Réalisation : Sergio Corbucci
Avec : Giuliano Gemma, Tomas Milian, Eli Wallach, Manuel De Blas
Nationalité : Italie
Genre : Comédie Western
Durée : 105'
Année de production : 1974
Titre original : Il bianco, il giallo, il nero
Un voleur suisse, un serviteur japonais a moitié idiot et un sherif vieillissant partent a la recherche d'un poney sacré, cadeau de l'empereur du Japon au président des Etats-Unis et enlevé par des Indiens.
Voici donc pour vous un repack "multicolore" ! La VHS se vendant à un prix ridiculement élevé (60€ !!!) je suis tombé (difficilement) sur une version ayant déjà été repackée avec le même DVD Italien que j'ai utilisé. Comme ça me gênait un peu de piquer le travail anonyme d'un autre, j'y ai mis mon léger grain de sel : les musiques du génériques de début et de fin saturaient un peu, je les aient donc remplacées par celles du DVD de la piste son Italienne. Je me suis surtout rendu compte après coup que des scènes étaient en Italien non sous-titré. Le plus gros de mon travail s'est donc situé là. Pendant un moment, j'ai vraiment cru que la VF était complète mais décidément, la France c'est un pays de boucher. Malgré la très bonne qualité de la piste française, il y a parfois quelques sautes dans les mots. J'ai essayé de corriger ça au maximum mais quelques problèmes persistes. Soyons donc vigilant sur une prochaine diffusion afin de réaliser une meilleure version.
Avec : Giuliano Gemma, Tomas Milian, Eli Wallach, Manuel De Blas
Nationalité : Italie
Genre : Comédie Western
Durée : 105'
Année de production : 1974
Titre original : Il bianco, il giallo, il nero
Un voleur suisse, un serviteur japonais a moitié idiot et un sherif vieillissant partent a la recherche d'un poney sacré, cadeau de l'empereur du Japon au président des Etats-Unis et enlevé par des Indiens.
René Château a sorti le film en 2019 en DVD dans son montage français.
Voici donc pour vous un repack "multicolore" ! La VHS se vendant à un prix ridiculement élevé (60€ !!!) je suis tombé (difficilement) sur une version ayant déjà été repackée avec le même DVD Italien que j'ai utilisé. Comme ça me gênait un peu de piquer le travail anonyme d'un autre, j'y ai mis mon léger grain de sel : les musiques du génériques de début et de fin saturaient un peu, je les aient donc remplacées par celles du DVD de la piste son Italienne. Je me suis surtout rendu compte après coup que des scènes étaient en Italien non sous-titré. Le plus gros de mon travail s'est donc situé là. Pendant un moment, j'ai vraiment cru que la VF était complète mais décidément, la France c'est un pays de boucher. Malgré la très bonne qualité de la piste française, il y a parfois quelques sautes dans les mots. J'ai essayé de corriger ça au maximum mais quelques problèmes persistes. Soyons donc vigilant sur une prochaine diffusion afin de réaliser une meilleure version.
Parlons un peu du film. J'ai été très surpris de constater l'incroyable impopularité de cette parodie de "Soleil Rouge" et des westerns Italien en général. C'est simple, j'ai lu
partout qu'il était nul, pas drôle, que c'était une véritable bouse et que sais-je encore. Je conçois que lorsque l'on voit "Le Grand Silence", "El Mercenario" et
"Companeros" du même Corbucci,
il y a de quoi être surpris par un tel virage. Mais en tant que
parodie de western, il me semble à mettre parmi les plus réussis. Un casting
de luxe, une mise en scène soignée, un très bon rythme et des tirades
bien senties... non vraiment, ceux qui aiment les
grosses pochades bien fichues ne devraient pas être déçus.
Oui, c'est vrai qu'il est bien con ce film, mais con dans le bon sens. Surtout qu'il a plein de bonnes idées. Giuliamo Gemma qui joue un Suisse nommé Blanc de Blanc et qui se balade avec une croix sur son marcel rouge, ça n'a pas de prix. Ce film ressemble beaucoup à un film du duo Terence Hill et Bud Spencer et Sergio Corbucci réalisera d'ailleurs deux de leur meilleurs films Pair et impair et Salut l'ami, adieu le trésor. Certes, ça n'a rien de comparable aux chefs d’œuvres de sa période western mais une fois encore, dans leur genre ils sont très réussis.
Ce sont les célèbres frères De Angelis qui signent la musique du film. La mélodie Dilly Dilly bien en phase avec l'esprit délirant du
film risque de vous rester en tête pendant un long moment. Elle s'avère tout à fait fidèle au style des deux
frères qui ont signé la plupart des OST des films du
duo Terence Hill et Bud Spencer.
Parlons rapidement de la version française. Si Tomas Milian se double lui-même en Italien, chez nous c'est Gérard Hernandez
qui s'y colle. Ce dernier force encore plus le trait parodique
rendant sans doute le personnage de Sakura encore plus difficile à
supporter pour bien des spectateurs. Pour Giuliano Gemma, c'est Dominique Paturel qui s'en charge, lui qui l'avait
déjà doublé dans Un pistolet pour Ringo. Il est amusant de constater qu'en Italien, c'est Pino Locchi qui double Giuliano Gemma et que, tout comme Paturel c'était également la
voix officielle de Terence Hill. Enfin, c'est André Valmy qui double Eli Wallach, et non pas Claude Bertrand qui l'avait pourtant si bien doublé dans Le Bon, la Brute et le Truand. Mais ce choix a peut-être été déterminé par le jeu étonnant sobre de Wallach dans Le blanc, le jaune et le noir plus en phase avec celui d'André Valmy que celui de
Claude Bertrand. Valmy aura doublé plusieurs fois Eli Wallach, notamment dans un autre western italien Et Viva la revolution !
Comme vous pouvez le constater, c'est loin d'être un doublage au
rabais et on a fait appel à de très grosses pointures. Pourtant le film s'avère bien moins drôle en français qu'en italien. La faute à un humour balourd typiquement italien, parfois trop
difficile à retranscrire. Ainsi, certaines choses totalement décalées
n'ont pu être correctement adaptée en français. En voici quelques exemples : en italien, le chinois qui confie la mallette à Jack le
Noir ne parle pas avec un accent typiquement chinois mais... typiquement
français. Ce total décalage est à mourir de rire !
Imaginez si en VF ce même Chinois s'était exprimé avec un accent
Corse ou Québecois et vous sauriez à peu près l'effet que cela donne
sur la VO. A savoir d'ailleurs que cet acteur, bien que d'origine asiatique, est français. Autre exemple : lorsque Blanc de Blanc se
déguise en Indien, il parle un patois plus proche du
Napolitain que de l'Indien... ! Et la VO est bourrée de ce genre de
choses, très difficiles à saisir pour un italophobe. Des sous-titres n'aideraient pas plus à comprendre ce genre de "finesse". C'est donc un film très latin, avant tout conçu et pensé pour les
Italiens pur jus qui perd forcément pas mal à l'exportation. Toutefois, le film reste très sympathique également en VF,
grâce notamment à ses excellents comédiens de doublage (Paturel,
you're the best).
Je par-contre à saluer l'adaptation française pour le monologue
initial qui n'utilise que des titres de westerns italiens. Si encore une
fois, c'est plus efficace en VO, la version française n'a
pas démérité. L'idée est restée et c'est bien là l'essentiel.
Dans la version anglaise, on ne s'est même pas donné la peine de faire
l'effort d'insérer le moindre titre et on s'est contentée de balancer un
dialogue où Jack le noir se fait engueuler. Forcément, ça perd beaucoup de son intérêt. J'ai analysé cette fantastique introduction dans les deux langues, vous pourrez lire ça plus bas, après les liens de téléchargement.
Au final, ce repack présente donc 5 mn supplémentaires en VOSTFR
ainsi qu'une correction de quelques problèmes de son sur la version
française que j'avais trouvé sur feu Mega Upload. J'ai eu
quelques difficulté pour trouver certaines traductions à cause des jeux de
mots difficilement adaptables mais je suis plutôt satisfait de mes
trouvailles.
Pour finir, j'invite tout le monde à aller lire l'excellente analyse
de Tepepa (quel beau pseudo !) sur son blog à cette adresse : http://inisfree.hautetfort.com/archive/2010/12/01/l-adieu-aux-armes.html
ANALYSE DE LA SCENE D'INTRODUCTION :
La scène d'introduction du film de Sergio Corbucci est tout
simplement magnifique. Dans celle-ci, la femme de Jack Le Noir ne cite
que de titres de Westerns Italiens (à quelques exceptions près)
afin de donner un monologue certes quelque peu surréaliste mais
totalement cohérent. La version française s'en sort plutôt bien mais
doit faire face à pas mal de changements.
Je vous ai traduit littéralement la version italienne. Les phrases
perdent de leur sens traduit ainsi et ça fait un peu charabia mais on
comprend le sens premier. Je vous ai mis des annotations
pour les titres qui peuvent poser problème en français et une petite
analyse juste après.
VERSION ITALIENNE :
- Per un pugno di dollari, per un miserabile pugno di dollari, che non sono neanche tuoi, devi già ripartire? Almeno lo facessi per qualche
dollaro in più, e invece, vamos a matar compañeros, sempre in giro con il buono, il brutto e il cattivo tempo. Giù la
testa, caro… Sei alla resa dei conti, ormai. Chi sono io, per te? Nessuno, ecco, il mio nome è nessuno. Tu devi metterti
faccia a faccia con le tue responsabilità. Per queste creature ti danno un dollaro a testa, sei il mercenario peggio
pagato di tutto il Texas, cangaceiro, e noi siamo il mucchio selvaggio… Ma tu non vali nemmeno un dollaro bucato, e
prima o poi finirai come quel bounty killer del Minnesota, Clay era il suo nome, ma poi lo chiamarono il magnifico… però ricordatelo,
c’era una volta il west che dicevi tu: oggi, anche gli angeli mangiano fagioli. Ma sì, corri uomo, corri!
Altrimenti, ci arrabbiamo sul serio, e se Dio perdona, io no, perciò datti da fare, capito? E tu smettila di fare il bestione! Vergognati,
vergognati di fare vivere i tuoi bambini come dei barboni. Leone, questo devi diventare, se vuoi fare la rivoluzione nel mondo del west".
- Ma che c’entriamo noi con la rivoluzione ?
- Avete sentito? Tanto di Ringo o di Django, sono sempre io che me lo piango ...
- Ma che c’entriamo noi con la rivoluzione ?
- Avete sentito? Tanto di Ringo o di Django, sono sempre io che me lo piango ...
TRADUCTION FRANCAISE :
- Pour une poignée de dollars, pour une misérable poignée de dollars qui ne t'appartient même pas, il faut déjà que tu repartes ? Si tu le faisais au moins
pour quelques dollars de plus mais au lieu de ça c'est vamos a matar compañeros (1) ! Toujours à te balader malgré le bon, le
vilain et le mauvais (2) temps. Baisse la tête (3) chéri... C'est le règlement de comptes (4) désormais. Qui suis-je pour toi ?
Personne, voilà ! Mon nom est Personne ! Tu dois te mettre face à face (5) avec tes responsabilités. Pour tes enfants, ils ne te donnent
qu'un dollar par tête (6), tu es le mercenaire (7) le plus mal payé de tout le Texas, cangaçerio ! (8) Et nous nous
ne sommes qu'une horde sauvage... Tu ne vaux même pas un dollar troué, et tu finiras un jour comme ce chasseur de prime du
Minnesotta, Clay (9) qu'il s'appelait et maintenant on l'appelle El Magnifico (10)... Mais souviens-toi, il
existait une fois l'ouest (11) dont tu parlais : aujourd'hui les anges aussi mangent des fayots. Mais oui, courre bonhomme, courre
! (12) Attention on va se fâcher pour de bon et si Dieu pardonne, moi pas, alors fais un effort, compris ? Et toi, arrête de
faire le cochon ! Quelle honte ! Tu devrais avoir honte de faire vivre tes enfants comme des sans abris (13). Un lion (14), voilà ce que tu
dois devenir si tu veux faire la révolution dans le monde de l'Ouest.
- Mais qu'est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ?
- Vous avez entendu ? De toutes manières, de Ringo à Django, c'est toujours moi qui trinque !
- Mais qu'est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ?
- Vous avez entendu ? De toutes manières, de Ringo à Django, c'est toujours moi qui trinque !
1/ Vamos a matar Companeros = Companeros
2/ Le bon, le vilain, le mauvais : Il buono, il brutto e il cattivo = Le bon, la brute et le truand
3/ Baisse la tête : Giù la testa = Il était une fois la révolution
4/ Règlement de compte : La resa dei conti = Colorado
5/ Face à face : Faccia à faccia = Le dernier face à face
6/ Un dollar par tête : un dollaro a testa = Navajo Jo
7/ Le Mercenaire : il mercenario = El Mercenario (bien que le film soit parfois également appelé le Mercenaire en français)
8/ Cangaçeiro = O'Cangaçeiro. Le O du titre n'est pas donné en italien non plus.
9/ Minnesota Clay = L'homme du Minnesota
10/ Et ensuite on l'a appelé le magnifique : poi lo chiamarono il magnifico = Et maintenant on l'appelle El Magnifico
11/ Il existait une fois l'ouest : C'era una volta il west = Il était une fois dans l'Ouest
12/ Courre bonhomme, courre : corri uomo corri = Saludos Ombre
13/ Des sans abris : barboni = le réalisateur Enzo Barboni alias E.B. Clutcher, réalisateur de Trinita !
14/ Un lion : Leone = Sergio Leone bien sûr !
Vous pouvez constater que le texte se compose de 24 films et de 2
réalisateurs. Sur les 24 films, 21 sont des titres de westerns italiens.
Les trois autres sont un western américain (La horde
sauvage, un film qui doit beaucoup aux westerns italien) et deux comédies (Les anges aussi mangent des fayots et Attention on va se fâcher).
On peut également noter que Sergio Corbucci ne rend pas uniquement hommage aux westerns italiens mais aussi à ses comédiens. Ainsi, on y trouve cinq films avec Tomas Milian, trois avec Giuliano Gemma et un seul avec Elli Wallach. Dommage que Terence Hill ne faisait pas parti du casting car il y avait quatre films cités avec lui. Pareil pour Franco Nero, acteur fétiche de Corbucci dont sont cités trois de ses films. Sergio Corbucci s'auto-référence pour sa part avec cinq de ses réalisations, ce qui montre son grand apport au Western Italien. Mais le grand gagnant s'avère être Sergio Leone dont est cité son nom, ses cinq westerns, ainsi que sa production Mon nom est personne. Pour finir, le dernier des "trois grand Sergio", c'est à dire Sollima voit ses trois Westerns cités ici. Non vraiment, on ne pouvait rêver plus bel hommage de la part de Sergio Corbucci.
On peut également noter que Sergio Corbucci ne rend pas uniquement hommage aux westerns italiens mais aussi à ses comédiens. Ainsi, on y trouve cinq films avec Tomas Milian, trois avec Giuliano Gemma et un seul avec Elli Wallach. Dommage que Terence Hill ne faisait pas parti du casting car il y avait quatre films cités avec lui. Pareil pour Franco Nero, acteur fétiche de Corbucci dont sont cités trois de ses films. Sergio Corbucci s'auto-référence pour sa part avec cinq de ses réalisations, ce qui montre son grand apport au Western Italien. Mais le grand gagnant s'avère être Sergio Leone dont est cité son nom, ses cinq westerns, ainsi que sa production Mon nom est personne. Pour finir, le dernier des "trois grand Sergio", c'est à dire Sollima voit ses trois Westerns cités ici. Non vraiment, on ne pouvait rêver plus bel hommage de la part de Sergio Corbucci.
Et maintenant, voici l'adaptation qui a été faite pour la version française :
VERSION FRANCAISE :
- Pour une poignée de dollars, pour une misérable poignée de dollars qui ne t'appartient même pas, il faut déjà que tu repartes. Au moins fais-le pour
quelques dollars de plus ! Mais non, tu vas, tu tires tu reviens (1) et tu ne gagnes rien. Tu te prends pour le bon, la brute et le
truand à la fois ! Tu ne vends pas cher ta peau... Et moi, qu'est-ce que je suis pour toi ? Personne ! Mon nom est Personne. A force de vouloir faire le
malin, tu finiras par creuser ta tombe (2). Et il faudra que tu la creuses, tu ne pourras même pas t'offrir le fossoyeur. Tu es le
mercenaire le plus mal payé de tout le Texas. Planque-toi minable (3) au lieu d'aller traîner sur les routes ! Tu ne vaux rien, rien ! Même pas un
dollar troué ! Et tu finiras comme ce chasseur de prime (4) du Minnesota. Tu sais qui je veux dire ? On l'appelle
Trinita ! Mais il était une fois dans l'Ouest un dicton qui disait "Même les anges mangent des fayots" (5). Allez ça va, fiche le
camps ! Disparais sinon je vais me facher sérieusement ! Et si Dieu pardonne, moi pas ! Alors fous le camps, tu ne vaux même pas la corde pour te
pendre (6). Si c'est pas honteux pour un père de famille de laisser ses enfants mourir de faim... Sergio, Leone, mangez ! Méfie-toi, il était
une fois la révolution et elle pourrait très bien recommencer.
- Me casse pas les pieds avec ta révolution.
- Vous l'avez entendu ? Gédéon arrive, préparez vos cerceuils ! (7)
- Me casse pas les pieds avec ta révolution.
- Vous l'avez entendu ? Gédéon arrive, préparez vos cerceuils ! (7)
1/ Le film s'appelle en fait "Je vais, je tire, je reviens".
2/ Cela peut représenter plusieurs films comme par exemple : "Creuse ta tombe Garringo, Sabata revient" ou encore "Prie et creuse ta tombe"
3/ Il s'agit sans doute de "Planque-toi minable, Trinita arrive"
qui contrairement à ce que son nom indique n'est pas du tout un film de
Trinita avec Terence Hill. Et cette fois-ci, on
ne peut pas accuser les distributeurs français car le Trinita est
bien inclue dans le titre italien. Vous avez dit opportunistes ?
4/ Il existe un film nommé "Le chasseur de prime" datant de 1965 et qui est américain. On peut donc considérer qu'il s'agit bien d'un titre de film même si ce n'est plus "L'Homme du
Minnesota" à laquelle fait référence la VO.
5/ Le titre français du film est en réalité "Les anges aussi mangent des fayots". On pardonne l'erreur.
6/ Il s'agit probablement du film "Une corde pour te pendre", un western américain de 1951.
7/ Il s'agit cette fois d'un détournement de "Django arrive, préparez vos cerceuils ! " film de Giuliano Carnimeo avec George Hilton, à ne pas confondre avec "Trinita, prépare ton
cerceuil !" (merci à Sancho pour me l'avoir précisé).
Comme on peut le constater, le texte est un peu plus laborieux que
celui de la version originale. D'une part, les références sont moindres
(on passe de 26 à 18) mais en plus les titres sont la
plupart du temps incomplets ou déformés. Bien que l'adaptation tente
de citer les mêmes films qu'en Italien, ce n'est pas toujours possible
et du coup, de nombreux autres, souvent moins
prestigieux, sont cités. Il faut également noter qu'on cite
désormais quelques westerns américains mais pas la horde sauvage de la
VO.
On peut tout de même constater que Sergio Leone reste le très grand vainqueur de cette adaptation puisqu'ici aussi, son nom et prénom sont cités, que tous ses westerns sont présents ainsi que sa production "Mon nom est Personne" ! On voit vraiment qu'en France il était un cas à part (Il était une fois dans l'Ouest est resté très longtemps comme le film étranger ayant fait le plus d'entrée chez nous). Sollima lui, a eu beaucoup moins de chance puisqu'il a totalement disparu du monologue ! Il n'y a plus qu'un seul film de Corbucci qui soit cité car on ne peut considérer le "Me casse pas les pieds avec ta révolution" comme une citation crédible de son "Mais qu'est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ?". Le titre français était sans doute trop long pour la syncho labiale. L'autre grand perdant c'est bien entendu Tomas Milian qui comme Sollima a complètement disparu alors qu'il était l'un des plus cité dans la VO. C'est comme un symbole de la popularité de l'acteur dans les deux pays... On peut quand même regretter que certains film, pas si difficile à placer n'ont pas retrouver leur place ici. Ainsi, pourquoi ne pas avoir dit "Attention je vais me fâcher" plutôt que "Disparais sinon je vais me fâcher sérieusement" ?
On peut tout de même constater que Sergio Leone reste le très grand vainqueur de cette adaptation puisqu'ici aussi, son nom et prénom sont cités, que tous ses westerns sont présents ainsi que sa production "Mon nom est Personne" ! On voit vraiment qu'en France il était un cas à part (Il était une fois dans l'Ouest est resté très longtemps comme le film étranger ayant fait le plus d'entrée chez nous). Sollima lui, a eu beaucoup moins de chance puisqu'il a totalement disparu du monologue ! Il n'y a plus qu'un seul film de Corbucci qui soit cité car on ne peut considérer le "Me casse pas les pieds avec ta révolution" comme une citation crédible de son "Mais qu'est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution ?". Le titre français était sans doute trop long pour la syncho labiale. L'autre grand perdant c'est bien entendu Tomas Milian qui comme Sollima a complètement disparu alors qu'il était l'un des plus cité dans la VO. C'est comme un symbole de la popularité de l'acteur dans les deux pays... On peut quand même regretter que certains film, pas si difficile à placer n'ont pas retrouver leur place ici. Ainsi, pourquoi ne pas avoir dit "Attention je vais me fâcher" plutôt que "Disparais sinon je vais me fâcher sérieusement" ?
En conclusion, s'il était très difficile d'adapter parfaitement
cette introduction, on peut globalement dire que les traducteurs se sont
donné bien du mal pour rendre la VF cohérente et en phase
avec la VO. Cela démontre également que, lorsqu'on ne maîtrise pas
parfaitement la langue, il est difficile de réellement apprécier
certaines VO à leur juste valeur. Mêmes des sous-titres ne
peuvent retranscrire à 100% le fond du dialogue. C'est bien pour
cela qu'un travail d'adaptation est toujours nécessaire et que le dicton
"traduttore, traditore" ne peut être contourné.
L'important dans une adaptation n'est donc pas de tout retranscrire
avec fidélité mais bien de garder l'idée principale en tentant, pourquoi
pas, d'y ajouter son petit grain de sel. En effet,
quitte à perdre un ingrédient, autant tenter de compenser en y en
ajoutant un autre. L'important étant de ne pas se laisser emporter en
prenant une trop grande liberté qui puisse nuire au texte
original. Et ça, c'est pas toujours gagné !
MISE A JOUR DU 11/07/15 : Ajout de la version 2.0.
La version 2.0. est en ligne. Quelques corrections sur les sous-titres mais surtout une version en qualité DVD de seulement 2,59 GO. L'image est un peu floue mais c'est le DVD qui est ainsi à la base. La VO est également disponible en stéréo ou 5.1. mais sans aucun sous-titres français.












lien mort :(
RépondreSupprimerJe compte réaliser un repack de meilleur qualité prochainement mais je vais essayer de remettre rapidement la première version rapidement.
SupprimerPour vous remercier et vous encourager pour tout le travail génial ,je vous remercie d'avance pour un nouveau lien ....J'espere que c'est pour bientot !!!!
RépondreSupprimerMerci pour cette redecouverte de ce film vu il y'a bien longtemps a la tv,mais helas,comme dirait l'autre,le lien est mort ce soir...Heureusement,il y'a les articles,toujours passionnants! Encore bravo et merci
RépondreSupprimerJe vais essayer de le remettre avec en plus la version en qualité DVD. Mais il faut que je refasse les sous-titres car à l'époque je faisais des sous-titres incrustés. Si quelqu'un qui a le repack se sens de les réécrire en srt pour m'avancer, je dis pas non.
Supprimerca m' avait marqué ce monologue avec tous ces titres des western
RépondreSupprimerpour ce remake spagetti de soleil rouge
merci pour ton boulot titanesque!!
Notons que la version américaine n'a même pas essayé de faire pareil et a préféré faire un dialogue bateau où Gidéon se fait engueuler par sa femme. Dommage. Mais encore une fois, toutes les versions anglaises des westerns américains sont à bannir, je ne le répèterai jamais assez.
SupprimerJe l'avais manqué lors de son premier 'posting' ; ce sera donc avec joie que je vais me reprendre :-) Merci beaucoup pour le travail, et pour le partage !
RépondreSupprimermerci beaucoup !!!!
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerMerci !
RépondreSupprimerSalut il y a toujours pas de repack en meillieur qualité celui la est flou
RépondreSupprimermerci je le kif ce films
Malheureusement, les deux DVD que j'ai acheté avaient la même qualité d'image, c'est à dire pas mal, mais effectivement un peu floue. On a vu mieux... mais on a vu largement pire aussi.
SupprimerPeut-être qu'un jour, ils nous passeront ça en version HD. On sait jamais.
Merci beaucoup pour cette découverte. J'ai adoré ce film.
RépondreSupprimerMerci bcp pour cette découverte.
RépondreSupprimerMerci ;)
RépondreSupprimertrop bon encore .... merci l'ami
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerEn effet, c'est tiré d'une belle copie HD, ça ! Dommage qu'il manque la première scène. A l'occasion je pourrais faire un petit repack en rajoutant la scène du début. Je vais essayer de voir si on peut trouver une version non compressée. Merci en tout cas.
Supprimerbonjour,
RépondreSupprimerserait-il possible d'avoir un nouveau lien pour la version lite ?
Encore merci d'avance :)
Comme je l'ai expliqué je ne sais plus où, je ne conserve pas les versions Lite et je ne les réuploade plus une fois qu'elles ont disparu des serveurs.
SupprimerLa version complète du film n'est pas trop grosse, je pense que tu peux tenter directement celle-ci. Merci de ta compréhension.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerC'est parfois tellement con que s'en est très drôle.
RépondreSupprimerEt même au bord du grand n'importe quoi, la mise en scène de Corbucci reste irréprochable.
Merci du partage et de la découverte, Indianagilles.
Merci beaucoup !
RépondreSupprimermerci bien, une bien belle triplette d'acteurs sous la houlette d'un bon réalisateur
RépondreSupprimerUn grand divertissement, un pur régal ! Ayant téléchargé le film il y a 3 ou 4 ans, j'avais oublié l'histoire de l'introduction qui est un hymne au spaghetti. Ca n'arrête pas pendant de longues et savoureuses secondes, à l'image de la polenta italienne véritable avec la sauce tomate/boulettes dont je me suis délecté en même temps. Rien à voir avec "Le temps du massacre" que j'ai vu la veille (que j'ai beaucoup aimé aussi, je parle ici du style). Ici, l'humour ponctue régulièrement les moments plus sérieux. De très grands acteurs et un scénario à la hauteurs, ce fût pour nous un très grand moment du spaghetti. Toujours aussi agréable aussi, le rôle donné aux indiens qui ne sont pas les boucs émissaires de la méchanceté et du mal en général. Je classerais donc volontiers ce film dans mon top 10 des joyaux que tu nous a fait découvrir... Quoi que peut-être top 20... ou 30... Faudra que je les compte un jours :)
RépondreSupprimerMaintenant je retourne lire ta présentation pour en apprendre davantage. Un très grand merci et bravo pour ton boulot magistral !