à pressentir. La vidéo sur bande, puis Le DVD a profondément modifié la vision des films et du cinéma en général. En 1973, ce ne pouvait pas être ce regard.

    Idem pour les Leone. (Qui sait même que la copie du "Bon la Brute et le Truand" est la version de 1969, pas de 1966 interdite aux moins de 18 ans, Leone a procédé à des coupes -sur négatif ?- en 69 pour réduire l'interdiction à 14 ans, un collectionneur a récemment retrouvé une copie d'exploitation de 1966 avec des parties montrées en 66 et jamais revues, voir aussi le livre de Hanley.) Aucun ouvrage accessible au public ne le mentionne. La famille Leone a restauré la version de 1969, si j'ai bien compris, pas celle originale de 1966, invisible -je crois que vous mentionnez sur votre liste de blog un site qui en parle, le collectionneur en question intervient sur le Sergio Leone Web Board.


    Il n'y avait, dans les années 1970, strictement aucun renseignement disponible sur les films de Terence Hill pour le public, mis à part un peu "Cinémonde" (Les 4 de l'Ave Maria, fin 1969) ou "Ciné Revue".

    Cela a un peu changé après "Mon Nom est Personne". Les rares dossiers de presse ronéotypés n'étaient pas accessibles au public.

    En tout et pour tout, est sorti en 1980 un magazine illustré en noir et blanc sur Bud Spencer et Terence Hill, avec une filmpographie fournie, qui tenait de l'exploit à faire, puis en 1984 dans une revue éditée à Toulouse, Jacques Viguier a écrit un article -assez critique- sur Terence Hill, par ailleurs très bien illustré et un autre sur Sergio Leone. C'est tout.

    Par contre, par des amis allemands, je savais le grand succès de ces films en R.F.A (et après en RDA, où ils ont été aussi bien exploités.)

    Ce qui est dommage, je trouve, et dommageable c'est que les survivants ne font pas grand chose pour la mémoire de ces films (l'autobiographie de Bud Spencer est très mince côté cinéma), et les familles, encore moins....en d'autres termes, les histoires de famille passent avant l'histoire du cinéma.

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    1. Oui, c'est exactement ça Jo, on espère que le fils Zingarelli pourra faire un peu bouger les choses, mais on sait que ce n'est pas lui qui décide de tout ça. En tout cas, c'est super de savoir qu'il est ravi de ce qu'on a fait.

      Pour ce qui est des coupes, c'est clair que je ne me doutais pas que tout ces films étaient charcutés à la base. Mais sur certains films, je me disais tout de même qu'il semblait manquer des choses, que ce n'était pas cohérent... Plata faisait parti de ces films là, j'avais l'impression que le sujet du film était survolé, je n'arrivais pas à dire ce qui n'allait pas, mais je sentais comme des creux. Ceci dit, la plupart des montages français sont quand même bien fichus et malins, mais ils font généralement perdre de la profondeur au film (comme sur Colorado avec un Corbett qui flingue à tout va).
      Parfois, les coupes ne sont pas trop génantes (comme sur Attention les dégâts), parfois, elles sont vraiment problématiques (comme sur Le Dernier Face à face, la Grande bagarre). Il m'est même arrivé de préférer une version plus courte d'un film car plus rythmée. Mais globalement, ces coupes sont un vrai problème sur la structure du film.

      En tout cas, merci encore et toujours pour toutes ces infos, Jo. J'espère que tu vas aimer la version intégrale de Plata.

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  2. Les durées ne sont jamais indiquées sur les livrets promotionnels multilingues italiens destinés à l'export. Ce qui laisse supposer que les films étaient conçus pour des versions multiples et versions différentes (argument principal de la famille Zingarelli pour les remontages Trinita, après la mort de leur père.)

    Le fils de Giuseppe Colizzi est Alessandro Colizzi, pas Zingarelli ;). Dans le remarquable livre de Carra, j'avais hélas remarqué la rareté de l'iconographie et des documents d'archives publiés . Ce qui (me) laisse penser que Alessandro Colizzi n'a pas grand chose sur son père. Leurs rapports ont même été, si j'ai bien compris, très difficiles, voire inexistants (un père absent, une vie personnelle assez anarchique, qui plus est décédé jeune.)

    Dans sa critique de l'époque, Simsolo avait senti que "La Colline des Bottes" était coupé, mais en fait de pas grand chose (DVD SNC M6), la mise en chantier du film, sa réalisation, elle a été compliquée et c'est là où il manque beaucoup d'informations.

    Ayant eu accès en privé à une (toute) petite partie des archives de la famille Zingarelli, je ne peux que déplorer que tout ceci ne soit pas exploité pour le public, type livre de Peter Hanley sur Leone.

    Pour la version complète de "Plata", j'espère que vous la mettrez sur Youtube pour la voir.

    Quand à la jeune et très jolie fleuriste de Plata, aucun nom possible, peut-être même une figurante non-professionnelle, au hasard des rencontres en Colombie. La séquence montée est tellement courte qu'il n'est même pas certain qu'elle figure sur une fiche de service (les figurants étaient payés directement en liquide, même en France, dans de très grosses productions -je parle d'expérience ;).

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    1. Euh oui, pardon, pas Zingareli, mais Colizzi :)
      Sinon, la version complète de Plata est déjà sur Youtube, il suffit d'aller sur la fiche et c'est en bas :)

      Ah, la fleuriste ! Effectivement, son nom ne semble mentionné nul part. Mais quel sourire !

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    2. OK, c'est fait avec la résolution la plus haute offerte par Youtube. Merci beaucoup !

      Vu donc pour partie sur Youtube pendant le téléchargement , mon impression est que la musique conduit le film sur les passages un peu "longuets" d'un point de vue d'un montage d'action (la partie moto au lever du soleil, une de mes séquence préférées, on dirait l'Espagne des années 60/70.)

      Reste à espérer que la diffusion sur Youtube conduise les Zingarelli à investir dans la sortie d'une belle version intégrale restaurée. Avec fonds documentaire à l'appui...(ils ont des centaines et des centaines de photos de tournage..., chaque film était photographié dans tous les moments, jusqu'à 25000 photos pour les plus grosses productions)

      (Au passage, je signale sur LCJ a sorti dans un coffret guerre à très bas prix deux films de guerre italiens : "La gloire des Canailles" et "Sur ordre du Führer", soit un De Martino et un Castellari avec F. Stafford, venus du catalogue Jacques Roitfeld. Copies d'excellentes qualités, au format, toutes neuves, génériques français, version française seule, je n'ai pas comparé avec les durées italiennes que j'ai sur VHS, à d'autres ....;) Une excellente surprise, je ne pensais jamais qu'ils fussent un jour édité avec cette qualité et ce très petit prix.... (édités avec "Les Héros de Télémark", dans un coffret, ce dernier ayant déjà fait l'objet d'une sortie chez TF1).

      Encore merci pour le Plate intégral !

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  3. Il manquait environ 6 minutes ?! J'aurais cru plus... Merci :)

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    1. Par rapport à ta version reconstituée de la dernière fois j'ai voulu dire...

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    2. Comme les deux sont sur le tempo de 25 fps, oui, il semblerait qu'il nous restait encore 6 minutes de total inédit. Pas mal, quand même !

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  4. quel extraordinaire travail pour nous permettre de gouter ces plaisirs régressifs. J'imagine ma grand mère passant l'après-midi à faire une mousse au chocolat que je ne pouvais gouter nul part ailleurs!
    Merci mille fois.

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  5. j'ai juste pas les mots.....woooooow vhapeau bas

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  6. hé ben bravo ou plutôt bravissimo ! un film que j'ai vu sur m6 étant ado mais pas depuis ce temps là...merci pour la précédente version déjà très sympa ! merci à JO pour ces interventions toujours très enrichissantes et très pointues !

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  7. C'est vu ! Merci à l'équipe qui a reconstitué le film et particulièrement au collectionneur propriétaire de la copie cinéma intégrale qui fonde la légitimité de la version proposée , puisque on est maintenant sûr que les différents montages sont soustractifs de l'intégral et qu'on a pas eu à faire avec des versions conçues à la base différentes, type "Les Deux Missionnaires".

    Je ne me souviens plus des raisons données par Carra pour les coupes faites après 1972 dans le film, en Italie (si il les donne). C'est une belle bêtise en tout cas d' y avoir procédé, tant le film respire autrement, avec finesse, dans sa version originale, loin des caricatures "baston" faites par la presse des films de Terence Hill et Bud Spencer -et à mon sens véhiculées aussi par les doublages français, que je trouve devenus avec le temps souvent assez grossiers, lourds et sans nuances, ce qui n'est pas le cas de celui de Plata (cela commence avec "Deux Super Flics", je préfère nettement les versions italiennes des films faits par la suite, même si je dois les voir obligatoirement avec sous-titres pour bien suivre.)

    C'est aussi très curieux que l'édition PENTA VIDEO en VHS, (Italie, 1988) n'ait pas proposé cette version longue, dégagée de tout impératif de créneaux horaires télévisuels.
    Peut-être ces films étaient -ils remis en circulation, dans les salles, d'Italie, dans des copies plus courtes, au bout d'un certain temps, je ne sais pas.

    "Plata", comme "Trinita", c'est aussi du beau cinéma, pas si "commercial" que cela, et cette version intégrale le démontre bien par sa construction tout en nuances. Un MERCI -intégral ;)-à tous ceux qui ont permis de le faire partager.

    On attend maintenant l'initiative d'une copie neuve et complète de qualité éditée par Zingarelli... comme on attend de Pathé ou de Andrea Leone Film une belle copie de "Un Génie", ou encore de Paramount "Les Deux Missionnaires" dans sa version franco-anglophone...





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    1. Je suis tout à fait d'accord avec toi au sujet des coupes, le film respire beaucoup mieux comme ça. Je crois que les coupes ont été faites tout simplement pour une diffusion télé. Va comprendre pourquoi le montage original qui a connut le succès a par la suite disparu.
      Il semblerait en effet que le film en version courte ait été reproposé au cinéma et il faut croire, en effet, que la VHS s'est contenté de récupéré le montage court.

      Pour ce qui est des doublages français, je dois admettre que je ne te comprends pas trop, vu qu'ils sont justement très proches du doublage original. Quand le texte est vraiment différent, c'est vraiment que le jeu de mot était intraduisible. Pour moi, l'esprit en français est totalement respecté. Les Deux Super flics, justement, est pour moi excellent, mais la perle revient à Attention les Dégâts, jubilatoire en français, surtout qu'en italien, je en suis pas très convaincu par Michele Gamino qui venait de remplacer Pino Locchi sur Terence Hill.
      Sans oublier Salut l'ami adieu le trésor ou Roger Rudel a très bien retranscrit les textes con-con de Anoulou (doublé en italien par un Amendola déchaîné). Non vraiment, pour moi, c'est très fidèle. Par-contre, les films sont plus bon enfant qu'un Plata, tout simplement. La VF n'a fait que s'adapter à la direction prise.
      Pour moi, les VF se gâtent surtout dans les films solo de la seconde moitié des années 80. Mais c'ets pareil en italien ou la qualité diminue également durant cette période. Le doublage italien est alors en chute libre totale et aujourd'hui encore, c'est assez mauvais.
      Mais j'ai comme l'impression aussi que tu n'es pas très fan de Dominique Paturel, je me trompe ?

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    2. Il y a des écarts énormes entre certains versions italiennes, et d'autres françaises, outrancières, faites ou refaites après 1975 environ :c'est le succès de "Mon Nom est Personne" qui a fait la carrière de Terence Hill en France, plus que Trinita-.

      Je voyais le Trinita 2 complet hier soir, et par ex, dans la diligence, le dialogue français doublage 2 est très reconstruit et pas en bien.

      Habitué des doublages français depuis la projection salle -je les y ai tous vus- , j'ai découvert avec les DVD italiens des dialogues bien moins lourds, pour les films distribués en France par Warner.

      Il semblerait d'ailleurs que ces films ("Attention on va's fâcher") fussent directement tournés en anglais, à suivre....

      Pour le Trinita 2, les parties manquantes ont été rajoutées au master Medusa de 2003, pour l'image c'est peu visible -si ce n'est qu'elle semble plus plate-, mais pour le son à la fin, c'est assez maladroit, avec de niveaux de son trop différents dans la très longue bagarre finale, justement unifiée par la musique... (une remarque est faite dans ce sens sur amazon.it par un commentateur.)

      L'intérêt d'une copie complète 16mm restait donc fort et j'espère que le BR partira d'une piste son uniforme.

      Pour les doubleurs français de Terence Hill, il y a eu vraiment beaucoup d'autres que Dominique Paturel, ce n'est pas la première voix française que j'ai entendu sur Terence Hill et ceci explique peut-être cela.

      L'excellent Paturel n'a commencé qu'avec "El Magnifico", distribué en France après Plata- puis il force trop, à mon sens, forcé le trait de la farce dans les derniers doublages -je vais jusqu'en 1985, après la carrière est essentiellement télévisuelle et ne m'intéresse pas trop. D'ailleurs ce qui semble le meilleur des téléfilms n'a pas été distribué en France.

      "Lucky Luke" -le film et la série- , par contre, n'est pas mal doublé en français sans justement de surenchère dans la farce, respectant assez la finesse d'écriture des dialogues de Gosciny. (En revoyant hier Trinita, je pense aussi que ces sont des mondes très proches, effectivement, la bande dessinée et le cinéma de Terence Hill. Le dossier sur Lucky Luke passera bientôt).

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    3. Oui, c'est ce qu'on a constaté pour le DVD de Trinita pour le son. Mais, mais, mais... nous avons trouvé la copie d'origine avec la piste d'origine sans ces coupures ;)

      Effectivement, si on a tendance à penser à Dominique Paturel pour Terence Hill, contrairement à son collègue Claude Bertrand qui a rarement fait faux bond à son Bud Spencer, pour Terence Hill, ça a très souvent changé, Paturel ayant un emploi du temps peut-être plus chargé. La première fois qu'il l'a doublé, c'est dans Attention les dégâts et même après, ça a beaucoup varié. Je trouve que c'est sans doute celui qui a le timbre et le ton le plus proche de celui de Pino Locchi, même si Jacques Thébault et Michel Le Royer font très fort aussi. Pour les autres, je suis plus mitigé. Arditi et Poivet n'étaient pas trop mal non plus sur Trinita.
      En tout cas, pour regarder indépendamment VF et VO, je trouve franchement que les VF sont tout à fait dans le même esprit. Certes, le texte change un peu, mais plus par rapport à une adaptation qu'autre chose. Même la Grande Bagarre, malgré son montage et ses changements radicaux et stupides (les anglais !), reste bien dans le même esprit. Sur ce point là, je ne peux donc pas te suivre ! :) Par contre, j'ai remarqué que les versions allemandes prenaient de très très grandes libertés sur le texte original pour ce que j'ai pu en comprendre après traduction.

      Pour ce qui est de leur films, ils ont été tourné en pseudo anglais comme souvent. Mais à part 5 hommes armés, aucun n'est en prise de son directe. Vu que Bud Spencer ne parlait pas vraiment la langue à cette époque, ça explique sans doute pourquoi il a si peu de texte dans ce film là.
      Je viens de lire une interview de Giuliano Gemma sur un livre consacré à Tessari, il dit aussi qu'il ne parlait pas vraiment anglais non plus à l'époque des westerns. C'est quand même assez dingue d'avoir pu tourner ces films là avec autant de naturel sans parvenir à vraiment comprendre son texte ni le dire de manière correcte. Ils étaient forts !

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    4. Les versions françaises : je ne parle que des films du duo ! Warner, pour les comédies, et AMLF pour les Trinita 2) doublage , UGC pour "Attention les dégâts", ont chargé la barque. Cela ne concerne pas les autres , par ex. les films "américains" de Bud Spencer, comme les Shérif.

      Mais bon, difficile peut-être de le ressentir si vous n'avez pas vu les films dans un certain ordre chronologique, (notamment pour les deux doublages de Trinita, le 1° pendant quelques années puis le second, et pas l'inverse) au fur et à mesure de leur exploitation. Le spectateur reste assez dépendant du mode de découverte initial du film. Pour moi, c'est du (au) cinéma et absolument pas de la VHS ou la 5. Les nouveaux DVD Mustang rendent d'ailleurs très bien compte de la dimension visuelle hors pair de ces films (de l'excellente photographie) que j'imagine encore sur grand écran. Cela va changer, là aussi, après "2 Super Flics", films plus adaptés peut-être à l'écran TV. (De Trinita et du Scope à "Deux Super Flics" et le 1.85, 5 ans plus tard seulement, il y a tout un monde de différences visuelles et l'adaptation à d'autres modes de diffusion que la seule salle, en vue notamment du marché USA, Pan Scan télé et développement de la VHS domestique.)

      Les premiers documents en France sur le duo Terence Hill/Bud Spencer sont ceux accessibles sur mon blog, le dossier de presse Paramount des "Quatre de l'Ave Maria", ronéotypé dont s'est inspiré l'article de Cinemonde (reproduit) et d'autres (que je n'ai pas retrouvé.) Je doute qu'il y ait eu grand chose en France sur Mario Girotti, second rôle, mais je n'ai pas cherché. (En Allemagne, si, il suffit de voir les "Bravo".) Et sur le "Django prépare ton cercueil", sorti en 1968, je n'ai rien retrouvé à part des photos et le synopsis Marbeuf original.

      Paturel n'a commencé à doubler Hill qu'avec "El Magnifico" (doublage 1973) et "Attention on va's fâcher" (le premier distribué par Warner à l'international.), doublage 1974. ("Attention les dégâts", c'est en 1983 ;) en 6 mois de 1973 -juin à décembre-, 3 doubleurs différents pour le spectateur assidu : Le Royer (Plata) juin, Paturel (El Magnifico) août, Jean Fontaine (Personne) décembre, si vous mixez avec les projections/ voix d'Arditi (Trinita, dont les copies circulent bien encore et "Les 4 de l'Ave Maria" ou "Dieu pardonne moi pas" (sortie 72), que vous pouvez voir encore en copies neuves, cela fait du monde à l'oreille !

      En Allemagne, (RFA) les films ont été synchronisés deux fois pour beaucoup d'entre eux, bien plus qu'en France, et même pour des westerns n'ayant rien à voir avec Spencer et Hill comme "Companeros". Si j'ai bien suivi, tous ont eu droit à peu près à une version "comédie", même déjà si comédies, alors encore plus "comiques". Je pense que ces doublages RFA ont été exploités en RDA, mais pas sûr. (Les titres ne sont pas les mêmes.)

      Sur les prises de son directes (western spaghetti), Marco Giusti en parle dans son livre et confirme ce que l'examen des photos de tournage montre : était enregistré une piste témoin, destinée à guider les post-synchronisations, sauf sur les productions les plus modestes. Giusti l'appelle "Wild Track" et les acteurs américains parlaient l'anglais, les autres comme ils pouvaient s'ils ne le savaient pas (d'autres sources directes le confirment).

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    5. (Suite) Je viens de trouver de fort belles Ekatchromes de plateau/tournages de "La mort était au Rendez Vous", et on voit bien les micros entre John Philip Law et Lee van Cleef , comme il est montré dans le récent livre sur "Le bon la brute et le Truand". Je projette de les mettre sur le blog, mais pas avant 2020, le temps de trouver un bon scanner adéquat aux négatifs et transparents, et de boucler les nombreux dossiers en cours, dont certains documents qui indiqueraient bien que les Spencer Hill, de plus en plus tournés vers l'exploitation internationale, étaient tournés en anglais -je doute hélas que ces pistes témoins aient été conservées, comme celles de Leone ou de Petroni...

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    6. Rectificatif ! "Attention les dégâts", c'est (fin) 1984 et pas 83 comme j'en ai fait l'erreur ci-dessus, tout cela est -aussi- rattaché à des souvenirs personnels et je m"embrouille un peu les dégâts...

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    7. Ah oui, oups, je pensais à Attention on va se fâcher, bien sûr. Mais j'avais oublié El Magnifico juste avant.
      Arditi a doublé Terence Hill dans la trilogie de Colizzi ? Les doublages avec Thébault et Daniel Gall sont des redoublages ?

      Giovanni Vettorazzi qui vient parfois discuter sur le groupe Bud Spencer de Facebook, nous a dit qu'à l'époque de Bulldozer, il avait dû jouer en anglais sans parler un seul mot de la langue. Il avait fait ça phonétiquement. C'était vraiment de l'à peu près. Le cinéma italien de genre, c'est quand même très particulier ! Les tournages devaient être cocasses ! Mais j'ai l'impression que souvent, les français jouaient directement en français dans les coprod. J'avais remarqué sur je ne sais plus quel film que les mots étaient vraiment parfaitement synchro.

      Tiens, à propos de La Mort était au rendez-vous, c'est étrange mais impossible de trouver le tout début du film en italien. Cette partie semble perdue, du coup ils l'ont mis en anglais sous-titré à la place.

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  8. On peut suivre un peu le tournage de "Lo chiamavano Maryam", le nouveau film cinéma de Terence Hill ici :
    https://www.instagram.com/terencehillofficial/

    ou parfois sur Youtube.

    Trinita/Renegade a repris du service ;)

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  9. Non, non, je me suis mal exprimé. Pierre Arditi a simplement doublé les Trinita, les 3 westerns de Giuseppe Colizzi n'ont pas été redoublés, sauf "Dieu pardonne moi pas" quand il est ressorti chez Warner tardivement en 1983 ("Même à l'ombre...."), suivant le modèle allemand du doublage comédie. (Les distributeurs français n'ont rien inventé, ils ont suivi.)

    Ce que je voulais dire c'est qu'à cette époque, Terence Hill n'avait pas de doubleur particulier. Cela dépendait des films. ("La colère du vent", "Le Corsaire noir", "Django prépare ton cercueil"... là aussi, les voix françaises sont toutes différentes, pourtant tous sortis d'abord chez Marbeuf, avant les retitrages mais versions françaises inchangées.) En fait, si vous faites le compte, Dominique Paturel n'a doublé qu'un petit nombre de films de Terence Hill sur la masse, y compris les premiers rôles. Et en France, finalement, très peu ont été redoublés, 3 si je fais bien le compte : "Trinita" 1 et 2, "Dieu pardonne moi pas". C'est tout, et en plus Seven Sept a édité le seul doublage valide sur le DVD de "Dieu pardonne moi pas". Il reste donc à éditer simplement les Trinita en français avec les 2 doublages dans leur intégralité, comme l'on fait les allemands.

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    1. Ah oui, j'avais vu sur ton blog cette histoire de redoublage pour Dieu Pardonne moi pas. Ce doublage semble avoir totalement disparu. Tu as pu l'entendre à l'époque, il me semble, je crois même que tu n'avais pas du tout aimé (en même temps, transformer un film sérieux en comédie... !). Te rappelles-tu qui doublait Terence Hill et Bud Spencer dans cette version ? Paturel et Bertrand ? Et te souviens-tu si c'était entièrement doublé, où s'ils avaient refait le montage du coup ?

      Oui, Terence Hill a eu énormément de voix, mais on a l'habitude de citer Paturel en tant que voix officielle. Je me souviens que beaucoup de monde étaient persuadés qu'il existait un doublage de Trinita avec lui, ce qui est faux (même si à la base, c'est qui qui aurait dû les redoubler mais il n'était pas dispo).
      C'est sans doute parce que c'est lui qui l'a le plus souvent doublé et que c'est la voix qui a le plus marqué les gens.

      Par contre, j'ai eu beau cherché, je n'ai jamais réussi à trouver pourquoi Pino Locchi avait été remplacé par Michel Gamino à partir de Don Camillo. Les fans italiens ont d'ailleurs toujours eu du mal avec ce changement, même si Gamino est également un très bon comédien (mais il possède un timbre moins enjoué).

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  10. Le dossier de presse Warner de 1983 est reproduit ici :
    http://monnomestpersonne1973.blogspot.fr/2013/03/dieu-pardonnemoi-pas-1967.html

    Vous avez une durée de mentionnée et quelques donnés techniques. Doublage avec l'équipe Warner habituelle : dir. Rudel, voix Paturel et Bertrand (pas indiqué sur le DP, mais mentionné sur la copie vue). Warner tentait en France ce qui avait marché en Allemagne, sans succès ici heureusement.

    Je n 'ai vu q'une fois "Même à l'ombre" et n'ai jamais cherché à le revoir -un massacre-, donc la précision d'un remontage ou d'un autre ,je ne me souviens pas. Le DP mentionne un remixage et un durée assez courte. Beaucoup du matériel promotionnel appartient aussi aux "4 de l'Ave Maria".

    Pour l'habitude des voix, je comprends ceux qui ont vu d'abord ces films sur VHS avec les comédies américaines ou diffusés aussi sur la 5 et les redoublages AMLF de "Trinita" et maintenant accessibles via le DVD ou le Net , ce qui est encore une autre façon de découvrir, avec tout ce que hélas on ne voit plus du matériel original.

    D'autres films sont passés bien moins souvent (qui a vu sur RTL "Ruf Der Wälder", "Le superbe étranger", diffusé en salles françaises par Leitienne en 1975 ? Il est passé en ... 1990 sur le cable ! Jamais rediffusé depuis, à ma connaissance, en v.f. ) et pour les jeunes, voire très jeunes générations c'est une chronologie différente -de la mienne- et qui est sans rapport avec la perception des années 70. Ma chronologie est celle des films en salles. Hé oui, c'est un cinéma qui date :)!, même si intemporel et universel. "Dieu pardonne moi pas " a 50 ans dans quelques mois.

    Donc il n'y a pas dans mon esprit de voix "officielle" Paturel, juste l'exploitation par Warner et UGC, AMLF essentiellement d'un timbre plus orienté comique, correspondant à ce qui marchait le mieux en France des films du duo et probablement ce qui a le mieux marché en vidéo (en fait, il y l'intervalle de 4-5 ans entre les très gros succès comédies salles et la diffusion en VHS. C'est difficile peut être à saisir, mais les films salles se sont télescopés avec les VHS et les diffusions TV (on pouvait encore voir "Mon Nom est Personne" après les passages TV de 1979 et 1981, en salles, copies neuves...). Le passage de l'exploitation cinéma à l'exploitation domestique a été plus que rapide, à mettre en perspective avec la disparition du tandem dans les salles ."Les Super Flics de Miami" n'a pas bien marché, 1986, quand s'arrachaient en VHS locative les films précédents, tournés juste avant, comme "Salut l'ami..." Un video club ne s'ouvrait pas sans des films de la série Spencer Hill.

    Vous trouverez petit à petit tous les dossiers de presse des films en plus de ceux publiés (il y en a déjà pas mal) au fur et à mesure sur mon blog, qui vise à donner au public actuel intéressé le contexte d'époque qui fut celui de l'exploitation salles. Pour ceux indisponibles en français, il y a les DP allemands. Ne seront pas reproduits par contre les DP français de "Mon Nom est Personne" et "Un génie deux associés une cloche", trop fragiles (thermocollés) et pour le second, écrit par quelqu'un de très connu , Rui Nogueira.

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    1. Oui, j'avais vu ton dossier de presse en plus. Depuis, je cherche cette VF au même titre que la première du premier Trinita. Je sais bien que ce n'est pas terrible, mais je suis terriblement curieux de voir ça ! Et en effet, heureusement que ça n'a pas marché.
      Merci encore et toujours pour toutes ces précieuses précisions d'expert.

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  11. "Org", le film expérimental de Fernando Birri cinéaste sud-américain, mais formé en Italie, avec Terence Hill, Glauber Rocha, Jean-Luc Godard, sera bientôt disponible en DVD chez Alive, Allemagne, -février 2017-. En attendant une vrai version vidéo, on peut le voir sur Youtube, dans une version VHS (?) tirée probablement d'une copie 16 mm. Non référencé sur le site officiel de Terence Hill (je pense qu'il avait dû quitter le tournage, en 1967 ou 1968), "Org" a été achevé en 1978 ou 1979. Une curiosité , film expérimental qui a, de mon point de vue, vieilli, très hermétique, mais intéressant du point de vue de la carrière qu'aurait pu être celle de Mario Girotti.

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