TOUS LES ÉPISODES, PRÉCÉDEMMENT EN 720P, ONT ÉTÉ REMPLACÉS PAR DES VERSIONS EN 1080P (le 09/11/2019)
Réalisation : Kyōsuke Mikuriya, Ichinori Tanahashi, Yasumi Mikamoto, Yagi Ishikura,
Shigetsugu Yoshida, Hideo Nishimaki, Noboru Ishiguro, Hideo Takayashiki, Hayao Miyazaki
Avec les voix françaises de : Philippe Ogouz (Edgar/Lupîn), Catherine Laffond (Magali/Fujiko), Francis Lax (Isidore/Jigen), Jacques Ferrière (Lacogne/Zenigata, Yakitori/Goemon)
Nationalité : Japon
Genre : Animation
Durée : 155 épisodes de 25 mn dont 52 doublés en français
Année de production : 1977-1980
Titre original : Rupan Sansei
Shigetsugu Yoshida, Hideo Nishimaki, Noboru Ishiguro, Hideo Takayashiki, Hayao Miyazaki
Avec les voix françaises de : Philippe Ogouz (Edgar/Lupîn), Catherine Laffond (Magali/Fujiko), Francis Lax (Isidore/Jigen), Jacques Ferrière (Lacogne/Zenigata, Yakitori/Goemon)
Nationalité : Japon
Genre : Animation
Durée : 155 épisodes de 25 mn dont 52 doublés en français
Année de production : 1977-1980
Titre original : Rupan Sansei
Suite des aventures de Lupin III
(Edgar), petit-fils franco-japonais du célèbre Arsène Lupin et de ses
plus ou moins fidèles acolytes, Jigen (Isidore) le pistolero, Goemon le samouraï
(Yakitori) et Fujiko la femme fatale (Magali). Poursuivi par l'inspecteur Zenigata
(Lacogne), ils auront fort a faire durant ses 155 épisodes pour ramener
leur butin chèrement acquis.
Générique français original
Je remercie Jmister, Sebseb, Bertrand, Veggie11, Malo pour leur participation
Deuxième et plus longue série consacrée à notre cambrioleur préféré, il s'agit sans aucun doute de la plus populaire et la plus connue de toutes. Si certains puristes restent particulièrement attachés à la première série, plus adulte dans sa première partie, pour ma part, je préfère de très très loin celle-ci. Pour commencer, Monkey Punch est plus libre dans la direction de cette
série et il peut enfin donner à Lupin sa veste rouge, ce
qu'il aurait voulu pour la première série. Le côté noir et sexy sont
atténuées, le ton s'avère donc plus familial, ce qui n'est pas une insulte en soit. Mais la série est surtout bien plus rythmée et drôle. Les aventures se déroulent dans le monde entier, on voit vraiment du pays ! La série ne se prive pas non plus de faire énormément de références à des films et des personnages que Monkey Punch a beaucoup apprécié. Ne soyez donc pas étonné de croiser le fils de Colombo, l'Inspecteur Clouseau, Lady Oscar ou Superman...
Deux choses me chagrinaient pas mal dans la première série : d'une part, le personnage de Goemon y était trop peu présent et de plus, les musiques manquaient vraiment de punch. Ces deux lacunes sont ici largement corrigées. Car la musique de Yuji Ono est bien plus proche de ce que l'on avait pu entendre dans le superbe Le Secret de Mamo, premier (et pour moi meilleur) film consacré à Lupin III, soit une musique bien plus jazzy et enlevée. Ce style accompagnera désormais toutes les œuvres de Lupin.
Deux choses me chagrinaient pas mal dans la première série : d'une part, le personnage de Goemon y était trop peu présent et de plus, les musiques manquaient vraiment de punch. Ces deux lacunes sont ici largement corrigées. Car la musique de Yuji Ono est bien plus proche de ce que l'on avait pu entendre dans le superbe Le Secret de Mamo, premier (et pour moi meilleur) film consacré à Lupin III, soit une musique bien plus jazzy et enlevée. Ce style accompagnera désormais toutes les œuvres de Lupin.
Grâce à un character design particulièrement réussi, la série reste toujours très agréable à regarder aujourd'hui, même si certains épisodes sont techniquement un peu léger. Ce fabuleux character design sera repris dans de nombreux téléfilms, à partir de la fin des années 90.
La série a été diffusé en France au début des années 80 sur FR3 sous le titre Edgar Détective Cambrioleur. Malheureusement, elle ne connut pas un assez grand succès et seul le premier tiers de la série fut doublé en français, soit, 52 épisodes sur les 155 au total. C'est assez dramatique tant le doublage français était une réussite. Il faisait en effet appel à de grands comédiens, et pas seulement pour les rôles principaux. Philippe Ogouz prêtait pour la première voix sa belle voix suave à Lupin. Ce n'était pas gagné d'avance tant son timbre de voix est différent de celui de Yasuo Yamada, la voix originale de Lupin. Au final, le pari est plus que gagné, Lupin gagnant beaucoup de classe, tout en restant toujours aussi délirant dans les passages plus déconnants. Francis Lax le grand, double quant à lui Jigen avec un style bien à lui. Certains n'aiment pas, préférant la sobriété un brin monocorde de sa voix Japonaise Kiyoshi Kobayashi, mais en ce qui me concerne, c'est dix crans au dessus, Jigen gagnant au passage le brin d'humour qui lui manquait. Fujiko est doublé par Catherine Lafond, alias la voix la plus sexy du monde. Que dire si ce choix est la perfection même ? Personne de censé ne pourra contester ceci. Quant à l'Inspecteur Zenigata et Goemon, ils sont tous les deux doublés par le même acteur, l'extraordinaire Jacques Ferrière qui parvient à rendre son Zenigata totalement hilarant et son Goemon sobrement génial. A noter qu'à partir de l'épisode 44, c'est Serge Lhorca qui prit sa place et, s'il s’avère peut-être un poil moins bon, il assure non sans génie ce remplacement, surtout sur Zenigata.
Pour enfoncer le clou, la série accueille énormément de seconds rôles de luxe qui tourne au fil des épisodes comme Roger Carel, Georges Atlas, Jean-Claude Balard, Pierre Trabaud, Albert Augier, Pierre Fromont, Claude Dasset, Edgar Givry, Gérard Hernandez, Jean-Claude Montalban, Raoul Delfosse, Henri Poirier, François Leccia, Serge Bourrier, Jane Val, Marcel Jemma, Monique Thierry, Amélie Morin, Jacques Chevalier, Jacques Marin, Georges Lycan... Non, mais voilà quoi !
Bref, je sais que je vais faire hurler les gros puristes qui ne jurent que
par les versions Japonaises, mais en ce qui me concerne, je trouve que
la VF surclasse, écrase, pulvérise totalement la VO Japonaise, à un niveau limite indécent. Et pourtant, tout est loin d'être parfait. Il y a en effet beaucoup de libertés qui sont prises, souvent pour le meilleur ceci dit, mais cela crée parfois de légères incohérences aussi. De plus, on sent pas mal de tâtonnement sur certaines choses, comme sur le nom français de certains personnages. Jigen va demeurer (très) longtemps sans nom, tout au plus sera-t-il appelé de temps à autres "l'autre barbu" ! Puis il deviendra subitement Isidore, même si de temps à autres il récupèrera son nom d'origine Jigen sans crier garde. Mais c'est encore Goemon qui est le plus mal loti : Yakitou, Yokitori, Yakitori... et parfois Goemon... Ils se sont bien compliqué la tâche et, à part Lupin qui est devenu Edgar pour des raisons de droits, ils auraient mieux fait de garder les noms originaux, ça leur aurait épargné ce genre de boulettes. Au final, rien de bien méchant, sauf pour les mégapuristes. En ce qui me
concerne, c'est le jeu d'acteur et le plaisir qu'ils me donnent qui
priment, et rares sont les moments que je trouve moins bons qu'en VO, c'est plutôt largement l'inverse. Mais cet avis est très personnel.
Je me dois de dire quelques mots sur la version italienne également. Lupin est doublé par l'historique et légendaire Roberto Del Giudice, Jigen par le non moins légendaire Sandro Pellegrini. C'est simple, les deux acteurs auront doublé TOUTES les productions Lupin jusqu'à leur mort, parfois même à plusieurs reprises. En ce qui concerne les autres rôles, bien qu'ils doubleront l'intégralité des 155 épisodes, ce ne sont curieusement pas les acteurs qui deviendront par la suite les voix officielles pour le reste de la production. Ainsi, Goemon est (excellemment) doublé par Massimo Rossi et Fujiko est doublée par Piera Vidale. Cette dernière avait déjà doublé Fujiko dans le premier doublage italien du premier film de Lupin Le Secret de Mamo. Toutefois, ces deux acteurs retrouveront très tardivement leurs personnages puisqu'ils les doubleront pour deux jeux vidéo, sortis sur Playstation 2 (inédit en France, bien entendu). Quant à Zenigata, c'est l'excellent Marcello Prando, qui a également dirigé le doublage italien, qui le doublera pour la seule et unique fois. La transition sera tout de même assez douce par la suite, car les futurs voix officielles auront des voix au timbre vraiment très proche.
Cette VI est vraiment excellente et n'a pratiquement pas été touchée par la censure. Elle préserve tous les noms originaux... à l'exception de celui de Fujiko qui est rebaptisé Margot, comme dans la VA et la VF du Secret de Mamo. Le texte m'ayant semblé plus proche du texte original japonais et l'interprétation étant tout aussi solide que celui de la version française, je ne peux que vous conseiller de voir les épisodes également dans cette version. Avec les sous-titres de la version Japonaise ça peut bien le faire, même s'ils ne correspondront pas totalement. Ceci dit, la VI a tout de même un petit défaut : contrairement à la VF qui fait appel à beaucoup d'acteurs différents pour les seconds rôles, la version italienne se contente pratiquement toujours du seul Valerio Ruggeri pour ça. Et s'il a une voix parfaite pour jouer la plupart des méchants, cela peut quelque peu lasser au bout du compte. Enfin bref, regardez les 3 versions. Et en boucle si possible. Elles valent toute le coup !
J'ai réalisé les repacks de la version française jusqu'à l'épisode 16. Ce n'était pas très compliqué, le plus gros du travail étant de retravailler les jonctions au niveau du titre en japonais et de ce satané eye-catch. Le plus embêtant, c'était de remettre les plans absents des présentations des lieux, sans que l'on sente la transition sur la musique. J'ai bien entendu mis le très bon générique français qui n'était malheureusement pas présent sur les DVD pour cause de droits. Comme il restait un peu de mou au début ou à la fin, je l'ai juste légèrement étiré, sans changer la tonalité, et il est entré à la perfection. En ce qui concerne l'annonce des épisodes suivants, autre chose que je trouve absolument insupportable tant ça gâche souvent bien des surprises, plutôt que de sous-titrer les dialogues japonais, j'ai préféré y insérer la musique du thème original de Lupin. Cela évite non seulement d'avoir inutilement du Japonais sur la piste française et italienne, mais en plus, je trouve que ça donne beaucoup plus de mystère aux images de l'épisode suivant. Rendons à César ce qui appartient à César, je n'ai pas eu cette idée tout seul, je me suis juste inspiré de ce qu'avait fait un éditeur et que j'avais trouvé fort judicieux. Il me semble, si je ne m'abuse, que c'était pour le coffret de Cobra Space Adventure.
Mais pourquoi n'avoir fait que les 16 premiers épisodes ? Car les autres avaient déjà été réalisés par Sebseb, ce qui nous a fait gagner un temps fou. J'ai toutefois corrigés certaines choses pour que cela soit dans la continuité de mes repacks (le générique qui rentre pile, la musique pour le résumé et quelques petits oublis). Mais je n'ai fait que superviser le tout, les repacks ayant été fait avec grande classe par Sebseb que je vous demande d'applaudir !
Du coup, cela m'a permit de m'occuper plus vite des versions italiennes. Cela aurait dû être plus simple que pour les VF car les DVD étaient avec le montage complet. Sauf que ces DVD étaient totalement foireux : la piste était presque toujours mal synchronisées, le mec s'étant occupé de ça ayant visiblement été perturbé par la présence du titre au début et de ce décidément maudit eye-catch au milieu de l'épisode. Normalement, j'ai réglé tout ça, mais ce ne fut pas sans mal. En zappant sur la piste, vous pourrez écouter le générique italien, très bal musette, qui fait ressortir pour les spectateurs Italiens, les origines Françaises de Lupin.
Jmister s'est quant à lui chargé de resynchroniser et corriger les sous-titres pour la version Japonaise. Un travail titanesque, à n'en point douter. Les titres ont également été retraduits plus fidèlement quand c'était nécessaire. A partir de ces sous-titres, j'ai pu réaliser les sous-titres forcés pour les panneaux ou les passages censurés de la VF et de la VI. Je n'ai pas oublié d'adapter les bons noms au passage, transformant Lupin en Edgar par exemple, afin de garder la cohérence, ce qui n'avait pas été fait sur les DVD. Et comme le générique a également été traduit par Jmister, j'en ai profité pour remplacer le nom des comédiens japonais par celui des comédiens français ou italiens, selon ce que vous regardez. Quoi de plus logique, encore une fois ?
Pour finir, petite anecdote au sujet du repack de l'épisode 5 : vous remarquerez sans aucun mal que durant cet épisode, le temps de deux tirades, la voix de Goemon et Jigen est subitement inversée, que ce soit en français ou en italien. Ce n'est pas une erreur de la part des adaptateurs, c'est juste que ce plan est différent sur le master Japonais et que les deux personnages ont inversé leur tirade ! A cause de la longueur différente des phrases, il m'a été impossible d'inverser ça, et j'ai donc laissé tel quel. La synchro est parfaite... mais pas sur les bons personnages. C'est le seul douci du genre que j'ai rencontré tout le long de mes 16 épisodes.
PS : Comme je dois vérifier à la fois la VF et la VI à chaque épisode, je risque de mettre du temps pour vous proposer tous les épisodes. J'essayerai d'envoyer par paquet de 10 épisodes à chaque fois.
Veggie 11, grande spécialiste de Lupin et de son univers, a réalisé une analyse ultra poussée des 52 premiers épisodes. Elle m'a gentiment autorisé à la réutiliser ici. Si je ne suis pas forcément d'accord sur tous les points, certains choses étant forcément subjectives et elle le précise d'ailleurs elle-même, son travail est aussi titanesque qu'intéressant. Grâce à elle, vous allez redécouvrir la série comme jamais ! Merci à toi Veggie !
Résumé
: après 5 ans d'absence, Lupin retrouve ses amis Jigen, Goemon et
Fujiko sur un paquebot luxueux qui réalise sa première croisière. Chacun
argumente leur présence en raison d'une étrange lettre qui aurait été
écrite de la main-même de Lupin. Ce dernier le réfute... Seraient-ils
tombés dans un piège ?
Censures ou coupes : Tout plan présentant des idéogrammes chinois ou des caractères japonais ont été coupés. Les scènes jetées aux oubliettes : tout le début de l’épisode avec l’arrivée de la fausse lettre signée Lupin, de même pour la séquence de la douche. En VF, l’épisode débute donc directement avec la cérémonie de départ du paquebot (39 secondes de retiré). Ce type de coupe se reproduit pour la scène où Lupin arrive en parachute. Des sous-titres en japonais indiquant son nom d’origine passent à la trappe (3 secondes).
Scène intéressante : Flashback sur le premier épisode de la série 1 (à l’époque inédite en France) pour expliquer les raisons de la vengeance du Scorpion alias Mister X en VO. Ce sera le seul sur les 52 premiers épisodes parus en France. Les différences de couleurs et d’animation avec le reste de l’épisode sont d’ailleurs particulièrement frappantes.
Scène culte : Lupin regrette la mort de Zenigata et révèle pour la première fois son attachement envers son ennemi. Il estime que sans Zenigata, les cambriolages n'auront plus le même intérêt.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar), Francis Lax (Jigen), Catherine Lafond (Magali), Jacques Ferrière (Yokitori et Lacogne), Jean-Claude Balard (Mister X/le Scorpion)
- Trois versions du nom du paquebot nous sont proposées ! Le nom sur la coque nous indique qu’il se nomme Le Sarloin, la VF le renomme Le Sirlona et la VOST d’IDP Le Sirloin. Choisissez lequel vous convient le mieux !
- C’est quand même le premier épisode d’Edgar, détective cambrioleur ! Nous avons donc droit à plusieurs nouveautés, comme les voix et surtout les prénoms des personnages ! Enfin, ça c’est ce qu’on se dit durant les premières minutes… Tout juste apprendrons-nous dans ce premier épisode le nom de notre héros : Edgar (l’emploi de son nom d’origine étant bloqué en France).
- La radio qu'écoute Goemon sur le pont du paquebot n'exprime aucun son en VF ! Quant à la chanson suivant le découpage de la pipe de Jigen en guise de bienvenue, elle est remplacée par le morceau Sunset Flight, l'une des principales BGM de la série Tv 2.
- Quelques petits changements au niveau des dialogues, notamment Goemon qui cite en VO le nom de son école d’arts martiaux pour expliquer sa supériorité sur le colosse qui a tenté de l’étrangler («La bave du crapaud n’atteint pas l’aigle royal» en VF) ou encore Zenigata qui prétend avoir été muté vers un bled campagnard à cause d’une mystérieuse affaire concernant une certaine Mme Gras Double qui n’existe pas en VO.
- Durant la scène de torture dentaire où un innocent passager se fait tuer par un serpent à la place de Jigen, la réplique de ce dernier change totalement entre la VO et la VF. En VO, il essaye aussitôt de prévenir le faux médecin que le patient souffre, alors qu’en VF, il est surpris par la technologie de pointe du cabinet.
Le détail amusant : Jigen est connu pour être habituellement un amateur de cigarettes. Les plans où on le voit clope en bouche ou brandir son fameux paquet de Pall Mall restent innombrables... à l'exception de deux épisodes : l'épisode 7 où il goûte la chicha (ou le narguilé si vous préférez) et... cet épisode où pour la première et unique fois il s'essaye à la pipe !
Réflexion : Lupin III, bien qu’inscrit dans le genre policier à l’origine, est connu pour se sentir à l’aise dans tout genre confondu. Sauf que là, on se croirait plutôt dans Hulk ou Bioman, excusez du peu…
Intérêt de l’épisode : **
Si la première partie reste sympathique, la seconde partie exploitant un délire du style "Je suis le chef des Scorpions, mais attention on m’a transformé et je suis maintenant le Grand Hulk qui va tous vous écraser" affaiblit pour beaucoup l’intérêt de ce premier épisode. J’avoue la première fois m’être demandé si je devais poursuivre le visionnage de la série…
Note Indianagilles : **
On commence en douceur avec un épisode sympathique, mais sans grand relief
Lupin et sa bande se retrouvent à Rio de Janeiro pour s'emparer de l'argent des paris lors de la coupe de football sud-américaine. Pour cela, ils provoquent volontairement un grave accident de voiture pour se retrouver à l'hôpital de la prison. Ainsi, ils pourraient se forger un puissant alibi.
Censures ou coupes : Les coupes pour masquer toute trace d'écriture japonaise a frappé une nouvelle fois. Exit le passage – pourtant primordial scénaristiquement parlant – du message codé traduit à l’écran par des katakana. Pour rester dans la logique de la VF qui fait débuter la scène au moment où le visage de Lupin apparaît à l’écran de la caméra de surveillance pour s’excuser, la réaction du gardien face au bruit n’y apparaît pas non plus (39 secondes de retiré). La réplique suivante nous propose donc un bricolage VF réalisé à la va-vite pour rester dans la logique des images restantes : «J’ai toujours voulu m’amuser devant un écran de télévision. Merci inspecteur !». Pourquoi n’avoir pas non plus supprimé cette minuscule séquence n’apportant rien à l’intrigue de base ?
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ougouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière…
- On ne connaît toujours pas le nom des complices de Lupin ni celui de l’inspecteur.
- Le nom du joueur brésilien Pelé a disparu de la VF. Nécessité de masquer l’emploi de personnes existants ou ayant existé ?
Erreur vestimentaire : Nos trois héros quittent d’abord l’hôpital en pyjama... Vu le temps qu’il leur restait, il était inutile qu’ils se changent uniquement pour assommer les trois responsables du service de sécurité de l’argent des paris. À noter sur la seconde image que Jigen se balade sans chemise ! Ensuite, on les revoit en pyjama direction la prison (Remarquez que soudain Jigen a son chapeau alors que depuis son incarcération, il n’en a plus !)... Normal, me direz-vous. Sauf qu’à un moment, on les revoit avec leurs vêtements de ville ! Problème de coloriage apparemment...
Représentation du pays : L’image du Brésil se résume ici à football, plage de rêve et samba. La misère et les bidonvilles ne semblent pas avoir leur place dans ce petit paradis sur Terre…
Clin d’œil : La compagnie d’aviation de cet épisode s’appelle Lupan Airlines (Lupan étant une transcription possible du nom Rupan, la version japonaise de Lupin).
Intérêt de l’épisode : **
Cet épisode n’est pas extraordinaire, mais l’humour omniprésent grâce à Lupin et Zenigata rendent le visionnage sympathique. La fin pourrait paraître quelque peu tarabiscotée pour celui qui considère Lupin III comme une série hyperréaliste, mais se laisse voir.
Note Indianagilles : **
Rien d'extraordinaire, mais les footeux apprécieront.
Lupin a pour objectif de mettre la main sur le trésor des Nazis. Le seul homme connaissant la cachette est un ancien officier du Führer, mais il habite désormais à Berlin-Est de l'autre côté du mur. Lupin et ses amis n'ont d'autre choix que de franchir cet obstacle.
Scène intéressante : Flashback de l’époque du nazisme avec un design cartoonesque.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Trabaud (L’ancien officier d’Hitler)
- On apprend que la charmante fiancée de Lupin s’appelle Magali !
Linguistique : Un petit cours d’allemand n’aurait pas été de trop... Si Filmatelier est juste, le premier mot (Photographishe) est un adjectif (photographique) et non un mot. La véritable traduction donnerait donc : «Photographique le studio de tournage». Y a un p’tit problème là, non ?
Erreur culturelle : je n’ai pas souvenir avoir lu que les élèves étaient notés sur 100 en Allemagne...
Réalisation de l’épisode : Petite critique sur les couleurs assez fades de l’épisode et surtout les finitions des personnages. En gros plan, l’épisode est encore bien réalisé. Mais dès que le plan s’éloigne, les visages deviennent flous.
Représentation du pays : Le très classique «dès qu’on parle de l’Allemagne, on parle du nazisme, d’Hitler et de la Seconde Guerre Mondiale» prend ici toute sa forme. Visiblement, la Seconde guerre mondiale et le nazisme inspirent beaucoup les réalisateurs, car sur toute la saga Lupin the Third, plusieurs épisodes TV (Épisodes 3, 20, 50, 51, 154 de la saison Tv 2 ou l’épisode 5 de la saison Tv 3), films ou téléfilms (Les Clones de Mamo, L’Or de Babylone, Le Trésor d’Harimao) font allusion à Hitler et sa doctrine nazie.
Intérêt de l’épisode : **
Une bonne introduction à la problématique de l’Allemagne en 1977, malheureusement un peu trop simpliste qui fait davantage passer le Mur comme un obstacle que comme un véritable symbole politique. Les conditions de vie des Berlinois de l’Est sont totalement ignorées.
Note Indianagilles : **
Bonne idée de départ, pas forcément très bien exploitée. La conclusion reste très sympa.
Fujiko aurait retrouvé la trace du monstre du Loch Ness lors d'un voyage en Ecosse... Lupin décide de s'y rendre immédiatement pour percer le mystère. Arrivé sur les lieux, il découvre qu'un mystérieux borgne en veut à sa fiancée et principalement à sa jolie voix !
Censures ou coupures : à nouveau une scène coupée pour éliminer toute trace d'écriture japonaise et éviter ainsi de les traduire oralement : le tout début de l’épisode avec une vue sur le Loch Ness (le lieu est indiqué en japonais) est coupé (10 secondes). Scène non replacée dans l’édition non-censurée de 2006 !
Scène culte : séquence hilarante d’un Lupin au bord de la panique qui va jusqu’à perdre la tête et assommer de rage – involontairement – le crâne de son meilleur ami.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (le policier anglais qui accompagne Lacogne), Pierre Trabaud (Professeur Ozone).
- Le policier pourchassant inlassablement la bande d’Edgar a enfin une identité complète : inspecteur Gaston Lacogne. Notez que c’est la troisième fois depuis l’arrivée de Lupin III en France qu’il est renommé (Il avait été nommé Ed Scott en 1980 et Lapoulaille en 1982).
- Phrase stupide : «Les méchants sont toujours punis». Infantiliser la série pour la diffuser à des horaires corrects, à la rigueur. Sauf que Jigen et Goemon sont eux-mêmes d’anciens tueurs, l’un a tué pour la mafia et l’autre pour son clan, n’en déplaise aux adaptateurs français de l’époque et à Lupin. Que ce dernier ait eu la capacité de les ramener vers un chemin un peu plus droit grâce à l’effet Saint-Seiya, soit. Mais qu’ils se mettent soudain à juger des individus qui ne font que représenter ce qu’ils ont été autrefois, ça ne passe absolument pas. Même si les traducteurs l’ignoraient, rester le plus fidèle aux dialogues d’origine était le mieux à faire plutôt que d’adapter à leur propre sauce.
Réalisation de l’épisode : Une petite remarque positive sur les couleurs plus vives et un épisode mieux réalisé que les précédents.
Représentation du pays : Cet épisode ne met aucunement en doute l’existence du monstre du Loch Ness, ce qui est à mon sens trop facile. L’image de l’Ecosse est d’ailleurs très traditionnelle : château fort entouré d’un brouillard épais.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode permettant d’épaissir un peu la psychologie de Fujiko et de nous la montrer sous un jour plus sympathique. Dommage pour la facilité scénaristique sur l’existence du monstre du Loch Ness, le coup du robot aurait largement suffi.
Note Indianagilles : *
En ce qui me concerne, c'est sans grand intérêt.
En vacances en Suisse, Lupin participe avec Fujiko et un mystérieux personnage à un cambriolage des plus difficiles : s'emparer de tous les lingots d'or de la plus grande banque suisse et les faire circuler par-delà la frontière jusqu'en France.
Censures ou coupes :
- Nouvelles coupes d'écritures, nous empêchant ainsi de savoir exactement où Lupin et Cie passent leurs vacances. La VO les place au bord d’un paysage idéalisé censé représenter le lac de Zurich, information ignorée en VF (12 secondes de coupure). Cette scène n’est pas restituée dans l’édition non-censurée de 2006 !
- Et un «merveilleux» arrangement audio durant la scène au restaurant. Rappelez-vous, Lupin et sa bande arrivent épuisés à Nice et se précipitent pour aller manger au restaurant. En VF, les traducteurs font passer la bande pour de grands gastronomes amateurs de la cuisine française. Jigen dit lui-même au bout d’un moment qu’après le dessert (Apparemment, le repas passe avant la fortune…), il faudrait penser à retrouver l’or. Problèmes :
1. Je doute fort qu’un amateur de whisky et d’armes à feu vivant au Japon connaisse aussi bien le principe de la cuisine française.
2. Il est à ce moment-là en colère contre Fujiko et le directeur de la banque qui ont volé l’or. Or, à l’entendre en français, la situation ne semble pas vraiment le déranger, comme si la bande avait tout son temps.
Scène intéressante : Pour la première fois, Fujiko montre sa véritable nature : manipulatrice et envieuse, elle n’hésite pas à apporter son aide à Lupin durant un cambriolage avant de garder le butin pour elle seule.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (le banquier).
- Le pseudo accent genevois du directeur est raté, mais c’est supportable (La version américaine fait bien pire). Le bon jeu du comédien nous évite de trop insister dessus, mais l’impression que le comédien joue sur le cliché du banquier suisse hautain et riche reste malgré tout intacte. Mouais… Était-ce vraiment nécessaire ?
Réflexion : Comment Lupin, même s’il est très fort, peut se trouver sur le canapé sans être tombé sur le piège de Zenigata ? Et comment a-t-il pu bluffer l’inspecteur à ce point en prenant sa place sans que ce dernier ne le remarque ? Il y a un passage secret qui permet une communication entre les chambres ou bien Lupin est capable de marcher sur le plafond ? À moins que Lupin soit un pote d’Harry Potter et que ce dernier lui a prêté sa cape d’invisibilité pour l’occasion…
Réalisation de l’épisode : Décors et reflets sur l’eau somptueux comme d’habitude, réalisation assez bonne niveau animation, dessin et couleurs.
Problèmes géographiques : Les déplacements de nos protagonistes sont illogiques : il est dit au début que la bande passe ses vacances au bord du lac de Zurich, même si la représentation de la région est très discutable. Outre l’insertion du Cervin dans un paysage alémanique où il n’a rien à y faire, la région autour du lac semble situer l’action à la fin du XIXe siècle au niveau de l’architecture et des costumes !!! Autre problème : dans quelle ville se déroule le cambriolage de la banque suisse ? L’action ne le précise pas.
Zenigata apprend la nouvelle en lisant un journal écrit en français (Bon déjà, comment il comprend le français ?), ce qui tendrait plutôt à situer l’action en Suisse Romande (Genève ?), mais on peut également envisager l’hypothèse d’une erreur du staff japonais. C’est une erreur relativement fréquente de croire que le français est la seule langue parlée en Suisse (quand ce n’est pas l’allemand).
Quant à la carte indiquant le trajet de Lupin pour rejoindre l’Italie, elle est bourrée d’incohérences : pourquoi traverserait-il toute la Suisse jusqu’à Genève alors qu’il pouvait facilement passer par les Grisons, le Valais ou le Tessin ? Conseil à nos amis les réalisateurs japonais : pour le prochain épisode se déroulant en Suisse, révisez vos manuels de géographie !
Représentation du pays : Banques remplies de lingots, paysages bucoliques idéales pour passer des vacances, rues propres qu’on jugerait pavées de marbre, douane stricte… Tout comme Astérix chez les Helvètes, cet épisode est bourré de clichés poussiéreux sur la Suisse.
Intérêt de l’épisode : ****
Une savoureuse comédie tout-public malgré les nombreux clichés. Notre Zaza en fait des tonnes mais chacune de ses apparitions est un régal et il passe réellement pour la caricature de Ganimard. Quant aux réactions d’Edgar, elles se complètent parfaitement avec celles de son ami l’inspecteur. Cet épisode peut être une bonne introduction à l’univers de Lupin III, surtout pour les plus jeunes.
Note Indianagilles : **
Bon petit épisode , mais on attend encore que la série décolle vraiment.
Des tremblements de terre inexplicables se produisent ces derniers temps en Italie. Intrigué, Lupin et ses amis s'y rendent immédiatement. Arrivés sur les lieux, ils apprennent que le responsable de ces catastrophe, un certain Professeur Paolo qui a été radié de l'Académie des Sciences pour ses expériences controversées, réclame un million de lires. Lupin projette alors de s'emparer de la recette...
Scène intéressante : Zenigata s’émeut en croyant que Lupin veut le sauver bien qu’ils soient ennemis.
Doublage :
- Avec les voix de Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (Professeur Paolo), Pierre Trabaud (Policier italien).
- La fidélité des dialogues laisse ici un peu à désirer (même si ce n’est pas trop grave pour la compréhension de l’histoire). Quelques petits exemples : «Voici le village qui a été choisi pour l’expérience» (VO : «Voici le village qui a fait l’objet de menaces»), «Les autorités ont été prévenues qu’un raz-de-marée est imminent» (VO : «Je vois, un vaisseau militaire surveille le village depuis le large»), «Qu’est-ce qui est le plus lourd ? Un kg de plume ou un kg de plomb» (VO : à la place de plombs, il s’agit d’un kg de billets. D’ailleurs en VO, au lieu de trouver la question de Lupin idiote, ses compères répondent : les billets). Ce n’est qu’un début...
- Nous sommes en Italie en 1977. La monnaie en cours alors est la lire italienne... Alors pourquoi donc le professeur Paulo réclamerait-il des livres (monnaie anglaises) ?!
- Le paiement de la rançon devra être effectué à 100 km au sud de l’île d’Elbe selon la VO ; en VF en revanche, il s’agit de l’île de Montecristo (changement plutôt absurde puisqu’on voit bien sur la carte qu’il s’agit de l’île d’Elbe !).
- Quelques répliques de la scène suivante n’ont pas été doublées : il s’agit des suppositions de la bande au sujet de l’emplacement exact où la rançon devra être déposée et surtout sur le moyen que devra employer l’ennemi pour récupérer l’argent.
- Méthodes bien cruelles que celle de la police italienne en VF : ce pauvre Zenigata est menacé d’être jeté aux fers s’il s’incruste une nouvelle fois dans l’affaire ! En VO, les policiers, bien plus humains, le menacent simplement d’expulsion du pays.
- Le but du professeur change quelque peu en VF, de même pour les remarques de Lupin.
VO : «Je vais faire de cette ville un nouveau Pompéi !» Lupin en réponse : «Mais où vous irez vivre alors ?»
VF : «Je vais redresser la Tour de Pise !» Lupin en réponse : «Je sens que le tourisme italien va en prendre un sacré coup»
Réalisation de l’épisode : On retrouve nos protagonistes et leur teint pâle et jaunâtre comme dans les trois premiers épisodes, les couleurs ont une fois encore très peu d’éclat. La réalisation est franchement bâclée sur de nombreuses scènes (cf. la tête de Lupin et de ses comparses sur certains plans). Même l’animation laisse à désirer… Pour ternir ce tableau déjà fort peu reluisant, l’image du DVD contient même des poussières et des grésillements comme dans une bonne vieille VHS trop regardée (une mauvaise remastérisation ?) ! Rassurez-vous, IDP n’y est pour rien : le DVD américain contenant ces mêmes défauts visuels, j’en conclus que le problème est également présent au Japon...
Vous remarquez la présence de nombreuses poussières sur cette image...
Intérêt de l’épisode : *
Zenigata est constamment ridiculisé, ce qui rend ses apparitions très lourdes. Même à la fin où il pourrait gagner en crédibilité voire même en honneur, on tombe dans la caricature. Quant au reste du scénario, c’est une question de goût, mais il ne rattrape pas grand-chose : le coup des tremblements de terre on n’y croit pas une seconde, le méchant est sans saveur et la destruction de l’île beaucoup trop prévisible. Un bon point ? Euh… À l’attention des fans-girls de Jigen : on le voit sans son chapeau pendant un bon moment.
Note Indianagilles : **
Un épisode sympathique aux allures très Bondienne, avec son méchant mégalo et ses plans déjantés.
Lupin et Fujiko décident de voler le masque d'or du pharaon Toutankhamon lors de vacances en Egypte. Mais Jigen et Goemon s'y opposent : voler le masque serait pour eux une hérésie qui condamnerait Lupin à la folie éternelle voire à la mort. Entêté, Lupin s'y risque quand même et repart triomphant avec le masque. Dès son retour à la maison, il se met à délirer...
Scène intéressante : Fujiko verse quelques larmes sincères, bouleversée d’avoir provoqué involontairement l’état dans lequel est plongé Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Goemon est renommé Yakitou. Je rappelle qu’auparavant, il n’était jamais nommé par ce qui ressemble de près ou de loin à un prénom.
- Jigen n’utilise pas l’expression «In’ch Allah» en VF.
- Zenigata, actuellement dans un aéroport israélien, se voit refuser un vol pour l’Égypte. Les raisons, d’ordre politique en VO («Vous êtes en Israël. Il n’y a pas de vol à destination d’un pays arabe !») – probablement une allusion au conflit israélo-palestinien – sont édulcorées en VF. Dans cette dernière version, Zenigata n’a pas le droit d’embarquer parce qu’il se comporterait de façon inadéquate avec l’employé au guichet («Il n’y pas de vol pour l’Egypte pour les grossiers personnages dans votre cas !»).
- Carnarvon est bizarrement transformé en Carnaby (Il s’appelle bien Carnarvon en VO).
- Belles performances de Philippe Ogouz sur Lupin et surtout de Catherine Lafond qui nous propose une Fujiko très touchante.
Erreur historique : Pour coller le plus possible à leur script de base, les scénaristes ont réinventé les différentes morts des protagonistes. Lord Carnarvon n’est pas mort en se jetant par la fenêtre, mais des suites d’une septicémie. Quant à Howard Carter, sa mort ne survient qu’en 1939 des suites d’une cirrhose de foie. C’est d’ailleurs sa mort tardive qui a remis en question toute possible malédiction du pharaon.
Erreur culturelle : Si la résurrection existe bel et bien dans l’Islam et la religion de l’Ancienne Egypte, elle ne peut se dérouler comme celle du Christ dans le Christianisme (ainsi que le montre cet épisode). Il est donc absurde que les Egyptiens de l’épisode puissent se faire berner par les propos de Lupin possédé par l’esprit de Toutankhamon...
Réalisation de l’épisode : Jolie reconstitution de l’Egypte et de ses monuments. Par contre, la qualité du dessin et des couleurs sur les personnages laissent franchement à désirer à certains moments.
Représentation du pays : Égypte antique, point final. Pyramides à visiter, désert + palmier, villes au style architectural musulman... c’est très correct. Et puis, le scénario principal tourne autour de ces éléments.
Intérêt de l’épisode : ***
Développement intéressant de la relation Lupin/Fujiko malgré le synopsis de base d’un classicisme de films d’aventure quelque peu lassant (la malédiction du pharaon a été vue et revue ailleurs).
Note Indianagilles : ***
La série décolle enfin avec cet épisode plus sombre et à l'esprit très aventurier.
Lupin a prévu de voler le butin complet de Don Martino, un gangster qui a au fil des années amassé une fortune considérable. Celui-ci emprunte l'Orient express pour se rendre à Paris et faire participer son cheval à une grande course équestre.
Censures ou coupes : Zenigata se fait tabasser par un couple qu’il vient d’interrompre dans leurs ébats. Bizarrement, le plan où il soulève la couverture les dissimulant n’est pas coupé ! L’épisode reprend lorsqu’il entre dans le compartiment suivant. Il y a néanmoins un détail étrange entre les trois versions que j’ai pu entendre (française, japonaise et américaine) : les cris de Zenigata lorsqu’il se fait roué de coups (au passage, on y reconnaît parfaitement la voix de Goro Naya, le seiyû du personnage) sont les mêmes dans les trois versions, alors même qu’en anglais, les comédiens ont rajouté ceux du couple qui protestent contre l’indiscrétion de l’inspecteur. S’agit-il alors réellement d’une scène coupée en français ? Quelqu’un possédant les ancienne VHS pourrait peut-être en dire plus…
Scène intéressante : Zenigata prouve qu’il est également intéressé par les jolies femmes. Ce détail est véridique dans le manga : plusieurs fois, on le voit saliver devant de jolies jeunes femmes, surtout lorsqu’elles sont en train de se baigner dans une rivière. À noter que cet aspect est absent dans la première série TV et la plupart des téléfilms, le montrant davantage comme un inspecteur malheureux en amour et entièrement dévoué à son travail.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Georges Atlas (Don Maltino)
- Légère variante du nom du méchant de l’épisode : Don Martino en VO devient Don Maltino en VF (bon, ça c'est pas très grave).
- Idem pour le nom des chevaux (excepté Santo-Junior), mais ici c’est tout à fait compréhensible vu qu’il s’agit de noms japonais francisés.
Réalisation de l’épisode : L’animation a été meilleure sur d’autres épisodes. On a l’impression que le train n’avance pas sur plusieurs scènes.
Un peu de culture : L’épisode propose un voyage à bord de la ligne Direct Orient-Express (de Londres jusqu’à Istanbul en passant par Milan, Venise, Belgrade et Sofia), en service depuis 1919. Ce sera très probablement le dernier voyage de Lupin et sa bande à bord de ce train, car il fut supprimé l’année même de la diffusion de l’épisode (soit en 1977) ! Il est remplacé depuis par le ÖBB Orient-Express depuis 1982 qui lui passe par Vienne jusqu’à Budapest. Un autre trajet, le Venice-Simplon-Orient-Express, mis en service en 1982, a été supprimé en 2005.
Le détail amusant : Observez bien le personnage au fond à droite... Lupin III aurait-il un jumeau italien ? (Notez que cet anonyme apparaît justement dans une scène où deux Zenigata - Lupin déguisé et le vrai, bien entendu - se pourchassent mutuellement !)
Edit : c'est vraiment la scène des jumeaux dans ce passage ! Les deux personnages se faisant face à l'avant se ressemblent comme deux gouttes d'eau ! Volontaire ou fainéantise de la part des dessinateurs ?
Représentation du pays : Assez réaliste, aucun souci. Bon, Venise passe pour la ville des romantiques amoureux et autres séducteurs, mais ça nous permet une scène comique avec Lupin qui passe drôlement bien.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode moyen et longuet rattrapé par son humour grâce aux excentricités imprévisibles de Zenigata (ce dernier y est hilarant !).
Note Indianagilles : ***
Si comme moi vous aimez les aventures en train, vous allez vous régaler. La série prend ses marques.
Lupin fait la rencontre du descendant du grand peintre d'estampes Sharaku. Celui-ci est très âgé et sur le point de mourir. Fujiko, qui lui sert de garde-malade, supplie Lupin de satisfaire les dernières volontés du vieil homme : récupérer la dernière estampe peinte par son ancêtre et l'ajouter à sa collection.
Censures ou coupures : Deux scènes dévoilant la perversité de Lupin sont supprimées : lorsqu’il feuillette Playboy dans l’avion (12 secondes) et lorsqu’il tente de caresser les jambes de Fujiko qui le repousse en lui pinçant la main. (5 secondes)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Alan Budosone/Sharaku)
- Le nom du comédien engagé par Fujiko passe d’Alan Bdosone en VO à Alan Budosone en VF. Cette différence est due à la prononciation japonaise des noms étranges qui utilise Bu à la place de B.
- La culture japonaise est davantage présentée en VF (signification de l’ukiyo-e et biographie de Sharaku), ce qui est tout à fait normal et même plutôt intéressant. En VO, Lupin se contente de remarquer le nom de Sharaku.
- Le pauvre samouraï Goemon est définitivement renommé Yokitori. Petite controverse : si le changement de nom a pour but de faciliter la compréhension chez les jeunes téléspectateurs, en quoi Yokitori serait-il plus facile à retenir que Goemon ? D’autant que durant un certain temps, les comédiens se tromperont plus d’une fois dans la prononciation de ce nom.
- Durant la scène où Fujiko se déguise, les répliques sont totalement différentes entre les deux versions. Alors qu’en VO Lupin lui fait des compliments sur son physique, en VF il ironise sur ce déguisement qu’il trouve ridicule (Réplique changée pour supprimer le plan suivant où il caresse ses jambes ?).
Intérêt de l’épisode : ***
Une intéressante introduction à l’art japonais et un final assez inattendu, même si le début nous met sur une certaine piste et nous recommande de nous méfier.
Note Indianagilles : **
Le vrai problème de cet épisode ? Tout suspens est détruit par son introduction. Du coup, l'épisode perd presque tout son intérêt. Dommage.
Invité à une soirée par Marcel Durand (Marc Dulin en VF), un jeune premier richissime et amateur de femmes, Lupin se retrouve pris au piège : Marcel lui enserre à la taille une ceinture explosive et garde Fujiko en otage. Lupin n'a d'autre choix que de voler à Scotland Yard un document, le M123, et le ramener à Marcel. S'il n'agit pas dans les 24 heures, il mourra...
Scène intéressante : L’amitié entre Jigen, Goemon et Lupin est mise en avant pour la première fois depuis le début de la seconde série.
Scène culte : L’apparition desTrois Mousquetaires, pardon des Trois Faux Zenigata et le désespoir du vrai font partie des scènes les plus hilarantes de la série TV 2.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (Marc)
- Doublage manquant quelque peu d’émotion lors de la scène où Jigen et Goemon promettent à Lupin de l’accompagner dans la mort. Ce n’est pas du tout désagréable, on ressent un certain investissement de la part des comédiens, mais l’émotion véhiculée durant cette séquence n’a pas le poids de la VO. La réplique est très classe, en revanche.
Réalisation de l’épisode : Franchement mauvaise, même en prenant un certain recul.
Réflexion : Le fait que Marc Dulin (Marcel Durand en VO) retrouve son visage d’autrefois suite à l’explosion et la peur est assez tiré par les cheveux, vous ne trouvez pas ?
Comparaison entre doublages : À noter en VO et en VA l’utilisation d’expressions françaises contrastant avec l’emploi des langues japonaises et anglaises dans les deux doublages en question. Détail qui évidemment saute en VF.
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode un peu plus adulte et rempli de suspense qui se permet une première focalisation sur la relation amicale entre Jigen, Lupin et Goemon. Dommage pour la révélation finale franchement peu crédible.
Note Indianagilles : **
Une bonne idée de départ, mais pas très bien exploitée. La série retombe dans ses travers...
Episode 11 : Grand Prix à Monaco
(Monaco/Macao)
Censures ou coupures : Jigen met le feu à la flaque d’essence qu’ils viennent de déverser sur la route pour arrêter le camion contenant le butin. Les deux passagers du camion sautent à terre, les vêtements enflammés. Goemon et Fujiko s’emparent alors de l’argent. La scène reprend lorsque les passagers reprennent conscience et veulent récupérer l’argent. (16 secondes) (NDIndianagilles : j'ai pu remettre ça en français via une astuce)
Scène intéressante : Lupin montre bien durant toute la partie de cartes au casino à quel point il manque de sang-froid et d’esprit cartésien dans des situations défavorables... Il n’hésite pas à se montrer capricieux (il insiste pour poursuivre la partie alors qu’il n’a plus rien à gagner) voire égoïste (il oblige Jigen à mettre ses vêtements comme gage de la partie) !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Socrate Nexos)
- Suivre cet épisode en VF est un réel plaisir grâce à une traduction cocasse (les surnoms attribués à Socrate Nexos) et à une interprétation impeccable de la part des comédiens.
- Goemon en VO croit qu’aller au casino signifie jouer aux dés (ce qui colle à son mode de vie proche du Japon ancestral), ce qui n’est pas mentionné en VF. On a plutôt l’impression qu’il s’attend à affronter quelqu’un au bras de fer (vu qu’il brandit le poing) ou à se battre au sabre.
- Socratès Nexas devient Socrate Nexos en VF. Rien de particulièrement gênant...
- Étrange qu’un journaliste de la BBC (chaîne britannique) dit se nommer Jean Danielo !
- Les noms et les nationalités des autres participants à la course ne sont pas les mêmes que ceux de la VO mais s’en rapprochent. Visiblement, il s’agit d’un problème de droits vu qu’en VO les concurrents de Lupin portent tous les noms de personnalités sportives ayant réellement existé.
- Pour la première fois, Jigen écorche le nom français (Yokitori) de Goemon. Il l’appelle en effet à un moment Yokitiri.
- Jigen ne parvient pas à gagner à la roulette en misant sur un chiffre pair (le 12) en VF... alors que le chiffre est impair (17) en VO ! Ce n’est pas une erreur en soit, mais j’ai trouvé ce changement assez cocasse quand on sait qu’en VF, Jigen s’énerve justement que le chiffre qui vient de sortir est un impair ! De plus, à la fin de la partie, on le voit dépité que le chiffre gagnant soit... un chiffre pair !
- Phrase ambiguë : «Je ris jaune» (Lupin face à son rival chinois) = un premier ogouzianisme ou traducteur ayant dérapé ? (NDIndianagilles : juste un peu d'humour ! Moi, j'aime bien !)
Réalisation de l’épisode : La réalisation et le scénario se valent, ce sera loin d’être le cas sur les épisodes suivants.
Erreur technique : A deux reprises, la combinaison sportive que porte Lupin change de couleur.
Le détail intéressant : Lupin est considéré comme Japonais dans la liste des participants et non en tant que Français ou Franco-japonais.
Clin d’œil : Le couple princier de l’époque, Rainier III et Grace de Monaco (anciennement Grace Kelly), figure parmi les spectateurs.
Intérêt de l’épisode : ****
Une excellente satire sur la folie du jeu dans les casinos. Difficile après avoir vu l’épisode d’apprécier désormais ces «lieux de perdition» !
Note Indianagilles : **
On repart dans la course automobile avec un épisode plus convainquant que le premier, mais rien de bien fou fou pour autant. On appréciera surtout de reconnaitre les pilotes de l'époque.
Episode 12 : Un cadeau pour le Président
(Bordelais)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- L’allusion à la parole du Christ lorsque Zenigata mange du pain sec et boit du vin bon-marché est zappée.
- L’accent du Sud des policiers est très agréable à attendre et donne un petit parfum d’authenticité... au premier abord. N’étant jamais allée dans le Bordelais, je laisse les connaisseurs confirmer sa véracité.
- Les erreurs du commissaire sur le nom de Zenigata (Zenigame en VO) est retenu en VF. Lacogne voit ainsi son nom écorché en "Lafrogne".
- Les passages légèrement grivois où Lupin ricane en apercevant la culotte de Fujiko ne sont ni censurés ni coupés ! De même en est-il pour le regard quelque peu intéressé (ce qui ne lui correspond guère !) de Goemon...
- Goemon est une nouvelle fois appelé Yokitiri…
- Durant leur embarquement, l’équipe de pilotage (en réalité Lupin et sa bande déguisés) et Zenigata en profitent pour se saluer en français (en VO bien sûr) avec un accent très prononcé ! Des répliques qui sont plus là pour l’ambiance exotique que pour rendre la scène réaliste. Certaines répliques sont effectivement un peu bizarres dans un contexte de salutations... Évidemment, ces rajouts sautent en VF et sont prononcés normalement (voire modifiés).
Erreur graphique : La fente du premier tonneau reste brune, laissant penser que le trou est bouché et que Lupin ne peut donc tirer du vin... Si vraiment il y a un trou, il doit être minuscule ! Note : il s’agit probablement d’une erreur de coloriage.
Représentation du pays : Ah, la France et ses chers vins…
Clin d’œil : Le président des États-Unis, Jimmy Carter, fait une apparition à la fin.
Réflexion : en VF, Lupin et Jigen dénigrent le saké (qualifié d’alcool de bas-étage, merci pour l’absence de respect à l’égard de la culture japonaise) au profit du bordeaux qu’ils considèrent comme une boisson de luxe et le meilleur alcool. En VO, la phrase est un peu atténuée mais il est toujours question de convaincre Goemon de goûter au bordeaux, qualifié de «grand crû». Que Lupin, moitié Français, parle de cette façon, à la rigueur. Mais pour Jigen, sa réplique sonne complètement hors-sujet. Depuis quand un amateur de bourbon fait la promotion du vin français ? À mon avis, l’explication est simple : le réalisateur de l’épisode en question ne connaissait que vaguement la personnalité des protagonistes de Lupin III, ce qui a ensuite conduit les traducteurs à partir dans un mauvais délire
Intérêt de l’épisode : **
Note Indianagilles : **
Enfin un peu d'originalité ! Et belle conclusion.
Episode 13 : Course poursuite à San Francisco
(San Francisco)
Scène culte : Zenigata veut en finir avec sa mission qui lui pourrit la vie et décide de rentrer au Japon. Mais confronté aux menottes qu’il a choisies pour les passer à Lupin le jour où il l’arrêtera enfin, il jure de ne pas renoncer.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Lupin et Jigen utilisent des identités et des codes très différents entre les deux versions, notamment les mots de passe qui sont beaucoup plus enfantins que dans la version originale. Lupin se surnomme Paul MacCarting en VO et Bill MacAnthony en VF, Jigen se surnomme Gringo Starr en VO puis Johnny Starr en VF. Problème de droits sur les noms de deux des membres de Beatles ou crainte que les enfants ne comprennent pas l'allusion ? Quant à leurs mots de passe :
Lupin : «Je ne connais pas les Beatles» (VO)/«Le fantôme vous salue» (VF)
Jigen : «Presley est le plus grand» (VO)/Gustave aime les betteraves (VF)
On voit donc ici qu’en VO, les mots de passe sont liés l’un à l’autre et touchent à un thème en particulier normalement anodin : la musique. La VF passe complètement à côté de cette idée...
- Zenigata est surnommé Gastounet par Edgar, très probablement pour remplacer l’habituel Tottsan (qui pourrait se traduire par "mon vieux", "l’ancien", "petit père", etc.) de la VO. À noter que c’est la première fois en VF. Auparavant, Tottsan était toujours remplacé par "l’inspecteur Gaston Lacogne" ou encore "Ce cher inspecteur Lacogne".
- Durant la scène où l’on voit Zenigata ronfler, le plan sur la radio est toujours présent mais elle n’émet aucun son contrairement à la VO. Même la musique présente durant cette scène a été supprimée.
- L’aliment supposé avoir été ingurgité par Zenigata est modifié pour des raisons d’adaptation culturelle. L’hypothèse qu’il aurait dîné à Chinatown en mangeant des raviolis chinois est remplacée par celle d’un repas à base de gousses d’ail.
- Les allusions aux films d’Hitchcock ne sont pas masquées et la traduction joue d’ailleurs dessus («Non ! Mais c’est du Hitchcock ou quoi ?!», «Lâchez-moi, j’ai le vertigo !». De plus, l’adaptation propose tout au long de l’épisode pas mal de répliques au contenu plutôt adulte pour un dessin-animé censé être destiné aux enfants.
Réalisation de l’épisode : toujours aussi déplorable. Outre les protagonistes qui ont à nouveau leur teint jaunâtre, l’animation est très moyenne, surtout dans la seconde partie : peut-être est-ce la raison pourquoi elle m'a semblé moins bonne que le début de l’épisode ?
Réflexion : C’est la première fois que la détresse névrotique de Zenigata est exprimée de manière aussi réaliste. J’irai même jusqu’à dire qu’il est le véritable protagoniste de cet épisode.
Clin d’œil : La scène où Zenigata est poursuivi par Lupin et Jigen aux commandes d’un avion rappelle la même scène dans La Mort aux Trousses d’Alfred Hitchcock.
Chronologie : Cet épisode est visiblement le dernier à avoir été vendu en VHS. Il aura fallu attendre l’édition DVD sortie en 2003 pour pouvoir voir la suite.
Intérêt de l’épisode : **
Développement de la psychologie obsessionnelle de Zenigata, même si on ne peut pas dire qu’il brille ici par son efficacité. C’est même plutôt le contraire ! Si on rigole beaucoup durant le passage à San Francisco avec un Zenigata dépressif fuyant ses obsessions, la suite finit par devenir redondante.
Note Indianagilles : ***
Un épisode très accès sur notre bon Inspecteur. Délirant à souhait.
Un milliardaire nommé Howard Heath (Hans Hart en VF) a prévu d'épouser sa 38e femme : Fujiko Mine ! Eberlué et jaloux, Lupin se rend immédiatement en Jamaïque pour persuader Fujiko de ne pas épouser ce vieillard. Mais la belle tient à récupérer les bijoux (notamment un somptueux rubis écarlate d'origine haïtienne) de Heath.
Censures ou coupes : Il manque le tout début (y compris dans le DVD soi-disant intégral d’IDP sorti en 2006) lorsque la carte de l’Atlas montre où se trouve l’île de la Jamaïque géographiquement parlant, ceci afin d'enlever les caractères de l’écriture japonaise et éviter ainsi de les traduire. (5 secondes.
- Avec les voix de Philippe Ogouz (Edgar + Hans Hart), Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Hésitation entre la VF, la VOST d’IDP et la VOST américaine sur le nom du nouveau soupirant de Fujiko : s’appelle-t-il Howard (Hans en VF) Hart ou Howard Heath ?
- La comparaison entre l’essence de lotus contenue dans le rubis et le LSD n’est pas mentionnée.
- La traduction du message qu’écrit Lupin avant de partir est complètement différente : là où en VO il rédige une fausse lettre de donation du rubis, en VF il explique à Fujiko le but de son départ. La VO explique donc beaucoup mieux pourquoi il fait en sorte de laisser une empreinte des lèvres de Fujiko sur le papier.
- Arsène Lupin est renommé Edgar 1er. Tentative intéressante et restant dans la logique de l’œuvre qui ne perdura pas : dans les éditions DVD d’IDP, il est renommé Gaspard de la Cambriole.
Réalisation de l’épisode : après deux épisodes médiocrement réalisés, celui-ci relève le niveau avec une mise en couleur et des dessins splendides !
Remarque : C’est le seul des 52 premiers épisodes où Arsène Lupin apparaît en personne.
Représentation du pays : Jamaïque et Haïti = mystères, envoûtements et vaudou. Mais sinon rien de vraiment caricatural.
Intérêt de l’épisode : ***
Une chasse au trésor plutôt réussie (bien que très inspirée du manga), une très bonne réalisation, une ambiance particulière et un léger retour sur l’amour entre Lupin et Fujiko rendent cet épisode passionnant à suivre.
Note Indianagilles : ***
Un très bon épisode à l'ambiance sombre et différente.
Episode 15 : Mystère en dirigeable
(Allemagne/Groenland)
Censure audio : Du jus de pomme à la place du whisky ? Jigen est devenu membre de la ligue anti-alcool ? C’est pour se rapprocher du capitaine Haddock auquel il a piqué quelques jurons par la suite (en VF bien sûr, Tintin était à l’époque inconnu du Japon) ? Et s’ils devaient revoir l’épisode 12, le vin deviendrait quoi ? Du sirop ? Du jus de raisin ? La logique des censeurs reste un mystère…
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar + Herlock Sholmès), Francis Lax (Jigen + Philip Larcher), Jacques Ferrière (Goemon, Lacogne, Kansai Kindani), Claude Dasset (Gabriel XIII), ??? (Le majordome/Magali)
- Le dirigeable s’appelle Lindenberg en français, Hendenburg en japonais. La VF fait ici une allusion au célèbre pilote ayant été le premier à traverser l’Atlantique en avion (rien à voir avec un dirigeable donc), alors que la VO fait allusion à l’aéronef LZ 129 Hindenburg, fierté nationale de l’époque qui fut ravagé par un incendie des suites d’une explosion (dont l’origine n’a jamais été clairement établie) lors de sa dernière traversée le 6 mai 1937.
- Le premier détective s’appelle bien Sherlock Holmes III en VO alors que c’est Herlock Sholmès en VF (comme chez Maurice Leblanc). Philip Archer devient Philip Larcher. Quant à Kôsuke Kindani, il devient Kansai Kindani dans le doublage français.
- De nombreuses répliques ont été entièrement réécrites pour la version française, que ce soit dans un but d’édulcoration (aucune mention des théories freudiennes citées par Sherlock Holmes III) ou pour des raisons énigmatiques et plutôt fâcheuses (les répliques du détective japonais qui apparaît encore plus stupide en VF). La traduction, pourtant très correcte au départ, se montre beaucoup moins fidèle durant la seconde partie...
- Il serait enfin temps qu’on apprenne le nom choisi par les adaptateurs pour Jigen (ou pas)…
- La comédienne de Fujiko étant absente, la voix du personnage est restée… au masculin, même après qu’elle ait ôté son déguisement de majordome bossu.
Clin d’œil : en VO, le détective japonais Kôsuke Kindani rend hommage au personnage de romans policiers Kôsuke Kindaichi (souvent appelé Kindani par erreur), imaginé en 1946 par l'écrivain Seishi Yokomizo, et auquel le manga ''Les Enquêtes de Kindaichi'' fait allusion (le héros Hajime y est présenté comme le petit-fils du détective). On retrouve dans l'épisode un détective réputé pour son intelligence, mais maladroit, un peu benêt et mal fagoté.
Erreur historique/culturelle : Vous croyez vraiment qu’en 1977, un journaliste allemand – même néo-nazi (ce que je doute qu’il soit) – oserait proclamer devant une foule aussi nombreuse «Heil Hitler» ? La VF a le mérite de supprimer une phrase franchement inappropriée au contexte. (NDIndianagilles : la phrase est également présente en Italien).
Réflexion : Que font tous ces soldats en uniforme de la Wehrmacht durant l’atterrissage du dirigeable ? Un rassemblement de néo-nazis ? Une idée du comte voulant reconstituer fidèlement le vol du véritable Hindenburg, y compris dans les costumes de l’époque ? Une énième erreur douteuse du réalisateur de l’épisode ?
Intérêt de l’épisode : *
Cette pseudo version moderne de la catastrophe du 6 mai 1937 (cela expliquerait-il toutes les allusions au IIIe Reich ?) s’avère complètement ratée. Outre un scénario – pourtant intéressant au départ – traîné en longueur, la mise en scène déborde d’ennui et d’un manque flagrant d’originalité. La scène où Lupin apparaît enfin intervient si tardivement qu’au final, elle se révèle totalement prévisible. Le sort du dirigeable à la fin, qui parodie grossièrement la séquence filmée de l’atterrissage forcé du Hindenburg en flammes, ne rend vraiment pas honneur aux victimes de cet accident tragique (qui coûta tout de même la vie à 35 passagers). Même l’humour et le "suspense" (inexistant au final) ne parviennent pas à tirer l’intérêt de cet épisode du zéro absolu. Quant à Zenigata, il se fait avoir comme un débutant et se montre plus d’une fois ridicule, ce qui devient bien vite lourd. Traitement d’autant plus pitoyable que le Zenigata du chapitre 105 "Four of a kind", qui inspira cet épisode, n’avait jamais autant brillé sous le crayon de Monkey Punch. Entre le Zenigata très classe du chapitre et le Zenigata empoté de l’épisode TV, mon choix est bien vite fait.
Note Indianagilles : ***
A part les allusions idiotes aux Nazis, j'ai adoré l'épisode et son ambiance ! L'un des meilleurs, tout simplement !
Un mystérieux inconnu se met à cambrioler différentes demeures avant d'assassiner violemment les propriétaires. Il se présente comme étant Lupin III ! Le cambrioleur aurait-il perdu la tête ? Ou serait-il victime d'une machination ?
Scène intéressante : Fujiko refuse d’abandonner Lupin à son triste sort et décide de l’accompagner dans la mort si jamais il est réellement le coupable.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar + faux Edgar), Francis Lax (Jigen + Marukin), Nadine Delanoë (Magali), Jacques Ferrière, George Atlas (M. Hugo), Edgar Givry (Claude Juniro), Gérard Hernandez (le psychiatre)
- Les modifications de noms de l’épisode : M. Richard (VO) = M Hugo (VF) et M. Friquet (VO) = M. Juniro (VF). Un peu étrange (pour éviter d'éventuels jeux de mots douteux ?), mais rien d’alarmant.
- Dans cet épisode, Fujiko est doublée par Nadine Delanoë (voix française de Maya L'abeille et Lady Oscar).
- La traduction reste globalement proche de la VO, je n’ai remarqué aucune simplification des dialogues ni réelle censure. De même, la référence au Dr Jekyll et Mr Hyde a été conservée. Chapeau au traducteur !
- L’écorchage de nom du jour pour Goemon/Yokitori : Yakitiri. On va finir par se demander quel nom il a réellement...
- Excellente prestation de la plupart des comédiens, notamment Ogouz très crédible dans le double rôle Edgar/Faux Edgar.
- Il est effectivement plus logique que le médecin ''traitant'' le cas de Lupin soit psychiatre dans la VF (spécialiste des maladies mentales) et non psychologue (spécialiste du comportement humain dans sa globalité), même si un médecin tout court serait plus approprié...
- Zenigata/Lacogne visionne le meurtre du faux Lupin commis sur l'une de ses conquêtes. À cet instant, il a la voix de Gérard Hernandez ! (Merci à Mauser pour la remarque)
Réflexion : Graphiquement parlant, c’est l’un des épisodes qui reprend le plus fidèlement le trait particulier de Monkey Punch sur les personnages secondaires. On le remarque à certaines caractéristiques physiques volontairement exagérées ainsi qu’à leurs tenues vestimentaires.
Quant à l’épisode en question, le scénario n’omet aucun événement présent dans la version papier, y compris la chute finale ou certaines scènes assez violentes (Le faux Lupin poignardant sa compagne nocturne après une nuit torride). Même l’humour parodique est légèrement esquissé sur certaines scènes.
Clin d’œil : Cet épisode évoque bien sûr le syndrome du Dr Jeckyll et de Mr Hyde, décrit par Robert Louis Stevenson dans son célèbre roman.
Intérêt de l’épisode : ****
Cet excellent épisode (provenant lui-même d’un excellent chapitre) amène diverses réflexions sur la véritable personnalité de Lupin, sur son amour pour Fujiko et sur son amitié envers Jigen et Goemon.
Note Indianagilles : ****
Lupin commet cambriolage sur cambriolage, toujours sur des coffres-fort fabriqués par leur spécialiste Marukin. Déprimé devant ces échecs, ce dernier défie Lupin de venir ouvrir un coffre-fort réputé inviolable et dont le mécanisme est des plus particuliers.
Censure :
- Lupin déguisé en femme se retrouve ivre après la soirée et refuse de partir. Vu la position indécente à ce moment, toutes les scènes où on aperçoit ses jambes dénudées ou son corps entier ont été coupées. (19 secondes)
- La dernière réplique grivoise de Lupin est édulcorée sous forme d’excuse envers Fujiko. (Censure audio)
Curiosité : Le jeu auquel Lupin et Fujiko jouent est ''Pong'', premier jeu électronique à connaître le succès.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + Marukin), Catherine Lafond, Jacques Ferrière, François Leccia (Le fils de Marukin + le directeur de la banque).
- La banque Mitsubishi (Mitsuboshi en VO) voit son nom massacré à plusieurs reprises (Exemples : Mitsubitchi, Mitesubishi). Les comédiens peinent vraiment à le prononcer correctement. Dans ce cas, pourquoi avoir laissé un nom sonnant japonais si c’est pour qu’après on ait droit à une séries de noms erronés ? Il aurait été plus simple de lui donner un nom sonnant français, l’adaptation a parfois de bons côtés…
- Une réplique de Lupin dans la VF contient un grand illogisme : à voix haute (on peut certes supposer qu'il le murmure, mais vu qu'il se tourne vers Zenigata, ce dernier a bien dû l'entendre !), devant Zenigata et avec sa voix habituelle, il annonce ''Et voilà je les ai berné tous autant qu'ils sont et maintenant je vais reprendre ma voix'' (!!!). Devant une telle remarque, Zenigata aurait eu aucun mal à reconnaître le stratagème de Lupin ! Or, il ne réagit pas du tout ! Illogisme inexistant en VO : Lupin s'adresse précisément à Zenigata en ces termes : ''Mais rien ne nous dit que la police aurait pu arrêter Edgar''. Ce qui fait d'ailleurs raccord avec la réplique suivante de Zenigata : ''Je vous assure que je l'arrêterai''. (Merci à Mauser pour la remarque)
- Le prénom du fils de Marukin (Jôtarô) ne nous est pas appris en VF.
- Philippe Ogouz (Edgar) fait preuve d’un excellent talent de comédien durant cet épisode, en particulier lors de la torture au sauna bouillant. Sa prestation vaut largement celle de Yasuo Yamada.
- On a droit à «Epée magique» à la place de Zantetsu-ken. C’est drôle comme, entre les différentes séries japonaises, les traducteurs se passent les idées. On remplace tous les mots japonais intraduisibles par le mot «magique» comme si la magie est omniprésente dans les séries du Japon ! La même tactique se retrouve dans Dragon Ball avec ses célèbres «Nuage magique» (Kinto-un) et «Rayon Magique» (Kamehameha).
Réflexion : Lupin et sa bande vivent drôlement bien malgré les multiples échecs pour dérober de l’argent. Notre cambrioleur adoré possède même un sauna personnel !
Réalisation de l’épisode : Assez bonne dans l’ensemble, surtout dans la 2e partie. Les expressions de Lupin sont particulièrement hilarantes.
Informations sur l’épisode : il existe un chapitre dessiné par Monkey Punch reprenant l’histoire de cet épisode, mais j’ignore tout de sa création, en particulier s’il ne fait qu’adapter l’épisode (comme ce fut le cas pour l’épisode 26) ou si au contraire, il s’agit bien d’un chapitre dessiné avant le projet de l’adapter en anime. C’est un peu le chapitre-mystère de la série, car je n’ai appris son existence qu’au travers du Rapport Lupin (data-book indispensable pour tout fan comprenant le japonais) et dans l’édition espagnole de la série d’origine (celle de 1967). En effet, il n’apparaît pas dans l’édition originale japonaise (ni dans aucune réédition) et encore moins dans l’édition américaine qui suit de près les éditions japonaises.
Intérêt de l’épisode : **
L’obsession de Lupin pour l’argent est ici critiquée et la scène de torture est très réussie. De plus, voir nos protagonistes chez eux en train de tuer le temps amène un petit détail savoureux que je ne saurai exactement décrire. Mais il est clair que l’épisode vaut surtout pour cette scène de rencontre le fils du fabriquant et la bande à Lupin.
Note Indianagilles : **
Après avoir tenté de voler le rubis du leader d'un groupuscule politique se réclamant du national-socialisme, Lupin et Fujiko sont pris au piège dans un château en ruine. Parviendront-ils à s'en sortir vivants ?
Censure : Le pseudo Führer s’amuse avec son globe terrestre qui rebondit et le renverse au sol (36 secondes).
Scène culte : Lupin et Fujiko s’avouent leur amour mutuellement.
Musique : Musique originale lors de la scène du globe terrestre.
Doublage :
- Avec les voix de Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Le Führer).
- Lupin accuse les dieux dans la VF d’être à l’origine de son malheur. En VO, il rend le vent (divin ?) responsable de ses ennuis. La logique reste conservée, mais ces changements d’origine m’ont fait sourire ! Je tenais donc à le souligner.
- Lupin désigne en VF son arme comme un revolver. Or, comme chaque fan de Lupin III le sait, notre cambrioleur préféré utilise toujours un Walther P38, c’est-à-dire un pistolet automatique !
- Lupin emploie le surnom de «Tonton Lacogne» à l’égard de l’inspecteur pour remplacer le Tottsan de la VO. À noter que ce surnom est une invention de l’anime : il n’est en effet jamais apparu chez Monkey Punch (tout comme le terme Zantetsuken ou encore le Magnum de Jigen).
- Fujiko prétend avoir entendu les voix de «Jigen et Goemon». Depuis quand Goemon a-t-il son nom d’origine ? Notez qu’on ne connaît toujours pas le nom français de Jigen…
Erreur de coloriage : La moustache du pseudo Führer passe du noir au brun clair sur plusieurs plans durant son discours.
Réalisation de l’épisode : Correcte dans l’ensemble, mais pour un épisode aussi particulier, je m’attendais à une mise en scène plus audacieuse.
Représentation du pays : Et nous revoilà en Allemagne avec un nouveau scénario (encore ?!) sur le nazisme.
Clin d’œil : La scène du globe terrestre ne peut que faire penser à la célèbre séquence du Dictateur de Charlie Chaplin.
Intérêt de l’épisode : ????????
Je ne sais vraiment pas quoi penser de cet épisode... À la fois on ne peut que se réjouir d’un scénario très différent des épisodes précédents avec un Lupin en mauvaise posture qui frôle carrément la mort et fait une brillante déclaration d’amour à Fujiko. Et en même temps, ce n’est pas l’épisode qui me passionne le plus. Vraiment, je ne peux pas trancher. Je laisse chacun décider de ce qu’il en pense.

Note Indianagilles : ***
Après avoir été largué par Fujiko, Lupin déprime. Jusqu'au jour où il reçoit un coup de téléphone de la belle qui lui donne rendez-vous en Italie. Arrivé sur les lieux, il ne trouve non pas sa bien-aimée mais la tante de celle-ci, femme herculéenne et un peu enveloppée, qui le force à trouver le trésor disparu de Rommel.
Censure : La tante de Fujiko retire le parchemin caché dans son décolleté. Lupin prétend en français avoir des migraines alors qu’en vérité, il détourne le regard pour ne pas voir la poitrine de la tante. (3 secondes)
Scène intéressante : Lupin prouve qu’il déteste perdre, ce qui colle parfaitement à son caractère.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jane Val (la tante)
- Probablement pour problèmes de droits, Alain Delon – qui apparaît en personne dans l’épisode – est remplacé par un certain Alain Troilon.
- En VO, la tante s’appelle également Fujiko, ce qui perturbe d’ailleurs Lupin. Pourquoi ne pas avoir repris cette idée dans la VF ?
- Le nom de Rommel, contrairement à celui de Montgomery (attention, mal orthographié dans les sous-titres d’IDP), ne sera jamais mentionné. Tout comme le nom du lieu où a eu la bataille, El-Alamein.
Musique : Lovin'you (Lucky) et I miss you baby, deux de mes chansons préférées dans la série, servent de bande-sonore durant le voyage de Lupin.
Le détail amusant : Lupin qui détruit tout un baldaquin en pierre avec une simple mitraillette ? Hum... dangereuse arme dis-donc !
Restauration de l’épisode : tout comme l’épisode 6, celle de l’épisode 23 laisse quelque peu à désirer sur certaines scènes (couleurs moins vives entre les plans, nombreuses poussières). Certains épisodes auraient-ils plus souffert que d’autres avec l’âge ?
Clin d’œil : outre l’apparition (contre son gré) d’Alain Delon, je soupçonne le personnage au volant d’être une caricature d’Osamu Tezuka. Du moins, il en a les traits...
Intérêt de l’épisode : ***
Hilarante comédie mettant en scène les scènes de ménage du couple Lupin/Fujiko.
Note Indianagilles : *
Le scénario est sans queue ni tête et tout semble (mal) improvisé. Mal construit, on dirait presque que les scènes de cet épisode ont été tirés de plusieurs autres épisodes différents. En résulte un épisode divertissant, mais sans aucun réel intérêt. En comics, on appelle ça un fill-in... du remplissage, quoi !
Nezumi Kozo, cambrioleur descendant d'une famille illustre pratiquant ce ''métier'' depuis des siècles, propose à Goemon de s'allier à lui contre Lupin pour venger l'honneur des Ishikawa.
Scène intéressante : premier rendez-vous amoureux (mentionné) de Lupin avec Fujiko dans cette série TV !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Marcel Jemma (Mimi Kozo)
- En VO, ce n’est pas le pot à tabac de la famille de Yokitori/Goemon que recherche l’adversaire de ce dernier, mais un chaudron ayant appartenu à l’ancêtre Goemon Ishikawa (une allusion à son supplice, le premier Goemon ayant été condamné à périr dans un chaudron d'huile bouillante ?).
- Nezumi Kozô Zokichi (Nezumi signifie rat ou souris. C’est également le nom d’un clan de criminels auquel Lupin sera régulièrement confronté dans le manga Shin Lupin III) prend le nom tout moche de Mimikozo en VF. De plus, sa voix trop caricaturale tape vite sur les nerfs. Bref un ratage complet pour cet adversaire/partenaire de Goemon.
- Il n’a jamais été caché en VF que Goemon cohabite avec Lupin et Jigen. Alors pourquoi parlerait-il donc de «sa salle-de-bain» lorsqu’il se rend au lieu de rendez-vous fixé par Nezumi ? Il s’agit plutôt de la demeure familiale de ses ancêtres !
- Le Goemon mentionné dans le recueil de la 1ère Compétition Internationale de Cambriolage est le 10eme d’après Nezumi (en VO). Notre Goemon étant le 13eme, il s’agirait plutôt de son arrière-grand-père et non d’un lointain ancêtre comme il le prétend en VF !
- Sur la troisième image du flashback, on nous montre des Arabes en costume traditionnel, mais en VF on les fait passer pour des Argentins. Néanmoins, la traduction rend le flashback beaucoup moins anachronique en supprimant tous les noms cités en VO (explication plus bas).
- Zenigata ne connaît pas James Bond en VF contrairement à la VO où il laisse surtout entendre qu’il déteste les espions, y compris ce dernier.
- Lupin nomme Jigen par son nom japonais ! Il serait peut-être temps de trancher : aura-t-il enfin un nom définitif ou sera-t-il finalement nommé comme en VO ? À suivre dans deux épisodes !
- «Tonnerre, mais c’est Goemon !» s’écrie Zenigata en apprenant la présence du samouraï sur les lieux. Faudrait enfin vous décider, les gars ! Il s’appelle Goemon ou Yokitori à la fin ?
- Seconde fois qu’Arsène Lupin est désigné sous le nom d’Edgar 1er dans le doublage français.
Erreur historique : nombreux noms cités durant le flashback sur la compétition des cambrioleurs mêlent légendes (Ali Baba), romans (Long John Silver de l’Île au trésor) et personnages ayant réellement existé, mais nés bien plus tard comme Billy the Kid (né en 1859 alors que la compétition est censée se dérouler en 1808 !) ou morts depuis longtemps comme Zheng Cheng Gong, plus connu sous le nom de Koxinga (mort en 1662 !), ou encore Stenka Razine, chef cosaque rebelle qui n’a donc strictement rien à voir avec le cambriolage, mort en 1671 ! Quant à Arsène Lupin, qu’est-ce qu’il vient faire dans une course ayant eu lieu presque 70 ans avant sa naissance ! En fait, aucun des protagonistes présentés durant le flashback n’aurait pu assister à cette compétition, à part peut-être l’ancêtre de Goemon (et encore, Goemon étant supposé être né dans les années 40 environ, son ancêtre serait plutôt né vers 1880) et celui de Nezumi ! Assurément l’épisode le plus illogique en termes de chronologie et de réalité historique de toute la série ! Heureusement que la VF vient supprimer toutes ces incohérences !
Réflexion : Obsédé par son but d’arrêter Lupin, Zenigata oublie fréquemment l’autorité de ses supérieurs hiérarchiques. Néanmoins, dès qu’il s’agit de conserver sa place dans la police, il est prêt à tout pour satisfaire ces derniers.
Intérêt de l’épisode : ??????
Impossible de me décider sur l’intérêt réel de cet épisode. Globalement, c’est un épisode agréable et très intéressant concernant Goemon qui prouve son grand attachement à l’honneur familial plus qu’à son amitié avec Lupin et Jigen. Malheureusement, si en VF les anachronismes illogiques disparaissent, la voix de Nezumi ne lui fait pas honneur. Bref, un épisode à regarder avant tout pour Goemon en essayant de passer par-dessus les grosses lacunes de chacune des deux versions.
Note Indianagilles : **
L'originalité de l'épisode vient du fait que Goemon se retrouve à affronter ses deux accolytes, Lupin et Jigen. Un épisode assez léger et qui se regarde plutôt bien.
Retenue en prison par un directeur peu scrupuleux qui n'hésite pas à tuer ses prisonniers à l'aide de robots explosifs, Fujiko écrit désespérément à Lupin pour qu'il vienne la délivrer. Lupin et ses complices organisent alors un cambriolage bidon pour se faire arrêter. A peine sont-ils en prison qu'ils s'évadent. Mais parviendront-ils à échapper à la mort ?
Scène intéressante : Zenigata fait preuve d'une morale plutôt douteuse dans cet épisode, aux antipodes des précédents épisodes et bien plus proche du manga d’origine. Ainsi, il refuse que le directeur de la prison tue Lupin et sa bande, préférant le faire personnellement. Cette scène est reprise directement du chapitre de Shin Lupin III où il réagit de même : son attitude n’a donc rien d’étonnant.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Bourrier (le directeur de la prison).
- Zenigata est surnommé Gastounet par Lupin (toujours une tentative de traduire le Tottsan).
- Globalement pour une fois, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre. Les répliques françaises suivent la VO de très près.
Le détail amusant : Lupin est un très grand voleur ! Seules deux secondes lui suffisent pour se rhabiller !
Réalisation de l’épisode : Dommage, les précédents épisodes étaient très convenables, mais dans celui-ci, la qualité a bien régressé (dessins + animation).
Intérêt de l’épisode : ***
Développement (basique) de la relation entre Lupin et Fujiko suivi d’une course-poursuite haletante très fidèle au chapitre de Shin Lupin III.
Cette fois, je valide totalement l'avis de Veggie11. Non seulement nous avons droit ici à un épisode original, puisqu'il n'y a nul butin à aller voler, mais en plus on aura rarement vu Lupin et Zenigata aussi "liés". Très bon !
Scène intéressante en VF : Jigen et Goemon sont peu satisfaits de voler le trésor aux jumelles, estimant qu’ils déshériteraient ainsi deux jeunes filles de leur héritage paternel. Deux raisons de trouver cette séquence (qui est très différente en VO) intéressante : tout d’abord le caractère empathique des deux compères contrairement à Lupin ne jurant que par l’argent (du moins est-ce ainsi qu’il est présenté dans l’épisode) mais également les divergences d’opinion, assez rares dans ces 52 premiers épisodes, entre les trois hommes. Certes, Jigen et Goemon finissent par arrêter de creuser au bout d’un moment mais plus par lassitude que par empathie pour les jumelles ! On regretterait presque que les scénaristes japonais n’aient pas pensé à cette idée...
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (peut-être aussi Mirage ?), Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (Anita), Amélie Morin (Lucia), Marcel Jemma (Georg, le complice de Magali).
- Les noms des deux jumelles ne sont pas les mêmes entre la VF et la VO : Anita et Lucia en VF, Anita et Lacika en VO. Le nom de Lacika (traduit en Rachika dans l’édition américaine) sera utilisé à deux reprises par Monkey Punch dans Lupin III (série de 1967).
- Changement de nom pour le chef viking (Brenmatt en VO, Tortik en VF) au début. Pour que les jeunes téléspectateurs retiennent plus facilement son nom ? Sauf que... son nom change une nouvelle fois durant le flashback sur l’histoire du trésor que recherche Lupin ! À cet instant, son nom n’est plus Tortik mais quelque chose comme Blamann (ou Blama).
- On a droit à Yukitori à la place de Yokitori (ça devient franchement lourd, même si cette erreur s’est raréfiée avec le temps).
- Autre changement de nom : le nom de code de l’adversaire de Lupin se nomme «Grisonnant» en VO, mais il a été rebaptisé «Mirage» en VF. Parce que ce nom de code sonnerait mieux en VF ? Ou une mauvaise traduction ? Voire... une manière d’éviter de dire du mal des personnes ayant les cheveux grisonnants ?
- Cinq épisodes pour réentendre le nom français de Jigen ? Apparemment, les adaptateurs ne sont pas si pressés de lui attribuer un nom définitif ! Préfèrent-ils maintenir le mystère planant sur les origines du gunman ?
Faux raccord : une séquence qui doit durer 2 secondes, donc pas facile à remarquer pour nos yeux humains ! Mais après de nombreux visionnages, j’ai fini par constater la chose suivante : souvenez-vous, le couteau de Lucia est brisé dans la bagarre, mais lorsque Goemon s’interpose pour la désarmer, le couteau est intact ! Observation confirmée lors du flashback où on voit Goemon les désarmer puis fixer des émetteurs sur les vêtements des deux sœurs : le couteau est une nouvelle fois intact !
Intérêt de l’épisode : ***
Globalement, c’est un épisode plaisant à regarder malgré un schéma classique (Lupin, à la recherche d’un trésor, rencontre de jolies filles). J’aime beaucoup le combat entre les deux sœurs, ainsi que le tour de passe-passe imaginé par Lupin (brillant au passage). La suite me passionne un peu moins, probablement parce que dans le manga, l’histoire se clôt à cet instant et que toute la suite a été imaginée pour l’anime. Jolie atmosphère nordique en revanche qui rappelle l’ambiance de Noël vu par nos yeux d’enfant (cf. le parc d’attraction).
Note Indianagilles : ***
Tout à fait d'accord avec Veggie. On est un peu frustré par la seconde partie et cette histoire des deux sœurs aurait pu être mieux développée. Les tatouages sur le dos m'ont rappelé le manga Cobra et l'histoire des sœurs Royal.
Scène culte : Séquence émotion avec Jigen et Goemon qui éclatent en sanglots en apercevant le cercueil qui va emporter le corps de Lupin. Zenigata se montre également bouleversé lorsqu’il comprend que la mort de Lupin n’est pas du bluff.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (Le Puma)
- Légère censure audio pour la blague ironique de Lupin en apercevant une voiture de police les pourchassant : Jigen ne s’est plus soulagé dans une fontaine, il s’y est carrément baigné (comprenez : il s’est exposé nu en public). Je ne sais franchement pas lequel de ces deux actes est le plus condamnable !
- La réplique osée du jour : "Magali ! Cet uniforme te va à ravir, mais je te préfère en maillot de bain !" Ça veut tout dire, non ?
- La première fois que j’ai vu la séquence émotion, c’était en VF. C’était également la première fois après 31 épisodes sans problème particulier que le doublage a commencé à moins me convaincre. En cause : l’interprétation des comédiens de Jigen et de Goemon qui sonne fausse durant cette séquence quand on compare avec la VO. Il y a un léger mieux vers la fin, mais ça ne vaut guère l’interprétation de Jacques Ferrière sur Zenigata qui est bien plus réussie. Conclusion pour ma part : VO durant la séquence «larmes» de Jigen et Goemon, VF pour celle avec Zenigata (ou VO si vous voulez, ça revient ici au même). (NDIndy : Après avoir lu ça, j'ai visionné la scène en VO et... bof.. Si en VF, ils ont peut-être un poil forcé sur l'aspect caricatural et comique avec notament le "banzaï", j'ai trouvé, pour ma part, la version japonaise un peu plate plate et monocorde. En fait, c'est la VI qui m'a semblé, comme souvent d'ailleurs, la meilleure interprétation des trois, en tout cas la plus équilibrée dans le ton. Mais bon, tout ça me semble bien subjectif et rien ne m'a vraiment choqué).
Erreur de reflexion : quand Lupin et Jigen regardent dans le retro de leur voiture, l'inspecteur Zenigata qui les suit, conduit à gauche avec Fujiko à sa droite. Dans la scène suivante ils sont inversés...(bravo à l'anonyme pour l'avoir signalé !)
Chronologie : c’est à partir de cet épisode que la mythique couleur jaune de la Mercedes Benz que conduit Lupin se généralisera. Rappelons qu’auparavant, elle était à dominance rose.
Intérêt de l’épisode : ****
Focalisation sur l’amitié entre Lupin et ses acolytes ainsi que la relation Lupin/Zenigata et l’amour entre Lupin/Fujiko. De l’action, de l’émotion et surtout une certaine angoisse pour Lupin = un excellent épisode.
Note Indianagilles : ****
De l'originalité, de la tension, de l'émotion... Cet épisode a tout pour lui. Le Puma est un personnage comme on les aime.
Scène culte : Zenigata se lance à la poursuite de Fujiko au lieu de partir à la recherche de Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (Tatsumi)
- Les noms japonais sont conservés, mais légèrement simplifiés pour qu’ils soient retenus par les enfants. Une décision à saluer ! Par contre, je ne comprends pas pourquoi Black Cat, le sbire de Jaguar, voit son nom changé en Snack (ou Snake ?).
- Phrase illogique : Lupin prétend que les 200.000 dollars volés à Tatsumaki ne valaient vraiment pas la peine (en VF). Pourtant, c’est justement ces fameux billets qui lui ont sauvé la vie (ce qu’il dit d’ailleurs en VO) !
Musique : nouvelle composition très agréable à entendre lors de la vengeance de Lupin sur Goemon.
Réflexion : Bien qu’il ne s’agisse pas ici d’une adaptation d’un chapitre du manga, plusieurs éléments s’en rapprochent néanmoins. Les gangsters cupides prêts à récupérer un trésor en même temps que Lupin, le rôle (très) ambigu de Fujiko, un Zenigata pas du tout empoté ainsi que l’indépendance de Jigen et de Goemon vis-à-vis de leur comparse font partie intégrante de l’œuvre de Monkey Punch. La mort des deux sbires des chefs gangsters est d’ailleurs particulièrement violente (pour l’époque)...
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très intéressant et plutôt original dans son traitement.
Note Indianagilles : ***
Un très bon épisode où Lupin place ses acolytes comme des pions sur un échiquier. Une fois n'est pas coutume, je vais un peu taper sur les doigts de Francis Lax qui en fait un peu trop sur la voix du Jaguar.
Censure audio : Toute l’histoire est censurée pour faire croire que la femme vampire n’a aucun lien avec le Christ (la VO la présente comme sa sœur jumelle). Il s’agit du seul épisode des 52 premiers où l’histoire a été aussi modifiée au niveau des dialogues (origine de la femme vampire, véritable identité du passeur, datation du cercueil, etc.). Il y a une vague allusion dans les paroles de Prisley/Magali qui explique qu’il/elle chante «en mémoire d’un Messie qui serait mort ici», mais sans en expliquer davantage.
Scène intéressante : Jigen et Goemon se montrent ici particulièrement superstitieux, contrairement à Lupin plus terre à terre.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (la femme vampire), José Luccioni (Davis Prisley)
- Contrairement à l’épisode précédent, on revient à des noms japonais occidentalisés.
Réalisation de l’épisode : l’aspect crayonné du flashback de Camilla la femme vampire apporte une certaine fraîcheur à l’épisode.
Clin d’œil :
- La scène de bal est un clin d’œil au Bal des Vampires de Roman Polanski.
- Fujiko se déguise en un clone d’Elvis Presley.
Réflexion : on dirait vraiment dans cet épisode que Jigen est d’origine occidentale, alors que rien à ce sujet n’a été prouvé dans le manga ! Outre ses connaissances dans les méthodes occidentales pour faire fuir les vampires (ail, croix), on a l’impression d’un membre de l’Eglise chrétienne (certains membres du forum américain le soupçonnent d’être protestant) en opposition à Goemon le shintoïste.
Intérêt de l’épisode : *
[Cet avis vaut pour ceux ayant lu le chapitre 97 ''Lupin sucks'']. Les auteurs auraient dû se contenter d'adapter fidèlement la version papier malgré la violence de celle-ci. L’histoire est vraiment sans intérêt et certaines idées finissent par sombrer dans un délire tel qu’on n’y croit plus du tout. Certaines séquences se terminent brutalement sans qu’on comprenne leur rôle dans le scénario (Fujiko déguisée en Davis Prisley) et le reste de l’histoire reprend tous les clichés du film de vampires. Bien que le passage d’un univers réaliste à un univers surréaliste soit typique du manga de Monkey Punch, il a au moins le talent de bien les mettre en scène. Le chapitre du manga, bien que loin de faire partie des meilleurs, a deux arguments qui jouent en sa faveur : d’une part il donne une nouvelle facette au personnage de Lupin (beaucoup plus cruel sous sa forme vampirique) et surtout il met au premier plan les personnages de Jigen et Goemon vu qu’ils sont les seuls capables de permettre à leur ami de redevenir humain. De plus, l’ambiance particulière du chapitre, sorte de parodie des EC Comics (célèbres comic books d’horreur qui firent scandale dans les années 50 et dont l’existence servit d’argument à la mise en place du Comics Code Authority), rend le côté fantastique de l’histoire plus acceptable.
Note Indianagilles : ****
En totale contradiction avec Veggie, puisqu'il s'agit pour moi, au contraire, d'un des meilleurs épisodes de la série. S'il est vrai qu'il y a quelques trous (le déguisement de Fujiko ???), l'ambiance à la Hammer, délicieusement morbide, et l'originalité du sujet l'emportent largement sur tout le reste. Excellent !
Scène intéressante : Jigen fait bien comprendre à Lupin à quel point il ne supporte plus les jérémiades de son ami croyant Fujiko en danger alors que ce n’est certainement pas le cas (et en effet, elle se porte comme un charme).
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Même les noms occidentaux sont désormais changés. Certes, passer de Lockfund à Big Crésus amène un gag supplémentaire, mais ce changement est-il vraiment nécessaire ?
Réalisation de l’épisode : Pour un épisode aussi dynamique, une meilleure animation aurait été plus adaptée.
Erreur culturelle ( ?) : des temples grecs en Afrique équatoriale ? Hum... je n’y crois guère !
Représentation du pays : si l’on n’annonçait pas en début d’épisode sur quel continent Lupin et sa bande se trouvent, on se croirait dans une Europe ayant subi un réchauffement climatique des plus tropical... Hormis les costumes des policiers et celui que porte Fujiko, ainsi que la jungle, il n’y a strictement rien qui rappelle l’Afrique. Quant aux indigènes, ils sont inexistants (à croire qu’ils ont tous été remplacés par des Occidentaux). Nous sommes bien loin des épisodes suivants, bien plus adultes, qui dénoncent la discrimination raciale d’une manière réaliste et même très crue (cf. épisode 76).
Intérêt de l’épisode : *
Avec une intrigue peu intéressante et un rythme qui se traîne, difficile d'y accrocher. Les personnages n’arrangent pas beaucoup les choses : Fujiko est hyper prévisible, les gangsters insipides et Zenigata ne sert strictement à rien. Le coup de la femelle singe qui tombe amoureuse du pauvre type, on nous l’a déjà suffisamment fait et Zenigata n’est pas à l’origine quelqu’un qui se fait aussi facilement ridiculisé. Marre du Zenigata ridiculisé et inutile ! On veut le Zenigata du manga !
Note Indianagilles : *
Drôle d'idée que cette histoire de gang de gorilles, il s'agit sans doute d'un hommage au premier film de la Panthère Rose et de sa poursuite délirante en voitures. Mais ce n'est pas très réussi. Bof, bof...
Scène intéressante : On voit Lupin vêtu d’un kimono. C’est assez rare, si on ne prend pas en compte ceux qui lui servent pour se déguiser, qu’il porte d’autres vêtements dans les adaptations animées. À noter que ce détail (le fait qu’il change très peu de fringues) ne fut pas toujours présent dans le manga, même si son costume fétiche a très vite été celui à veste rouge.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond (Magali + Shinobu Fuma), Jacques Ferrière
- Comme on pouvait s’y attendre, le nom du château (Tsukikage, soit l’ombre de la lune) est prononcé n’importe comment. À plusieurs reprises, on remarque que les comédiens vont trop vite et ne font pas attention à la prononciation correcte du nom. Dans le fond, pourquoi ne pas l’avoir traduit ?
- Toutes les allusions à la famille de Goemon, à son ancêtre et à la rivalité entre clans ninjas de Fûma et d’Iga (dont fait partie Goemon) sont jetées aux oubliettes. Les Fûma sont désignés en tant que ninjas, mais sans d’autres précisions.
- Mention spéciale : excellente chose de ne pas avoir converti les yens en francs comme ça se faisait régulièrement dans les doublages d’époque ! Je tenais absolument à mentionner cette audace.
- Phrase stupide : «Edgar, tu sais déchiffrer le japonais ?» (Goemon). Eh ben Goemon, qu’est-ce qui t’arrive mon pauvre ? Toi le traditionaliste par excellence, qui chérit tant la culture du Japon, tu ne sais plus lire ta propre langue ? L’idée de dérober une épée millénaire lui aurait-elle fait perdre son japonais ? Et pourquoi poser une telle question à Lupin alors qu'il ne peut ignorer ses petits messages d’avertissement qui sont toujours écrits dans la langue de Mishima ? Bien entendu, cette aberration est à attribuer aux traducteurs français. En VO, Goemon demande simplement à Lupin s’il a une idée du sens de la phrase (et pas de la signification des kanji).
- Pourquoi l’allusion à Jack et le haricot magique a-t-elle été effacée ? Il s’agit pourtant d’une référence européenne connue de la majorité des enfants (enfin pour ma part, j'ai découvert ce conte dès la maternelle)...
- On alterne à nouveau entre Goemon et Yokitori. Un coup, il a son nom français habituel puis un autre (on se croirait dans Dragon Ball Z avec le très connu Piccolo/Petit Cœur ou le cultissime Sangoku/Cachalot. Ça m’est venu à l’esprit parce que je suis justement en train de me revoir les aventures de Gokû et ses potes !). Dites les traducteurs, si vous hésitez toujours entre Yokitori et Goemon, choisissez ce dernier : les comédiens n’ont aucun mal à articuler Goemon contrairement à Yokitori.
- Phrase stupide : Goemon incapable de comprendre où veut en venir Lupin et, pire encore, lit mal un kanji aussi basique que celui du Nord ?! N’importe quoi, les traducteurs !
- Grosse erreur de traduction : "Fujiko" annonce que l’heure du rendez-vous fixé par les Fûma à six heures du matin le jour-même. Puis, Lupin précise qu’ils ont encore cinq heures devant eux. Un rapide calcul conclut donc qu’à cet instant, il est... une heure du matin ! Or, dehors il fait clair...
- Vingt minutes maintenant pour résoudre l’énigme ? C’est à n’y rien comprendre (à moins que se voyant démasquée, Shinobu Fûma aurait raccourci le délai. Mais dans ce cas, comment prévenir ses hommes en si peu de temps ?)...
- L’explication du second mystère (les aiguilles de l’horloge indiquant 8 heures 29 minutes et 42 secondes) est partiellement erronée dans la VF (syllabe ki au lieu de la syllabe chi, nom de la tour où se trouve le trésor qui passe de Shachihoko à Shiyaki). Notons néanmoins l’audace d’avoir voulu se rapprocher de la VO plutôt que de modifier entièrement la résolution de l’énigme, pourtant basée sur le syllabaire japonais incompréhensible pour les petits Français de l’époque. Une tentative rare pour l’époque et pour une fois respectueuse du pays d’origine de la série. L’origine des syllabes employées – tirée d’un proverbe japonais – est néanmoins modifiée en VF (problème d’adaptation j’imagine).
- La VF donne l’impression que Goemon est juste un samouraï et qu’il ne connaît rien aux techniques ninjas, d’où – d’après son adversaire Shinobu Fûma – son infériorité face au clan Fûma, ce qui est bien évidemment faux. En VO, comme dit plus haut, sa rivale est stupéfaite que le clan Iga d’où provient Goemon maîtrise des techniques analogues à celles du clan Fûma.
Réflexion : C’est la première fois que Fujiko n’apparaît pas du tout dans un épisode, du moins personnellement. Elle est remplacée ici par le déguisement de Shinobu Fûma. Quelque chose me dérange néanmoins dans cet épisode et qui aurait tout de même dû sauter aux yeux de Goemon et de Jigen : elle propose à ce dernier de le conduire à l’hôpital ! Vous croyez vraiment que la véritable Fujiko se permettrait une telle générosité envers son principal ennemi ?
Musique : Petits airs japonais traditionnels qui collent parfaitement à l'ambiance.
Le détail inutile : C’est vraiment un détail inutile, mais intéressant : lorsque Zenigata donne du feu à Jigen et qu’il le reconnaît, au lieu de se demander si Edgar est également dans les parages, il préfère se lancer à la poursuite de Jigen. Deux hypothèses : soit il fait son métier de policier correctement et veut arrêter tous les criminels, soit il veut soigner son obsession d’arrêter Lupin. À vous de choisir !
Clin d'oeil : Vous vous souvenez de ''Cutie Honey'' alias ''Cherry Miel'' en France ? L'héroïne de Gô Nagai avait l'habitude à chacune de ses transformations ultimes, lorsqu'elle prend sa véritable apparence, de prononcer cette phrase : ''Occasionnellement je peux être (telle fille), une autre fois (une autre fille), mais en réalité je suis Cutie Honey, la guerrière de l'amour !''. ça ne vous parle pas ? Voilà ce que dit Shinobu dans l'épisode : ''Quelque fois je suis la jeune femme dirigeant la cérémonie de thé mais je peux aussi être Magali/Fujiko. Mais je n'oublie jamais que je suis la cheffe des ninjas !''. Alors coïncidence ? Ou bien ? A noter que la série d'origine de ''Cutie Honey'' date de 1973.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode intéressant concernant la personnalité de Lupin seul un trésor l’intéressant personnellement ou un ami en danger semblent mettre en marche les rouages de son cerveau lui permettant de résoudre de complexes énigmes.
Note Indianagilles : **
S'il y a donc beaucoup d'approximations sur la VF, ça n'empêche en rien de l'apprécier tout de même, surtout si on n'est pas trop puriste du Japon comme moi.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (le bonze), Pierre Garin (le descendant de Gengis Khan)
- Goemon va prier sur la tombe de son ancêtre Goemon Ishikawa en VO ; en VF, il se rend pour prier sur la tombe de ses parents (la VF le fait donc passer pour orphelin, un background se rapprochant de celui du manga où Goemon est élevé par son oncle).
- Le but de Fujiko en VO n’est pas de prendre de l’avance sur Lupin et récupérer le trésor de Gengis Khan, mais celui de Minamoto Yoshitsune (qui n’est pas mentionné en VF), bien qu’il s’avère un peu plus tard qu’il pourrait s’agir de la même personne. Remarque : donc en VF, Fujiko propose à Goemon de mettre la main sur le même trésor avant Lupin. Vous croyez vraiment que le samouraï accepterait de trahir son ami pour un trésor ? (NDIndianagilles : Pour moi oui. Les coups bas sont assez légion dans la bande. Même si c'est peut-être moins le cas dans l'animé que dans le manga)
- Jacques Ferrière (Lacogne) est en pleine forme !
- Lorsque le prince tombe sur Lupin qui l’avertit de ne pas crier, on entend comme une sorte de réplique ou de dialogue. Malheureusement, il est difficile de comprendre un seul mot, car le son semble comme parasité ou le volume aurait été poussé trop bas (détail inexistant en VO). La phrase serait ''Pas un mot, il ne vous sera fait aucun mal''.
- La tombe de Goemon Ishikawa, ainsi que le trésor de Minamoto Yoshitsune, se situent à Hiraizumi en VO, mais la VF les situent à Aomori.
- Grande nouvelle : selon la VF, Genghis Khan serait né... à la toute fin du XVIIIe siècle (Memphis Khan le présente comme son arrière-arrière petit-grand-père). Bon certes, on peut arguer que c’est juste une expression pour ne pas répéter une quinzaine de fois le mot "arrière", mais "ascendant '' ou ''ancêtre" aurait été plus approprié.
- La voix du moine change sitôt que sa véritable personnalité se dévoile. Il a d’abord une voix très âgée puis une voix plutôt rauque. Histoire de montrer que c’est lui désormais le «méchant» ?
Erreur linguistique : La lettre que montre Lupin au prince mongol est écrite en japonais. À moins qu’il ne sache parler plusieurs langues asiatiques, comment ce dernier peut-il comprendre ce qui y est écrit ? Il aurait été plus logique que Lupin écrive sa lettre en anglais, en mongol voire en chinois. Une erreur-type due aux difficultés linguistiques du staff japonais, certes (Miyazaki s'y essayera dans Le Château de Cagliostro en faisant écrire Lupin en français. Le résultat sera culte, mais peu convaincant).
Comparaison avec le manga : ne vous étonnez pas si Zenigata parvient brillamment à duper Lupin alors déguisé : cette scène est une adaptation très fidèle d’un chapitre du manga. Comme le savent déjà certains, Zenigata y est beaucoup plus intelligent et perspicace, d’où son caractère dans cet épisode.
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très réussi. Certes, une nouvelle fois on retrouve Lupin à la recherche d’un trésor antique (comme dans l’épisode précédent). Néanmoins, grâce à un Zenigata revalorisé, un Goemon qui s’allie à Fujiko (bien mieux présenté en VO pour ma part, en VF on a vraiment l’impression qu’il trahit Lupin) et une chute finale monkeypunchesque jouissive, on y passe un excellent moment. À recommander !
Note Indianagilles : ***
On pourrait d'abord croire à un épisode des plus classiques, mais la 2eme moitié nous entraine hors des sentiers battus. On appréciera notamment ce zeste de fantastique (à la Scooby Doo ?), ainsi qu'un final très réussi.
Scène culte : brève séquence émotion où Zenigata n’hésite pas à sauter à l’eau pour secourir Lupin des flammes. J’ai toujours adoré les moments où Zenigata pleure ou éclate en sanglots en croyant Lupin mort (Épisodes 32, 80, 82 pour ne citer que ceux-là) : des séquences-clé pour mieux cerner la psychologie de l’inspecteur et sa relation avec Lupin. À quand un film ou un téléfilm se focalisant uniquement sur cette relation particulière ?
Autre scène culte : guidé par un fort sentiment d’attachement à l’égard de Lupin, Zenigata n’hésite pas à aider celui-ci à s’enfuir sous les yeux de la police ! Et pour rajouter au plaisir, la VF s’avère absolument judicieuse pour mieux savourer cet instant (pour une fois, les adaptateurs ont eu une bonne idée) !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (le commissaire)
- Clin d’œil : parodie cocasse de la célèbre réplique de Cyrano de Bergerac (dans la pièce écrite par Edmond Rostand) : ''C'est une honte ! Une honte ! Que dis-je c'est une honte ! C'est une infâmie !''
- Petite préférence pour l’accent italien (malgré le cliché vendeur de glaces = Italien) de Zenigata dans la VF
- Zenigata propose à Lupin de vivre désormais en tant qu’amis et complices s’il se fait virer, refusant de le laisser aux mains de la police vu que ce n’est pas lui qui l’a arrêté. Une réplique culte, mais qui n’a strictement rien à voir avec la VO. Celle-ci correspond davantage à l’obsession du personnage qui libère Lupin uniquement pour l’arrêter personnellement.
Problèmes géographiques : Des chemins aussi montagneux près de Paris ? C’est possible ? Parce que je doute que Lupin soit parvenu jusqu’en Savoie (ou tout autre région montagneuse) aussi rapidement…
Intérêt de l’épisode : ****
Développement-phare de la relation entre Zenigata et Lupin. De plus, voir Fujiko dans un rôle différent que celui de la traîtresse/manipulatrice/ennemie de Lupin rend cet épisode absolument indispensable.
Note Indianagilles : ***
Plus que la relation Lupin/Zenigata qui est connue et reconnue, c'est surtout la présence de Fujiko du côté des "bons" qui font tout le sel de cet épisode atypique.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (Gochinko)
- Jigen a des expressions bien vieillottes en VF, comme s’il avait au moins quarante ans. Or d’après le manga, il est censé avoir le même âge que Lupin ! (NDIndianagilles : Personnellement, je n'y ai absolument pas fait attention. Je dois aussi être un vieux alors !)
- On nous refait le coup des accents sur les Chinois, mais sur certains comme Gochinko, ça passe encore vu que c’est à but comique.
- Sinon globalement je trouve cette VF peu satisfaisante. Au niveau des voix, ça reste correct (notamment Catherine Lafond qui ne m'a jamais déçue sur Fujiko/Magali), mais la traduction et l’interprétation cabotine des comédiens n'aide pas l'épisode à se faire apprécier.(NDIndianagilles : Perso, je la trouve parfaite. Comme quoi...)
Musique : petits airs chinois qui rythmeront un peu le récit durant tout l’épisode.
Réalisation de l’épisode : Tout comme l’épisode précédent, la qualité reste très moyenne voire carrément lamentable sur certains passages.
Intérêt de l’épisode : *
Visionner cet épisode fut un véritable supplice dès le départ, que ce soit en VF ou en VO. Entre les méchants ultra-caricaturaux (le scénariste de l'épisode ne semble guère apprécier les Chinois), l'action qui se traîne et le coup de théâtre final qui n'en est pas un sans parler de la réalisation plus que moyenne... Je tire difficilement de ce ramassis de médiocrité la pauvre Fujiko qui a l'avantage de rester fidèle à elle-même. Et puis les bébés caïman sont plutôt mignons...
Note Indianagilles : ***
Encore un excellent épisode auquel il ne manque pas grand chose pour en faire un must. On aurait aimé que le côté "Opération Dragon" soit plus développé, car le tournoi passe malheureusement trop au second, voir troisième plan. Les méchants très Bondiens sont toujours un plaisir à voir. L'excellente VF rende l'épisode encore meilleur, avec des jeux de mots drôles et une interprétation, désolé Veggie, des plus inspirés. Mais il est vrai que le mystère de l'emplacement des diamants manque de suspens.
Remarque sur la censure : Les censeurs devaient être en vacances à la Côte d’Azur, car Zenigata ne se gêne pas pour montrer Fujiko seins nus et la scène intégrale a été conservée ! On est bien loin de la séquence retirée parce que Jigen boute le feu à une traînée d’essence pour stopper un camion. Conclusion : montrer une fille nue dans un programme pour enfants, c’est correct ; voir les héros en incendiaire certainement pas !
Scène intéressante : Zenigata se laissant séduire (et embobiner) par Fujiko.
Musique : Nouvelle musique lors de l’attaque du fourgon blindé.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jacques Marin (Inspecteur Torombo)
- Les traducteurs n’ont pas omis les erreurs sur le nom de Zenigata (Latrogne en VF/Johnny Gata en VO).
- Lupin demande à Zenigata de transmettre ses hommages à la femme de ce dernier et à la petite. Plutôt bien réussi comme préméditation de la part des traducteurs puisque dans le premier film, Zenigata sera papa d’une fille nommée Toshiko. Pourtant, la réplique n’existe pas en VO dans cet épisode-ci (et que Monkey Punch n’ait jamais mentionné les enfants qu’ait pu avoir Zenigata. On sait juste qu’il a un petit-fils déjà étudiant).
- Comme dans l’épisode 13, le mot de passe employé par le directeur n’est pas le même entre les deux doublages et se montre plus puéril (effet voulu pour accentuer l’humour ?) qu’en VO.
- Le nom du tigre est modifié en VF : de Shishimaru (qui pourrait se traduire par «Petit Tigre»), on passe à Rajah.
- Grosse différence de calcul entre la VO et la VF (assez pour la mentionner) : le missile volera à 50 mètres au-dessus de la mer (en VO) contre 200 mètres en VF.
- Phrase stupide : «Une femme ne peut pas préparer seule un coup pareil». Voilà que la VF transforme ce pauvre Zenigata en macho... Rappelez-moi une éventuelle séquence en VO où l’inspecteur laisse entendre pareille réflexion ? (NDIndianagilles : Pourquoi, il a tort ? Je plaisanteeeeeeeeeeeu !)
- Ce n’est pas un micro que tu as, mon cher Lacogne (eh oui, c’est une phrase de la VF), mais une caméra !
Réalisation de l’épisode : Je vais commencer par un bon point pour ne pas m’énerver trop vite : les décors sont superbes au début et les couleurs employées pour le coucher de soleil éclatantes. Bon, ça c’est pour le point positif. En revanche, je pousse un immense COUP DE GUEULE contre le chara-designer de cet épisode ! Le graphisme est épouvantable durant les premières minutes et ne s’améliore pas des masses au fil de l’épisode (Fujiko s’en sort à peu près, mais on l’aura connu plus séduisante). Le chara-designer habituel devait être en vacances et son remplaçant a réalisé un véritable travail de cochon (non mais regardez-moi la tête de Jigen au début...). Carton rouge également contre le chef-animateur de l’épisode en question, qui a préféré jouer au mah-jong plutôt que se concentrer sur son boulot.
Erreur de coloriage : la blouse de Fujiko devient rose à certains moments alors qu’elle est d’un blanc cassé durant le reste de l’épisode.
Réflexion : à votre avis, à quelle occasion et pour quel motif Fujiko aurait-elle changé subitement de déguisement (au départ, elle porte un costume de secrétaire puis après celui d’une informaticienne) ?
Clin d’œil : L’inspecteur qui aide Zenigata dans cet épisode s’appelle Tolombo. Allusion à Colombo ?
Comparaison avec le manga : vous vous souvenez du passage où Zenigata abaisse en partie la blouse de Fujiko ? Eh bien figurez-vous que pour une fois, les scénaristes de l’épisode se sont montrés bien plus crus que Monkey Punch ! Dans le manga, Zenigata se contente de saisir Fujiko par son pantalon, dévoilant ses fesses à l’air un court instant. Quel est le plus osé d’après vous?
Intérêt de l’épisode : *
La réalisation est médiocre, l’histoire sans grand intérêt (on sait très bien dès le départ ce qui va se passer) et Zenigata n’arrête pas d’être constamment rabaissé par ce crétin de Tolombo qui ne comprend rien à l’affaire (malgré une première partie prometteuse). C’est marrant au début, mais passé deux minutes c’est franchement énervant. Je ne m’attarderai pas non plus sur la personnalité très décevante de Fujiko. Alors que dans l’épisode précédent Fujiko conservait sa véritable personnalité, elle participe au cambriolage comme si Lupin était le boss et ne pense pas un instant à le trahir ! Le chapitre du manga n’est pas meilleur à mon humble avis : c’est l’un des plus faibles qu’ait pu réaliser Monkey Punch, que ce soit au niveau des dialogues ou du graphisme. Le seul avantage du scénario, c’est qu’on admire les prouesses très calculées et longuement pensées de Lupin pour parvenir à voler un butin réputé inatteignable.
Note Indianagilles : *
Ce qu'il y a à retenir de cet épisode ? La poitrine nue de notre belle Fujiko ! A part ça... Allez hop, on zappe !
Scène culte : La réaction de Zenigata après avoir arrêté Jigen et Goemon, ajoutée à la scène où les deux compères décongèlent Lupin en le passant à la broche. Hilarant dans les deux langues.
Scène intéressante : Monaco n’est décidément pas le lieu de villégiature idéal pour reposer l’esprit de notre cambrioleur... Après son acharnement au casino dans l’épisode 11 où il a failli y laisser jusqu’à ses chaussettes, le voilà remonté contre un chauffard avec qui il n’hésite pas à faire la course (sur une route dangereuse) pour une simple question d’honneur !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (Caroline)
- Les lires italiennes proposées par le jeune chauffard se sont transformés en francs dans la VF.
- On constatera un langage plus familier que dans les épisodes précédents.
- La princesse Kaguya devient Caroline en français. Après quelques épisodes audacieux où les adaptateurs se sont permis de conserver noms japonais et chinois, voilà le retour de la francisation des noms asiatiques. Dommage, c’était bien parti...
- Clin d’œil : lorsqu’il gravit les montagnes de l’Himalaya, Lupin fredonne la chanson "Étoiles des neiges" dont les paroles ont été écrites par le Suisse Franz Winkler en 1948 avant qu’elle ne soit traduite en français et reprise par le chanteur Jacques Hélian une année après (puis par d’autres chanteurs au fil des années). Vu le timbre très années 40 employé par Philippe Ogouz, il semble que la version qu’il imite soit bien celle de Jacques Hélian. Je regrette de ne pas pouvoir reconnaître la chanson que fredonne Yasuo Yamada dans la version japonaise...
Erreur scénaristique : le scénariste de cet épisode ne semble pas avoir bien cerné la psychologie de Jigen. Le voir accepter comme un gentil garçon le deal de Caroline/Kaguya sans se méfier un instant et croire qu’il est déjà vainqueur avant même d’avoir joué laisse un arrière-goût amer.
Réalisation technique : ouf, les personnages ont plus ou moins retrouvé leurs traits habituels. Côté animation, on n’atteint pas le haut du panier, mais il y a eu pire. Rien à dire pour les décors.
Réflexion : Pourquoi cet abruti de Goemon n’a-t-il pas directement usé de son sabre pour libérer leur voiture prise dans le fourgon de police avant que Zenigata ne le fasse démarrer ? Fallait-il vraiment la bousiller pour qu’ils parviennent à s’échapper ?!
Intérêt de l’épisode : *
Non, je n’ai pas aimé cet épisode ! On partait d’une bonne idée, mais l’intérêt ne suit pas. Comment peut-on imaginer un seul instant Lupin III confronté à une princesse désirant réveiller son fiancé grâce à une potion magique ? On est effectivement très fidèle à l’univers de Lupin III avec un tel scénario… De plus, certains choix gênants dans l’utilisation de personnages (Jigen qui se prend pour le roi du casino, ne se méfie à aucun moment des véritables intentions de Caroline/Kaguya) sont vraiment difficiles à avaler.
Note Indianagilles : ***
Voilà un épisode qui nous sort des sentiers battus : un dragon, une sirène, un yéti... Et quel plaisir de voir notre Fujiko vexée de se faire piquer la place de manipulatrice en chef ! Par contre, n'essayez pas d'aller chercher un peu de logique dans tout ce foutoir. Mais tout ça est juste super agréable à suivre. Perso, j'ai beaucoup aimé.
Censure : Flash-back sur les crimes commis par l’armateur
Scènes intéressantes :
- Lupin se décide à rencontrer Onabess pour venger les victimes assassinées par ce dernier pour obtenir gloire et fortune. Un développement intéressant et tout à fait en phase avec sa personnalité.
- Lupin se montre très brutal avec Fujiko dans cet épisode, lui qui d’habitude n’ose pas lever la main sur elle !
Musique : L’orchestre joué au début de l’épisode pour fêter le départ du bateau de l’armateur Onabess puis l’air entendu lors du «mariage» de Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + Onapess), Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- L’armateur s’appelle Onabess en japonais et Onapess en français : un problème assez courant dans les retranscriptions de noms occidentaux contenant un p ou un b, les caractères japonais utilisés étant quasiment les mêmes.
- Nouvelle occidentalisation de nom : le Santo Yamato devient le Santa Anita.
Clin d’œil :
- Le nom de l’armateur Onabess est probablement une allusion à Aristote Onassis, le célèbre armateur grec.
- On peut apercevoir plusieurs toiles célèbres durant l’épisode (Van-Gogh, Gauguin et bien d’autres).
Intérêt de l’épisode : **
Cet épisode fait son petit effet lors du premier visionnage. Il faut avouer que voir Lupin déguisé en femme a de quoi surprendre ! L’épisode propose également un Lupin assez différent, plus proche du justicier, prouvant ainsi qu’il n’est pas qu’un cambrioleur avide d’argent.
Note Indianagilles : **
Cet épisode ne vole pas bien haut, mais le doublage français s'en est donné à coeur joie ! Francis Lax et Philippe Ogouz sont vraiment déchainés !
Scène culte : Les activités de vacances de Jigen et Goemon sont… passionnantes : dégustation de whisky à longueur de journée pour l’un, entretien du sabre pour l’autre. La signification du mot «vacances» ne pouvait pas être mieux représentée !
Musique : Mélange agréable d’airs chinois à la fois traditionnels et modernes durant un peu tout l’épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (la fille de Kô Lan), Jacques Chevalier (Hô Shû Zen), Georges Lycan (le complice de Hô Shû Zen).
- Contrairement à d’habitude, les accents chinois sont réservés uniquement à ceux dont le rôle est comique.
- Retour des noms orientaux dans la VF. Apparemment, seuls les épisodes situés dans un cadre plus exotique ont droit à conserver les noms japonais ou chinois tel quel (Le 33e étant une exception)...
- Dommage qu’aucune expression chinoise ne soit plus à entendre dès qu’on passe à la VF. Celles-ci donnaient un petit parfum d’authenticité à l’épisode en VO.
- Hô Shû Zen a fait croire à Kô-Lan que le crâne de l’Homme de Pékin était celui de son mari mort à la guerre, non pas celui de son frère (VF).
- Pas mal de modifications dans le dialogue entre la jeune Hongkongaise et Lupin. Volonté des adaptateurs français de simplifier les dialogues (référence en VO à l’âge de Shun-Lan, au sort du premier mari de sa mère, à son remariage) ?
Erreur scénaristique : Attention, bientôt dans vos pharmacies : le pansement régénérateur ultra-rapide (en référence à Zenigata qui après avoir subi un grave écrasement des phalanges voit son bras remis à neuf la nuit suivante) ! (NDIndianagilles : ce doit être les mêmes choses sont ils se servent dans les matchs de foot !)
Réalisation de l’épisode : Un épisode bien mieux réalisé que les précédents, notamment grâce à des décors et des personnages plus colorés. L’animation reste très limitée (retour des «clones» sur une séquence lorsque Lupin se balade en ville suivi de près par Zenigata).
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très adulte et très éloigné du 39 dans la représentation des Chinois. De plus, l’indépendance des acolytes de Lupin est une nouvelle fois soulignée.
Note Indianagilles : **
Si l'histoire n'a guère d’intérêt, on peut se laisser bercer pas l'ambiance de l'épisode. Plaisant, mais sans plus.
Scène intéressante : Lupin sauve la vie à Zenigata pour la première fois non pas dans le but de récupérer de l’argent, mais bien de l’aider.
Musique : Le petit air à la fin de l’épisode, peu avant l’ending.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca (voix de remplacement Zenigata et Goemon), Gérard Hernandez (inspecteur Penguin), Georges Lycan (un policier).
- Pour la première et unique fois, la situation des différents lieux n’est plus coupée en VF mais présentée par oral.
- On ne pouvait trouver meilleure voix que celle qu’attribue Gérard Hernandez (par ailleurs excellent dans le rôle) à l’inspecteur Penguin ! C’est un véritable régal.
- Le langage est plus familier : par exemple, Jigen utilise le mot flic pour désigner la police.
- Mention spéciale à Serge Lhorca qui nous offre un Zenigata très convaincant. Serge Lhorca remplace d'ailleurs définitivement Jacques Ferrière sur ce personnage et Goémon pour les 9 derniers épisodes doublés en français.
Erreur historique : en VO, le lion d’or a pour but de célébrer le 50e anniversaire de la fondation du pays (donc l’Australie). Si on part du principe que l’histoire de Lupin se déroule en 1977 (année de la création de la 2e série), la date serait donc 1927... Or, il n’en est rien : l’indépendance du pays a été officiellement déclaré en 1931 (et ratifié en 1942 par le Parlement). Quant au pays en lui-même, tel que nous le connaissons, il date de 1901.
Réflexion : Lupin et Jigen sont pour la première fois les seuls à travailler, comme au début de leur collaboration avant l’arrivée de Goemon. En effet, Fujiko et le samouraï préfèrent passer leurs vacances en surfant sur les vagues plutôt que de voler une statue en or !
Intérêt de l’épisode : ****
Développement important de la relation Lupin/Zenigata.
Note Indianagilles : *
En ce qui me concerne, nous avons là un des épisodes les plus faiblards de la série avec un scénario des plus limité et des situations grotesques (l'inspecteur manque d'air alors qu'une grande fenêtre le surplombe ???)... L'absence de Goemon et Fujiko se fait également ressentir. En fait, seule la fin s'avère un poil originale avec un Zenigata qui... vous verrez bien. Par contre, un grand bravo à Serge Lhorca qui parvient à assurer la transition avec Jacques Ferrière dans une quasi transparence ! Je suis sûr que la plupart ne se rendront même pas compte du remplacement.
Scènes cultes :
- Les méthodes de Zenigata pour arrêter lupin sont à hurler de rire dans cet épisode. On a droit à deux nouvelles techniques : une série de menottes sur une même chaîne qui emprisonne tout le bras et une immense chaîne dont une menotte emprisonne la voiture pendant qu’une autre se charge de neutraliser Lupin.
- Goemon regrette de ne pas avoir invité la jolie blonde après avoir appris que Lupin n’a pas encore fixée de date de rendez-vous. Le samouraï voué au bushido éprouverait-il soudain de l'intérêt pour les filles ?
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Georges Lycan (Jan Mullian), Jacques Chevalier (le mort-vivant).
- J’aime bien la voix française du mort-vivant, à la fois inquiétante et comique.
- Mulligan n’hésite pas à dire au mort-vivant que ce dernier peut décider personnellement du sort de Lupin (en VO), alors qu’en VF, le gangster insiste que lui-seul décidera de l’avenir de Lupin et de sa bande.
- Quatorze épisodes pour réentendre le nom français de Jigen ? Les adaptateurs ne semblent vraiment pas pressés de nommer ce personnage ! Attention, c’est à partir de cet épisode que Jigen sera définitivement nommé par le nom d’Isidore. Quarante-cinq épisodes pour qu’il ait enfin une identité définitive, sont fort les traducteurs de la série !
Réflexion : C’est un épisode très adulte, assez semblable à ce qu’on peut lire dans le manga de Monkey Punch. Dommage que, comme dans de nombreux chapitres du manga, la fin se termine en queue de poisson qu’on ne sache pas si le mort-vivant reviendra ou non.
Comparaison avec le manga : Un autre mort-vivant apparaît dans deux chapitres du manga. Néanmoins, les situations ne sont pas du tout les mêmes.
Intérêt de l’épisode : **
La naïveté de Lupin vis-à-vis de Fujiko est très bien soulignée. De plus, cet épisode est du 100 % action et les amateurs de gunfights y trouveront leur compte.
Note Indianagilles : **
Rien de bien nouveau dans cet épisode, mais l'originalité de l'adversaire du jour et le rythme soutenu, nous permettent de passer un bon moment sans nous ennuyer.
Scène intéressante : On assiste ici pleinement aux talents remarquables de Lupin sur le plan de la défense, de l’attaque mais aussi de la réflexion.
Musique : La musique lorsque le brouillard se lève sur l’île convient parfaitement à la scène.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen, Dr. Mad, robot), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (assistante de Mad).
- Comment Lupin a été enlevé ainsi que le nom de la jeune femme chargée des ventes aux enchères ne seront jamais mentionnés.
- Censure audio : Lupin en tant que partenaire au bridge semble plus convenable pour les oreilles des jeunes enfants qu’un Lupin amant d’une femme marié selon les traducteurs.
- Comme annoncé dans l’épisode 45, Jigen a définitivement pour prénom Isidore. Il était temps...
- Petite incohérence en VF : Lupin demande où se trouve Jigen. Sa geôlière lui explique qu’il se serait déjà rendu chez le Dr. Mad. Mais comment Jigen saurait-il que Lupin a été vendu à ce sinistre personnage ? Et surtout, pourquoi se rendrait-il directement chez ce dernier plutôt que de délivrer son ami ? Explication en VO : Jigen ne s’est pas rendu chez le Dr. Mad. Il a également été capturé (apparemment) et devrait bientôt rejoindre Lupin au même endroit.
- Le robot qui représente Jigen a une voix bizarre en VF lorsqu’il entre dans la pièce, comme s’il était âgé de plus de 70 ans. Par contre, dès qu’il se trouve en présence de Lupin, il a la voix habituelle de Jigen.
Remarque : C’est étonnant qu’après de tels coups reçus par des cartes tranchantes, Zenigata ou Jigen ne saignent pas, ne serait-ce qu’un peu… Autocensure ? Hallucination ? Ou simplement absurdité scénaristique volontaire ?
Réflexion : «Vous n’avez rien à craindre, je ne me bats jamais contre une femme» dixit Jigen à la propriétaire du club des femmes avant que cette dernière ne réplique et profite de sa distraction : bof… Jigen est quand même loin d’être un gentleman. Il lui est déjà arrivé de blesser voire de tuer des femmes et il a une manière toute particulière de faire l’amour à une femme. Donc je le vois vraiment mal être si galant, surtout lorsque sa propre survie est en jeu.
Réalisation de l’épisode : Côté graphisme et animation, cela reste très médiocre. En particulier certains plans qui varient entre l’acceptable et le très laid.
Intérêt de l’épisode : **
Lupin est intéressant dans cet épisode et l’ambiance particulière de cet épisode amène un certain intérêt à l’histoire, rappelant quelque peu les comics pour adultes des années 50-70 malgré le scénario très classique (robots, savant fou, etc.).
Note Indianagilles : ****
Super épisode ! Original et bien plus dans l'esprit du manga, donc plus adulte, il nous change des habituels coups foireux de notre équipe de pieds nickelés. L'épisode joue habilement avec des codes retro pour notre plus grand plaisir. Un des meilleurs épisodes en ce qui me concerne.
Scène intéressante : Lupin et Fujiko font une soirée romantique en tête à tête.
Musique : Le thème des deux inspecteurs anglais.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + le chef de la police anglaise), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (le commissaire)
- Le royaume imaginaire d’où est censé provenir la couronne s’appelle d’abord Tandinie puis Trodinie puis redevient Tandinie. En VO, il s’agit bien du Royaume-Uni.
- Les inspecteurs ont tous deux un nom en VO (Pepper et Dover), mais pas en VF. Le premier est simplement nommé «chef» et le second «inspecteur». Petite note humoristique absente en VF : le commissaire anglais porte donc le nom de Pepper (ce qui signifie poivre) ; or, il utilise justement cette épice dans une scène (lorsqu’il tente d’arrêter Lupin et Jigen dans la salle du trône) !
- L’inspecteur serait-il superstitieux en VF ? Il prend des corbeaux pour d’authentiques vampires !
- Les dialogues en anglais disparaissent dans la VF. C’est compréhensible, mais on n’y perd un peu en authenticité.
- Bof bof le ton employé par Serge Lhorca sur Goemon lorsque celui-ci annonce qu’il va s’occuper des soldats. On dirait du Ken le survivant ! En plus, Goemon n’a pas sa voix habituelle.
Intérêt de l’épisode : *
Les scénaristes ont trouvé un excellent moyen de se débarrasser de Zenigata dès les premières minutes : le jeter en prison. Ben bravo… Mais qu’au moins on ne le voit plus par la suite ! Or, on nous en ressert à plusieurs reprises et on se demande l’intérêt de ces scènes (si c’est dans un but humoristique, c’est raté). Quant aux autres protagonistes, ce n’est guère brillant : Goemon sert uniquement à blesser ou découper des objets, Jigen a un rôle franchement pas terrible, Lupin se fait avoir comme un débutant et Fujiko nous refait sa capricieuse comme dans les derniers épisodes de la première série TV. Le reste du scénario, qui reprend des idées déjà exploitées dans d’autres épisodes, reste assez convenu et peu original. Bref, on s’y ennuie !
Note Indianagilles : **
Épisode certes classique, mais assez entrainant. Perso, je ne m'y suis pas du tout ennuyé et j'ai bien aimé que Zenigata soit un peu mis sur la touche, au profit des deux inspecteurs qui ont su se montrer assez malins.
Scène intéressante : Lupin, Jigen et Goemon ont des goûts musicaux complètement différents ! Même le choix de musique devient sujet à dispute. On découvre ainsi que :
- Lupin aime le rock’n’roll des années 50.
- Jigen aime la musique classique. Ce qui est un peu étrange, on s’attendrait plutôt à ce qu’il apprécie le jazz. À noter que trente épisodes plus tard, il dira tout l’inverse, acceptant d’assister à un concert de musique classique uniquement parce que la baguette du chef d’orchestre pourrait devenir un butin intéressant. Dans le manga, il n’est pas non plus un amateur de l’orchestre symphonique...
- Goemon, patriote convaincu, apprécie la «variété japonaise» (Enka en VO).
Musique : On entend l’hymne américain à la toute fin de l’épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Claude Dasset (le banquier).
- La musique qu’écoute Goemon change entre les deux doublages : en VF, celle-ci est réellement chantée en japonais, alors qu’en VO, elle n’est qu’instrumentale. La mélodie n’est pas la même non plus.(NDIndianagilles : en réalité, il s'agissait probablement d'une question de droit sur les DVD, car la musique est bien la même en VO)
- Parce que Fujiko se présente clairement comme Japonaise de passage aux Etats-Unis, Catherine Lafond lui a exceptionnellement donné l’accent typique que les Occidentaux attribuent aux Japonais. Elle dit même quelques mots en japonais ou plutôt des mots japonais connus des Occidentaux. En effet, si en VF Fujiko dit sayonara, en VO elle remercie le directeur de la banque (et n’utilise donc pas sayonara). Bien que très connue des Français, cette expression est plus souvent utilisée dans le sens de «Nous ne nous reverrons certainement plus» ou «Je ne veux plus vous voir». Les Anglophones le traduisent par Farewell (qui signifie «Adieu»).
- Les gardiens de la banque sont New-yorkais, mais on dirait au vu de leur accent qu’ils sont Marseillais (NDIndianagilles : Ouais ! Marseille en force !).
- Les traducteurs aiment bien rajouter des phrases. Dans la lettre que Lupin laisse au directeur de la banque, il est écrit en VO qu’il remercie simplement le personnel pour leur ''collaboration'' qui lui a grandement facilité la tâche alors qu’en VF, il ajoute qu’il transmet au directeur toutes ses amitiés à la femme de ce dernier.
Le détail amusant : Dans la série "Absurdités pseudo-scientifiques", voici une nouvelle technique made by Lupin : comment arrêter un camion blindé de plusieurs tonnes à l’aide d’un aimant géant !
Erreur linguistique : Au lieu de Metrop
Erreur temporelle : Il est cinq heures du matin lorsque Lupin et Jigen débutent le cambriolage du coffre-fort («Plus que deux heures avant l’ouverture du coffre», programmé pour sept heures du matin). Or peu après, alors qu’ils commencent à s’emparer des sacs, Jigen indique qu’il est trois heures et demi du matin (d’ailleurs on le voit sur sa montre) !
Intérêt de l’épisode : **
Voir un cambriolage réussi version Lupin III, ça manquait depuis quelques épisodes. La qualité technique convenable de l’épisode et le suspense ajoutent un certain intérêt malgré quelques petites fausses notes comme l’exploitation exagérée de Zenigata dans un contexte qui aurait pu être liquidé en quelques minutes si le personnage avait été traité plus intelligemment.
Note Indianagilles : **
Encore un épisode peu original, mais on appréciera le côté cartoon à l'ancienne, avec un Lupin qui se sert de ventouses géantes pour s’accrocher au plafond et éviter de faire sonner l'alarme du coffre.
Remarque sur la censure : le combat de boxe est plutôt violent (les boxeurs saignent pas mal de la bouche), mais ces plans où on voit du sang ne sont pas coupés !
Scène intéressante : Lupin qui semble regretter à la fin de s’être fait trahir par Jacqueline, mais qui donne aussi l’impression de l’avoir véritablement aimée.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (Jacqueline alias Cobra)
- Le langage est plus adulte que dans les épisodes précédents. Le scénario, tout aussi adulte, doit y être pour beaucoup. Les dialogues sont d’ailleurs très sympas à suivre en VF, même plus que ceux en VO.
Réalisation de l’épisode : L’animation n’est franchement pas terrible durant la première partie, notamment le match de boxe (beaucoup de plans fixes repris tel quel). On louera la beauté des décors, notamment les couchers de soleil toujours aussi splendide et une mise en scène plus réaliste qui change de ce qu’on a connu dans les épisodes précédents.
Réflexion : La cheffe de l’organisation Cobra est l’une des femmes les plus redoutables et intéressantes des 52 premiers épisodes et tout à fait en phase avec le manga bien qu’elle soit une création de l’anime.
Intérêt de l’épisode : ****
Un épisode particulièrement réussi sur la personnalité de Lupin et son rapport avec les femmes. Tout cela baigne dans une ambiance adulte qui rappelle le manga, l’humour corrosif et barré en moins.
Note Indianagilles : ****
Encore une fois, dès que le ton se fait plus adulte et que l'on s'éloigne des trop habituels coups classiques de la bande, c'est tout de suite plus mémorable. Bien que l'on se doute rapidement de l'identité de Cobra, franchement avec un titre pareil c'était pas sorcier, peu importe. L'ambiance de film noir, le fait que Lupin soit mis sur la touche un bon moment durant l'épisode, ainsi que les morts violentes (!), font de cet épisode un des plus intéressants de la série. A noter que notre inspecteur fait une simple (double) apparition, histoire qu'on ne l'oublie pas.
Censures et coupes :
- Flash-back de la mort de Cornelia puis la venue de Lupin dix ans plus tard sur sa tombe. Cette coupure est d’autant plus drôle que ces scènes réapparaissent deux fois par la suite (52 secondes) (NDIndianagilles : J'ai donc reconstitué tout le passage en français grâce au doublage français sur l'épisode 50 et 51. Fastoche).
- Flash-back sur les expériences du général nazi sur des cobayes humains. (22 secondes)
Scène intéressante : C’est la première fois qu’on a droit à un flashback sur la jeunesse de Lupin.
Musique : Musique originale collant au thème des fantômes et autres revenants.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + général Cell), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (Sergio), Laurence Crouzet (Cornelia)
- Détail certes anodin, mais signalons-le quand même : en VO, c’est une présentatrice invisible qui raconte l’histoire d’Orion alors qu’en VF, c’est Lupin qui s’adresse directement aux téléspectateurs.
- Le tableau affiche 1’200.000 $ de mise en enchère, mais l’organisatrice dit en français que l’enchère est de 12'000.
- La censure fait croire en VF que le général était le dictateur de son propre royaume et qu’il s’est enfuit pour récupérer le pouvoir, alors qu’il s’agit en fait d’un général nazi qui a fui après la chute du IIIe Reich.
- Voilà que Fujiko, qui a reconnu des voix, s’exclame «Je ne rêve pas, on dirait Jigen et Yokitori» alors qu’au début de l’épisode, Lupin appelle clairement son meilleur ami par le nom d’Isidore.
Le détail amusant : L’organisatrice Cornelia ressemble beaucoup à Saori Kido alias Athéna dans Saint-Seiya, de 9 ans postérieur à Shin Lupin III. Peut-être sa couleur des cheveux...
Chronologie : C’est la première fois que deux épisodes qui se suivent forment une histoire complète. On aura ainsi droit à un résumé de l’épisode précédent dans le prochain.
Censure :
- Début du flashback où il est clairement indiqué l’adhésion au nazisme du général. (5 secondes) C’était si grave que ça pour qu’il y ait censure ? C’est un mauvais, il n’est jamais représenté comme un héros ou un modèle à prendre en exemple, je ne vois pas en quoi il est mal de dire qu’il était nazi. Sinon, pourquoi les responsables des programmes jeunesse ont-ils accepté les épisodes 3 et 20 qui ne cachent absolument pas l’identité des adversaires de Lupin ?
- Le général introduit dans le cerveau de sa fille un dispositif miniature. Sauf qu’en même temps, un détail important passe à la trappe : en introduisant ce dispositif, le général permet ainsi de lui effacer la mémoire et d’avoir un contrôle sur sa fille afin de la diriger comme il l’entend. D’où d’ailleurs la surprise du général lorsqu’elle commence à reprendre le contrôle sur sa propre volonté. (15 secondes)
- Le cadavre du général pourrit lentement sous les yeux de Lupin (25 secondes)
- Destruction du repaire, fuite de Lupin et de Jigen puis désintégration des zombies (63 secondes)
- Plan sur le cerveau de Cornelia où se trouve le dispositif ayant permis à son père de la contrôler. Scène non restituée dans l’édition DVD 2003, mais présente dans celle de 2006.
Scène culte : Zenigata et Lupin se voient comparés à des cafards suite à deux répliques : celle de Zenigata qui prétend que si Lupin voit du butin à prendre, il irait jusque sur Mars et celle de Lupin qui est lassé que l’inspecteur soit toujours dans ses pattes.
Musique : Musique originale lors de la discussion entre Fujiko et Cornelia.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + général Cell), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (Sergio), Laurence Crouzet (Cornelia), Claude Dasset (le chef de la police)
- Jigen retrouve son nom d’origine en VF, tout comme à la fin de l’épisode 50.
- Le doublage est vraiment mauvais durant la mort de Cornelia : les comédiens jouent très mal et ne retranscrivent pas assez d’émotion. Heureusement que les contrôleurs ont décidé de couper la fin de la scène, comme ça nous avons droit aux voix japonaises dont la prestation est admirable (notamment un Yasuo Yamada plus que touchant). (NDIndianagilles : Franchement... je ne vois pas en quoi c'est moins bien joué en français, mais bon...)
Réalisation de l’épisode : Selon les plans, la qualité est inégale, mais c’est très correct. Vers la fin, ça s’améliore même.
Intérêt de l’épisode : ****
Un double épisode assez spécial dans la seconde série Tv avec une bonne ambiance sombre (mais non dénuée d’humour) et un contexte particulièrement intéressant. Et puis, ça fait plaisir d’en savoir un peu plus sur la jeunesse de Lupin. La conclusion est assez inattendue. Dommage que le doublage et l’adaptation n’ont pas su être à la hauteur de l’un des meilleurs épisodes de ces 52 premiers.
Note Indianagilles : ****
Des nazis, des zombies, des flashback nous dévoilant des éléments du lointain passé de Lupin... Il y a de quoi être ravi ! Personnellement, je ne vois pas en quoi la version française serait ratée, bien au contraire, par contre avec autant d'éléments "morbides", les censeurs français s'en sont donné à coeur joie. Mais vous savez quoi ? Je suis parvenu à enlever un maximum de phrases en japonais et à mettre du français sur certains passages non doublés. Du coup, les deux épisodes sont quasi complets.
Censure :
- Lupin admire le corps très dévêtu d’Emmanuelle (7 secondes)
- Mort du major après sa confrontation avec Emmanuelle puis arrivée de Lupin déguisé qui se voit reprocher de ne pas avoir tué Magali. L’action reprend avec Jigen et Goemon. (1 minute 37)
Scène intéressante : On voit Zenigata intéressé par la beauté physique des femmes alors que d’habitude, il est plutôt méfiant (dans les adaptations animées, je précise).
Musique : on entend cet air lorsque Lupin et sa nouvelle complice se rendent au bal masqué.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + le major), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (Gabrielle)
- Emmanuelle Poirot devient Gabrielle Paolo en VF. Problèmes de traduction ou de droits pour le nom de famille ? Et pour ce qui est du prénom, quelles mystérieuses raisons ont pu donner l’idée aux adaptateurs de changer le prénom de la guest-star de l’épisode ? Craignaient-ils que des gamins de sept ans fassent le lien avec le film érotique culte ? Remarque : c’est également le cas dans la VOST d’IDP ! Le nom d’Emmanuelle doit poser un réel problème sur cet épisode pour que même la VOST se voit obligé de le modifier !
- La VF invente une nouvelle généalogie pour Gabrielle Paolo : son père serait un banquier suisse. A croire que dans Lupin III, tous les Suisses sont banquiers ou horlogers, à la rigueur policiers (Les Ecrits d'Hemingway) ou avocats (Opération Diamant). En VO, notre Lupingirl de l'épisode descend d'une famille d'aristocrates belges.
- Serge Lhorca semble plus à l’aise sur Goemon dans cet épisode.
Le détail étonnant : Pour la première fois en 52 épisodes, on a droit à l’écran-titre en japonais alors que celui-ci était toujours coupé sur le doublage français. Pourquoi n’est-il présent que sur cet épisode final, même sur l’édition DVD de 2006 ?
Réalisation de l’épisode : Une légère amélioration. Ça fait plaisir.
Intérêt de l’épisode : ***
Une intrigue à la Indiana Jones très exotique avec en toile de fond un retour sur la relation délicate en Fujiko et Lupin. Pour une fois, les amants sont réellement ennemis et d’une façon plutôt violente (Lupin n’hésite pas à partir à la poursuite de Fujiko pour la tuer ! Bon certes, il ignore que c’est elle, mais l’intention est bien là).
Note Indianagilles : ***
Incroyable ! Malgré un érotisme très présent, l'épisode n'a quasiment pas été censuré ! Ainsi, les plans sur les tétons qui pointent sous la nuisette de notre Emmanuelle sont légions... quand on ne la voit tout simplement pas faire du topless sur la plage ! Vraiment étonnant ! Sans ça, il est vrai que l'épisode, dont l'intérêt est de s'être donc inspiré de notre érotisante Emmanuelle nationale, aurait été largement moins intéressant.. A noter également que la mode de La Guerre des étoiles battait alors son plein, ce qui explique pourquoi on retrouve un Z-6PO/C-3PO rouge durant la fête, ainsi que plusieurs extra-terrestres qui semblent tout droit sorti de la cantina. Bref, voici un épisode qui nous ramene dans les années 70 pour notre plus grand plaisir.
Veggie 11, grande spécialiste de Lupin et de son univers, a réalisé une analyse ultra poussée des 52 premiers épisodes. Elle m'a gentiment autorisé à la réutiliser ici. Si je ne suis pas forcément d'accord sur tous les points, certains choses étant forcément subjectives et elle le précise d'ailleurs elle-même, son travail est aussi titanesque qu'intéressant. Grâce à elle, vous allez redécouvrir la série comme jamais ! Merci à toi Veggie !
Et pour télécharger un épisode, clickez sur le titre. Le mot de passe est toujours le suivant :
MDP : indianagilles
Commentaires sur les 52 premiers épisodes par Veggie 11
Inspirée
par l'excellente analyse du site Dragon Ball Salagir dans sa
rétrospective des différents épisodes de la série en question, voici mon
avis sur les différents aspects des 52 premiers épisodes en VO comme en
VF (avec un peu d'allusion au doublage américain) tant sur le plan
scénaristique, musical, technique et vocal !
Note : ces commentaires appartiennent respectivement à l'auteur de ce texte. Chaque lecteur a le droit de ne pas être d'accord avec ces propos, notamment en ce qui concerne les notes attribuées aux épisodes.
Voici maintenant comment seront organisés les commentaires par épisodes :
Censure : Lupin III faisant partie du groupe des aberrations télévisuelles (comprenez : anime non destinés aux enfants à l’origine mais diffusés malgré tout dans des émissions jeunesse), la version proposée sur France 3 a dû être édulcorée. Scènes coupées, langage adouci sur des passages peu adaptés à des enfants (insultes, allusions au sexe ou à l’alcool, menaces) ou, au début, des passages où apparaissent des écrits en japonais… Néanmoins, contrairement à des séries comme Dragon Ball Z ou Saint-Seiya, la censure est encore assez soft. La politique de la famille Huchez et IDDH était plus raisonnable que celle d’AB, il faut le reconnaître.
Scène intéressante/culte : scènes développant la personnalité d’un protagoniste, dimension symbolique apportant un renouveau dans la série ou tout simplement des scènes que nous apprécions par leur mise en scène.
Doublage : Adulée ou détestée (j'ai aussi entendu des critiques virulentes à son sujet), la VF d'Edgar détective cambrioleur a ses (grandes) qualités comme ses défauts. Je mentionnerai ici des remarques sur les voix ou les interprétations des personnages, mais également des erreurs de traduction, la lenteur pour connaître les noms français des protagonistes, certains accents ridicules ou encore les prononciations des mots japonais. Un bon point à signaler : l’effort de synchronisation entre le langage et le mouvement des lèvres, ce qui n’est pas toujours le cas en VO. La traduction propose également des jeux de mots ou des gags parfois plus drôles qu’en VO et dans l’ensemble, dès que la scène est d’ordre comique, la VF se situe au niveau de la VO. Concernant les noms des comédiens de doublages pour la VF, je remercie chaleureusement le site Planète Jeunesse !
Musique : musique originale présente souvent dans un seul épisode très adaptée ou musique amenant un plus à une scène.
Erreur : un personnage agit de manière complètement illogique par rapport à sa personnalité ? Une erreur historique ou culturelle dérangeante ? Des erreurs techniques ou dans le dessin (exemple frappant : un personnage est habillé d’une telle manière puis la seconde d’après porte d’autres vêtements) ?
Réalisation de l’épisode : l’un des préjugés sur l’animation japonaise est d’être bien inférieure techniquement aux productions occidentales. Si effectivement certaines séries ont bénéficié d’une réalisation très moyenne pour cause de délais ou de budget limité, il faut aussi souligner qu’entre comparer une petite série TV et un grand film d’animation réalisé par les studios Disney, c’est faire fausse route ! La série TV 2 de Lupin III date de 1977 et peut être considéré comme faisant partie de ce qui se faisait de meilleur à l’époque en matière de série TV. Vous trouverez ici des remarques sur la qualité du dessin, de l’animation, des décors et même des couleurs.
Clin d’œil : apparition d’un personnage existant ou ayant réellement existé, allusions à des films ou clins d’œil à la série en elle-même (exemple-type : une compagnie d’aviation portant le nom de Lupin Airlines) seront répertoriés dans cette section.
Réflexion : commentaire global sur un épisode ou toute autre chose n’apparaissant dans aucune autre section, venue lors de la vision des épisodes.
Les détails étranges/inutiles/amusants : détails sans grand intérêt, mais qui poussent néanmoins à la réflexion lors de leur brève apparition. Exemple-type : Edgar/Lupin met 2 secondes pour réaliser dix choses.
Comparaison entre doublages : je ferai parfois des allusions au doublage américain, nettement plus adulte au niveau de la traduction que le doublage français pour souligner certaines différences de dialogues. Pour information, si aucune scène ou autre n’est coupée, le langage est bien plus cru, limite vulgaire contrairement à la VF ou la VO. La série ayant été diffusée en 2003 dans la section AdultSwim de Cartoon Network, ce type d’adaptation n’a donc rien d’étonnant.
Intérêt de l’épisode : cet intérêt ne vaut que pour l’auteur de cet article. Tout autre jugement différent est parfaitement compréhensible et accepté.
* = On peut s’en passer
** = Vaut le coup d’œil
*** = Très bon
**** = À ne pas manquer
Références : cette rétrospective se base sur les coffrets édités en 2003 et en 2006 par IDP, la version originale et la version américaine (2003).
Note : ces commentaires appartiennent respectivement à l'auteur de ce texte. Chaque lecteur a le droit de ne pas être d'accord avec ces propos, notamment en ce qui concerne les notes attribuées aux épisodes.
Voici maintenant comment seront organisés les commentaires par épisodes :
Censure : Lupin III faisant partie du groupe des aberrations télévisuelles (comprenez : anime non destinés aux enfants à l’origine mais diffusés malgré tout dans des émissions jeunesse), la version proposée sur France 3 a dû être édulcorée. Scènes coupées, langage adouci sur des passages peu adaptés à des enfants (insultes, allusions au sexe ou à l’alcool, menaces) ou, au début, des passages où apparaissent des écrits en japonais… Néanmoins, contrairement à des séries comme Dragon Ball Z ou Saint-Seiya, la censure est encore assez soft. La politique de la famille Huchez et IDDH était plus raisonnable que celle d’AB, il faut le reconnaître.
Scène intéressante/culte : scènes développant la personnalité d’un protagoniste, dimension symbolique apportant un renouveau dans la série ou tout simplement des scènes que nous apprécions par leur mise en scène.
Doublage : Adulée ou détestée (j'ai aussi entendu des critiques virulentes à son sujet), la VF d'Edgar détective cambrioleur a ses (grandes) qualités comme ses défauts. Je mentionnerai ici des remarques sur les voix ou les interprétations des personnages, mais également des erreurs de traduction, la lenteur pour connaître les noms français des protagonistes, certains accents ridicules ou encore les prononciations des mots japonais. Un bon point à signaler : l’effort de synchronisation entre le langage et le mouvement des lèvres, ce qui n’est pas toujours le cas en VO. La traduction propose également des jeux de mots ou des gags parfois plus drôles qu’en VO et dans l’ensemble, dès que la scène est d’ordre comique, la VF se situe au niveau de la VO. Concernant les noms des comédiens de doublages pour la VF, je remercie chaleureusement le site Planète Jeunesse !
Musique : musique originale présente souvent dans un seul épisode très adaptée ou musique amenant un plus à une scène.
Erreur : un personnage agit de manière complètement illogique par rapport à sa personnalité ? Une erreur historique ou culturelle dérangeante ? Des erreurs techniques ou dans le dessin (exemple frappant : un personnage est habillé d’une telle manière puis la seconde d’après porte d’autres vêtements) ?
Réalisation de l’épisode : l’un des préjugés sur l’animation japonaise est d’être bien inférieure techniquement aux productions occidentales. Si effectivement certaines séries ont bénéficié d’une réalisation très moyenne pour cause de délais ou de budget limité, il faut aussi souligner qu’entre comparer une petite série TV et un grand film d’animation réalisé par les studios Disney, c’est faire fausse route ! La série TV 2 de Lupin III date de 1977 et peut être considéré comme faisant partie de ce qui se faisait de meilleur à l’époque en matière de série TV. Vous trouverez ici des remarques sur la qualité du dessin, de l’animation, des décors et même des couleurs.
Clin d’œil : apparition d’un personnage existant ou ayant réellement existé, allusions à des films ou clins d’œil à la série en elle-même (exemple-type : une compagnie d’aviation portant le nom de Lupin Airlines) seront répertoriés dans cette section.
Réflexion : commentaire global sur un épisode ou toute autre chose n’apparaissant dans aucune autre section, venue lors de la vision des épisodes.
Les détails étranges/inutiles/amusants : détails sans grand intérêt, mais qui poussent néanmoins à la réflexion lors de leur brève apparition. Exemple-type : Edgar/Lupin met 2 secondes pour réaliser dix choses.
Comparaison entre doublages : je ferai parfois des allusions au doublage américain, nettement plus adulte au niveau de la traduction que le doublage français pour souligner certaines différences de dialogues. Pour information, si aucune scène ou autre n’est coupée, le langage est bien plus cru, limite vulgaire contrairement à la VF ou la VO. La série ayant été diffusée en 2003 dans la section AdultSwim de Cartoon Network, ce type d’adaptation n’a donc rien d’étonnant.
Intérêt de l’épisode : cet intérêt ne vaut que pour l’auteur de cet article. Tout autre jugement différent est parfaitement compréhensible et accepté.
* = On peut s’en passer
** = Vaut le coup d’œil
*** = Très bon
**** = À ne pas manquer
Références : cette rétrospective se base sur les coffrets édités en 2003 et en 2006 par IDP, la version originale et la version américaine (2003).
(Entre Lisbonne et New-York)
Censures ou coupes : Tout plan présentant des idéogrammes chinois ou des caractères japonais ont été coupés. Les scènes jetées aux oubliettes : tout le début de l’épisode avec l’arrivée de la fausse lettre signée Lupin, de même pour la séquence de la douche. En VF, l’épisode débute donc directement avec la cérémonie de départ du paquebot (39 secondes de retiré). Ce type de coupe se reproduit pour la scène où Lupin arrive en parachute. Des sous-titres en japonais indiquant son nom d’origine passent à la trappe (3 secondes).
Scène intéressante : Flashback sur le premier épisode de la série 1 (à l’époque inédite en France) pour expliquer les raisons de la vengeance du Scorpion alias Mister X en VO. Ce sera le seul sur les 52 premiers épisodes parus en France. Les différences de couleurs et d’animation avec le reste de l’épisode sont d’ailleurs particulièrement frappantes.
Scène culte : Lupin regrette la mort de Zenigata et révèle pour la première fois son attachement envers son ennemi. Il estime que sans Zenigata, les cambriolages n'auront plus le même intérêt.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar), Francis Lax (Jigen), Catherine Lafond (Magali), Jacques Ferrière (Yokitori et Lacogne), Jean-Claude Balard (Mister X/le Scorpion)
- Trois versions du nom du paquebot nous sont proposées ! Le nom sur la coque nous indique qu’il se nomme Le Sarloin, la VF le renomme Le Sirlona et la VOST d’IDP Le Sirloin. Choisissez lequel vous convient le mieux !
- C’est quand même le premier épisode d’Edgar, détective cambrioleur ! Nous avons donc droit à plusieurs nouveautés, comme les voix et surtout les prénoms des personnages ! Enfin, ça c’est ce qu’on se dit durant les premières minutes… Tout juste apprendrons-nous dans ce premier épisode le nom de notre héros : Edgar (l’emploi de son nom d’origine étant bloqué en France).
- La radio qu'écoute Goemon sur le pont du paquebot n'exprime aucun son en VF ! Quant à la chanson suivant le découpage de la pipe de Jigen en guise de bienvenue, elle est remplacée par le morceau Sunset Flight, l'une des principales BGM de la série Tv 2.
- Quelques petits changements au niveau des dialogues, notamment Goemon qui cite en VO le nom de son école d’arts martiaux pour expliquer sa supériorité sur le colosse qui a tenté de l’étrangler («La bave du crapaud n’atteint pas l’aigle royal» en VF) ou encore Zenigata qui prétend avoir été muté vers un bled campagnard à cause d’une mystérieuse affaire concernant une certaine Mme Gras Double qui n’existe pas en VO.
- Durant la scène de torture dentaire où un innocent passager se fait tuer par un serpent à la place de Jigen, la réplique de ce dernier change totalement entre la VO et la VF. En VO, il essaye aussitôt de prévenir le faux médecin que le patient souffre, alors qu’en VF, il est surpris par la technologie de pointe du cabinet.
Le détail amusant : Jigen est connu pour être habituellement un amateur de cigarettes. Les plans où on le voit clope en bouche ou brandir son fameux paquet de Pall Mall restent innombrables... à l'exception de deux épisodes : l'épisode 7 où il goûte la chicha (ou le narguilé si vous préférez) et... cet épisode où pour la première et unique fois il s'essaye à la pipe !
Réflexion : Lupin III, bien qu’inscrit dans le genre policier à l’origine, est connu pour se sentir à l’aise dans tout genre confondu. Sauf que là, on se croirait plutôt dans Hulk ou Bioman, excusez du peu…
Intérêt de l’épisode : **
Si la première partie reste sympathique, la seconde partie exploitant un délire du style "Je suis le chef des Scorpions, mais attention on m’a transformé et je suis maintenant le Grand Hulk qui va tous vous écraser" affaiblit pour beaucoup l’intérêt de ce premier épisode. J’avoue la première fois m’être demandé si je devais poursuivre le visionnage de la série…
Note Indianagilles : **
On commence en douceur avec un épisode sympathique, mais sans grand relief
(Rio de Janeiro)
Lupin et sa bande se retrouvent à Rio de Janeiro pour s'emparer de l'argent des paris lors de la coupe de football sud-américaine. Pour cela, ils provoquent volontairement un grave accident de voiture pour se retrouver à l'hôpital de la prison. Ainsi, ils pourraient se forger un puissant alibi.
Censures ou coupes : Les coupes pour masquer toute trace d'écriture japonaise a frappé une nouvelle fois. Exit le passage – pourtant primordial scénaristiquement parlant – du message codé traduit à l’écran par des katakana. Pour rester dans la logique de la VF qui fait débuter la scène au moment où le visage de Lupin apparaît à l’écran de la caméra de surveillance pour s’excuser, la réaction du gardien face au bruit n’y apparaît pas non plus (39 secondes de retiré). La réplique suivante nous propose donc un bricolage VF réalisé à la va-vite pour rester dans la logique des images restantes : «J’ai toujours voulu m’amuser devant un écran de télévision. Merci inspecteur !». Pourquoi n’avoir pas non plus supprimé cette minuscule séquence n’apportant rien à l’intrigue de base ?
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ougouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière…
- On ne connaît toujours pas le nom des complices de Lupin ni celui de l’inspecteur.
- Le nom du joueur brésilien Pelé a disparu de la VF. Nécessité de masquer l’emploi de personnes existants ou ayant existé ?
Erreur vestimentaire : Nos trois héros quittent d’abord l’hôpital en pyjama... Vu le temps qu’il leur restait, il était inutile qu’ils se changent uniquement pour assommer les trois responsables du service de sécurité de l’argent des paris. À noter sur la seconde image que Jigen se balade sans chemise ! Ensuite, on les revoit en pyjama direction la prison (Remarquez que soudain Jigen a son chapeau alors que depuis son incarcération, il n’en a plus !)... Normal, me direz-vous. Sauf qu’à un moment, on les revoit avec leurs vêtements de ville ! Problème de coloriage apparemment...
Représentation du pays : L’image du Brésil se résume ici à football, plage de rêve et samba. La misère et les bidonvilles ne semblent pas avoir leur place dans ce petit paradis sur Terre…
Clin d’œil : La compagnie d’aviation de cet épisode s’appelle Lupan Airlines (Lupan étant une transcription possible du nom Rupan, la version japonaise de Lupin).
Intérêt de l’épisode : **
Cet épisode n’est pas extraordinaire, mais l’humour omniprésent grâce à Lupin et Zenigata rendent le visionnage sympathique. La fin pourrait paraître quelque peu tarabiscotée pour celui qui considère Lupin III comme une série hyperréaliste, mais se laisse voir.
Note Indianagilles : **
Rien d'extraordinaire, mais les footeux apprécieront.
(Berlin-Ouest/Berlin-Est)
Lupin a pour objectif de mettre la main sur le trésor des Nazis. Le seul homme connaissant la cachette est un ancien officier du Führer, mais il habite désormais à Berlin-Est de l'autre côté du mur. Lupin et ses amis n'ont d'autre choix que de franchir cet obstacle.
Scène intéressante : Flashback de l’époque du nazisme avec un design cartoonesque.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Trabaud (L’ancien officier d’Hitler)
- On apprend que la charmante fiancée de Lupin s’appelle Magali !
Linguistique : Un petit cours d’allemand n’aurait pas été de trop... Si Filmatelier est juste, le premier mot (Photographishe) est un adjectif (photographique) et non un mot. La véritable traduction donnerait donc : «Photographique le studio de tournage». Y a un p’tit problème là, non ?
Erreur culturelle : je n’ai pas souvenir avoir lu que les élèves étaient notés sur 100 en Allemagne...
Réalisation de l’épisode : Petite critique sur les couleurs assez fades de l’épisode et surtout les finitions des personnages. En gros plan, l’épisode est encore bien réalisé. Mais dès que le plan s’éloigne, les visages deviennent flous.
Représentation du pays : Le très classique «dès qu’on parle de l’Allemagne, on parle du nazisme, d’Hitler et de la Seconde Guerre Mondiale» prend ici toute sa forme. Visiblement, la Seconde guerre mondiale et le nazisme inspirent beaucoup les réalisateurs, car sur toute la saga Lupin the Third, plusieurs épisodes TV (Épisodes 3, 20, 50, 51, 154 de la saison Tv 2 ou l’épisode 5 de la saison Tv 3), films ou téléfilms (Les Clones de Mamo, L’Or de Babylone, Le Trésor d’Harimao) font allusion à Hitler et sa doctrine nazie.
Intérêt de l’épisode : **
Une bonne introduction à la problématique de l’Allemagne en 1977, malheureusement un peu trop simpliste qui fait davantage passer le Mur comme un obstacle que comme un véritable symbole politique. Les conditions de vie des Berlinois de l’Est sont totalement ignorées.
Note Indianagilles : **
Bonne idée de départ, pas forcément très bien exploitée. La conclusion reste très sympa.
(Ecosse)
Fujiko aurait retrouvé la trace du monstre du Loch Ness lors d'un voyage en Ecosse... Lupin décide de s'y rendre immédiatement pour percer le mystère. Arrivé sur les lieux, il découvre qu'un mystérieux borgne en veut à sa fiancée et principalement à sa jolie voix !
Censures ou coupures : à nouveau une scène coupée pour éliminer toute trace d'écriture japonaise et éviter ainsi de les traduire oralement : le tout début de l’épisode avec une vue sur le Loch Ness (le lieu est indiqué en japonais) est coupé (10 secondes). Scène non replacée dans l’édition non-censurée de 2006 !
Scène culte : séquence hilarante d’un Lupin au bord de la panique qui va jusqu’à perdre la tête et assommer de rage – involontairement – le crâne de son meilleur ami.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (le policier anglais qui accompagne Lacogne), Pierre Trabaud (Professeur Ozone).
- Le policier pourchassant inlassablement la bande d’Edgar a enfin une identité complète : inspecteur Gaston Lacogne. Notez que c’est la troisième fois depuis l’arrivée de Lupin III en France qu’il est renommé (Il avait été nommé Ed Scott en 1980 et Lapoulaille en 1982).
- Phrase stupide : «Les méchants sont toujours punis». Infantiliser la série pour la diffuser à des horaires corrects, à la rigueur. Sauf que Jigen et Goemon sont eux-mêmes d’anciens tueurs, l’un a tué pour la mafia et l’autre pour son clan, n’en déplaise aux adaptateurs français de l’époque et à Lupin. Que ce dernier ait eu la capacité de les ramener vers un chemin un peu plus droit grâce à l’effet Saint-Seiya, soit. Mais qu’ils se mettent soudain à juger des individus qui ne font que représenter ce qu’ils ont été autrefois, ça ne passe absolument pas. Même si les traducteurs l’ignoraient, rester le plus fidèle aux dialogues d’origine était le mieux à faire plutôt que d’adapter à leur propre sauce.
Réalisation de l’épisode : Une petite remarque positive sur les couleurs plus vives et un épisode mieux réalisé que les précédents.
Représentation du pays : Cet épisode ne met aucunement en doute l’existence du monstre du Loch Ness, ce qui est à mon sens trop facile. L’image de l’Ecosse est d’ailleurs très traditionnelle : château fort entouré d’un brouillard épais.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode permettant d’épaissir un peu la psychologie de Fujiko et de nous la montrer sous un jour plus sympathique. Dommage pour la facilité scénaristique sur l’existence du monstre du Loch Ness, le coup du robot aurait largement suffi.
Note Indianagilles : *
En ce qui me concerne, c'est sans grand intérêt.
(Suisse)
En vacances en Suisse, Lupin participe avec Fujiko et un mystérieux personnage à un cambriolage des plus difficiles : s'emparer de tous les lingots d'or de la plus grande banque suisse et les faire circuler par-delà la frontière jusqu'en France.
Censures ou coupes :
- Nouvelles coupes d'écritures, nous empêchant ainsi de savoir exactement où Lupin et Cie passent leurs vacances. La VO les place au bord d’un paysage idéalisé censé représenter le lac de Zurich, information ignorée en VF (12 secondes de coupure). Cette scène n’est pas restituée dans l’édition non-censurée de 2006 !
- Et un «merveilleux» arrangement audio durant la scène au restaurant. Rappelez-vous, Lupin et sa bande arrivent épuisés à Nice et se précipitent pour aller manger au restaurant. En VF, les traducteurs font passer la bande pour de grands gastronomes amateurs de la cuisine française. Jigen dit lui-même au bout d’un moment qu’après le dessert (Apparemment, le repas passe avant la fortune…), il faudrait penser à retrouver l’or. Problèmes :
1. Je doute fort qu’un amateur de whisky et d’armes à feu vivant au Japon connaisse aussi bien le principe de la cuisine française.
2. Il est à ce moment-là en colère contre Fujiko et le directeur de la banque qui ont volé l’or. Or, à l’entendre en français, la situation ne semble pas vraiment le déranger, comme si la bande avait tout son temps.
Scène intéressante : Pour la première fois, Fujiko montre sa véritable nature : manipulatrice et envieuse, elle n’hésite pas à apporter son aide à Lupin durant un cambriolage avant de garder le butin pour elle seule.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (le banquier).
- Le pseudo accent genevois du directeur est raté, mais c’est supportable (La version américaine fait bien pire). Le bon jeu du comédien nous évite de trop insister dessus, mais l’impression que le comédien joue sur le cliché du banquier suisse hautain et riche reste malgré tout intacte. Mouais… Était-ce vraiment nécessaire ?
Réflexion : Comment Lupin, même s’il est très fort, peut se trouver sur le canapé sans être tombé sur le piège de Zenigata ? Et comment a-t-il pu bluffer l’inspecteur à ce point en prenant sa place sans que ce dernier ne le remarque ? Il y a un passage secret qui permet une communication entre les chambres ou bien Lupin est capable de marcher sur le plafond ? À moins que Lupin soit un pote d’Harry Potter et que ce dernier lui a prêté sa cape d’invisibilité pour l’occasion…
Réalisation de l’épisode : Décors et reflets sur l’eau somptueux comme d’habitude, réalisation assez bonne niveau animation, dessin et couleurs.
Problèmes géographiques : Les déplacements de nos protagonistes sont illogiques : il est dit au début que la bande passe ses vacances au bord du lac de Zurich, même si la représentation de la région est très discutable. Outre l’insertion du Cervin dans un paysage alémanique où il n’a rien à y faire, la région autour du lac semble situer l’action à la fin du XIXe siècle au niveau de l’architecture et des costumes !!! Autre problème : dans quelle ville se déroule le cambriolage de la banque suisse ? L’action ne le précise pas.
Zenigata apprend la nouvelle en lisant un journal écrit en français (Bon déjà, comment il comprend le français ?), ce qui tendrait plutôt à situer l’action en Suisse Romande (Genève ?), mais on peut également envisager l’hypothèse d’une erreur du staff japonais. C’est une erreur relativement fréquente de croire que le français est la seule langue parlée en Suisse (quand ce n’est pas l’allemand).
Quant à la carte indiquant le trajet de Lupin pour rejoindre l’Italie, elle est bourrée d’incohérences : pourquoi traverserait-il toute la Suisse jusqu’à Genève alors qu’il pouvait facilement passer par les Grisons, le Valais ou le Tessin ? Conseil à nos amis les réalisateurs japonais : pour le prochain épisode se déroulant en Suisse, révisez vos manuels de géographie !
Représentation du pays : Banques remplies de lingots, paysages bucoliques idéales pour passer des vacances, rues propres qu’on jugerait pavées de marbre, douane stricte… Tout comme Astérix chez les Helvètes, cet épisode est bourré de clichés poussiéreux sur la Suisse.
Intérêt de l’épisode : ****
Une savoureuse comédie tout-public malgré les nombreux clichés. Notre Zaza en fait des tonnes mais chacune de ses apparitions est un régal et il passe réellement pour la caricature de Ganimard. Quant aux réactions d’Edgar, elles se complètent parfaitement avec celles de son ami l’inspecteur. Cet épisode peut être une bonne introduction à l’univers de Lupin III, surtout pour les plus jeunes.
Note Indianagilles : **
Bon petit épisode , mais on attend encore que la série décolle vraiment.
(Italie)
Des tremblements de terre inexplicables se produisent ces derniers temps en Italie. Intrigué, Lupin et ses amis s'y rendent immédiatement. Arrivés sur les lieux, ils apprennent que le responsable de ces catastrophe, un certain Professeur Paolo qui a été radié de l'Académie des Sciences pour ses expériences controversées, réclame un million de lires. Lupin projette alors de s'emparer de la recette...
Scène intéressante : Zenigata s’émeut en croyant que Lupin veut le sauver bien qu’ils soient ennemis.
Doublage :
- Avec les voix de Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Roger Carel (Professeur Paolo), Pierre Trabaud (Policier italien).
- La fidélité des dialogues laisse ici un peu à désirer (même si ce n’est pas trop grave pour la compréhension de l’histoire). Quelques petits exemples : «Voici le village qui a été choisi pour l’expérience» (VO : «Voici le village qui a fait l’objet de menaces»), «Les autorités ont été prévenues qu’un raz-de-marée est imminent» (VO : «Je vois, un vaisseau militaire surveille le village depuis le large»), «Qu’est-ce qui est le plus lourd ? Un kg de plume ou un kg de plomb» (VO : à la place de plombs, il s’agit d’un kg de billets. D’ailleurs en VO, au lieu de trouver la question de Lupin idiote, ses compères répondent : les billets). Ce n’est qu’un début...
- Nous sommes en Italie en 1977. La monnaie en cours alors est la lire italienne... Alors pourquoi donc le professeur Paulo réclamerait-il des livres (monnaie anglaises) ?!
- Le paiement de la rançon devra être effectué à 100 km au sud de l’île d’Elbe selon la VO ; en VF en revanche, il s’agit de l’île de Montecristo (changement plutôt absurde puisqu’on voit bien sur la carte qu’il s’agit de l’île d’Elbe !).
- Quelques répliques de la scène suivante n’ont pas été doublées : il s’agit des suppositions de la bande au sujet de l’emplacement exact où la rançon devra être déposée et surtout sur le moyen que devra employer l’ennemi pour récupérer l’argent.
- Méthodes bien cruelles que celle de la police italienne en VF : ce pauvre Zenigata est menacé d’être jeté aux fers s’il s’incruste une nouvelle fois dans l’affaire ! En VO, les policiers, bien plus humains, le menacent simplement d’expulsion du pays.
- Le but du professeur change quelque peu en VF, de même pour les remarques de Lupin.
VO : «Je vais faire de cette ville un nouveau Pompéi !» Lupin en réponse : «Mais où vous irez vivre alors ?»
VF : «Je vais redresser la Tour de Pise !» Lupin en réponse : «Je sens que le tourisme italien va en prendre un sacré coup»
Réalisation de l’épisode : On retrouve nos protagonistes et leur teint pâle et jaunâtre comme dans les trois premiers épisodes, les couleurs ont une fois encore très peu d’éclat. La réalisation est franchement bâclée sur de nombreuses scènes (cf. la tête de Lupin et de ses comparses sur certains plans). Même l’animation laisse à désirer… Pour ternir ce tableau déjà fort peu reluisant, l’image du DVD contient même des poussières et des grésillements comme dans une bonne vieille VHS trop regardée (une mauvaise remastérisation ?) ! Rassurez-vous, IDP n’y est pour rien : le DVD américain contenant ces mêmes défauts visuels, j’en conclus que le problème est également présent au Japon...
Vous remarquez la présence de nombreuses poussières sur cette image...
Intérêt de l’épisode : *
Zenigata est constamment ridiculisé, ce qui rend ses apparitions très lourdes. Même à la fin où il pourrait gagner en crédibilité voire même en honneur, on tombe dans la caricature. Quant au reste du scénario, c’est une question de goût, mais il ne rattrape pas grand-chose : le coup des tremblements de terre on n’y croit pas une seconde, le méchant est sans saveur et la destruction de l’île beaucoup trop prévisible. Un bon point ? Euh… À l’attention des fans-girls de Jigen : on le voit sans son chapeau pendant un bon moment.
Note Indianagilles : **
Un épisode sympathique aux allures très Bondienne, avec son méchant mégalo et ses plans déjantés.
(Le Caire)
Lupin et Fujiko décident de voler le masque d'or du pharaon Toutankhamon lors de vacances en Egypte. Mais Jigen et Goemon s'y opposent : voler le masque serait pour eux une hérésie qui condamnerait Lupin à la folie éternelle voire à la mort. Entêté, Lupin s'y risque quand même et repart triomphant avec le masque. Dès son retour à la maison, il se met à délirer...
Scène intéressante : Fujiko verse quelques larmes sincères, bouleversée d’avoir provoqué involontairement l’état dans lequel est plongé Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Goemon est renommé Yakitou. Je rappelle qu’auparavant, il n’était jamais nommé par ce qui ressemble de près ou de loin à un prénom.
- Jigen n’utilise pas l’expression «In’ch Allah» en VF.
- Zenigata, actuellement dans un aéroport israélien, se voit refuser un vol pour l’Égypte. Les raisons, d’ordre politique en VO («Vous êtes en Israël. Il n’y a pas de vol à destination d’un pays arabe !») – probablement une allusion au conflit israélo-palestinien – sont édulcorées en VF. Dans cette dernière version, Zenigata n’a pas le droit d’embarquer parce qu’il se comporterait de façon inadéquate avec l’employé au guichet («Il n’y pas de vol pour l’Egypte pour les grossiers personnages dans votre cas !»).
- Carnarvon est bizarrement transformé en Carnaby (Il s’appelle bien Carnarvon en VO).
- Belles performances de Philippe Ogouz sur Lupin et surtout de Catherine Lafond qui nous propose une Fujiko très touchante.
Erreur historique : Pour coller le plus possible à leur script de base, les scénaristes ont réinventé les différentes morts des protagonistes. Lord Carnarvon n’est pas mort en se jetant par la fenêtre, mais des suites d’une septicémie. Quant à Howard Carter, sa mort ne survient qu’en 1939 des suites d’une cirrhose de foie. C’est d’ailleurs sa mort tardive qui a remis en question toute possible malédiction du pharaon.
Erreur culturelle : Si la résurrection existe bel et bien dans l’Islam et la religion de l’Ancienne Egypte, elle ne peut se dérouler comme celle du Christ dans le Christianisme (ainsi que le montre cet épisode). Il est donc absurde que les Egyptiens de l’épisode puissent se faire berner par les propos de Lupin possédé par l’esprit de Toutankhamon...
Réalisation de l’épisode : Jolie reconstitution de l’Egypte et de ses monuments. Par contre, la qualité du dessin et des couleurs sur les personnages laissent franchement à désirer à certains moments.
Représentation du pays : Égypte antique, point final. Pyramides à visiter, désert + palmier, villes au style architectural musulman... c’est très correct. Et puis, le scénario principal tourne autour de ces éléments.
Intérêt de l’épisode : ***
Développement intéressant de la relation Lupin/Fujiko malgré le synopsis de base d’un classicisme de films d’aventure quelque peu lassant (la malédiction du pharaon a été vue et revue ailleurs).
Note Indianagilles : ***
La série décolle enfin avec cet épisode plus sombre et à l'esprit très aventurier.
(Venise)
Lupin a prévu de voler le butin complet de Don Martino, un gangster qui a au fil des années amassé une fortune considérable. Celui-ci emprunte l'Orient express pour se rendre à Paris et faire participer son cheval à une grande course équestre.
Censures ou coupes : Zenigata se fait tabasser par un couple qu’il vient d’interrompre dans leurs ébats. Bizarrement, le plan où il soulève la couverture les dissimulant n’est pas coupé ! L’épisode reprend lorsqu’il entre dans le compartiment suivant. Il y a néanmoins un détail étrange entre les trois versions que j’ai pu entendre (française, japonaise et américaine) : les cris de Zenigata lorsqu’il se fait roué de coups (au passage, on y reconnaît parfaitement la voix de Goro Naya, le seiyû du personnage) sont les mêmes dans les trois versions, alors même qu’en anglais, les comédiens ont rajouté ceux du couple qui protestent contre l’indiscrétion de l’inspecteur. S’agit-il alors réellement d’une scène coupée en français ? Quelqu’un possédant les ancienne VHS pourrait peut-être en dire plus…
Scène intéressante : Zenigata prouve qu’il est également intéressé par les jolies femmes. Ce détail est véridique dans le manga : plusieurs fois, on le voit saliver devant de jolies jeunes femmes, surtout lorsqu’elles sont en train de se baigner dans une rivière. À noter que cet aspect est absent dans la première série TV et la plupart des téléfilms, le montrant davantage comme un inspecteur malheureux en amour et entièrement dévoué à son travail.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Georges Atlas (Don Maltino)
- Légère variante du nom du méchant de l’épisode : Don Martino en VO devient Don Maltino en VF (bon, ça c'est pas très grave).
- Idem pour le nom des chevaux (excepté Santo-Junior), mais ici c’est tout à fait compréhensible vu qu’il s’agit de noms japonais francisés.
Réalisation de l’épisode : L’animation a été meilleure sur d’autres épisodes. On a l’impression que le train n’avance pas sur plusieurs scènes.
Un peu de culture : L’épisode propose un voyage à bord de la ligne Direct Orient-Express (de Londres jusqu’à Istanbul en passant par Milan, Venise, Belgrade et Sofia), en service depuis 1919. Ce sera très probablement le dernier voyage de Lupin et sa bande à bord de ce train, car il fut supprimé l’année même de la diffusion de l’épisode (soit en 1977) ! Il est remplacé depuis par le ÖBB Orient-Express depuis 1982 qui lui passe par Vienne jusqu’à Budapest. Un autre trajet, le Venice-Simplon-Orient-Express, mis en service en 1982, a été supprimé en 2005.
Le détail amusant : Observez bien le personnage au fond à droite... Lupin III aurait-il un jumeau italien ? (Notez que cet anonyme apparaît justement dans une scène où deux Zenigata - Lupin déguisé et le vrai, bien entendu - se pourchassent mutuellement !)
Edit : c'est vraiment la scène des jumeaux dans ce passage ! Les deux personnages se faisant face à l'avant se ressemblent comme deux gouttes d'eau ! Volontaire ou fainéantise de la part des dessinateurs ?
Représentation du pays : Assez réaliste, aucun souci. Bon, Venise passe pour la ville des romantiques amoureux et autres séducteurs, mais ça nous permet une scène comique avec Lupin qui passe drôlement bien.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode moyen et longuet rattrapé par son humour grâce aux excentricités imprévisibles de Zenigata (ce dernier y est hilarant !).
Note Indianagilles : ***
Si comme moi vous aimez les aventures en train, vous allez vous régaler. La série prend ses marques.
(États-Unis)
Lupin fait la rencontre du descendant du grand peintre d'estampes Sharaku. Celui-ci est très âgé et sur le point de mourir. Fujiko, qui lui sert de garde-malade, supplie Lupin de satisfaire les dernières volontés du vieil homme : récupérer la dernière estampe peinte par son ancêtre et l'ajouter à sa collection.
Censures ou coupures : Deux scènes dévoilant la perversité de Lupin sont supprimées : lorsqu’il feuillette Playboy dans l’avion (12 secondes) et lorsqu’il tente de caresser les jambes de Fujiko qui le repousse en lui pinçant la main. (5 secondes)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Alan Budosone/Sharaku)
- Le nom du comédien engagé par Fujiko passe d’Alan Bdosone en VO à Alan Budosone en VF. Cette différence est due à la prononciation japonaise des noms étranges qui utilise Bu à la place de B.
- La culture japonaise est davantage présentée en VF (signification de l’ukiyo-e et biographie de Sharaku), ce qui est tout à fait normal et même plutôt intéressant. En VO, Lupin se contente de remarquer le nom de Sharaku.
- Le pauvre samouraï Goemon est définitivement renommé Yokitori. Petite controverse : si le changement de nom a pour but de faciliter la compréhension chez les jeunes téléspectateurs, en quoi Yokitori serait-il plus facile à retenir que Goemon ? D’autant que durant un certain temps, les comédiens se tromperont plus d’une fois dans la prononciation de ce nom.
- Durant la scène où Fujiko se déguise, les répliques sont totalement différentes entre les deux versions. Alors qu’en VO Lupin lui fait des compliments sur son physique, en VF il ironise sur ce déguisement qu’il trouve ridicule (Réplique changée pour supprimer le plan suivant où il caresse ses jambes ?).
Intérêt de l’épisode : ***
Une intéressante introduction à l’art japonais et un final assez inattendu, même si le début nous met sur une certaine piste et nous recommande de nous méfier.
Note Indianagilles : **
Le vrai problème de cet épisode ? Tout suspens est détruit par son introduction. Du coup, l'épisode perd presque tout son intérêt. Dommage.
(Paris/Londres)
Invité à une soirée par Marcel Durand (Marc Dulin en VF), un jeune premier richissime et amateur de femmes, Lupin se retrouve pris au piège : Marcel lui enserre à la taille une ceinture explosive et garde Fujiko en otage. Lupin n'a d'autre choix que de voler à Scotland Yard un document, le M123, et le ramener à Marcel. S'il n'agit pas dans les 24 heures, il mourra...
Scène intéressante : L’amitié entre Jigen, Goemon et Lupin est mise en avant pour la première fois depuis le début de la seconde série.
Scène culte : L’apparition des
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (Marc)
- Doublage manquant quelque peu d’émotion lors de la scène où Jigen et Goemon promettent à Lupin de l’accompagner dans la mort. Ce n’est pas du tout désagréable, on ressent un certain investissement de la part des comédiens, mais l’émotion véhiculée durant cette séquence n’a pas le poids de la VO. La réplique est très classe, en revanche.
Réalisation de l’épisode : Franchement mauvaise, même en prenant un certain recul.
Réflexion : Le fait que Marc Dulin (Marcel Durand en VO) retrouve son visage d’autrefois suite à l’explosion et la peur est assez tiré par les cheveux, vous ne trouvez pas ?
Comparaison entre doublages : À noter en VO et en VA l’utilisation d’expressions françaises contrastant avec l’emploi des langues japonaises et anglaises dans les deux doublages en question. Détail qui évidemment saute en VF.
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode un peu plus adulte et rempli de suspense qui se permet une première focalisation sur la relation amicale entre Jigen, Lupin et Goemon. Dommage pour la révélation finale franchement peu crédible.
Note Indianagilles : **
Une bonne idée de départ, mais pas très bien exploitée. La série retombe dans ses travers...
Episode 11 : Grand Prix à Monaco
(Monaco/Macao)
Lupin a prévu de participer au Grand-Prix de Monaco. Avec la Formule 1 qu'il conduit pour l'occasion, il est persuadé de remporter la course. Mais lors d'une soirée au casino, le chef des gangsters de la région, Socrate Nexos, le défie et le dévalise entièrement, Formule 1 compris. Lupin n'a d'autre choix que de jouer en faveur de Socrate Nexos s'il veut participer à la course...
Censures ou coupures : Jigen met le feu à la flaque d’essence qu’ils viennent de déverser sur la route pour arrêter le camion contenant le butin. Les deux passagers du camion sautent à terre, les vêtements enflammés. Goemon et Fujiko s’emparent alors de l’argent. La scène reprend lorsque les passagers reprennent conscience et veulent récupérer l’argent. (16 secondes) (NDIndianagilles : j'ai pu remettre ça en français via une astuce)
Scène intéressante : Lupin montre bien durant toute la partie de cartes au casino à quel point il manque de sang-froid et d’esprit cartésien dans des situations défavorables... Il n’hésite pas à se montrer capricieux (il insiste pour poursuivre la partie alors qu’il n’a plus rien à gagner) voire égoïste (il oblige Jigen à mettre ses vêtements comme gage de la partie) !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Socrate Nexos)
- Suivre cet épisode en VF est un réel plaisir grâce à une traduction cocasse (les surnoms attribués à Socrate Nexos) et à une interprétation impeccable de la part des comédiens.
- Goemon en VO croit qu’aller au casino signifie jouer aux dés (ce qui colle à son mode de vie proche du Japon ancestral), ce qui n’est pas mentionné en VF. On a plutôt l’impression qu’il s’attend à affronter quelqu’un au bras de fer (vu qu’il brandit le poing) ou à se battre au sabre.
- Socratès Nexas devient Socrate Nexos en VF. Rien de particulièrement gênant...
- Étrange qu’un journaliste de la BBC (chaîne britannique) dit se nommer Jean Danielo !
- Les noms et les nationalités des autres participants à la course ne sont pas les mêmes que ceux de la VO mais s’en rapprochent. Visiblement, il s’agit d’un problème de droits vu qu’en VO les concurrents de Lupin portent tous les noms de personnalités sportives ayant réellement existé.
- Pour la première fois, Jigen écorche le nom français (Yokitori) de Goemon. Il l’appelle en effet à un moment Yokitiri.
- Jigen ne parvient pas à gagner à la roulette en misant sur un chiffre pair (le 12) en VF... alors que le chiffre est impair (17) en VO ! Ce n’est pas une erreur en soit, mais j’ai trouvé ce changement assez cocasse quand on sait qu’en VF, Jigen s’énerve justement que le chiffre qui vient de sortir est un impair ! De plus, à la fin de la partie, on le voit dépité que le chiffre gagnant soit... un chiffre pair !
- Phrase ambiguë : «Je ris jaune» (Lupin face à son rival chinois) = un premier ogouzianisme ou traducteur ayant dérapé ? (NDIndianagilles : juste un peu d'humour ! Moi, j'aime bien !)
Réalisation de l’épisode : La réalisation et le scénario se valent, ce sera loin d’être le cas sur les épisodes suivants.
Représentation du pays : Monaco = casinos (et ce ne sera pas la première fois)
Le détail intéressant : Lupin est considéré comme Japonais dans la liste des participants et non en tant que Français ou Franco-japonais.
Clin d’œil : Le couple princier de l’époque, Rainier III et Grace de Monaco (anciennement Grace Kelly), figure parmi les spectateurs.
Intérêt de l’épisode : ****
Une excellente satire sur la folie du jeu dans les casinos. Difficile après avoir vu l’épisode d’apprécier désormais ces «lieux de perdition» !
Note Indianagilles : **
On repart dans la course automobile avec un épisode plus convainquant que le premier, mais rien de bien fou fou pour autant. On appréciera surtout de reconnaitre les pilotes de l'époque.
Episode 12 : Un cadeau pour le Président
(Bordelais)
Le
président français a prévu d'offrir au président des Etats-Unis une
bouteille historique pour célébrer l'amitié entre les deux pays. Cette
bouteille aurait été offerte par Napoléon Ier à sa première femme et est
conservée dans un cave du Bordelais. Lupin et sa bande projettent alors
de déguster cette bouteille à la place du président.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- L’allusion à la parole du Christ lorsque Zenigata mange du pain sec et boit du vin bon-marché est zappée.
- L’accent du Sud des policiers est très agréable à attendre et donne un petit parfum d’authenticité... au premier abord. N’étant jamais allée dans le Bordelais, je laisse les connaisseurs confirmer sa véracité.
- Les erreurs du commissaire sur le nom de Zenigata (Zenigame en VO) est retenu en VF. Lacogne voit ainsi son nom écorché en "Lafrogne".
- Les passages légèrement grivois où Lupin ricane en apercevant la culotte de Fujiko ne sont ni censurés ni coupés ! De même en est-il pour le regard quelque peu intéressé (ce qui ne lui correspond guère !) de Goemon...
- Goemon est une nouvelle fois appelé Yokitiri…
- Durant leur embarquement, l’équipe de pilotage (en réalité Lupin et sa bande déguisés) et Zenigata en profitent pour se saluer en français (en VO bien sûr) avec un accent très prononcé ! Des répliques qui sont plus là pour l’ambiance exotique que pour rendre la scène réaliste. Certaines répliques sont effectivement un peu bizarres dans un contexte de salutations... Évidemment, ces rajouts sautent en VF et sont prononcés normalement (voire modifiés).
Erreur graphique : La fente du premier tonneau reste brune, laissant penser que le trou est bouché et que Lupin ne peut donc tirer du vin... Si vraiment il y a un trou, il doit être minuscule ! Note : il s’agit probablement d’une erreur de coloriage.
Peu après, on découvre le mécanisme du plan de Lupin et là, on constate que le trou... existe réellement !
Réalisation de l’épisode
: Concentrés à fond sur les décors (qui sont magnifiques au passage,
bravo pour leurs efforts), les réalisateurs ont délaissé le design des
personnages : le visage de ces derniers varie en fonction des plans et
les couleurs ne sont guère attrayantes.
Le détail amusant : Lupin est trop fort ! Seules sept secondes lui furent nécessaires pour ramasser la caisse des poupées, quitter la maison, trouver un hélicoptère, atteindre les États-Unis, se connecter à la télévision de la Maison Blanche pour parler à Zenigata et en même temps commencer la distribution des poupées !
Le détail amusant : Lupin est trop fort ! Seules sept secondes lui furent nécessaires pour ramasser la caisse des poupées, quitter la maison, trouver un hélicoptère, atteindre les États-Unis, se connecter à la télévision de la Maison Blanche pour parler à Zenigata et en même temps commencer la distribution des poupées !
Représentation du pays : Ah, la France et ses chers vins…
Clin d’œil : Le président des États-Unis, Jimmy Carter, fait une apparition à la fin.
Réflexion : en VF, Lupin et Jigen dénigrent le saké (qualifié d’alcool de bas-étage, merci pour l’absence de respect à l’égard de la culture japonaise) au profit du bordeaux qu’ils considèrent comme une boisson de luxe et le meilleur alcool. En VO, la phrase est un peu atténuée mais il est toujours question de convaincre Goemon de goûter au bordeaux, qualifié de «grand crû». Que Lupin, moitié Français, parle de cette façon, à la rigueur. Mais pour Jigen, sa réplique sonne complètement hors-sujet. Depuis quand un amateur de bourbon fait la promotion du vin français ? À mon avis, l’explication est simple : le réalisateur de l’épisode en question ne connaissait que vaguement la personnalité des protagonistes de Lupin III, ce qui a ensuite conduit les traducteurs à partir dans un mauvais délire
Intérêt de l’épisode : **
Le
développement de l’univers Lupin III frise ici le zéro absolu. Pour les
amateurs d’action, ne comptez pas sur ce 12e épisode pour passer un
très bon moment. Mais même pour les amoureux du seinen (Eh oui, Lupin
est avant tout un manga pour adulte), n’espérez pas un scénario du type Les Gouttes de Dieu ou Sommelier
: le vin est ici un pur prétexte. Heureusement, certaines scènes
hilarantes comme le combat dans les caves ou le vol de la bouteille
rattrapent le reste. On passe malgré tout un bon moment.
Note Indianagilles : **
Enfin un peu d'originalité ! Et belle conclusion.
Episode 13 : Course poursuite à San Francisco
(San Francisco)
Lupin
et Jigen se rendent de nuit à la Nasa pour s'emparer d'un microfilm
contenant une formule secrète. Cette formule permettrait de fabriquer de
véritables diamants à partir du charbon. Mais le microfilm a disparu...
Pendant ce temps, Zenigata, fatigué de courir après Lupin à travers le
monde, au bord de la dépression, erre désespéré à San Francisco. Il
ignore que l'une de ses dents contient le fameux microfilm...
Scène culte : Zenigata veut en finir avec sa mission qui lui pourrit la vie et décide de rentrer au Japon. Mais confronté aux menottes qu’il a choisies pour les passer à Lupin le jour où il l’arrêtera enfin, il jure de ne pas renoncer.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Lupin et Jigen utilisent des identités et des codes très différents entre les deux versions, notamment les mots de passe qui sont beaucoup plus enfantins que dans la version originale. Lupin se surnomme Paul MacCarting en VO et Bill MacAnthony en VF, Jigen se surnomme Gringo Starr en VO puis Johnny Starr en VF. Problème de droits sur les noms de deux des membres de Beatles ou crainte que les enfants ne comprennent pas l'allusion ? Quant à leurs mots de passe :
Lupin : «Je ne connais pas les Beatles» (VO)/«Le fantôme vous salue» (VF)
Jigen : «Presley est le plus grand» (VO)/Gustave aime les betteraves (VF)
On voit donc ici qu’en VO, les mots de passe sont liés l’un à l’autre et touchent à un thème en particulier normalement anodin : la musique. La VF passe complètement à côté de cette idée...
- Zenigata est surnommé Gastounet par Edgar, très probablement pour remplacer l’habituel Tottsan (qui pourrait se traduire par "mon vieux", "l’ancien", "petit père", etc.) de la VO. À noter que c’est la première fois en VF. Auparavant, Tottsan était toujours remplacé par "l’inspecteur Gaston Lacogne" ou encore "Ce cher inspecteur Lacogne".
- Durant la scène où l’on voit Zenigata ronfler, le plan sur la radio est toujours présent mais elle n’émet aucun son contrairement à la VO. Même la musique présente durant cette scène a été supprimée.
- L’aliment supposé avoir été ingurgité par Zenigata est modifié pour des raisons d’adaptation culturelle. L’hypothèse qu’il aurait dîné à Chinatown en mangeant des raviolis chinois est remplacée par celle d’un repas à base de gousses d’ail.
- Les allusions aux films d’Hitchcock ne sont pas masquées et la traduction joue d’ailleurs dessus («Non ! Mais c’est du Hitchcock ou quoi ?!», «Lâchez-moi, j’ai le vertigo !». De plus, l’adaptation propose tout au long de l’épisode pas mal de répliques au contenu plutôt adulte pour un dessin-animé censé être destiné aux enfants.
Réalisation de l’épisode : toujours aussi déplorable. Outre les protagonistes qui ont à nouveau leur teint jaunâtre, l’animation est très moyenne, surtout dans la seconde partie : peut-être est-ce la raison pourquoi elle m'a semblé moins bonne que le début de l’épisode ?
Réflexion : C’est la première fois que la détresse névrotique de Zenigata est exprimée de manière aussi réaliste. J’irai même jusqu’à dire qu’il est le véritable protagoniste de cet épisode.
Clin d’œil : La scène où Zenigata est poursuivi par Lupin et Jigen aux commandes d’un avion rappelle la même scène dans La Mort aux Trousses d’Alfred Hitchcock.
Chronologie : Cet épisode est visiblement le dernier à avoir été vendu en VHS. Il aura fallu attendre l’édition DVD sortie en 2003 pour pouvoir voir la suite.
Intérêt de l’épisode : **
Développement de la psychologie obsessionnelle de Zenigata, même si on ne peut pas dire qu’il brille ici par son efficacité. C’est même plutôt le contraire ! Si on rigole beaucoup durant le passage à San Francisco avec un Zenigata dépressif fuyant ses obsessions, la suite finit par devenir redondante.
Note Indianagilles : ***
Un épisode très accès sur notre bon Inspecteur. Délirant à souhait.
(Jamaïque/Haïti)
Un milliardaire nommé Howard Heath (Hans Hart en VF) a prévu d'épouser sa 38e femme : Fujiko Mine ! Eberlué et jaloux, Lupin se rend immédiatement en Jamaïque pour persuader Fujiko de ne pas épouser ce vieillard. Mais la belle tient à récupérer les bijoux (notamment un somptueux rubis écarlate d'origine haïtienne) de Heath.
Censures ou coupes : Il manque le tout début (y compris dans le DVD soi-disant intégral d’IDP sorti en 2006) lorsque la carte de l’Atlas montre où se trouve l’île de la Jamaïque géographiquement parlant, ceci afin d'enlever les caractères de l’écriture japonaise et éviter ainsi de les traduire. (5 secondes.
Doublage :
- Avec les voix de Philippe Ogouz (Edgar + Hans Hart), Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Hésitation entre la VF, la VOST d’IDP et la VOST américaine sur le nom du nouveau soupirant de Fujiko : s’appelle-t-il Howard (Hans en VF) Hart ou Howard Heath ?
- La comparaison entre l’essence de lotus contenue dans le rubis et le LSD n’est pas mentionnée.
- La traduction du message qu’écrit Lupin avant de partir est complètement différente : là où en VO il rédige une fausse lettre de donation du rubis, en VF il explique à Fujiko le but de son départ. La VO explique donc beaucoup mieux pourquoi il fait en sorte de laisser une empreinte des lèvres de Fujiko sur le papier.
- Arsène Lupin est renommé Edgar 1er. Tentative intéressante et restant dans la logique de l’œuvre qui ne perdura pas : dans les éditions DVD d’IDP, il est renommé Gaspard de la Cambriole.
Réalisation de l’épisode : après deux épisodes médiocrement réalisés, celui-ci relève le niveau avec une mise en couleur et des dessins splendides !
Remarque : C’est le seul des 52 premiers épisodes où Arsène Lupin apparaît en personne.
Représentation du pays : Jamaïque et Haïti = mystères, envoûtements et vaudou. Mais sinon rien de vraiment caricatural.
Intérêt de l’épisode : ***
Une chasse au trésor plutôt réussie (bien que très inspirée du manga), une très bonne réalisation, une ambiance particulière et un léger retour sur l’amour entre Lupin et Fujiko rendent cet épisode passionnant à suivre.
Note Indianagilles : ***
Un très bon épisode à l'ambiance sombre et différente.
Episode 15 : Mystère en dirigeable
(Allemagne/Groenland)
Le comte Gabriel XIII défie Lupin : il emporte avec lui lors d'un voyage dans son dirigeable Hendenburg (Lindenberg
en VF) un somptueux bijou : la Larme de Dracula. À bord du dirigeable,
Gabriel a invité les quatre meilleurs détectives du monde. Lupin
sera-t-il assez malin pour s'emparer du bijou ?
Censure audio : Du jus de pomme à la place du whisky ? Jigen est devenu membre de la ligue anti-alcool ? C’est pour se rapprocher du capitaine Haddock auquel il a piqué quelques jurons par la suite (en VF bien sûr, Tintin était à l’époque inconnu du Japon) ? Et s’ils devaient revoir l’épisode 12, le vin deviendrait quoi ? Du sirop ? Du jus de raisin ? La logique des censeurs reste un mystère…
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar + Herlock Sholmès), Francis Lax (Jigen + Philip Larcher), Jacques Ferrière (Goemon, Lacogne, Kansai Kindani), Claude Dasset (Gabriel XIII), ??? (Le majordome/Magali)
- Le dirigeable s’appelle Lindenberg en français, Hendenburg en japonais. La VF fait ici une allusion au célèbre pilote ayant été le premier à traverser l’Atlantique en avion (rien à voir avec un dirigeable donc), alors que la VO fait allusion à l’aéronef LZ 129 Hindenburg, fierté nationale de l’époque qui fut ravagé par un incendie des suites d’une explosion (dont l’origine n’a jamais été clairement établie) lors de sa dernière traversée le 6 mai 1937.
- Le premier détective s’appelle bien Sherlock Holmes III en VO alors que c’est Herlock Sholmès en VF (comme chez Maurice Leblanc). Philip Archer devient Philip Larcher. Quant à Kôsuke Kindani, il devient Kansai Kindani dans le doublage français.
- De nombreuses répliques ont été entièrement réécrites pour la version française, que ce soit dans un but d’édulcoration (aucune mention des théories freudiennes citées par Sherlock Holmes III) ou pour des raisons énigmatiques et plutôt fâcheuses (les répliques du détective japonais qui apparaît encore plus stupide en VF). La traduction, pourtant très correcte au départ, se montre beaucoup moins fidèle durant la seconde partie...
- Il serait enfin temps qu’on apprenne le nom choisi par les adaptateurs pour Jigen (ou pas)…
- La comédienne de Fujiko étant absente, la voix du personnage est restée… au masculin, même après qu’elle ait ôté son déguisement de majordome bossu.
Clin d’œil : en VO, le détective japonais Kôsuke Kindani rend hommage au personnage de romans policiers Kôsuke Kindaichi (souvent appelé Kindani par erreur), imaginé en 1946 par l'écrivain Seishi Yokomizo, et auquel le manga ''Les Enquêtes de Kindaichi'' fait allusion (le héros Hajime y est présenté comme le petit-fils du détective). On retrouve dans l'épisode un détective réputé pour son intelligence, mais maladroit, un peu benêt et mal fagoté.
Erreur historique/culturelle : Vous croyez vraiment qu’en 1977, un journaliste allemand – même néo-nazi (ce que je doute qu’il soit) – oserait proclamer devant une foule aussi nombreuse «Heil Hitler» ? La VF a le mérite de supprimer une phrase franchement inappropriée au contexte. (NDIndianagilles : la phrase est également présente en Italien).
Réflexion : Que font tous ces soldats en uniforme de la Wehrmacht durant l’atterrissage du dirigeable ? Un rassemblement de néo-nazis ? Une idée du comte voulant reconstituer fidèlement le vol du véritable Hindenburg, y compris dans les costumes de l’époque ? Une énième erreur douteuse du réalisateur de l’épisode ?
Musique
: Deux jolies musiques originales (uniquement présentes dans cet
épisode) lors du repas puis lorsque l’un des détectives joue du violon.
Intérêt de l’épisode : *
Cette pseudo version moderne de la catastrophe du 6 mai 1937 (cela expliquerait-il toutes les allusions au IIIe Reich ?) s’avère complètement ratée. Outre un scénario – pourtant intéressant au départ – traîné en longueur, la mise en scène déborde d’ennui et d’un manque flagrant d’originalité. La scène où Lupin apparaît enfin intervient si tardivement qu’au final, elle se révèle totalement prévisible. Le sort du dirigeable à la fin, qui parodie grossièrement la séquence filmée de l’atterrissage forcé du Hindenburg en flammes, ne rend vraiment pas honneur aux victimes de cet accident tragique (qui coûta tout de même la vie à 35 passagers). Même l’humour et le "suspense" (inexistant au final) ne parviennent pas à tirer l’intérêt de cet épisode du zéro absolu. Quant à Zenigata, il se fait avoir comme un débutant et se montre plus d’une fois ridicule, ce qui devient bien vite lourd. Traitement d’autant plus pitoyable que le Zenigata du chapitre 105 "Four of a kind", qui inspira cet épisode, n’avait jamais autant brillé sous le crayon de Monkey Punch. Entre le Zenigata très classe du chapitre et le Zenigata empoté de l’épisode TV, mon choix est bien vite fait.
Note Indianagilles : ***
A part les allusions idiotes aux Nazis, j'ai adoré l'épisode et son ambiance ! L'un des meilleurs, tout simplement !
(Paris)
Un mystérieux inconnu se met à cambrioler différentes demeures avant d'assassiner violemment les propriétaires. Il se présente comme étant Lupin III ! Le cambrioleur aurait-il perdu la tête ? Ou serait-il victime d'une machination ?
Scène intéressante : Fujiko refuse d’abandonner Lupin à son triste sort et décide de l’accompagner dans la mort si jamais il est réellement le coupable.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (Edgar + faux Edgar), Francis Lax (Jigen + Marukin), Nadine Delanoë (Magali), Jacques Ferrière, George Atlas (M. Hugo), Edgar Givry (Claude Juniro), Gérard Hernandez (le psychiatre)
- Les modifications de noms de l’épisode : M. Richard (VO) = M Hugo (VF) et M. Friquet (VO) = M. Juniro (VF). Un peu étrange (pour éviter d'éventuels jeux de mots douteux ?), mais rien d’alarmant.
- Dans cet épisode, Fujiko est doublée par Nadine Delanoë (voix française de Maya L'abeille et Lady Oscar).
- La traduction reste globalement proche de la VO, je n’ai remarqué aucune simplification des dialogues ni réelle censure. De même, la référence au Dr Jekyll et Mr Hyde a été conservée. Chapeau au traducteur !
- L’écorchage de nom du jour pour Goemon/Yokitori : Yakitiri. On va finir par se demander quel nom il a réellement...
- Excellente prestation de la plupart des comédiens, notamment Ogouz très crédible dans le double rôle Edgar/Faux Edgar.
- Il est effectivement plus logique que le médecin ''traitant'' le cas de Lupin soit psychiatre dans la VF (spécialiste des maladies mentales) et non psychologue (spécialiste du comportement humain dans sa globalité), même si un médecin tout court serait plus approprié...
- Zenigata/Lacogne visionne le meurtre du faux Lupin commis sur l'une de ses conquêtes. À cet instant, il a la voix de Gérard Hernandez ! (Merci à Mauser pour la remarque)
Réflexion : Graphiquement parlant, c’est l’un des épisodes qui reprend le plus fidèlement le trait particulier de Monkey Punch sur les personnages secondaires. On le remarque à certaines caractéristiques physiques volontairement exagérées ainsi qu’à leurs tenues vestimentaires.
Quant à l’épisode en question, le scénario n’omet aucun événement présent dans la version papier, y compris la chute finale ou certaines scènes assez violentes (Le faux Lupin poignardant sa compagne nocturne après une nuit torride). Même l’humour parodique est légèrement esquissé sur certaines scènes.
Clin d’œil : Cet épisode évoque bien sûr le syndrome du Dr Jeckyll et de Mr Hyde, décrit par Robert Louis Stevenson dans son célèbre roman.
Intérêt de l’épisode : ****
Cet excellent épisode (provenant lui-même d’un excellent chapitre) amène diverses réflexions sur la véritable personnalité de Lupin, sur son amour pour Fujiko et sur son amitié envers Jigen et Goemon.
Note Indianagilles : ****
Ici, Lupin est vraiment dans la panade ! Et Fujiko s'avère finalement le seul personnage a vraiment s'en inquiéter. Un épisode particulièrement violent, les morts tombent comme des mouches.
Un groupe de terroristes avec à leur tête le petit-fils de Lawrence d'Arabie détruit les installations pétrolières et menacent de poursuivre leurs attaques s'ils ne reçoivent pas une certaine somme d'argent. Lupin décide de prendre l'argent à leur place...
Scène intéressante : C’est la première fois que Jigen et Goemon expriment clairement leur méfiance vis-à-vis des femmes (attention, ce n’est pas toujours le cas dans le manga), surtout celles comme Fujiko prêtes à trahir les autres pour leur propre intérêt.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Lhorca (Ali), Jean-Claude Montalban (le faux Lawrence), Raoul Delfosse (un émir).
- La simple leçon de géographie sur les pays de l’émirat s’est transformée en leçon de philosophie en VF où Lupin/Edgar fait part de son désarroi face à la modernité qui envahit l’Arabie Saoudite. Au fond, pourquoi pas ?
- Les terroristes réclament 1 million de dollars dans la VF contre 100 millions en VO.
- Lupin nomme Jigen par le prénom Auguste. Expression linguistique («Tout juste Auguste», même si la phrase de Lupin est quelque peu différente) ou première tentative de lui donner un nom ? Je rappelle en effet que pour le moment, il est uniquement appelé «l’autre» ou «le barbu».
- Pas de censure pour la scène où Lupin profite allègrement du meilleur coussin au monde : la poitrine de Fujiko... Une scène qui comblera les fans masculins de la jolie brune (Pour nous les filles, nous avons droit à Jigen sans chapeau en seconde partie d’épisode) !
- Des dialogues plus qu’ambigus jalonnent le doublage de cet épisode ! Entre les aphrodisiaques (mot cité !) de Fujiko, la phrase «Je vais bien profiter de cette fille cette nuit» ou encore l’expression «Petite coquine» employé par Lawrence, on ne se doute guère des réels intentions des personnages !
Le détail amusant : Zenigata, policier acharné à mettre sous les verrous une bande de voleurs, en devient également un le temps d’une séquence ! En effet, passant devant un étalage de citrons, il n’hésite pas à se servir allégrement sans même payer !
Réalisation technique : globalement correcte, surtout dans la seconde partie de l’épisode très bien dessinée (Jigen !). J’apprécie le ton aquarelle employé durant le flashback sur Lawrence d’Arabie.
Intérêt de l’épisode : **
Je mets deux étoiles pour cet épisode après ce dernier visionnage, car j’ai finalement pris un certain plaisir à le regarder, surtout en deuxième partie. Néanmoins, il ne vaut pas le chapitre du manga plus réaliste et sombre dans son traitement. De plus, cet épisode Tv, malgré son scénario plutôt très réaliste et actuel (pour l’époque), ne fait que vaguement esquisser la situation géopolitique et économique et n’apporte finalement aucun développement en particulier. Certains éléments auraient mérité d’être mieux amené. On retrouve également le défaut habituel des épisodes moyens, à savoir la sous-exploitation de la plupart des protagonistes (Jigen, Goemon, Zenigata), si on excepte ici Fujiko qui obtient un petit rôle le temps de la seconde partie. Un détail qui sauve l’épisode : Jigen – sans chapeau bien entendu – a une immense classe dans son déguisement oriental et le dessin le met particulièrement en valeur durant les plans rapprochés.
Note Indianagilles : **
(Arabie Saoudite)
Un groupe de terroristes avec à leur tête le petit-fils de Lawrence d'Arabie détruit les installations pétrolières et menacent de poursuivre leurs attaques s'ils ne reçoivent pas une certaine somme d'argent. Lupin décide de prendre l'argent à leur place...
Scène intéressante : C’est la première fois que Jigen et Goemon expriment clairement leur méfiance vis-à-vis des femmes (attention, ce n’est pas toujours le cas dans le manga), surtout celles comme Fujiko prêtes à trahir les autres pour leur propre intérêt.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Lhorca (Ali), Jean-Claude Montalban (le faux Lawrence), Raoul Delfosse (un émir).
- La simple leçon de géographie sur les pays de l’émirat s’est transformée en leçon de philosophie en VF où Lupin/Edgar fait part de son désarroi face à la modernité qui envahit l’Arabie Saoudite. Au fond, pourquoi pas ?
- Les terroristes réclament 1 million de dollars dans la VF contre 100 millions en VO.
- Lupin nomme Jigen par le prénom Auguste. Expression linguistique («Tout juste Auguste», même si la phrase de Lupin est quelque peu différente) ou première tentative de lui donner un nom ? Je rappelle en effet que pour le moment, il est uniquement appelé «l’autre» ou «le barbu».
- Pas de censure pour la scène où Lupin profite allègrement du meilleur coussin au monde : la poitrine de Fujiko... Une scène qui comblera les fans masculins de la jolie brune (Pour nous les filles, nous avons droit à Jigen sans chapeau en seconde partie d’épisode) !
- Des dialogues plus qu’ambigus jalonnent le doublage de cet épisode ! Entre les aphrodisiaques (mot cité !) de Fujiko, la phrase «Je vais bien profiter de cette fille cette nuit» ou encore l’expression «Petite coquine» employé par Lawrence, on ne se doute guère des réels intentions des personnages !
Le détail amusant : Zenigata, policier acharné à mettre sous les verrous une bande de voleurs, en devient également un le temps d’une séquence ! En effet, passant devant un étalage de citrons, il n’hésite pas à se servir allégrement sans même payer !
Réalisation technique : globalement correcte, surtout dans la seconde partie de l’épisode très bien dessinée (Jigen !). J’apprécie le ton aquarelle employé durant le flashback sur Lawrence d’Arabie.
Intérêt de l’épisode : **
Je mets deux étoiles pour cet épisode après ce dernier visionnage, car j’ai finalement pris un certain plaisir à le regarder, surtout en deuxième partie. Néanmoins, il ne vaut pas le chapitre du manga plus réaliste et sombre dans son traitement. De plus, cet épisode Tv, malgré son scénario plutôt très réaliste et actuel (pour l’époque), ne fait que vaguement esquisser la situation géopolitique et économique et n’apporte finalement aucun développement en particulier. Certains éléments auraient mérité d’être mieux amené. On retrouve également le défaut habituel des épisodes moyens, à savoir la sous-exploitation de la plupart des protagonistes (Jigen, Goemon, Zenigata), si on excepte ici Fujiko qui obtient un petit rôle le temps de la seconde partie. Un détail qui sauve l’épisode : Jigen – sans chapeau bien entendu – a une immense classe dans son déguisement oriental et le dessin le met particulièrement en valeur durant les plans rapprochés.
Note Indianagilles : **
Bonne ambiance, mais il lui manque un je ne sais quoi. Le final semble précipité et plutôt malsain, le méchant finissant visiblement pulvérisé dans son sommeil.
C'est l'anniversaire de Fujiko. Comme cadeau, Lupin prévoit de lui offrir la Panthère Noire, une émeraude exposée dans un musée en Turquie. On raconte que le bijou aurait été nommé ainsi car il refléterait l'image d'une panthère lorsqu'on l'expose à la lumière. Sitôt le vol commis, la police turque contacte un détective français maladroit qui devient immédiatement le rival de Zenigata.
Censure :
- Jigen tend les jumelles à Lupin pour qu’il découvre la signification du «club des amis de la Nature», à savoir une plage de nudistes. Lupin est tellement enthousiaste de s’y rendre pour aller voir les filles en topless qu’une dispute s’engage entre les trois au sujet du soi-disant puritanisme de Jigen et de Goemon. L’épisode reprend au moment où l’inspecteur français et son assistant retrouvent la statue. (75 secondes de coupure) (NDIndianagilles : j'ai légèrement adapté les sous-titres pour qu'ils collent avec la VF)
- Absence d’un extrait de la scène d’anniversaire pour une raison inconnue. Lorsque Fujiko ouvre la porte, on voit directement sur le plan d’après le gâteau d’anniversaire alors qu’en VO, la scène est rallongée : Fujiko, prise par surprise, voit Lupin et ses acolytes entonner «Joyeux anniversaire» avant d'apercevoir la table apprêtée. La scène reprend sur le gâteau d'anniversaire en VF. Scène également manquante dans le DVD non-censuré d’IDP et même coupée en VO !!! En effet, l’on entend Lupin débuter une phrase qui est brusquement interrompue. (10 secondes)
Scène culte : Lupin prouve publiquement son obsession des jolies femmes aux atouts bien mis en valeur ! La scène où ils découvrent la plage des nudistes est hilarante. C’est aussi la première fois que Lupin se montre aussi sarcastique à l’égard de ses amis (voir la scène où il demande à Jigen si c’est parce qu’il a peur de se montrer nu en public qu’il refuse de l’accompagner sur la plage des nudistes).
Scène intéressante : idée bien trouvée que d’inventer un rival à Zenigata, ne serait-ce que pour un épisode. Cela permet à Lupin d’avoir deux adversaires particulièrement coriaces sur cet épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (le chef de la police turque), Henri Poirier (Inspecteur Blouzot).
- Différence de répliques entre le français et le japonais : lors de la fouille aux Rayons X, Lupin demande s’il a subi un refroidissement en VO alors qu’en VF, il demande si on peut le rassurer sur la position de ses vertèbres.
- Changement de nom en VF pour l’inspecteur Konaizo (Nevienpas selon les sous-titres d’IDP) : pour faire clin d’œil à La Panthère Rose, il a été rebaptisé Blouzot (le commissaire dans La Panthère Rose se nommant Clouzot). Un changement pas désagréable et au fond logique pour une fois : rappelons qu’il est censé être Français dans l’épisode.
- Phrase stupide : Le secrétaire asiatique de l’inspecteur français devient soudain Japonais en VF alors qu’il porte un costume traditionnel chinois ! Les traducteurs auraient-ils abusé du saké durant leur travail ?
- Le nom de ce fameux secrétaire asiatique (Hagit en VO, qui au passage est un prénom hébreu et non chinois !) passe d’Ayeto à Ayuto en fonction des dialogues... Bref, c’est aussi déplorable que pour Goemon.
- Tous les surnoms douteux à la limite du racisme dont l’inspecteur assène son assistant en VF pour bien appuyer ses origines asiatiques ont été entièrement inventées par les traducteurs français qui ont cette fois-ci réalisé un véritable travail de sagouin. Ce rajout n’est absolument pas drôle, c’est même très chiant à entendre.
- Lupin utilise très souvent en VF le surnom «Mon petit vieux» à l’égard de Jigen lorsqu’il veut le provoquer. Comment les traducteurs en sont arrivés à ce surnom ? Je vais vous donner la recette, elle est très simple : dans un emballage appelé "script original", prenez uniquement ce que vous jugez bon comme base de traduction et mettez-le dans un moule communément appelé "version française Edgar, détective cambrioleur". Rajoutez-y un peu de franchouillardise et de délire pré-ogouzien. Verser-y l’ingrédient "Jigen doit être beaucoup plus âgé que Lupin vu son costume" et prenez dans un pot l’expression "Mon vieux" pour remplacer le nom de famille du personnage. Saupoudrez d’une traduction plutôt juste du suffixe original accolé au nom de famille. Mélangez le tout et vous aurez l’explication pourquoi «Jigen-chan» (en VO) est devenu «Mon petit vieux» en VF.
- La mer Égée qui situe géographiquement l’histoire n’est pas mentionnée en VF. De même, la pancarte installée sur l’île qu’aperçoit Jigen indique en VO "Camp de la mer d’Égée" alors qu’elle indique "Club des amis de la Nature" en VF.
- Jigen change totalement de comportement entre la VO et la VF lorsqu’il découvre la vérité sur le ''Camp de la mer d’Égée'' ! Dans le premier doublage, il fait preuve de crainte et de dégoût vis-à-vis de cette plage de nudistes alors qu’en VF, il est prêt à s’y rendre ! Dialogue modifié en raison de la censure de la scène suivante ?
- Phrase stupide : Quoi, Jigen qui traite le secrétaire de «chien jaune» ? C’est quoi ce délire des traducteurs ?
- Le vocabulaire de Lupin à l’égard de la police n’est pas tendre dans la VF : «Abruti de flic à la noix» ou encore «Maudit poulet» sont les expressions qu’il emploie pour désigner Lacogne ! Une époque désormais révolue pour les doublages de dessins-animés pour enfants...
- On a toujours droit à Yokitiri à la place de Yokitori… On commence à avoir l’habitude.
Musique : Musique sympathique lorsque l’inspecteur français fait croire que la panthère enfermée dans l’émeraude est décédée.
Le détail étrange : Lupin qui porte puis casse une statue de plusieurs tonnes aussi facilement ? Quelle force !
Erreur médicale : Les policiers espèrent trouver l’émeraude en passant aux Rayons X l’estomac des suspects... Une opération rendue possible avec une endoscopie (pour voir l’intérieur du corps), mais non avec des Rayons X qui ne font que refléter le squelette des suspects. Or, l’émeraude ne peut se trouver dans le squelette mais bien dans l’estomac !
Faux raccord : durant la scène où Jigen et Lupin se déguisent en techniciens de surface pour récupérer le diamant, Lupin ouvre le poing de la statue où il avait caché son butin. Au plan suivant, lorsqu’apparaît le commissaire Konaizo, pourquoi le poing de la statue est-il à nouveau fermé alors qu’à aucun moment on a vu ni Jigen ni Lupin le refermer (et surtout, en avaient-ils le temps ?) ?
Réalisation de l’épisode : Petite critique à l’égard de nos amis les réalisateurs japonais : les dessins et l’animation sont particulièrement mauvais sur cet épisode.
Clin d’œil :
- L’épisode est évidemment un hommage à la série TV La Panthère Rose, que ce soit pour le vol, le nom du diamant ainsi que le côté maladroit et peu futé du détective.
On peut également supposer que la panthère prisonnière du diamant est un clin d’œil au dessin-animé La Panthère Rose qui parodiait la version live en personnifiant le diamant comme une véritable panthère rose.
- La statue du Non Penseur est une parodie de la statue du Penseur. À noter qu’en VO, le nom de l’artiste fictif est une inversion de celui de Rodin (Dinro). En VF, le nom reprend la même idée (Rondin) mais en ajoutant une lettre et non par inversion.
Intérêt de l’épisode : **
La seconde partie, hilarante et plus dynamique, sauve un épisode qui avait plutôt mal débuté, la première partie se montrant très ennuyeuse à suivre.
(Turquie)
C'est l'anniversaire de Fujiko. Comme cadeau, Lupin prévoit de lui offrir la Panthère Noire, une émeraude exposée dans un musée en Turquie. On raconte que le bijou aurait été nommé ainsi car il refléterait l'image d'une panthère lorsqu'on l'expose à la lumière. Sitôt le vol commis, la police turque contacte un détective français maladroit qui devient immédiatement le rival de Zenigata.
Censure :
- Jigen tend les jumelles à Lupin pour qu’il découvre la signification du «club des amis de la Nature», à savoir une plage de nudistes. Lupin est tellement enthousiaste de s’y rendre pour aller voir les filles en topless qu’une dispute s’engage entre les trois au sujet du soi-disant puritanisme de Jigen et de Goemon. L’épisode reprend au moment où l’inspecteur français et son assistant retrouvent la statue. (75 secondes de coupure) (NDIndianagilles : j'ai légèrement adapté les sous-titres pour qu'ils collent avec la VF)
- Absence d’un extrait de la scène d’anniversaire pour une raison inconnue. Lorsque Fujiko ouvre la porte, on voit directement sur le plan d’après le gâteau d’anniversaire alors qu’en VO, la scène est rallongée : Fujiko, prise par surprise, voit Lupin et ses acolytes entonner «Joyeux anniversaire» avant d'apercevoir la table apprêtée. La scène reprend sur le gâteau d'anniversaire en VF. Scène également manquante dans le DVD non-censuré d’IDP et même coupée en VO !!! En effet, l’on entend Lupin débuter une phrase qui est brusquement interrompue. (10 secondes)
Scène culte : Lupin prouve publiquement son obsession des jolies femmes aux atouts bien mis en valeur ! La scène où ils découvrent la plage des nudistes est hilarante. C’est aussi la première fois que Lupin se montre aussi sarcastique à l’égard de ses amis (voir la scène où il demande à Jigen si c’est parce qu’il a peur de se montrer nu en public qu’il refuse de l’accompagner sur la plage des nudistes).
Scène intéressante : idée bien trouvée que d’inventer un rival à Zenigata, ne serait-ce que pour un épisode. Cela permet à Lupin d’avoir deux adversaires particulièrement coriaces sur cet épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (le chef de la police turque), Henri Poirier (Inspecteur Blouzot).
- Différence de répliques entre le français et le japonais : lors de la fouille aux Rayons X, Lupin demande s’il a subi un refroidissement en VO alors qu’en VF, il demande si on peut le rassurer sur la position de ses vertèbres.
- Changement de nom en VF pour l’inspecteur Konaizo (Nevienpas selon les sous-titres d’IDP) : pour faire clin d’œil à La Panthère Rose, il a été rebaptisé Blouzot (le commissaire dans La Panthère Rose se nommant Clouzot). Un changement pas désagréable et au fond logique pour une fois : rappelons qu’il est censé être Français dans l’épisode.
- Phrase stupide : Le secrétaire asiatique de l’inspecteur français devient soudain Japonais en VF alors qu’il porte un costume traditionnel chinois ! Les traducteurs auraient-ils abusé du saké durant leur travail ?
- Le nom de ce fameux secrétaire asiatique (Hagit en VO, qui au passage est un prénom hébreu et non chinois !) passe d’Ayeto à Ayuto en fonction des dialogues... Bref, c’est aussi déplorable que pour Goemon.
- Tous les surnoms douteux à la limite du racisme dont l’inspecteur assène son assistant en VF pour bien appuyer ses origines asiatiques ont été entièrement inventées par les traducteurs français qui ont cette fois-ci réalisé un véritable travail de sagouin. Ce rajout n’est absolument pas drôle, c’est même très chiant à entendre.
- Lupin utilise très souvent en VF le surnom «Mon petit vieux» à l’égard de Jigen lorsqu’il veut le provoquer. Comment les traducteurs en sont arrivés à ce surnom ? Je vais vous donner la recette, elle est très simple : dans un emballage appelé "script original", prenez uniquement ce que vous jugez bon comme base de traduction et mettez-le dans un moule communément appelé "version française Edgar, détective cambrioleur". Rajoutez-y un peu de franchouillardise et de délire pré-ogouzien. Verser-y l’ingrédient "Jigen doit être beaucoup plus âgé que Lupin vu son costume" et prenez dans un pot l’expression "Mon vieux" pour remplacer le nom de famille du personnage. Saupoudrez d’une traduction plutôt juste du suffixe original accolé au nom de famille. Mélangez le tout et vous aurez l’explication pourquoi «Jigen-chan» (en VO) est devenu «Mon petit vieux» en VF.
- La mer Égée qui situe géographiquement l’histoire n’est pas mentionnée en VF. De même, la pancarte installée sur l’île qu’aperçoit Jigen indique en VO "Camp de la mer d’Égée" alors qu’elle indique "Club des amis de la Nature" en VF.
- Jigen change totalement de comportement entre la VO et la VF lorsqu’il découvre la vérité sur le ''Camp de la mer d’Égée'' ! Dans le premier doublage, il fait preuve de crainte et de dégoût vis-à-vis de cette plage de nudistes alors qu’en VF, il est prêt à s’y rendre ! Dialogue modifié en raison de la censure de la scène suivante ?
- Phrase stupide : Quoi, Jigen qui traite le secrétaire de «chien jaune» ? C’est quoi ce délire des traducteurs ?
- Le vocabulaire de Lupin à l’égard de la police n’est pas tendre dans la VF : «Abruti de flic à la noix» ou encore «Maudit poulet» sont les expressions qu’il emploie pour désigner Lacogne ! Une époque désormais révolue pour les doublages de dessins-animés pour enfants...
- On a toujours droit à Yokitiri à la place de Yokitori… On commence à avoir l’habitude.
Musique : Musique sympathique lorsque l’inspecteur français fait croire que la panthère enfermée dans l’émeraude est décédée.
Le détail étrange : Lupin qui porte puis casse une statue de plusieurs tonnes aussi facilement ? Quelle force !
Erreur médicale : Les policiers espèrent trouver l’émeraude en passant aux Rayons X l’estomac des suspects... Une opération rendue possible avec une endoscopie (pour voir l’intérieur du corps), mais non avec des Rayons X qui ne font que refléter le squelette des suspects. Or, l’émeraude ne peut se trouver dans le squelette mais bien dans l’estomac !
Faux raccord : durant la scène où Jigen et Lupin se déguisent en techniciens de surface pour récupérer le diamant, Lupin ouvre le poing de la statue où il avait caché son butin. Au plan suivant, lorsqu’apparaît le commissaire Konaizo, pourquoi le poing de la statue est-il à nouveau fermé alors qu’à aucun moment on a vu ni Jigen ni Lupin le refermer (et surtout, en avaient-ils le temps ?) ?
Réalisation de l’épisode : Petite critique à l’égard de nos amis les réalisateurs japonais : les dessins et l’animation sont particulièrement mauvais sur cet épisode.
Clin d’œil :
- L’épisode est évidemment un hommage à la série TV La Panthère Rose, que ce soit pour le vol, le nom du diamant ainsi que le côté maladroit et peu futé du détective.
On peut également supposer que la panthère prisonnière du diamant est un clin d’œil au dessin-animé La Panthère Rose qui parodiait la version live en personnifiant le diamant comme une véritable panthère rose.
- La statue du Non Penseur est une parodie de la statue du Penseur. À noter qu’en VO, le nom de l’artiste fictif est une inversion de celui de Rodin (Dinro). En VF, le nom reprend la même idée (Rondin) mais en ajoutant une lettre et non par inversion.
Intérêt de l’épisode : **
La seconde partie, hilarante et plus dynamique, sauve un épisode qui avait plutôt mal débuté, la première partie se montrant très ennuyeuse à suivre.
Note Indianagilles : **
Vaut surtout pour son aspect parodique. Mais il faut reconnaître que c'est un peu du n'importe quoi !
(Japon)
Lupin commet cambriolage sur cambriolage, toujours sur des coffres-fort fabriqués par leur spécialiste Marukin. Déprimé devant ces échecs, ce dernier défie Lupin de venir ouvrir un coffre-fort réputé inviolable et dont le mécanisme est des plus particuliers.
Censure :
- Lupin déguisé en femme se retrouve ivre après la soirée et refuse de partir. Vu la position indécente à ce moment, toutes les scènes où on aperçoit ses jambes dénudées ou son corps entier ont été coupées. (19 secondes)
- La dernière réplique grivoise de Lupin est édulcorée sous forme d’excuse envers Fujiko. (Censure audio)
Curiosité : Le jeu auquel Lupin et Fujiko jouent est ''Pong'', premier jeu électronique à connaître le succès.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + Marukin), Catherine Lafond, Jacques Ferrière, François Leccia (Le fils de Marukin + le directeur de la banque).
- La banque Mitsubishi (Mitsuboshi en VO) voit son nom massacré à plusieurs reprises (Exemples : Mitsubitchi, Mitesubishi). Les comédiens peinent vraiment à le prononcer correctement. Dans ce cas, pourquoi avoir laissé un nom sonnant japonais si c’est pour qu’après on ait droit à une séries de noms erronés ? Il aurait été plus simple de lui donner un nom sonnant français, l’adaptation a parfois de bons côtés…
- Une réplique de Lupin dans la VF contient un grand illogisme : à voix haute (on peut certes supposer qu'il le murmure, mais vu qu'il se tourne vers Zenigata, ce dernier a bien dû l'entendre !), devant Zenigata et avec sa voix habituelle, il annonce ''Et voilà je les ai berné tous autant qu'ils sont et maintenant je vais reprendre ma voix'' (!!!). Devant une telle remarque, Zenigata aurait eu aucun mal à reconnaître le stratagème de Lupin ! Or, il ne réagit pas du tout ! Illogisme inexistant en VO : Lupin s'adresse précisément à Zenigata en ces termes : ''Mais rien ne nous dit que la police aurait pu arrêter Edgar''. Ce qui fait d'ailleurs raccord avec la réplique suivante de Zenigata : ''Je vous assure que je l'arrêterai''. (Merci à Mauser pour la remarque)
- Le prénom du fils de Marukin (Jôtarô) ne nous est pas appris en VF.
- Philippe Ogouz (Edgar) fait preuve d’un excellent talent de comédien durant cet épisode, en particulier lors de la torture au sauna bouillant. Sa prestation vaut largement celle de Yasuo Yamada.
- On a droit à «Epée magique» à la place de Zantetsu-ken. C’est drôle comme, entre les différentes séries japonaises, les traducteurs se passent les idées. On remplace tous les mots japonais intraduisibles par le mot «magique» comme si la magie est omniprésente dans les séries du Japon ! La même tactique se retrouve dans Dragon Ball avec ses célèbres «Nuage magique» (Kinto-un) et «Rayon Magique» (Kamehameha).
Réflexion : Lupin et sa bande vivent drôlement bien malgré les multiples échecs pour dérober de l’argent. Notre cambrioleur adoré possède même un sauna personnel !
Réalisation de l’épisode : Assez bonne dans l’ensemble, surtout dans la 2e partie. Les expressions de Lupin sont particulièrement hilarantes.
Informations sur l’épisode : il existe un chapitre dessiné par Monkey Punch reprenant l’histoire de cet épisode, mais j’ignore tout de sa création, en particulier s’il ne fait qu’adapter l’épisode (comme ce fut le cas pour l’épisode 26) ou si au contraire, il s’agit bien d’un chapitre dessiné avant le projet de l’adapter en anime. C’est un peu le chapitre-mystère de la série, car je n’ai appris son existence qu’au travers du Rapport Lupin (data-book indispensable pour tout fan comprenant le japonais) et dans l’édition espagnole de la série d’origine (celle de 1967). En effet, il n’apparaît pas dans l’édition originale japonaise (ni dans aucune réédition) et encore moins dans l’édition américaine qui suit de près les éditions japonaises.
Intérêt de l’épisode : **
L’obsession de Lupin pour l’argent est ici critiquée et la scène de torture est très réussie. De plus, voir nos protagonistes chez eux en train de tuer le temps amène un petit détail savoureux que je ne saurai exactement décrire. Mais il est clair que l’épisode vaut surtout pour cette scène de rencontre le fils du fabriquant et la bande à Lupin.
Note Indianagilles : **
Je suis partagé. L'épisode se lance très bien, mais la seconde partie n'est pas à la hauteur et la conclusion bien trop facile.
(Allemagne)
Après avoir tenté de voler le rubis du leader d'un groupuscule politique se réclamant du national-socialisme, Lupin et Fujiko sont pris au piège dans un château en ruine. Parviendront-ils à s'en sortir vivants ?
Censure : Le pseudo Führer s’amuse avec son globe terrestre qui rebondit et le renverse au sol (36 secondes).
Scène culte : Lupin et Fujiko s’avouent leur amour mutuellement.
Musique : Musique originale lors de la scène du globe terrestre.
Doublage :
- Avec les voix de Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Albert Augier (Le Führer).
- Lupin accuse les dieux dans la VF d’être à l’origine de son malheur. En VO, il rend le vent (divin ?) responsable de ses ennuis. La logique reste conservée, mais ces changements d’origine m’ont fait sourire ! Je tenais donc à le souligner.
- Lupin désigne en VF son arme comme un revolver. Or, comme chaque fan de Lupin III le sait, notre cambrioleur préféré utilise toujours un Walther P38, c’est-à-dire un pistolet automatique !
- Lupin emploie le surnom de «Tonton Lacogne» à l’égard de l’inspecteur pour remplacer le Tottsan de la VO. À noter que ce surnom est une invention de l’anime : il n’est en effet jamais apparu chez Monkey Punch (tout comme le terme Zantetsuken ou encore le Magnum de Jigen).
- Fujiko prétend avoir entendu les voix de «Jigen et Goemon». Depuis quand Goemon a-t-il son nom d’origine ? Notez qu’on ne connaît toujours pas le nom français de Jigen…
Erreur de coloriage : La moustache du pseudo Führer passe du noir au brun clair sur plusieurs plans durant son discours.
Réalisation de l’épisode : Correcte dans l’ensemble, mais pour un épisode aussi particulier, je m’attendais à une mise en scène plus audacieuse.
Représentation du pays : Et nous revoilà en Allemagne avec un nouveau scénario (encore ?!) sur le nazisme.
Clin d’œil : La scène du globe terrestre ne peut que faire penser à la célèbre séquence du Dictateur de Charlie Chaplin.
Intérêt de l’épisode : ????????
Je ne sais vraiment pas quoi penser de cet épisode... À la fois on ne peut que se réjouir d’un scénario très différent des épisodes précédents avec un Lupin en mauvaise posture qui frôle carrément la mort et fait une brillante déclaration d’amour à Fujiko. Et en même temps, ce n’est pas l’épisode qui me passionne le plus. Vraiment, je ne peux pas trancher. Je laisse chacun décider de ce qu’il en pense.

Note Indianagilles : ***
L'obsession des Japonais pour les nazis est un peu malsaine, mais force est de constater encore une fois que ça donne un excellent épisode avec un Lupin et une Fujiko soudés, à la vie à la mort. On tremble vraiment pour eux. La conclusion s'avère malheureusement un peu simpliste.
(Japon)
Après avoir assisté à la mort de son
maître d'armes, lâchement assassiné par son autre élève Jinkurô, Goemon
jure de le venger et de tuer son rival. Mais l'acte s'avère plus
difficile que prévu, d'autant que Jinkurô n'a pas hésité à se rendre à
la police pour obtenir protection...
Censure : Jinkurô meurt brûlé vif par la foudre (10 secondes).
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Bourrier (Jinkurô), Albert Augier (Le maître de Goemon).
- Yokitori a récupéré son nom japonais dans cet épisode. Bravo, excellente chose de pouvoir enfin entendre Goemon à la place de cette atrocité pseudo-nippone (même s’il y eut des prémices dans l’épisode 20) ! Mais les pauvres enfants, ils ont dû se demander : «Mais pourquoi Yokitori il s’appelle Goemon ?!» !
- Jinkurô Hissatsu n’a que son prénom de retenu en VF. Quant au maître de Goemon (Maître Jinen en VO), il n’est pas nommé.
- On aura connu Jacques Ferrière plus inspiré sur Goemon. Si certains passages correspondent bien au timbre sobre et calme qu’il adopte, d’autres manquent d’énergie ou d’émotion. Peut-être a-t-il cherché à privilégier l’idée d’un guerrier restant maître de ses émotions plutôt qu’un jeune homme en proie à la détresse ? J’ai personnellement une préférence pour la VO sur cet épisode (et croyez-moi, c’est plutôt rare, car d’habitude j’aime les deux doublages !).
- Je disais que j’avais une préférence pour la VO sur cet épisode... à l’exception du passage à Hong-Kong (avec Zenigata/Lacogne déguisé en marchand hongkongais) qui est tout simplement énorme tant en VO qu’en VF !
- Iga est une région du Japon principalement connue pour son célèbre clan des ninjas d’Iga (dont faisait partie Hanzô Hattori, l’un des fidèles serviteurs d’Ieyasu Tokugawa, premier shôgun de la dynastie Tokugawa). Lorsqu’en VO, Jigen parle des raisons du départ de Goemon, il précise bien qu’il s’agit de recevoir un rouleau contenant diverses techniques ancestrales des ninjas d’Iga. En effet, d’après une légende, Goemon Ishikawa serait originaire de la province d’Iga (théorie reprise dans l’épisode 36, j’y reviendrai). Qu’est-devenu cette part d’Histoire en VF ? Hé bien il n’en reste plus grand-chose, à part qu’Iga devient soudain un «sage» (?!?) qui aurait été «très riche et qui possédait beaucoup d’or» dixit Fujiko/Magali en VF. D’où les suppositions sur un éventuel trésor enfoui quelque part et dont le rouleau dévoilerait l’emplacement secret.
- D’ailleurs, il ne sera fait aucune mention du clan des ninjas d’Iga ni de leur association avec Jinkurô.
- Lupin, le «plus grand malfaiteur de tous les temps» (dixit Jinkurô en VF) ? Bien qu’il soit recherché par Interpol et auteur d’un nombre incalculable de cambriolages, je doute qu’il puisse être qualifié en ces termes...
- En revanche, j’aime bien le ton arrogant et les répliques de Serge Bourrier sur Jinkurô. Il a parfaitement cerné le personnage.
- Le détail amusant du doublage : pour la première et unique fois, Jigen nomme Lupin comme s’il s’agissait de son boss (tout comme il le fera dans le second doublage français du Château de Cagliostro), même si on sent bien qu’il s’agit plutôt d’un emploi humoristique dans ce cas précis.
- Bon point également pour la scène parodiant la séance au Tribunal durant le procès de Jinkurô (dont le déroulement se déroule exactement comme dans le manga) qui retranscrit parfaitement l’ambiance attendue.
Réalisation de l’épisode : à noter une bonne introduction paisible et poétique au sein de la nature qui correspond très bien à la personnalité de Goemon.
Musique : Musique aux tonalités asiatiques lors du début du combat entre Goemon et Jinkurô.
Clin d’œil : Le combat utilise une mise en scène typique des vieux films de samouraï avec les plans lents et le mouvement des herbes après que le vent se soit levé.
Réflexion : Qui pouvait bien se trouver dans les lieux à une telle altitude avec un appareil photo à portée de main au moment-même où Jinkurô commettait son crime (Notez que cette scène est également présente dans le manga, d’où probablement le caractère absurde de cette preuve).
Intérêt de l’épisode : ****
Mise en avant magistrale du personnage de Goemon.
Note Indianagilles : ***
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Bourrier (Jinkurô), Albert Augier (Le maître de Goemon).
- Yokitori a récupéré son nom japonais dans cet épisode. Bravo, excellente chose de pouvoir enfin entendre Goemon à la place de cette atrocité pseudo-nippone (même s’il y eut des prémices dans l’épisode 20) ! Mais les pauvres enfants, ils ont dû se demander : «Mais pourquoi Yokitori il s’appelle Goemon ?!» !
- Jinkurô Hissatsu n’a que son prénom de retenu en VF. Quant au maître de Goemon (Maître Jinen en VO), il n’est pas nommé.
- On aura connu Jacques Ferrière plus inspiré sur Goemon. Si certains passages correspondent bien au timbre sobre et calme qu’il adopte, d’autres manquent d’énergie ou d’émotion. Peut-être a-t-il cherché à privilégier l’idée d’un guerrier restant maître de ses émotions plutôt qu’un jeune homme en proie à la détresse ? J’ai personnellement une préférence pour la VO sur cet épisode (et croyez-moi, c’est plutôt rare, car d’habitude j’aime les deux doublages !).
- Je disais que j’avais une préférence pour la VO sur cet épisode... à l’exception du passage à Hong-Kong (avec Zenigata/Lacogne déguisé en marchand hongkongais) qui est tout simplement énorme tant en VO qu’en VF !
- Iga est une région du Japon principalement connue pour son célèbre clan des ninjas d’Iga (dont faisait partie Hanzô Hattori, l’un des fidèles serviteurs d’Ieyasu Tokugawa, premier shôgun de la dynastie Tokugawa). Lorsqu’en VO, Jigen parle des raisons du départ de Goemon, il précise bien qu’il s’agit de recevoir un rouleau contenant diverses techniques ancestrales des ninjas d’Iga. En effet, d’après une légende, Goemon Ishikawa serait originaire de la province d’Iga (théorie reprise dans l’épisode 36, j’y reviendrai). Qu’est-devenu cette part d’Histoire en VF ? Hé bien il n’en reste plus grand-chose, à part qu’Iga devient soudain un «sage» (?!?) qui aurait été «très riche et qui possédait beaucoup d’or» dixit Fujiko/Magali en VF. D’où les suppositions sur un éventuel trésor enfoui quelque part et dont le rouleau dévoilerait l’emplacement secret.
- D’ailleurs, il ne sera fait aucune mention du clan des ninjas d’Iga ni de leur association avec Jinkurô.
- Lupin, le «plus grand malfaiteur de tous les temps» (dixit Jinkurô en VF) ? Bien qu’il soit recherché par Interpol et auteur d’un nombre incalculable de cambriolages, je doute qu’il puisse être qualifié en ces termes...
- En revanche, j’aime bien le ton arrogant et les répliques de Serge Bourrier sur Jinkurô. Il a parfaitement cerné le personnage.
- Le détail amusant du doublage : pour la première et unique fois, Jigen nomme Lupin comme s’il s’agissait de son boss (tout comme il le fera dans le second doublage français du Château de Cagliostro), même si on sent bien qu’il s’agit plutôt d’un emploi humoristique dans ce cas précis.
- Bon point également pour la scène parodiant la séance au Tribunal durant le procès de Jinkurô (dont le déroulement se déroule exactement comme dans le manga) qui retranscrit parfaitement l’ambiance attendue.
Réalisation de l’épisode : à noter une bonne introduction paisible et poétique au sein de la nature qui correspond très bien à la personnalité de Goemon.
Musique : Musique aux tonalités asiatiques lors du début du combat entre Goemon et Jinkurô.
Clin d’œil : Le combat utilise une mise en scène typique des vieux films de samouraï avec les plans lents et le mouvement des herbes après que le vent se soit levé.
Réflexion : Qui pouvait bien se trouver dans les lieux à une telle altitude avec un appareil photo à portée de main au moment-même où Jinkurô commettait son crime (Notez que cette scène est également présente dans le manga, d’où probablement le caractère absurde de cette preuve).
Intérêt de l’épisode : ****
Mise en avant magistrale du personnage de Goemon.
Note Indianagilles : ***
Comme souvent avec les épisodes où l'on en apprend plus sur les autres personnages que Lupin, c'est toujours très intéressant.
Partis à la recherche d'un légendaire trésor, Lupin et Jigen découvrent un mystérieux temple habité uniquement par de jolies filles. Seraient-ils arrivés au paradis ? Mais si Lupin se laisse câliner comme un minet par les dames, Jigen lui reste sur ses gardes...
Remarque sur la censure : Des filles dénudées sur tout l’épisode, une tentative explicite d’agression sexuelle, un Lupin qui se vautre dans l’opulente poitrine de la tenancière ou qui essaye encore d’y toucher... et pas l’ombre d’une censure ! Les contrôleurs étaient-ils partis en vacances durant la diffusion de l’épisode ou le charme des filles les aurait-il empêchés de pratiquer la moindre coupe ? Et encore, je parle de l’anime (donc édulcoration déjà pratiquée par les Japonais). Attendez donc de voir dans le manga la superbe séquence musicale "Lupin atteint le 7e ciel" !
Scène culte : Lupin et Zenigata sont tellement ivres qu’ils discutent tranquillement et ne pensent pas un instant à se poursuivre mutuellement. Bien que le contexte soit très différent, cette scène sera renouvelée dans le téléfilm Le Dictionnaire de Napoléon (1991).
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jane Val (la tenancière du palace)
- Étonnamment, même le langage n’a pas du tout souffert de la censure ! Philippe Ogouz va même jusqu’à s’exclamer : «Cet endroit est érotique !».
- Bizarrement, c’est la VF qui cette fois se rapproche plus de l’adaptation papier que la VO ! Jigen est présenté comme bien plus méfiant dans le doublage français et constate très vite que la jeune fille poursuivie par des agresseurs cache quelque chose lors de la seconde tentative d’agression. Un trait de caractère dont il fait preuve durant tout le chapitre papier.
- Pour le gag du «matou», un miaulement a été rajouté dans la VF.
- Phrase stupide (ou humour volontaire ?) : «Le tour est joué» alors que Goemon n’est même pas parvenu à désarmer une seule fille ? C’est pas du tout son genre...
Clin d’œil : Cet épisode est une allusion à la célèbre légende d’Urashima Tarô. Simple pêcheur, il sauve un jour une tortue marine brutalisée par des enfants. Celle-ci, en guise de remerciement, lui propose de la rejoindre dans son palais sous-marin pour qu’ils se marient. Après quatre jours passés au fond de la mer, Urashima Tarô, inquiet pour sa famille restée sur terre, demande à revenir dans le monde des hommes. On lui confie alors une boîte qu’il ne doit surtout pas ouvrir sitôt revenu sur terre. Arrivé dans son village, il découvre que ses parents sont morts depuis quatre-cent ans après avoir cru leur fils mort noyé ! Les quatre jours que le pêcheur avait passés dans le palais sous-marin étaient devenus quatre siècles sur terre. Désespéré, Urashima Tarô prit le risque d’ouvrir la boîte et mourut sur-le-champ après s’être transformé en vieillard : cette boîte contenait les années de sa vie. Notez qu’en VO, le nom du personnage va même jusqu’à être mentionné par Zenigata. Cette légende (l’une des plus connues au Japon) est largement répandue dans les mangas et l’animation japonaise. Autre exemple d’animé célèbre mentionnant la légende : le film Urusei Yatsura (Lamu en VF) – Beautiful Dreamer réalisé par Mamoru Oshii.
Intérêt de l’épisode : **
J’ai toujours eu une large préférence pour le chapitre papier plutôt que cet épisode, bien que sympathique. Principalement pour deux raisons : de un, c’est l’un des chapitres de Shin Lupin III les mieux dessinés et de deux, le scénario – bien qu'il tienne franchement sur un timbre-poste – a le mérite de ne pas traîner en longueur et de proposer deux-trois séquences jouissives, comme la séquence musicale entre Lupin et la tenancière. On peut apprécier que l’épisode Tv ait quelque peu modifié le script (ajout de la manipulation exercée par la tenancière sur les autres filles, changement du style de trésor, apparition de Zenigata), mais il est dommage que ce dernier, bien qu’il nous fasse passer un très bon moment et qu’on rigole beaucoup, reste tout de même dans la lignée des scénarii habituels.
Note Indianagilles : ***
(Chine ?)
Partis à la recherche d'un légendaire trésor, Lupin et Jigen découvrent un mystérieux temple habité uniquement par de jolies filles. Seraient-ils arrivés au paradis ? Mais si Lupin se laisse câliner comme un minet par les dames, Jigen lui reste sur ses gardes...
Remarque sur la censure : Des filles dénudées sur tout l’épisode, une tentative explicite d’agression sexuelle, un Lupin qui se vautre dans l’opulente poitrine de la tenancière ou qui essaye encore d’y toucher... et pas l’ombre d’une censure ! Les contrôleurs étaient-ils partis en vacances durant la diffusion de l’épisode ou le charme des filles les aurait-il empêchés de pratiquer la moindre coupe ? Et encore, je parle de l’anime (donc édulcoration déjà pratiquée par les Japonais). Attendez donc de voir dans le manga la superbe séquence musicale "Lupin atteint le 7e ciel" !
Scène culte : Lupin et Zenigata sont tellement ivres qu’ils discutent tranquillement et ne pensent pas un instant à se poursuivre mutuellement. Bien que le contexte soit très différent, cette scène sera renouvelée dans le téléfilm Le Dictionnaire de Napoléon (1991).
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jane Val (la tenancière du palace)
- Étonnamment, même le langage n’a pas du tout souffert de la censure ! Philippe Ogouz va même jusqu’à s’exclamer : «Cet endroit est érotique !».
- Bizarrement, c’est la VF qui cette fois se rapproche plus de l’adaptation papier que la VO ! Jigen est présenté comme bien plus méfiant dans le doublage français et constate très vite que la jeune fille poursuivie par des agresseurs cache quelque chose lors de la seconde tentative d’agression. Un trait de caractère dont il fait preuve durant tout le chapitre papier.
- Pour le gag du «matou», un miaulement a été rajouté dans la VF.
- Phrase stupide (ou humour volontaire ?) : «Le tour est joué» alors que Goemon n’est même pas parvenu à désarmer une seule fille ? C’est pas du tout son genre...
Clin d’œil : Cet épisode est une allusion à la célèbre légende d’Urashima Tarô. Simple pêcheur, il sauve un jour une tortue marine brutalisée par des enfants. Celle-ci, en guise de remerciement, lui propose de la rejoindre dans son palais sous-marin pour qu’ils se marient. Après quatre jours passés au fond de la mer, Urashima Tarô, inquiet pour sa famille restée sur terre, demande à revenir dans le monde des hommes. On lui confie alors une boîte qu’il ne doit surtout pas ouvrir sitôt revenu sur terre. Arrivé dans son village, il découvre que ses parents sont morts depuis quatre-cent ans après avoir cru leur fils mort noyé ! Les quatre jours que le pêcheur avait passés dans le palais sous-marin étaient devenus quatre siècles sur terre. Désespéré, Urashima Tarô prit le risque d’ouvrir la boîte et mourut sur-le-champ après s’être transformé en vieillard : cette boîte contenait les années de sa vie. Notez qu’en VO, le nom du personnage va même jusqu’à être mentionné par Zenigata. Cette légende (l’une des plus connues au Japon) est largement répandue dans les mangas et l’animation japonaise. Autre exemple d’animé célèbre mentionnant la légende : le film Urusei Yatsura (Lamu en VF) – Beautiful Dreamer réalisé par Mamoru Oshii.
Intérêt de l’épisode : **
J’ai toujours eu une large préférence pour le chapitre papier plutôt que cet épisode, bien que sympathique. Principalement pour deux raisons : de un, c’est l’un des chapitres de Shin Lupin III les mieux dessinés et de deux, le scénario – bien qu'il tienne franchement sur un timbre-poste – a le mérite de ne pas traîner en longueur et de proposer deux-trois séquences jouissives, comme la séquence musicale entre Lupin et la tenancière. On peut apprécier que l’épisode Tv ait quelque peu modifié le script (ajout de la manipulation exercée par la tenancière sur les autres filles, changement du style de trésor, apparition de Zenigata), mais il est dommage que ce dernier, bien qu’il nous fasse passer un très bon moment et qu’on rigole beaucoup, reste tout de même dans la lignée des scénarii habituels.
Note Indianagilles : ***
Plus
que son scénario, c'est son aspect délicieusement érotique qui en font
un épisode des plus mémorables. Étonnant que la censure ait laissé tout
ça intact !
(Paris/Italie/Egypte)
Après avoir été largué par Fujiko, Lupin déprime. Jusqu'au jour où il reçoit un coup de téléphone de la belle qui lui donne rendez-vous en Italie. Arrivé sur les lieux, il ne trouve non pas sa bien-aimée mais la tante de celle-ci, femme herculéenne et un peu enveloppée, qui le force à trouver le trésor disparu de Rommel.
Censure : La tante de Fujiko retire le parchemin caché dans son décolleté. Lupin prétend en français avoir des migraines alors qu’en vérité, il détourne le regard pour ne pas voir la poitrine de la tante. (3 secondes)
Scène intéressante : Lupin prouve qu’il déteste perdre, ce qui colle parfaitement à son caractère.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jane Val (la tante)
- Probablement pour problèmes de droits, Alain Delon – qui apparaît en personne dans l’épisode – est remplacé par un certain Alain Troilon.
- En VO, la tante s’appelle également Fujiko, ce qui perturbe d’ailleurs Lupin. Pourquoi ne pas avoir repris cette idée dans la VF ?
- Le nom de Rommel, contrairement à celui de Montgomery (attention, mal orthographié dans les sous-titres d’IDP), ne sera jamais mentionné. Tout comme le nom du lieu où a eu la bataille, El-Alamein.
Musique : Lovin'you (Lucky) et I miss you baby, deux de mes chansons préférées dans la série, servent de bande-sonore durant le voyage de Lupin.
Le détail amusant : Lupin qui détruit tout un baldaquin en pierre avec une simple mitraillette ? Hum... dangereuse arme dis-donc !
Restauration de l’épisode : tout comme l’épisode 6, celle de l’épisode 23 laisse quelque peu à désirer sur certaines scènes (couleurs moins vives entre les plans, nombreuses poussières). Certains épisodes auraient-ils plus souffert que d’autres avec l’âge ?
Clin d’œil : outre l’apparition (contre son gré) d’Alain Delon, je soupçonne le personnage au volant d’être une caricature d’Osamu Tezuka. Du moins, il en a les traits...
Intérêt de l’épisode : ***
Hilarante comédie mettant en scène les scènes de ménage du couple Lupin/Fujiko.
Note Indianagilles : *
Le scénario est sans queue ni tête et tout semble (mal) improvisé. Mal construit, on dirait presque que les scènes de cet épisode ont été tirés de plusieurs autres épisodes différents. En résulte un épisode divertissant, mais sans aucun réel intérêt. En comics, on appelle ça un fill-in... du remplissage, quoi !
(Tokyo)
Nezumi Kozo, cambrioleur descendant d'une famille illustre pratiquant ce ''métier'' depuis des siècles, propose à Goemon de s'allier à lui contre Lupin pour venger l'honneur des Ishikawa.
Scène intéressante : premier rendez-vous amoureux (mentionné) de Lupin avec Fujiko dans cette série TV !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Marcel Jemma (Mimi Kozo)
- En VO, ce n’est pas le pot à tabac de la famille de Yokitori/Goemon que recherche l’adversaire de ce dernier, mais un chaudron ayant appartenu à l’ancêtre Goemon Ishikawa (une allusion à son supplice, le premier Goemon ayant été condamné à périr dans un chaudron d'huile bouillante ?).
- Nezumi Kozô Zokichi (Nezumi signifie rat ou souris. C’est également le nom d’un clan de criminels auquel Lupin sera régulièrement confronté dans le manga Shin Lupin III) prend le nom tout moche de Mimikozo en VF. De plus, sa voix trop caricaturale tape vite sur les nerfs. Bref un ratage complet pour cet adversaire/partenaire de Goemon.
- Il n’a jamais été caché en VF que Goemon cohabite avec Lupin et Jigen. Alors pourquoi parlerait-il donc de «sa salle-de-bain» lorsqu’il se rend au lieu de rendez-vous fixé par Nezumi ? Il s’agit plutôt de la demeure familiale de ses ancêtres !
- Le Goemon mentionné dans le recueil de la 1ère Compétition Internationale de Cambriolage est le 10eme d’après Nezumi (en VO). Notre Goemon étant le 13eme, il s’agirait plutôt de son arrière-grand-père et non d’un lointain ancêtre comme il le prétend en VF !
- Sur la troisième image du flashback, on nous montre des Arabes en costume traditionnel, mais en VF on les fait passer pour des Argentins. Néanmoins, la traduction rend le flashback beaucoup moins anachronique en supprimant tous les noms cités en VO (explication plus bas).
- Zenigata ne connaît pas James Bond en VF contrairement à la VO où il laisse surtout entendre qu’il déteste les espions, y compris ce dernier.
- Lupin nomme Jigen par son nom japonais ! Il serait peut-être temps de trancher : aura-t-il enfin un nom définitif ou sera-t-il finalement nommé comme en VO ? À suivre dans deux épisodes !
- «Tonnerre, mais c’est Goemon !» s’écrie Zenigata en apprenant la présence du samouraï sur les lieux. Faudrait enfin vous décider, les gars ! Il s’appelle Goemon ou Yokitori à la fin ?
- Seconde fois qu’Arsène Lupin est désigné sous le nom d’Edgar 1er dans le doublage français.
Erreur historique : nombreux noms cités durant le flashback sur la compétition des cambrioleurs mêlent légendes (Ali Baba), romans (Long John Silver de l’Île au trésor) et personnages ayant réellement existé, mais nés bien plus tard comme Billy the Kid (né en 1859 alors que la compétition est censée se dérouler en 1808 !) ou morts depuis longtemps comme Zheng Cheng Gong, plus connu sous le nom de Koxinga (mort en 1662 !), ou encore Stenka Razine, chef cosaque rebelle qui n’a donc strictement rien à voir avec le cambriolage, mort en 1671 ! Quant à Arsène Lupin, qu’est-ce qu’il vient faire dans une course ayant eu lieu presque 70 ans avant sa naissance ! En fait, aucun des protagonistes présentés durant le flashback n’aurait pu assister à cette compétition, à part peut-être l’ancêtre de Goemon (et encore, Goemon étant supposé être né dans les années 40 environ, son ancêtre serait plutôt né vers 1880) et celui de Nezumi ! Assurément l’épisode le plus illogique en termes de chronologie et de réalité historique de toute la série ! Heureusement que la VF vient supprimer toutes ces incohérences !
Réflexion : Obsédé par son but d’arrêter Lupin, Zenigata oublie fréquemment l’autorité de ses supérieurs hiérarchiques. Néanmoins, dès qu’il s’agit de conserver sa place dans la police, il est prêt à tout pour satisfaire ces derniers.
Intérêt de l’épisode : ??????
Impossible de me décider sur l’intérêt réel de cet épisode. Globalement, c’est un épisode agréable et très intéressant concernant Goemon qui prouve son grand attachement à l’honneur familial plus qu’à son amitié avec Lupin et Jigen. Malheureusement, si en VF les anachronismes illogiques disparaissent, la voix de Nezumi ne lui fait pas honneur. Bref, un épisode à regarder avant tout pour Goemon en essayant de passer par-dessus les grosses lacunes de chacune des deux versions.
Note Indianagilles : **
L'originalité de l'épisode vient du fait que Goemon se retrouve à affronter ses deux accolytes, Lupin et Jigen. Un épisode assez léger et qui se regarde plutôt bien.
(Afrique)
Retenue en prison par un directeur peu scrupuleux qui n'hésite pas à tuer ses prisonniers à l'aide de robots explosifs, Fujiko écrit désespérément à Lupin pour qu'il vienne la délivrer. Lupin et ses complices organisent alors un cambriolage bidon pour se faire arrêter. A peine sont-ils en prison qu'ils s'évadent. Mais parviendront-ils à échapper à la mort ?
Scène intéressante : Zenigata fait preuve d'une morale plutôt douteuse dans cet épisode, aux antipodes des précédents épisodes et bien plus proche du manga d’origine. Ainsi, il refuse que le directeur de la prison tue Lupin et sa bande, préférant le faire personnellement. Cette scène est reprise directement du chapitre de Shin Lupin III où il réagit de même : son attitude n’a donc rien d’étonnant.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Serge Bourrier (le directeur de la prison).
- Zenigata est surnommé Gastounet par Lupin (toujours une tentative de traduire le Tottsan).
- Globalement pour une fois, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre. Les répliques françaises suivent la VO de très près.
Le détail amusant : Lupin est un très grand voleur ! Seules deux secondes lui suffisent pour se rhabiller !
Réalisation de l’épisode : Dommage, les précédents épisodes étaient très convenables, mais dans celui-ci, la qualité a bien régressé (dessins + animation).
Intérêt de l’épisode : ***
Développement (basique) de la relation entre Lupin et Fujiko suivi d’une course-poursuite haletante très fidèle au chapitre de Shin Lupin III.
Note Indianagilles : **
Cet
épisode très fun est une longue et amusante course poursuite, très
fidèle à l'épisode du manga dont il est tiré. Une belle petite
récréation, mais qui manque un peu de matière.
(Madrid)
Scène culte
: Zenigata dévoilant ses dizaines de menottes, de toutes formes et de
toutes tailles, dissimulées sous son manteau. Une séquence à mourir de
rire qui m’a marquée lors de mon tout premier visionnage et qui continue
de me faire rire aux éclats !
Doublage :
-
Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Jacques Ferrière, Monique Thierry (Linda), Serge Bourrier (Helvet von
Myer)
- Après 25 épisodes sans autres appellations que des
surnoms (le barbu, l’autre, l’ami d’Edgar) voire l’utilisation de son
nom japonais sur 2 épisodes, Jigen a finalement été renommé... Isidore
(au passage, ce prénom intervient si brusquement que la première fois,
j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Lupin s’exclamait au beau milieu du
duel «On est peut-être tombé dans un piège, Isidore !»). Des fans
apprécient-ils ce prénom ? Personnellement, ce n’est pas du tout mon
cas. Enfin... Au moins, il a une identité complète.
- Le but du
départ de Fujiko pour le Japon est tout différent entre la VO et la VF.
Cette dernière par exemple mentionne les parents de la jeune femme alors
qu’on n’entendra jamais parler d’eux dans n’importe quelle œuvre de la
saga !
- La voix de Fujiko dans sa version poupée
explosive n'est pas celle de Catherine Lafond, mais celle de Monique
Thierry qui double également Linda. N'ayant qu'une seule tirade, les
responsables du doublages ne se sont probablement pas embêtés à faire
appel à sa voix officielle pour si peu.
- Je ne nie pas ne jamais avoir accroché au timbre de voix choisi par Francis Lax sur Jigen, car elle ne correspond pas à mon avis
à l’image que je me fais du gunman. Mais il serait injuste de ne pas
noter la qualité d’interprétation du comédien, en particulier durant cet
épisode.
Oubli scénaristique : Dans cet épisode,
le running gag touchant Goemon le présente comme incapable de digérer
autre chose que certains mets japonais : du miso (pâte de soja) et des takuwan
(légume à base de radis blanc) en VO, du riz et du poisson cru en VF.
Les plus observateurs et surtout les plus connaisseurs de l’univers
Lupin III auront pourtant constaté qu’à de nombreuses reprises, Goemon a
bel et bien mangé de la nourriture occidentale sans présenter le
moindre problème de digestion. Notamment dans l’épisode 1 où il déguste
un bifteck entier !
Erreur culturelle : je ne
sais pas dans quel dictionnaire le scénariste de cet épisode a pu faire
ses recherches de noms occidentaux, mais il s’est littéralement planté.
Ni Helvet ni Myer ne peuvent être qualifié de nom ou de prénom. Si
vraiment il s’agit du sien, je le plains le pauvre d’avoir eu des
parents aussi originaux en matière de choix de prénom ! Une version plus
juste aurait été de le nommer Herbert (prénom allemand existant) von
Meyer (nom de famille allemand existant) comme le fait la VOST d’IDP.
Réalisation de l’épisode
: l’animation n’est franchement pas terrible (beaucoup de plans repris
tel quel, comme durant la danse de Linda). En revanche, la mise en scène
est particulièrement travaillée durant cet épisode ! Sur ce point,
c’est une réussite !
Musique : une brillante bande-son mêlant les compositions de Yûji Ohno et celles de Georges Bizet (mondialement connu pour son opéra Carmen).
Réflexion
: C’est le premier épisode dédié à Jigen. On peut d’ailleurs remarquer à
ce propos qu’il est facile de comprendre sa méfiance vis-à-vis des
femmes : il n’a vraiment pas de chance avec elles ! Une seule fois, dans
le chapitre 23 de Shin Lupin III qui sera plus tard adapté dans
l’épisode 99 (historiquement connu pour être le premier épisode de
l’animation japonaise à avoir été diffusé en stéréo à la télévision),
une fille restera à ses côtés. Un couple original qui fait depuis la
joie des sites de fan-art au Japon !
Information sur l’épisode
: cet épisode a été imaginé par la TMS, mais il existe néanmoins – tout
comme ce fut le cas pour l’épisode 19 – une adaptation en manga
réalisée par Monkey Punch. Ce chapitre porte le même titre que l’épisode
(La Rose et le Pistolet), mais s’éloigne fortement du scénario de
l’épisode et ne reprend en fait que le duel entre Jigen et Lupin. Ce
chapitre n’est pas disponible en volume relié, mais uniquement dans un
numéro du Tv & Comics Rupan Sansei n°2 sorti au Japon en
avril 1978. Il s’agit d’une sorte de premier magazine officiel dédié à
la fois au manga et à la série Tv alors en cours de diffusion. Seuls
deux numéros existent et autant dire qu’ils sont très rares à trouver !
Intérêt de l’épisode : ****
Comment ne pas apprécier un épisode mettant au premier plan mon personnage favori ?
Note Indianagilles : ***
Quand
le mystérieux Jigen se dévoile un peu plus, on se tait et on écoute !
Notre bon misogyne est finalement très cœur d'artichaut, mais on ne peut
pas dire qu'il ait vraiment de la chance avec les femmes.
(New-York)
Coupes
:
- «Tu m’as coupé l’appétit» dit Lupin pour répondre à la question de la
petite fille pourquoi il ne mange pas (?!?). Oubli des comédiens de
doublage, scène jamais transmise par les ayant-droits japonais ou bande
sonore du doublage d’époque abîmée ? (NDI : J'ai décalé la phrase française pour faire disparaitre la phrase en japonais).
- Lorsque Zenigata et la police new-yorkaise
se retrouvent devant le parc où se cachent Alice et Lupin, une phrase
de l’inspecteur est restée en VO. Oubli durant le doublage ? Scène
jamais transmise par les Japonais ? Bande sonore abîmée par endroits ?
Le mystère demeure… (NDI : j'ai complété avec la bonne phrase en français, tiré d'un autre épisode)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Amélie Morin (Alice)
-
Dans la VO, c’est une petite fille (probablement sa meilleure amie) qui
s’adresse à la jeune Alice pour lui parler du timbre. Dans la VF, c’est
une femme adulte. Bon, là quand même je pinaille…
- La VF parle
de Lady Diana comme actuelle épouse du prince Charles. Or, nous sommes
en 1977 et ce mariage n’a pas encore eu lieu. En VO, il s’agit du
mariage de Grace Kelly avec Rainier III de Monaco, y a quand même une
légère différence ! Mais vu que la diffusion française de l’épisode date
de 1985, que Grace était désormais décédée et que le couple
Charles/Diana était au centre des fantasmes féminins, cette adaptation
peut se comprendre.
Remarque : vous ne trouvez
pas étrange que les policiers chargés de retrouver les voleurs du timbre
ne reconnaissent même pas Lupin et ses complices alors qu’ils les
interrogent personnellement ? Au vu de la renommée de Lupin, n’importe
quel policier chargé d’une telle arrestation devrait envisager la
possibilité de sa responsabilité dans le vol du timbre ! De plus, Lupin
n’est-il pas connu pour avertir les propriétaires de sa cible et la
police au moins 24 heures avant le vol ?
Sinon, c'est lors de cet
épisode que le générique change pour la première fois de la série. Ce
nouveau générique plus psychédélique sera celui qui servira de générique
français pour tous les épisodes. A noter que le dernier plan était
totalement coupé dans la version française.
![]() |
| Le plan coupé dans le générique français |
Réalisation de l’épisode
: Les décors du parc d’attraction fantastique réalisés au crayon comme
dans un dessin d’enfants sont sympathiques. Côté animation en revanche,
c’est la catastrophe. Beaucoup de plan répétés ou fixes, sans parler de
l’utilisation de "clones" consistant à réutiliser le même personnage à
l’infini pour élargir la foule présente au musée (technique abusivement
exploitée dans les dessins-animés coréens et hongkongais des années
70-80. Un très bel exemple se trouve ici : http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-conquerantsducosmos-les-conquerants-du-cosmos.html
Musique : une nouvelle composition originale plutôt douce en début d’épisode.
Réflexion
: Je vais être claire. Il s’agit selon moi de l’épisode le plus mauvais
sur l’ensemble des 155 épisodes et même sur les 4 séries télévisées !
On croirait que le scénariste a voulu réaliser un épisode soit destiné
aux jeunes enfants, soit parodier les films de Disney, mais il s’est
complètement loupé. Hormis Lupin et Zenigata, les protagonistes
habituels sont très peu présents et disparaissent assez vite. De plus,
le scénario pêche par des personnages secondaires très agaçants et
surtout son peu de lien avec l’univers de Monkey Punch. Si la première
partie fait encore sourire, la seconde partie dans le parc d’attraction
tourne tout simplement dans un délire qui n’a rien à faire dans une
série comme Lupin III.
Intérêt de l’épisode : *
Inutile de m’étaler davantage...
Note Indianagilles : **
Voilà
un épisode "récréation" assez mignon. On se demande ce qu'on prit les scénaristes pour ce final
totalement psychédélique, mais c'était de la bonne !
(Paris)
Scène intéressante (VF) : Lupin nous donne sa version des relations amoureuses et les raisons de leur fragilité.
Scène culte
: le face-à-face entre Lupin et Zenigata sur le toit du métro est
mémorable ! Une scène à voir plutôt en VF par la pertinence et
l’originalité de ces dialogues !
Doublage :
-
Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond,
Jacques Ferrière, Monique Thierry (Inspecteur Melon), Jacques Chevalier
(Commissaire Choufleur)
- La lettre de Lupin s’adresse à deux
personnes différentes en fonction des scènes dans la VF ! Dans celle-ci,
Lupin annonce à Zenigata son intention de dévaliser les banques de
Paris. Puis, Zenigata se présente dans le bureau du «commissaire
Choufleur» (alors qu’il s’agit du préfet de police de Paris) et apprend
que ce dernier a reçu une lettre de Lupin, lettre que Zenigata ne semble
pas connaître !
- La VF a pour des questions de droits supprimé
tout lien entre l’inspecteur Ganimard qui coursait Arsène Lupin et
l’inspecteur Melon qui dans la VO est présentée comme sa descendante
(lien inexistant dans le manga). À noter qu’en VO, le prénom de
l’inspecteur semble bien être Melon (Ganimard étant son nom de famille).
Melon... Joli prénom pour une fille !
-
Goemon présente la maison comme inhabitée depuis dix ans. Alors
pourquoi l’inspecteur Melon serait-elle surprise à la vue de Lupin non
pas parce que la maison est à nouveau occupée, mais bien parce qu’il «ne
ressemble pas au propriétaire» ? Donc, il y aurait bien un propriétaire
qu’elle verrait tous les soirs d’après ses paroles !
- À noter
la misogynie de Zenigata en VO qui se sent déshonoré qu’une femme est
sur le point de réussir là où lui-même échoue depuis des années !
Inversement, la VF lui fait dire qu’il ne veut pas la laisser dans le
pétrin et surtout pas laisser échapper Lupin.
- Encore une fois,
pour éliminer toute trace de Ganimard, la paternité des menottes
résistantes conçues par Ganimard en VO est attribuée à sa petite-fille.
Remarque
: les plus observateurs connaissant bien le manga remarqueront
peut-être que le préfet de police a un design plus proche de la version
papier. Rien d’anormal, car ce personnage a effectivement fait plusieurs
apparitions dans le manga Shin Lupin III. Cet épisode est
d’ailleurs une très libre adaptation du chapitre 3 où l’inspecteur Melon
est un homme (et non pas une femme comme ici).
Intérêt de l’épisode : ***
Les
apparences sont trompeuses et notre jeune inspecteur féminin, très
proche du personnage de Fujiko, le prouve très bien. Dommage en revanche
que les scénaristes de la série TV n’en ont pas fait un personnage
récurrent de la série comme c’est le cas pour son homonyme masculin du
manga.
Note Indianagilles : ***
Lupin
et sa clique trouvent en Melon, un adversaire à leur mesure. Dommage
que la conclusion soit un peu discutable et que l'on aura plus
l'occasion de revoir un personnage aussi intéressant dans l'animé.
Censures et coupes
: L’un des épisodes les plus censurés de la série (presque une minute).
En effet, on ne voit pratiquement plus rien des scènes de torture à
l’électricité, qu’elles soient pratiquées par les faux Jigen et Lupin ou
par le complice de Fujiko. La version pour enfants s’arrête toujours au
moment où l’on voit les tortionnaires lancer des décharges, mais la
torture en elle-même n’est jamais montrée.
Au tout début de
l’épisode, un
mot de Lupin est resté en VO. Il crie «Fujiko-chan» en apercevant sa
dulcinée (NDIndy : j'ai complété en français grâce à un autre
épisode). Une remarque sur les sous-titres à cet instant : le
traducteur ne les a pas modifié entre l’édition 2003 et l’édition 2006
alors que le nom de Fujiko est resté en VF dans les sous-titres comme à
l’époque de l’édition monolingue !
Toute une phrase du
chef des gangsters est restée en
VO. Lorsque l’un de ses hommes l’avertit qu’il a repéré Goemon, le chef
lui ordonne de suivre ce dernier. (NDIndy : j'ai complété là encore
comme il se doit pour éviter un sous-titrage inutile et moche).
Doublage :
-
Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + le docteur),
Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (le complice de
Magali), Marcel Jemma (le baron)
- Fujiko ne mentionne pas les
raisons pourquoi elle a volontairement provoqué l’accident dont sont
victimes Jigen et Lupin. D’ailleurs, on a l’impression en VF que ni
Zenigata ni le baron ne semblent au courant de la technique de Lupin
avant qu’ils n’assistent à l’expérience.
- Deux répliques
hilarantes dites par Edgar et le complice de Magali : «Et qui est cette
face de singe qui joue les bûcherons d’opérette ?!» ; «Oh, tu peux
toujours me traiter de face de singe, pour le moment ce n’est pas moi
qui est suspendu à un arbre !».
- Zenigata qui s’intéresse aux
histoires d’amour de Fujiko ? Mouais... ça ne correspond absolument pas à
sa personnalité ! Qu’il se méfie de sa présence auprès du baron est
tout à fait normal, mais de là à ironiser sur la confiance qu’a Fujiko
lorsque le baron lui promet une rencontre avec un acteur (inventé
spécialement pour la VF) !
- Le vocabulaire utilisé dans cet
épisode n’est pas tendre avec les femmes. Fujiko se voit à la fois
traitée de «garce» puis de «femelle» ! Un langage qui serait aujourd’hui
impossible dans un programme pour les enfants.
- Le piano est,
dans la réplique d’origine, un souvenir de la mère de X8, l’espion
accompagnant Fujiko. En VF, il s’agit d’un cadeau destiné à son petit
frère.
- L’état de X8 varie en fonction des doublages. En VO,
il est annoncé comme sauvé, alors que la VF reste très pessimiste à son
sujet.
- La VF laisse entendre que le baron a exigé lui-même la réparation du piano appartenant à X8 ! Qu’aurait-il à en faire ?
-
De même, l’attachement de X8 au piano – un rajout de la VF – est très
exagéré. Qu’il y tienne en guise de souvenir est compréhensible, mais au
point d’en vouloir aux hommes du baron uniquement à cause du piano...
-
Un dernier mot sur la traduction de cet épisode (je ne parle pas du
doublage) : je trouve qu’on perd beaucoup d’informations et de sens dans
les dialogues de la VF. La technique de Lupin est à peine mentionnée,
le rôle d’X8 et son identité restent floues, celui du baron n’est pas
tout à fait clair... Les traducteurs nous ont fourni de bien meilleures
traductions sur d’autres épisodes !
Musique : On retrouve la chanson Lovin'you (Lucky) en début d’épisode.
Edition DVD
: là encore, les sous-titres utilisés pour traduire (très mal) la
chanson que joue le faux Lupin au piano sont directement réutilisés
depuis l’édition 2003. Dommage, il aurait été bien de les corriger. IDP
se trouvait-il déjà dans de lourds problèmes financiers pour sortir le
plus rapidement possible ces coffrets ?
Intérêt de l’épisode : ****
Un
épisode très original pour une fois ! Un scénario noir, un humour
grinçant, des scènes d’une rare violence, une relation nouvelle entre
Fujiko et un autre homme, un Lupin plus que jaloux mais prêt à sauver
les deux amants, un Zenigata prêt à collaborer avec des criminels... Le
parfait exemple d’un épisode adaptant un chapitre du manga, mais en
prenant sa propre direction. Une réussite à tous les niveaux !
Note Indianagilles : *
Je
ne peux absolument pas suivre notre amie Veggie 11 sur ce coup là. Que
ce soit en VF, VI ou VO, l'épisode n'a absolument aucun sens. Pour moi,
il s'agit tout simplement d'un des pire épisodes de la série, si ce
n'est le pire ! Un postulat de départ stupide, une construction de
l'épisode totalement ratée, des personnages qui apparaissent et
disparaissent subitement, des motivations obscures... Un ratage total et
l'exemple même où les scénaristes semblent avoir improvisé le scénario
de A à Z, sans savoir où ils allaient. On se consolera en se
disant que je suis parvenu à remplacer tous les passages en japonais, à
l'exception de la chanson, mais c'est très bien comme ça.
(France)
Scène intéressante
: Notre cher Lupin prouve encore une fois qu’à force de tomber amoureux
de toutes les femmes qu’il rencontre, il risque de mal finir !
Scène culte : le sauvetage de Zenigata par Lupin. Un moment mémorable et clé (à mon humble avis) dans leur relation !
Musique : quelques petits airs de musique maghrébine pour nous mettre dans l’ambiance.
Doublage :
-
Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen), Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (le
chef des rebelles)
- Philippe Ogouz (Edgar) et Jacques Ferrières
(Lacogne) profitent de cet épisode de collaboration entre leurs
personnages pour offrir l’un des épisodes les mieux doublés. Un régal !
-
Une phrase est restée en VO lorsque le villageois se rend compte que
les deux femmes qu’il croise sont en réalité des hommes ! (NDIndy :
comme on dirait un cri, j'ai laissé ça comme ça)
Réflexion : Une histoire intéressante sur la relation entre Zenigata et Lupin ainsi que leur point de vue sur la guerre.
Remarque : à noter que c’est le seul des 52 premiers épisodes où Goemon n’apparaît pas du tout !
Intérêt de l’épisode : ****
Développement de la relation Zenigata/Lupin dans un épisode à la fois poilant et dramatique.
Note Indianagilles : ****
Cette fois, je valide totalement l'avis de Veggie11. Non seulement nous avons droit ici à un épisode original, puisqu'il n'y a nul butin à aller voler, mais en plus on aura rarement vu Lupin et Zenigata aussi "liés". Très bon !
Episode 31 : Qui a tiré pendant le soleil de minuit
(Suède/Stockholm)
(Suède/Stockholm)
Scène intéressante en VF : Jigen et Goemon sont peu satisfaits de voler le trésor aux jumelles, estimant qu’ils déshériteraient ainsi deux jeunes filles de leur héritage paternel. Deux raisons de trouver cette séquence (qui est très différente en VO) intéressante : tout d’abord le caractère empathique des deux compères contrairement à Lupin ne jurant que par l’argent (du moins est-ce ainsi qu’il est présenté dans l’épisode) mais également les divergences d’opinion, assez rares dans ces 52 premiers épisodes, entre les trois hommes. Certes, Jigen et Goemon finissent par arrêter de creuser au bout d’un moment mais plus par lassitude que par empathie pour les jumelles ! On regretterait presque que les scénaristes japonais n’aient pas pensé à cette idée...
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz (peut-être aussi Mirage ?), Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (Anita), Amélie Morin (Lucia), Marcel Jemma (Georg, le complice de Magali).
- Les noms des deux jumelles ne sont pas les mêmes entre la VF et la VO : Anita et Lucia en VF, Anita et Lacika en VO. Le nom de Lacika (traduit en Rachika dans l’édition américaine) sera utilisé à deux reprises par Monkey Punch dans Lupin III (série de 1967).
- Changement de nom pour le chef viking (Brenmatt en VO, Tortik en VF) au début. Pour que les jeunes téléspectateurs retiennent plus facilement son nom ? Sauf que... son nom change une nouvelle fois durant le flashback sur l’histoire du trésor que recherche Lupin ! À cet instant, son nom n’est plus Tortik mais quelque chose comme Blamann (ou Blama).
- On a droit à Yukitori à la place de Yokitori (ça devient franchement lourd, même si cette erreur s’est raréfiée avec le temps).
- Autre changement de nom : le nom de code de l’adversaire de Lupin se nomme «Grisonnant» en VO, mais il a été rebaptisé «Mirage» en VF. Parce que ce nom de code sonnerait mieux en VF ? Ou une mauvaise traduction ? Voire... une manière d’éviter de dire du mal des personnes ayant les cheveux grisonnants ?
- Cinq épisodes pour réentendre le nom français de Jigen ? Apparemment, les adaptateurs ne sont pas si pressés de lui attribuer un nom définitif ! Préfèrent-ils maintenir le mystère planant sur les origines du gunman ?
Faux raccord : une séquence qui doit durer 2 secondes, donc pas facile à remarquer pour nos yeux humains ! Mais après de nombreux visionnages, j’ai fini par constater la chose suivante : souvenez-vous, le couteau de Lucia est brisé dans la bagarre, mais lorsque Goemon s’interpose pour la désarmer, le couteau est intact ! Observation confirmée lors du flashback où on voit Goemon les désarmer puis fixer des émetteurs sur les vêtements des deux sœurs : le couteau est une nouvelle fois intact !
Intérêt de l’épisode : ***
Globalement, c’est un épisode plaisant à regarder malgré un schéma classique (Lupin, à la recherche d’un trésor, rencontre de jolies filles). J’aime beaucoup le combat entre les deux sœurs, ainsi que le tour de passe-passe imaginé par Lupin (brillant au passage). La suite me passionne un peu moins, probablement parce que dans le manga, l’histoire se clôt à cet instant et que toute la suite a été imaginée pour l’anime. Jolie atmosphère nordique en revanche qui rappelle l’ambiance de Noël vu par nos yeux d’enfant (cf. le parc d’attraction).
Note Indianagilles : ***
Tout à fait d'accord avec Veggie. On est un peu frustré par la seconde partie et cette histoire des deux sœurs aurait pu être mieux développée. Les tatouages sur le dos m'ont rappelé le manga Cobra et l'histoire des sœurs Royal.
Episode 32 : Lupin meurt deux fois
(Miami Beach)
(Miami Beach)
Scène culte : Séquence émotion avec Jigen et Goemon qui éclatent en sanglots en apercevant le cercueil qui va emporter le corps de Lupin. Zenigata se montre également bouleversé lorsqu’il comprend que la mort de Lupin n’est pas du bluff.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Pierre Fromont (Le Puma)
- Légère censure audio pour la blague ironique de Lupin en apercevant une voiture de police les pourchassant : Jigen ne s’est plus soulagé dans une fontaine, il s’y est carrément baigné (comprenez : il s’est exposé nu en public). Je ne sais franchement pas lequel de ces deux actes est le plus condamnable !
- La réplique osée du jour : "Magali ! Cet uniforme te va à ravir, mais je te préfère en maillot de bain !" Ça veut tout dire, non ?
- La première fois que j’ai vu la séquence émotion, c’était en VF. C’était également la première fois après 31 épisodes sans problème particulier que le doublage a commencé à moins me convaincre. En cause : l’interprétation des comédiens de Jigen et de Goemon qui sonne fausse durant cette séquence quand on compare avec la VO. Il y a un léger mieux vers la fin, mais ça ne vaut guère l’interprétation de Jacques Ferrière sur Zenigata qui est bien plus réussie. Conclusion pour ma part : VO durant la séquence «larmes» de Jigen et Goemon, VF pour celle avec Zenigata (ou VO si vous voulez, ça revient ici au même). (NDIndy : Après avoir lu ça, j'ai visionné la scène en VO et... bof.. Si en VF, ils ont peut-être un poil forcé sur l'aspect caricatural et comique avec notament le "banzaï", j'ai trouvé, pour ma part, la version japonaise un peu plate plate et monocorde. En fait, c'est la VI qui m'a semblé, comme souvent d'ailleurs, la meilleure interprétation des trois, en tout cas la plus équilibrée dans le ton. Mais bon, tout ça me semble bien subjectif et rien ne m'a vraiment choqué).
Erreur de reflexion : quand Lupin et Jigen regardent dans le retro de leur voiture, l'inspecteur Zenigata qui les suit, conduit à gauche avec Fujiko à sa droite. Dans la scène suivante ils sont inversés...(bravo à l'anonyme pour l'avoir signalé !)
Chronologie : c’est à partir de cet épisode que la mythique couleur jaune de la Mercedes Benz que conduit Lupin se généralisera. Rappelons qu’auparavant, elle était à dominance rose.
Intérêt de l’épisode : ****
Focalisation sur l’amitié entre Lupin et ses acolytes ainsi que la relation Lupin/Zenigata et l’amour entre Lupin/Fujiko. De l’action, de l’émotion et surtout une certaine angoisse pour Lupin = un excellent épisode.
Note Indianagilles : ****
De l'originalité, de la tension, de l'émotion... Cet épisode a tout pour lui. Le Puma est un personnage comme on les aime.
Scène culte : Zenigata se lance à la poursuite de Fujiko au lieu de partir à la recherche de Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (Tatsumi)
- Les noms japonais sont conservés, mais légèrement simplifiés pour qu’ils soient retenus par les enfants. Une décision à saluer ! Par contre, je ne comprends pas pourquoi Black Cat, le sbire de Jaguar, voit son nom changé en Snack (ou Snake ?).
- Phrase illogique : Lupin prétend que les 200.000 dollars volés à Tatsumaki ne valaient vraiment pas la peine (en VF). Pourtant, c’est justement ces fameux billets qui lui ont sauvé la vie (ce qu’il dit d’ailleurs en VO) !
Musique : nouvelle composition très agréable à entendre lors de la vengeance de Lupin sur Goemon.
Réflexion : Bien qu’il ne s’agisse pas ici d’une adaptation d’un chapitre du manga, plusieurs éléments s’en rapprochent néanmoins. Les gangsters cupides prêts à récupérer un trésor en même temps que Lupin, le rôle (très) ambigu de Fujiko, un Zenigata pas du tout empoté ainsi que l’indépendance de Jigen et de Goemon vis-à-vis de leur comparse font partie intégrante de l’œuvre de Monkey Punch. La mort des deux sbires des chefs gangsters est d’ailleurs particulièrement violente (pour l’époque)...
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très intéressant et plutôt original dans son traitement.
Note Indianagilles : ***
Un très bon épisode où Lupin place ses acolytes comme des pions sur un échiquier. Une fois n'est pas coutume, je vais un peu taper sur les doigts de Francis Lax qui en fait un peu trop sur la voix du Jaguar.
Episode 34 : Lupin, le Vampire
(Japon)
(Japon)
Censure audio : Toute l’histoire est censurée pour faire croire que la femme vampire n’a aucun lien avec le Christ (la VO la présente comme sa sœur jumelle). Il s’agit du seul épisode des 52 premiers où l’histoire a été aussi modifiée au niveau des dialogues (origine de la femme vampire, véritable identité du passeur, datation du cercueil, etc.). Il y a une vague allusion dans les paroles de Prisley/Magali qui explique qu’il/elle chante «en mémoire d’un Messie qui serait mort ici», mais sans en expliquer davantage.
Scène intéressante : Jigen et Goemon se montrent ici particulièrement superstitieux, contrairement à Lupin plus terre à terre.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (la femme vampire), José Luccioni (Davis Prisley)
- Contrairement à l’épisode précédent, on revient à des noms japonais occidentalisés.
Réalisation de l’épisode : l’aspect crayonné du flashback de Camilla la femme vampire apporte une certaine fraîcheur à l’épisode.
Clin d’œil :
- La scène de bal est un clin d’œil au Bal des Vampires de Roman Polanski.
- Fujiko se déguise en un clone d’Elvis Presley.
Réflexion : on dirait vraiment dans cet épisode que Jigen est d’origine occidentale, alors que rien à ce sujet n’a été prouvé dans le manga ! Outre ses connaissances dans les méthodes occidentales pour faire fuir les vampires (ail, croix), on a l’impression d’un membre de l’Eglise chrétienne (certains membres du forum américain le soupçonnent d’être protestant) en opposition à Goemon le shintoïste.
Intérêt de l’épisode : *
[Cet avis vaut pour ceux ayant lu le chapitre 97 ''Lupin sucks'']. Les auteurs auraient dû se contenter d'adapter fidèlement la version papier malgré la violence de celle-ci. L’histoire est vraiment sans intérêt et certaines idées finissent par sombrer dans un délire tel qu’on n’y croit plus du tout. Certaines séquences se terminent brutalement sans qu’on comprenne leur rôle dans le scénario (Fujiko déguisée en Davis Prisley) et le reste de l’histoire reprend tous les clichés du film de vampires. Bien que le passage d’un univers réaliste à un univers surréaliste soit typique du manga de Monkey Punch, il a au moins le talent de bien les mettre en scène. Le chapitre du manga, bien que loin de faire partie des meilleurs, a deux arguments qui jouent en sa faveur : d’une part il donne une nouvelle facette au personnage de Lupin (beaucoup plus cruel sous sa forme vampirique) et surtout il met au premier plan les personnages de Jigen et Goemon vu qu’ils sont les seuls capables de permettre à leur ami de redevenir humain. De plus, l’ambiance particulière du chapitre, sorte de parodie des EC Comics (célèbres comic books d’horreur qui firent scandale dans les années 50 et dont l’existence servit d’argument à la mise en place du Comics Code Authority), rend le côté fantastique de l’histoire plus acceptable.
Note Indianagilles : ****
En totale contradiction avec Veggie, puisqu'il s'agit pour moi, au contraire, d'un des meilleurs épisodes de la série. S'il est vrai qu'il y a quelques trous (le déguisement de Fujiko ???), l'ambiance à la Hammer, délicieusement morbide, et l'originalité du sujet l'emportent largement sur tout le reste. Excellent !
Scène intéressante : Jigen fait bien comprendre à Lupin à quel point il ne supporte plus les jérémiades de son ami croyant Fujiko en danger alors que ce n’est certainement pas le cas (et en effet, elle se porte comme un charme).
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- Même les noms occidentaux sont désormais changés. Certes, passer de Lockfund à Big Crésus amène un gag supplémentaire, mais ce changement est-il vraiment nécessaire ?
Réalisation de l’épisode : Pour un épisode aussi dynamique, une meilleure animation aurait été plus adaptée.
Erreur culturelle ( ?) : des temples grecs en Afrique équatoriale ? Hum... je n’y crois guère !
Représentation du pays : si l’on n’annonçait pas en début d’épisode sur quel continent Lupin et sa bande se trouvent, on se croirait dans une Europe ayant subi un réchauffement climatique des plus tropical... Hormis les costumes des policiers et celui que porte Fujiko, ainsi que la jungle, il n’y a strictement rien qui rappelle l’Afrique. Quant aux indigènes, ils sont inexistants (à croire qu’ils ont tous été remplacés par des Occidentaux). Nous sommes bien loin des épisodes suivants, bien plus adultes, qui dénoncent la discrimination raciale d’une manière réaliste et même très crue (cf. épisode 76).
Intérêt de l’épisode : *
Avec une intrigue peu intéressante et un rythme qui se traîne, difficile d'y accrocher. Les personnages n’arrangent pas beaucoup les choses : Fujiko est hyper prévisible, les gangsters insipides et Zenigata ne sert strictement à rien. Le coup de la femelle singe qui tombe amoureuse du pauvre type, on nous l’a déjà suffisamment fait et Zenigata n’est pas à l’origine quelqu’un qui se fait aussi facilement ridiculisé. Marre du Zenigata ridiculisé et inutile ! On veut le Zenigata du manga !
Note Indianagilles : *
Drôle d'idée que cette histoire de gang de gorilles, il s'agit sans doute d'un hommage au premier film de la Panthère Rose et de sa poursuite délirante en voitures. Mais ce n'est pas très réussi. Bof, bof...
(Japon)
Scène intéressante : On voit Lupin vêtu d’un kimono. C’est assez rare, si on ne prend pas en compte ceux qui lui servent pour se déguiser, qu’il porte d’autres vêtements dans les adaptations animées. À noter que ce détail (le fait qu’il change très peu de fringues) ne fut pas toujours présent dans le manga, même si son costume fétiche a très vite été celui à veste rouge.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond (Magali + Shinobu Fuma), Jacques Ferrière
- Comme on pouvait s’y attendre, le nom du château (Tsukikage, soit l’ombre de la lune) est prononcé n’importe comment. À plusieurs reprises, on remarque que les comédiens vont trop vite et ne font pas attention à la prononciation correcte du nom. Dans le fond, pourquoi ne pas l’avoir traduit ?
- Toutes les allusions à la famille de Goemon, à son ancêtre et à la rivalité entre clans ninjas de Fûma et d’Iga (dont fait partie Goemon) sont jetées aux oubliettes. Les Fûma sont désignés en tant que ninjas, mais sans d’autres précisions.
- Mention spéciale : excellente chose de ne pas avoir converti les yens en francs comme ça se faisait régulièrement dans les doublages d’époque ! Je tenais absolument à mentionner cette audace.
- Phrase stupide : «Edgar, tu sais déchiffrer le japonais ?» (Goemon). Eh ben Goemon, qu’est-ce qui t’arrive mon pauvre ? Toi le traditionaliste par excellence, qui chérit tant la culture du Japon, tu ne sais plus lire ta propre langue ? L’idée de dérober une épée millénaire lui aurait-elle fait perdre son japonais ? Et pourquoi poser une telle question à Lupin alors qu'il ne peut ignorer ses petits messages d’avertissement qui sont toujours écrits dans la langue de Mishima ? Bien entendu, cette aberration est à attribuer aux traducteurs français. En VO, Goemon demande simplement à Lupin s’il a une idée du sens de la phrase (et pas de la signification des kanji).
- Pourquoi l’allusion à Jack et le haricot magique a-t-elle été effacée ? Il s’agit pourtant d’une référence européenne connue de la majorité des enfants (enfin pour ma part, j'ai découvert ce conte dès la maternelle)...
- On alterne à nouveau entre Goemon et Yokitori. Un coup, il a son nom français habituel puis un autre (on se croirait dans Dragon Ball Z avec le très connu Piccolo/Petit Cœur ou le cultissime Sangoku/Cachalot. Ça m’est venu à l’esprit parce que je suis justement en train de me revoir les aventures de Gokû et ses potes !). Dites les traducteurs, si vous hésitez toujours entre Yokitori et Goemon, choisissez ce dernier : les comédiens n’ont aucun mal à articuler Goemon contrairement à Yokitori.
- Phrase stupide : Goemon incapable de comprendre où veut en venir Lupin et, pire encore, lit mal un kanji aussi basique que celui du Nord ?! N’importe quoi, les traducteurs !
- Grosse erreur de traduction : "Fujiko" annonce que l’heure du rendez-vous fixé par les Fûma à six heures du matin le jour-même. Puis, Lupin précise qu’ils ont encore cinq heures devant eux. Un rapide calcul conclut donc qu’à cet instant, il est... une heure du matin ! Or, dehors il fait clair...
- Vingt minutes maintenant pour résoudre l’énigme ? C’est à n’y rien comprendre (à moins que se voyant démasquée, Shinobu Fûma aurait raccourci le délai. Mais dans ce cas, comment prévenir ses hommes en si peu de temps ?)...
- L’explication du second mystère (les aiguilles de l’horloge indiquant 8 heures 29 minutes et 42 secondes) est partiellement erronée dans la VF (syllabe ki au lieu de la syllabe chi, nom de la tour où se trouve le trésor qui passe de Shachihoko à Shiyaki). Notons néanmoins l’audace d’avoir voulu se rapprocher de la VO plutôt que de modifier entièrement la résolution de l’énigme, pourtant basée sur le syllabaire japonais incompréhensible pour les petits Français de l’époque. Une tentative rare pour l’époque et pour une fois respectueuse du pays d’origine de la série. L’origine des syllabes employées – tirée d’un proverbe japonais – est néanmoins modifiée en VF (problème d’adaptation j’imagine).
- La VF donne l’impression que Goemon est juste un samouraï et qu’il ne connaît rien aux techniques ninjas, d’où – d’après son adversaire Shinobu Fûma – son infériorité face au clan Fûma, ce qui est bien évidemment faux. En VO, comme dit plus haut, sa rivale est stupéfaite que le clan Iga d’où provient Goemon maîtrise des techniques analogues à celles du clan Fûma.
Réflexion : C’est la première fois que Fujiko n’apparaît pas du tout dans un épisode, du moins personnellement. Elle est remplacée ici par le déguisement de Shinobu Fûma. Quelque chose me dérange néanmoins dans cet épisode et qui aurait tout de même dû sauter aux yeux de Goemon et de Jigen : elle propose à ce dernier de le conduire à l’hôpital ! Vous croyez vraiment que la véritable Fujiko se permettrait une telle générosité envers son principal ennemi ?
Musique : Petits airs japonais traditionnels qui collent parfaitement à l'ambiance.
Le détail inutile : C’est vraiment un détail inutile, mais intéressant : lorsque Zenigata donne du feu à Jigen et qu’il le reconnaît, au lieu de se demander si Edgar est également dans les parages, il préfère se lancer à la poursuite de Jigen. Deux hypothèses : soit il fait son métier de policier correctement et veut arrêter tous les criminels, soit il veut soigner son obsession d’arrêter Lupin. À vous de choisir !
Clin d'oeil : Vous vous souvenez de ''Cutie Honey'' alias ''Cherry Miel'' en France ? L'héroïne de Gô Nagai avait l'habitude à chacune de ses transformations ultimes, lorsqu'elle prend sa véritable apparence, de prononcer cette phrase : ''Occasionnellement je peux être (telle fille), une autre fois (une autre fille), mais en réalité je suis Cutie Honey, la guerrière de l'amour !''. ça ne vous parle pas ? Voilà ce que dit Shinobu dans l'épisode : ''Quelque fois je suis la jeune femme dirigeant la cérémonie de thé mais je peux aussi être Magali/Fujiko. Mais je n'oublie jamais que je suis la cheffe des ninjas !''. Alors coïncidence ? Ou bien ? A noter que la série d'origine de ''Cutie Honey'' date de 1973.
Intérêt de l’épisode : **
Un épisode intéressant concernant la personnalité de Lupin seul un trésor l’intéressant personnellement ou un ami en danger semblent mettre en marche les rouages de son cerveau lui permettant de résoudre de complexes énigmes.
Note Indianagilles : **
S'il y a donc beaucoup d'approximations sur la VF, ça n'empêche en rien de l'apprécier tout de même, surtout si on n'est pas trop puriste du Japon comme moi.
(Mongolie/Japon)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (le bonze), Pierre Garin (le descendant de Gengis Khan)
- Goemon va prier sur la tombe de son ancêtre Goemon Ishikawa en VO ; en VF, il se rend pour prier sur la tombe de ses parents (la VF le fait donc passer pour orphelin, un background se rapprochant de celui du manga où Goemon est élevé par son oncle).
- Le but de Fujiko en VO n’est pas de prendre de l’avance sur Lupin et récupérer le trésor de Gengis Khan, mais celui de Minamoto Yoshitsune (qui n’est pas mentionné en VF), bien qu’il s’avère un peu plus tard qu’il pourrait s’agir de la même personne. Remarque : donc en VF, Fujiko propose à Goemon de mettre la main sur le même trésor avant Lupin. Vous croyez vraiment que le samouraï accepterait de trahir son ami pour un trésor ? (NDIndianagilles : Pour moi oui. Les coups bas sont assez légion dans la bande. Même si c'est peut-être moins le cas dans l'animé que dans le manga)
- Jacques Ferrière (Lacogne) est en pleine forme !
- Lorsque le prince tombe sur Lupin qui l’avertit de ne pas crier, on entend comme une sorte de réplique ou de dialogue. Malheureusement, il est difficile de comprendre un seul mot, car le son semble comme parasité ou le volume aurait été poussé trop bas (détail inexistant en VO). La phrase serait ''Pas un mot, il ne vous sera fait aucun mal''.
- La tombe de Goemon Ishikawa, ainsi que le trésor de Minamoto Yoshitsune, se situent à Hiraizumi en VO, mais la VF les situent à Aomori.
- Grande nouvelle : selon la VF, Genghis Khan serait né... à la toute fin du XVIIIe siècle (Memphis Khan le présente comme son arrière-arrière petit-grand-père). Bon certes, on peut arguer que c’est juste une expression pour ne pas répéter une quinzaine de fois le mot "arrière", mais "ascendant '' ou ''ancêtre" aurait été plus approprié.
- La voix du moine change sitôt que sa véritable personnalité se dévoile. Il a d’abord une voix très âgée puis une voix plutôt rauque. Histoire de montrer que c’est lui désormais le «méchant» ?
Erreur linguistique : La lettre que montre Lupin au prince mongol est écrite en japonais. À moins qu’il ne sache parler plusieurs langues asiatiques, comment ce dernier peut-il comprendre ce qui y est écrit ? Il aurait été plus logique que Lupin écrive sa lettre en anglais, en mongol voire en chinois. Une erreur-type due aux difficultés linguistiques du staff japonais, certes (Miyazaki s'y essayera dans Le Château de Cagliostro en faisant écrire Lupin en français. Le résultat sera culte, mais peu convaincant).
Comparaison avec le manga : ne vous étonnez pas si Zenigata parvient brillamment à duper Lupin alors déguisé : cette scène est une adaptation très fidèle d’un chapitre du manga. Comme le savent déjà certains, Zenigata y est beaucoup plus intelligent et perspicace, d’où son caractère dans cet épisode.
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très réussi. Certes, une nouvelle fois on retrouve Lupin à la recherche d’un trésor antique (comme dans l’épisode précédent). Néanmoins, grâce à un Zenigata revalorisé, un Goemon qui s’allie à Fujiko (bien mieux présenté en VO pour ma part, en VF on a vraiment l’impression qu’il trahit Lupin) et une chute finale monkeypunchesque jouissive, on y passe un excellent moment. À recommander !
Note Indianagilles : ***
On pourrait d'abord croire à un épisode des plus classiques, mais la 2eme moitié nous entraine hors des sentiers battus. On appréciera notamment ce zeste de fantastique (à la Scooby Doo ?), ainsi qu'un final très réussi.
(Paris)
Scène culte : brève séquence émotion où Zenigata n’hésite pas à sauter à l’eau pour secourir Lupin des flammes. J’ai toujours adoré les moments où Zenigata pleure ou éclate en sanglots en croyant Lupin mort (Épisodes 32, 80, 82 pour ne citer que ceux-là) : des séquences-clé pour mieux cerner la psychologie de l’inspecteur et sa relation avec Lupin. À quand un film ou un téléfilm se focalisant uniquement sur cette relation particulière ?
Autre scène culte : guidé par un fort sentiment d’attachement à l’égard de Lupin, Zenigata n’hésite pas à aider celui-ci à s’enfuir sous les yeux de la police ! Et pour rajouter au plaisir, la VF s’avère absolument judicieuse pour mieux savourer cet instant (pour une fois, les adaptateurs ont eu une bonne idée) !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (le commissaire)
- Clin d’œil : parodie cocasse de la célèbre réplique de Cyrano de Bergerac (dans la pièce écrite par Edmond Rostand) : ''C'est une honte ! Une honte ! Que dis-je c'est une honte ! C'est une infâmie !''
- Petite préférence pour l’accent italien (malgré le cliché vendeur de glaces = Italien) de Zenigata dans la VF
- Zenigata propose à Lupin de vivre désormais en tant qu’amis et complices s’il se fait virer, refusant de le laisser aux mains de la police vu que ce n’est pas lui qui l’a arrêté. Une réplique culte, mais qui n’a strictement rien à voir avec la VO. Celle-ci correspond davantage à l’obsession du personnage qui libère Lupin uniquement pour l’arrêter personnellement.
Problèmes géographiques : Des chemins aussi montagneux près de Paris ? C’est possible ? Parce que je doute que Lupin soit parvenu jusqu’en Savoie (ou tout autre région montagneuse) aussi rapidement…
Intérêt de l’épisode : ****
Développement-phare de la relation entre Zenigata et Lupin. De plus, voir Fujiko dans un rôle différent que celui de la traîtresse/manipulatrice/ennemie de Lupin rend cet épisode absolument indispensable.
Note Indianagilles : ***
Plus que la relation Lupin/Zenigata qui est connue et reconnue, c'est surtout la présence de Fujiko du côté des "bons" qui font tout le sel de cet épisode atypique.
(Hong-Kong)
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Claude Dasset (Gochinko)
- Jigen a des expressions bien vieillottes en VF, comme s’il avait au moins quarante ans. Or d’après le manga, il est censé avoir le même âge que Lupin ! (NDIndianagilles : Personnellement, je n'y ai absolument pas fait attention. Je dois aussi être un vieux alors !)
- On nous refait le coup des accents sur les Chinois, mais sur certains comme Gochinko, ça passe encore vu que c’est à but comique.
- Sinon globalement je trouve cette VF peu satisfaisante. Au niveau des voix, ça reste correct (notamment Catherine Lafond qui ne m'a jamais déçue sur Fujiko/Magali), mais la traduction et l’interprétation cabotine des comédiens n'aide pas l'épisode à se faire apprécier.(NDIndianagilles : Perso, je la trouve parfaite. Comme quoi...)
Musique : petits airs chinois qui rythmeront un peu le récit durant tout l’épisode.
Réalisation de l’épisode : Tout comme l’épisode précédent, la qualité reste très moyenne voire carrément lamentable sur certains passages.
Intérêt de l’épisode : *
Visionner cet épisode fut un véritable supplice dès le départ, que ce soit en VF ou en VO. Entre les méchants ultra-caricaturaux (le scénariste de l'épisode ne semble guère apprécier les Chinois), l'action qui se traîne et le coup de théâtre final qui n'en est pas un sans parler de la réalisation plus que moyenne... Je tire difficilement de ce ramassis de médiocrité la pauvre Fujiko qui a l'avantage de rester fidèle à elle-même. Et puis les bébés caïman sont plutôt mignons...
Note Indianagilles : ***
Encore un excellent épisode auquel il ne manque pas grand chose pour en faire un must. On aurait aimé que le côté "Opération Dragon" soit plus développé, car le tournoi passe malheureusement trop au second, voir troisième plan. Les méchants très Bondiens sont toujours un plaisir à voir. L'excellente VF rende l'épisode encore meilleur, avec des jeux de mots drôles et une interprétation, désolé Veggie, des plus inspirés. Mais il est vrai que le mystère de l'emplacement des diamants manque de suspens.
(San José/Porto Rico)
Remarque sur la censure : Les censeurs devaient être en vacances à la Côte d’Azur, car Zenigata ne se gêne pas pour montrer Fujiko seins nus et la scène intégrale a été conservée ! On est bien loin de la séquence retirée parce que Jigen boute le feu à une traînée d’essence pour stopper un camion. Conclusion : montrer une fille nue dans un programme pour enfants, c’est correct ; voir les héros en incendiaire certainement pas !
Scène intéressante : Zenigata se laissant séduire (et embobiner) par Fujiko.
Musique : Nouvelle musique lors de l’attaque du fourgon blindé.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Jacques Marin (Inspecteur Torombo)
- Les traducteurs n’ont pas omis les erreurs sur le nom de Zenigata (Latrogne en VF/Johnny Gata en VO).
- Lupin demande à Zenigata de transmettre ses hommages à la femme de ce dernier et à la petite. Plutôt bien réussi comme préméditation de la part des traducteurs puisque dans le premier film, Zenigata sera papa d’une fille nommée Toshiko. Pourtant, la réplique n’existe pas en VO dans cet épisode-ci (et que Monkey Punch n’ait jamais mentionné les enfants qu’ait pu avoir Zenigata. On sait juste qu’il a un petit-fils déjà étudiant).
- Comme dans l’épisode 13, le mot de passe employé par le directeur n’est pas le même entre les deux doublages et se montre plus puéril (effet voulu pour accentuer l’humour ?) qu’en VO.
- Le nom du tigre est modifié en VF : de Shishimaru (qui pourrait se traduire par «Petit Tigre»), on passe à Rajah.
- Grosse différence de calcul entre la VO et la VF (assez pour la mentionner) : le missile volera à 50 mètres au-dessus de la mer (en VO) contre 200 mètres en VF.
- Phrase stupide : «Une femme ne peut pas préparer seule un coup pareil». Voilà que la VF transforme ce pauvre Zenigata en macho... Rappelez-moi une éventuelle séquence en VO où l’inspecteur laisse entendre pareille réflexion ? (NDIndianagilles : Pourquoi, il a tort ? Je plaisanteeeeeeeeeeeu !)
- Ce n’est pas un micro que tu as, mon cher Lacogne (eh oui, c’est une phrase de la VF), mais une caméra !
Réalisation de l’épisode : Je vais commencer par un bon point pour ne pas m’énerver trop vite : les décors sont superbes au début et les couleurs employées pour le coucher de soleil éclatantes. Bon, ça c’est pour le point positif. En revanche, je pousse un immense COUP DE GUEULE contre le chara-designer de cet épisode ! Le graphisme est épouvantable durant les premières minutes et ne s’améliore pas des masses au fil de l’épisode (Fujiko s’en sort à peu près, mais on l’aura connu plus séduisante). Le chara-designer habituel devait être en vacances et son remplaçant a réalisé un véritable travail de cochon (non mais regardez-moi la tête de Jigen au début...). Carton rouge également contre le chef-animateur de l’épisode en question, qui a préféré jouer au mah-jong plutôt que se concentrer sur son boulot.
Erreur de coloriage : la blouse de Fujiko devient rose à certains moments alors qu’elle est d’un blanc cassé durant le reste de l’épisode.
Réflexion : à votre avis, à quelle occasion et pour quel motif Fujiko aurait-elle changé subitement de déguisement (au départ, elle porte un costume de secrétaire puis après celui d’une informaticienne) ?
Clin d’œil : L’inspecteur qui aide Zenigata dans cet épisode s’appelle Tolombo. Allusion à Colombo ?
Comparaison avec le manga : vous vous souvenez du passage où Zenigata abaisse en partie la blouse de Fujiko ? Eh bien figurez-vous que pour une fois, les scénaristes de l’épisode se sont montrés bien plus crus que Monkey Punch ! Dans le manga, Zenigata se contente de saisir Fujiko par son pantalon, dévoilant ses fesses à l’air un court instant. Quel est le plus osé d’après vous?
Intérêt de l’épisode : *
La réalisation est médiocre, l’histoire sans grand intérêt (on sait très bien dès le départ ce qui va se passer) et Zenigata n’arrête pas d’être constamment rabaissé par ce crétin de Tolombo qui ne comprend rien à l’affaire (malgré une première partie prometteuse). C’est marrant au début, mais passé deux minutes c’est franchement énervant. Je ne m’attarderai pas non plus sur la personnalité très décevante de Fujiko. Alors que dans l’épisode précédent Fujiko conservait sa véritable personnalité, elle participe au cambriolage comme si Lupin était le boss et ne pense pas un instant à le trahir ! Le chapitre du manga n’est pas meilleur à mon humble avis : c’est l’un des plus faibles qu’ait pu réaliser Monkey Punch, que ce soit au niveau des dialogues ou du graphisme. Le seul avantage du scénario, c’est qu’on admire les prouesses très calculées et longuement pensées de Lupin pour parvenir à voler un butin réputé inatteignable.
Note Indianagilles : *
Ce qu'il y a à retenir de cet épisode ? La poitrine nue de notre belle Fujiko ! A part ça... Allez hop, on zappe !
(Monaco)
Scène culte : La réaction de Zenigata après avoir arrêté Jigen et Goemon, ajoutée à la scène où les deux compères décongèlent Lupin en le passant à la broche. Hilarant dans les deux langues.
Scène intéressante : Monaco n’est décidément pas le lieu de villégiature idéal pour reposer l’esprit de notre cambrioleur... Après son acharnement au casino dans l’épisode 11 où il a failli y laisser jusqu’à ses chaussettes, le voilà remonté contre un chauffard avec qui il n’hésite pas à faire la course (sur une route dangereuse) pour une simple question d’honneur !
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (Caroline)
- Les lires italiennes proposées par le jeune chauffard se sont transformés en francs dans la VF.
- On constatera un langage plus familier que dans les épisodes précédents.
- La princesse Kaguya devient Caroline en français. Après quelques épisodes audacieux où les adaptateurs se sont permis de conserver noms japonais et chinois, voilà le retour de la francisation des noms asiatiques. Dommage, c’était bien parti...
- Clin d’œil : lorsqu’il gravit les montagnes de l’Himalaya, Lupin fredonne la chanson "Étoiles des neiges" dont les paroles ont été écrites par le Suisse Franz Winkler en 1948 avant qu’elle ne soit traduite en français et reprise par le chanteur Jacques Hélian une année après (puis par d’autres chanteurs au fil des années). Vu le timbre très années 40 employé par Philippe Ogouz, il semble que la version qu’il imite soit bien celle de Jacques Hélian. Je regrette de ne pas pouvoir reconnaître la chanson que fredonne Yasuo Yamada dans la version japonaise...
Erreur scénaristique : le scénariste de cet épisode ne semble pas avoir bien cerné la psychologie de Jigen. Le voir accepter comme un gentil garçon le deal de Caroline/Kaguya sans se méfier un instant et croire qu’il est déjà vainqueur avant même d’avoir joué laisse un arrière-goût amer.
Réalisation technique : ouf, les personnages ont plus ou moins retrouvé leurs traits habituels. Côté animation, on n’atteint pas le haut du panier, mais il y a eu pire. Rien à dire pour les décors.
Réflexion : Pourquoi cet abruti de Goemon n’a-t-il pas directement usé de son sabre pour libérer leur voiture prise dans le fourgon de police avant que Zenigata ne le fasse démarrer ? Fallait-il vraiment la bousiller pour qu’ils parviennent à s’échapper ?!
Intérêt de l’épisode : *
Non, je n’ai pas aimé cet épisode ! On partait d’une bonne idée, mais l’intérêt ne suit pas. Comment peut-on imaginer un seul instant Lupin III confronté à une princesse désirant réveiller son fiancé grâce à une potion magique ? On est effectivement très fidèle à l’univers de Lupin III avec un tel scénario… De plus, certains choix gênants dans l’utilisation de personnages (Jigen qui se prend pour le roi du casino, ne se méfie à aucun moment des véritables intentions de Caroline/Kaguya) sont vraiment difficiles à avaler.
Note Indianagilles : ***
Voilà un épisode qui nous sort des sentiers battus : un dragon, une sirène, un yéti... Et quel plaisir de voir notre Fujiko vexée de se faire piquer la place de manipulatrice en chef ! Par contre, n'essayez pas d'aller chercher un peu de logique dans tout ce foutoir. Mais tout ça est juste super agréable à suivre. Perso, j'ai beaucoup aimé.
(?)
Censure : Flash-back sur les crimes commis par l’armateur
Scènes intéressantes :
- Lupin se décide à rencontrer Onabess pour venger les victimes assassinées par ce dernier pour obtenir gloire et fortune. Un développement intéressant et tout à fait en phase avec sa personnalité.
- Lupin se montre très brutal avec Fujiko dans cet épisode, lui qui d’habitude n’ose pas lever la main sur elle !
Musique : L’orchestre joué au début de l’épisode pour fêter le départ du bateau de l’armateur Onabess puis l’air entendu lors du «mariage» de Lupin.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + Onapess), Catherine Lafond, Jacques Ferrière
- L’armateur s’appelle Onabess en japonais et Onapess en français : un problème assez courant dans les retranscriptions de noms occidentaux contenant un p ou un b, les caractères japonais utilisés étant quasiment les mêmes.
- Nouvelle occidentalisation de nom : le Santo Yamato devient le Santa Anita.
Clin d’œil :
- Le nom de l’armateur Onabess est probablement une allusion à Aristote Onassis, le célèbre armateur grec.
- On peut apercevoir plusieurs toiles célèbres durant l’épisode (Van-Gogh, Gauguin et bien d’autres).
Intérêt de l’épisode : **
Cet épisode fait son petit effet lors du premier visionnage. Il faut avouer que voir Lupin déguisé en femme a de quoi surprendre ! L’épisode propose également un Lupin assez différent, plus proche du justicier, prouvant ainsi qu’il n’est pas qu’un cambrioleur avide d’argent.
Note Indianagilles : **
Cet épisode ne vole pas bien haut, mais le doublage français s'en est donné à coeur joie ! Francis Lax et Philippe Ogouz sont vraiment déchainés !
(Hong-Kong)
Scène culte : Les activités de vacances de Jigen et Goemon sont… passionnantes : dégustation de whisky à longueur de journée pour l’un, entretien du sabre pour l’autre. La signification du mot «vacances» ne pouvait pas être mieux représentée !
Musique : Mélange agréable d’airs chinois à la fois traditionnels et modernes durant un peu tout l’épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Jacques Ferrière, Monique Thierry (la fille de Kô Lan), Jacques Chevalier (Hô Shû Zen), Georges Lycan (le complice de Hô Shû Zen).
- Contrairement à d’habitude, les accents chinois sont réservés uniquement à ceux dont le rôle est comique.
- Retour des noms orientaux dans la VF. Apparemment, seuls les épisodes situés dans un cadre plus exotique ont droit à conserver les noms japonais ou chinois tel quel (Le 33e étant une exception)...
- Dommage qu’aucune expression chinoise ne soit plus à entendre dès qu’on passe à la VF. Celles-ci donnaient un petit parfum d’authenticité à l’épisode en VO.
- Hô Shû Zen a fait croire à Kô-Lan que le crâne de l’Homme de Pékin était celui de son mari mort à la guerre, non pas celui de son frère (VF).
- Pas mal de modifications dans le dialogue entre la jeune Hongkongaise et Lupin. Volonté des adaptateurs français de simplifier les dialogues (référence en VO à l’âge de Shun-Lan, au sort du premier mari de sa mère, à son remariage) ?
Erreur scénaristique : Attention, bientôt dans vos pharmacies : le pansement régénérateur ultra-rapide (en référence à Zenigata qui après avoir subi un grave écrasement des phalanges voit son bras remis à neuf la nuit suivante) ! (NDIndianagilles : ce doit être les mêmes choses sont ils se servent dans les matchs de foot !)
Réalisation de l’épisode : Un épisode bien mieux réalisé que les précédents, notamment grâce à des décors et des personnages plus colorés. L’animation reste très limitée (retour des «clones» sur une séquence lorsque Lupin se balade en ville suivi de près par Zenigata).
Intérêt de l’épisode : ***
Un épisode très adulte et très éloigné du 39 dans la représentation des Chinois. De plus, l’indépendance des acolytes de Lupin est une nouvelle fois soulignée.
Note Indianagilles : **
Si l'histoire n'a guère d’intérêt, on peut se laisser bercer pas l'ambiance de l'épisode. Plaisant, mais sans plus.
(Australie)
Scène intéressante : Lupin sauve la vie à Zenigata pour la première fois non pas dans le but de récupérer de l’argent, mais bien de l’aider.
Musique : Le petit air à la fin de l’épisode, peu avant l’ending.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca (voix de remplacement Zenigata et Goemon), Gérard Hernandez (inspecteur Penguin), Georges Lycan (un policier).
- Pour la première et unique fois, la situation des différents lieux n’est plus coupée en VF mais présentée par oral.
- On ne pouvait trouver meilleure voix que celle qu’attribue Gérard Hernandez (par ailleurs excellent dans le rôle) à l’inspecteur Penguin ! C’est un véritable régal.
- Le langage est plus familier : par exemple, Jigen utilise le mot flic pour désigner la police.
- Mention spéciale à Serge Lhorca qui nous offre un Zenigata très convaincant. Serge Lhorca remplace d'ailleurs définitivement Jacques Ferrière sur ce personnage et Goémon pour les 9 derniers épisodes doublés en français.
Erreur historique : en VO, le lion d’or a pour but de célébrer le 50e anniversaire de la fondation du pays (donc l’Australie). Si on part du principe que l’histoire de Lupin se déroule en 1977 (année de la création de la 2e série), la date serait donc 1927... Or, il n’en est rien : l’indépendance du pays a été officiellement déclaré en 1931 (et ratifié en 1942 par le Parlement). Quant au pays en lui-même, tel que nous le connaissons, il date de 1901.
Réflexion : Lupin et Jigen sont pour la première fois les seuls à travailler, comme au début de leur collaboration avant l’arrivée de Goemon. En effet, Fujiko et le samouraï préfèrent passer leurs vacances en surfant sur les vagues plutôt que de voler une statue en or !
Intérêt de l’épisode : ****
Développement important de la relation Lupin/Zenigata.
Note Indianagilles : *
En ce qui me concerne, nous avons là un des épisodes les plus faiblards de la série avec un scénario des plus limité et des situations grotesques (l'inspecteur manque d'air alors qu'une grande fenêtre le surplombe ???)... L'absence de Goemon et Fujiko se fait également ressentir. En fait, seule la fin s'avère un poil originale avec un Zenigata qui... vous verrez bien. Par contre, un grand bravo à Serge Lhorca qui parvient à assurer la transition avec Jacques Ferrière dans une quasi transparence ! Je suis sûr que la plupart ne se rendront même pas compte du remplacement.
(Etats-Unis ?)
Scènes cultes :
- Les méthodes de Zenigata pour arrêter lupin sont à hurler de rire dans cet épisode. On a droit à deux nouvelles techniques : une série de menottes sur une même chaîne qui emprisonne tout le bras et une immense chaîne dont une menotte emprisonne la voiture pendant qu’une autre se charge de neutraliser Lupin.
- Goemon regrette de ne pas avoir invité la jolie blonde après avoir appris que Lupin n’a pas encore fixée de date de rendez-vous. Le samouraï voué au bushido éprouverait-il soudain de l'intérêt pour les filles ?
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Georges Lycan (Jan Mullian), Jacques Chevalier (le mort-vivant).
- J’aime bien la voix française du mort-vivant, à la fois inquiétante et comique.
- Mulligan n’hésite pas à dire au mort-vivant que ce dernier peut décider personnellement du sort de Lupin (en VO), alors qu’en VF, le gangster insiste que lui-seul décidera de l’avenir de Lupin et de sa bande.
- Quatorze épisodes pour réentendre le nom français de Jigen ? Les adaptateurs ne semblent vraiment pas pressés de nommer ce personnage ! Attention, c’est à partir de cet épisode que Jigen sera définitivement nommé par le nom d’Isidore. Quarante-cinq épisodes pour qu’il ait enfin une identité définitive, sont fort les traducteurs de la série !
Réflexion : C’est un épisode très adulte, assez semblable à ce qu’on peut lire dans le manga de Monkey Punch. Dommage que, comme dans de nombreux chapitres du manga, la fin se termine en queue de poisson qu’on ne sache pas si le mort-vivant reviendra ou non.
Comparaison avec le manga : Un autre mort-vivant apparaît dans deux chapitres du manga. Néanmoins, les situations ne sont pas du tout les mêmes.
Intérêt de l’épisode : **
La naïveté de Lupin vis-à-vis de Fujiko est très bien soulignée. De plus, cet épisode est du 100 % action et les amateurs de gunfights y trouveront leur compte.
Note Indianagilles : **
Rien de bien nouveau dans cet épisode, mais l'originalité de l'adversaire du jour et le rythme soutenu, nous permettent de passer un bon moment sans nous ennuyer.
(États-Unis)
Scène intéressante : On assiste ici pleinement aux talents remarquables de Lupin sur le plan de la défense, de l’attaque mais aussi de la réflexion.
Musique : La musique lorsque le brouillard se lève sur l’île convient parfaitement à la scène.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen, Dr. Mad, robot), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (assistante de Mad).
- Comment Lupin a été enlevé ainsi que le nom de la jeune femme chargée des ventes aux enchères ne seront jamais mentionnés.
- Censure audio : Lupin en tant que partenaire au bridge semble plus convenable pour les oreilles des jeunes enfants qu’un Lupin amant d’une femme marié selon les traducteurs.
- Comme annoncé dans l’épisode 45, Jigen a définitivement pour prénom Isidore. Il était temps...
- Petite incohérence en VF : Lupin demande où se trouve Jigen. Sa geôlière lui explique qu’il se serait déjà rendu chez le Dr. Mad. Mais comment Jigen saurait-il que Lupin a été vendu à ce sinistre personnage ? Et surtout, pourquoi se rendrait-il directement chez ce dernier plutôt que de délivrer son ami ? Explication en VO : Jigen ne s’est pas rendu chez le Dr. Mad. Il a également été capturé (apparemment) et devrait bientôt rejoindre Lupin au même endroit.
- Le robot qui représente Jigen a une voix bizarre en VF lorsqu’il entre dans la pièce, comme s’il était âgé de plus de 70 ans. Par contre, dès qu’il se trouve en présence de Lupin, il a la voix habituelle de Jigen.
Remarque : C’est étonnant qu’après de tels coups reçus par des cartes tranchantes, Zenigata ou Jigen ne saignent pas, ne serait-ce qu’un peu… Autocensure ? Hallucination ? Ou simplement absurdité scénaristique volontaire ?
Réflexion : «Vous n’avez rien à craindre, je ne me bats jamais contre une femme» dixit Jigen à la propriétaire du club des femmes avant que cette dernière ne réplique et profite de sa distraction : bof… Jigen est quand même loin d’être un gentleman. Il lui est déjà arrivé de blesser voire de tuer des femmes et il a une manière toute particulière de faire l’amour à une femme. Donc je le vois vraiment mal être si galant, surtout lorsque sa propre survie est en jeu.
Réalisation de l’épisode : Côté graphisme et animation, cela reste très médiocre. En particulier certains plans qui varient entre l’acceptable et le très laid.
Intérêt de l’épisode : **
Lupin est intéressant dans cet épisode et l’ambiance particulière de cet épisode amène un certain intérêt à l’histoire, rappelant quelque peu les comics pour adultes des années 50-70 malgré le scénario très classique (robots, savant fou, etc.).
Note Indianagilles : ****
Super épisode ! Original et bien plus dans l'esprit du manga, donc plus adulte, il nous change des habituels coups foireux de notre équipe de pieds nickelés. L'épisode joue habilement avec des codes retro pour notre plus grand plaisir. Un des meilleurs épisodes en ce qui me concerne.
Episode 47 ! Détective de sa majesté
(Londres)
(Londres)
Scène intéressante : Lupin et Fujiko font une soirée romantique en tête à tête.
Musique : Le thème des deux inspecteurs anglais.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + le chef de la police anglaise), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (le commissaire)
- Le royaume imaginaire d’où est censé provenir la couronne s’appelle d’abord Tandinie puis Trodinie puis redevient Tandinie. En VO, il s’agit bien du Royaume-Uni.
- Les inspecteurs ont tous deux un nom en VO (Pepper et Dover), mais pas en VF. Le premier est simplement nommé «chef» et le second «inspecteur». Petite note humoristique absente en VF : le commissaire anglais porte donc le nom de Pepper (ce qui signifie poivre) ; or, il utilise justement cette épice dans une scène (lorsqu’il tente d’arrêter Lupin et Jigen dans la salle du trône) !
- L’inspecteur serait-il superstitieux en VF ? Il prend des corbeaux pour d’authentiques vampires !
- Les dialogues en anglais disparaissent dans la VF. C’est compréhensible, mais on n’y perd un peu en authenticité.
- Bof bof le ton employé par Serge Lhorca sur Goemon lorsque celui-ci annonce qu’il va s’occuper des soldats. On dirait du Ken le survivant ! En plus, Goemon n’a pas sa voix habituelle.
Intérêt de l’épisode : *
Les scénaristes ont trouvé un excellent moyen de se débarrasser de Zenigata dès les premières minutes : le jeter en prison. Ben bravo… Mais qu’au moins on ne le voit plus par la suite ! Or, on nous en ressert à plusieurs reprises et on se demande l’intérêt de ces scènes (si c’est dans un but humoristique, c’est raté). Quant aux autres protagonistes, ce n’est guère brillant : Goemon sert uniquement à blesser ou découper des objets, Jigen a un rôle franchement pas terrible, Lupin se fait avoir comme un débutant et Fujiko nous refait sa capricieuse comme dans les derniers épisodes de la première série TV. Le reste du scénario, qui reprend des idées déjà exploitées dans d’autres épisodes, reste assez convenu et peu original. Bref, on s’y ennuie !
Note Indianagilles : **
Épisode certes classique, mais assez entrainant. Perso, je ne m'y suis pas du tout ennuyé et j'ai bien aimé que Zenigata soit un peu mis sur la touche, au profit des deux inspecteurs qui ont su se montrer assez malins.
(New-York)
Scène intéressante : Lupin, Jigen et Goemon ont des goûts musicaux complètement différents ! Même le choix de musique devient sujet à dispute. On découvre ainsi que :
- Lupin aime le rock’n’roll des années 50.
- Jigen aime la musique classique. Ce qui est un peu étrange, on s’attendrait plutôt à ce qu’il apprécie le jazz. À noter que trente épisodes plus tard, il dira tout l’inverse, acceptant d’assister à un concert de musique classique uniquement parce que la baguette du chef d’orchestre pourrait devenir un butin intéressant. Dans le manga, il n’est pas non plus un amateur de l’orchestre symphonique...
- Goemon, patriote convaincu, apprécie la «variété japonaise» (Enka en VO).
Musique : On entend l’hymne américain à la toute fin de l’épisode.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Claude Dasset (le banquier).
- La musique qu’écoute Goemon change entre les deux doublages : en VF, celle-ci est réellement chantée en japonais, alors qu’en VO, elle n’est qu’instrumentale. La mélodie n’est pas la même non plus.(NDIndianagilles : en réalité, il s'agissait probablement d'une question de droit sur les DVD, car la musique est bien la même en VO)
- Parce que Fujiko se présente clairement comme Japonaise de passage aux Etats-Unis, Catherine Lafond lui a exceptionnellement donné l’accent typique que les Occidentaux attribuent aux Japonais. Elle dit même quelques mots en japonais ou plutôt des mots japonais connus des Occidentaux. En effet, si en VF Fujiko dit sayonara, en VO elle remercie le directeur de la banque (et n’utilise donc pas sayonara). Bien que très connue des Français, cette expression est plus souvent utilisée dans le sens de «Nous ne nous reverrons certainement plus» ou «Je ne veux plus vous voir». Les Anglophones le traduisent par Farewell (qui signifie «Adieu»).
- Les gardiens de la banque sont New-yorkais, mais on dirait au vu de leur accent qu’ils sont Marseillais (NDIndianagilles : Ouais ! Marseille en force !).
- Les traducteurs aiment bien rajouter des phrases. Dans la lettre que Lupin laisse au directeur de la banque, il est écrit en VO qu’il remercie simplement le personnel pour leur ''collaboration'' qui lui a grandement facilité la tâche alors qu’en VF, il ajoute qu’il transmet au directeur toutes ses amitiés à la femme de ce dernier.
Le détail amusant : Dans la série "Absurdités pseudo-scientifiques", voici une nouvelle technique made by Lupin : comment arrêter un camion blindé de plusieurs tonnes à l’aide d’un aimant géant !
Erreur linguistique : Au lieu de Metrop
Erreur temporelle : Il est cinq heures du matin lorsque Lupin et Jigen débutent le cambriolage du coffre-fort («Plus que deux heures avant l’ouverture du coffre», programmé pour sept heures du matin). Or peu après, alors qu’ils commencent à s’emparer des sacs, Jigen indique qu’il est trois heures et demi du matin (d’ailleurs on le voit sur sa montre) !
Intérêt de l’épisode : **
Voir un cambriolage réussi version Lupin III, ça manquait depuis quelques épisodes. La qualité technique convenable de l’épisode et le suspense ajoutent un certain intérêt malgré quelques petites fausses notes comme l’exploitation exagérée de Zenigata dans un contexte qui aurait pu être liquidé en quelques minutes si le personnage avait été traité plus intelligemment.
Note Indianagilles : **
Encore un épisode peu original, mais on appréciera le côté cartoon à l'ancienne, avec un Lupin qui se sert de ventouses géantes pour s’accrocher au plafond et éviter de faire sonner l'alarme du coffre.
(Etats-Unis/Washington)
Remarque sur la censure : le combat de boxe est plutôt violent (les boxeurs saignent pas mal de la bouche), mais ces plans où on voit du sang ne sont pas coupés !
Scène intéressante : Lupin qui semble regretter à la fin de s’être fait trahir par Jacqueline, mais qui donne aussi l’impression de l’avoir véritablement aimée.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax, Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (Jacqueline alias Cobra)
- Le langage est plus adulte que dans les épisodes précédents. Le scénario, tout aussi adulte, doit y être pour beaucoup. Les dialogues sont d’ailleurs très sympas à suivre en VF, même plus que ceux en VO.
Réalisation de l’épisode : L’animation n’est franchement pas terrible durant la première partie, notamment le match de boxe (beaucoup de plans fixes repris tel quel). On louera la beauté des décors, notamment les couchers de soleil toujours aussi splendide et une mise en scène plus réaliste qui change de ce qu’on a connu dans les épisodes précédents.
Réflexion : La cheffe de l’organisation Cobra est l’une des femmes les plus redoutables et intéressantes des 52 premiers épisodes et tout à fait en phase avec le manga bien qu’elle soit une création de l’anime.
Intérêt de l’épisode : ****
Un épisode particulièrement réussi sur la personnalité de Lupin et son rapport avec les femmes. Tout cela baigne dans une ambiance adulte qui rappelle le manga, l’humour corrosif et barré en moins.
Note Indianagilles : ****
Encore une fois, dès que le ton se fait plus adulte et que l'on s'éloigne des trop habituels coups classiques de la bande, c'est tout de suite plus mémorable. Bien que l'on se doute rapidement de l'identité de Cobra, franchement avec un titre pareil c'était pas sorcier, peu importe. L'ambiance de film noir, le fait que Lupin soit mis sur la touche un bon moment durant l'épisode, ainsi que les morts violentes (!), font de cet épisode un des plus intéressants de la série. A noter que notre inspecteur fait une simple (double) apparition, histoire qu'on ne l'oublie pas.
(Etats-Unis)
Censures et coupes :
- Flash-back de la mort de Cornelia puis la venue de Lupin dix ans plus tard sur sa tombe. Cette coupure est d’autant plus drôle que ces scènes réapparaissent deux fois par la suite (52 secondes) (NDIndianagilles : J'ai donc reconstitué tout le passage en français grâce au doublage français sur l'épisode 50 et 51. Fastoche).
- Flash-back sur les expériences du général nazi sur des cobayes humains. (22 secondes)
Scène intéressante : C’est la première fois qu’on a droit à un flashback sur la jeunesse de Lupin.
Musique : Musique originale collant au thème des fantômes et autres revenants.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + général Cell), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (Sergio), Laurence Crouzet (Cornelia)
- Détail certes anodin, mais signalons-le quand même : en VO, c’est une présentatrice invisible qui raconte l’histoire d’Orion alors qu’en VF, c’est Lupin qui s’adresse directement aux téléspectateurs.
- Le tableau affiche 1’200.000 $ de mise en enchère, mais l’organisatrice dit en français que l’enchère est de 12'000.
- La censure fait croire en VF que le général était le dictateur de son propre royaume et qu’il s’est enfuit pour récupérer le pouvoir, alors qu’il s’agit en fait d’un général nazi qui a fui après la chute du IIIe Reich.
- Voilà que Fujiko, qui a reconnu des voix, s’exclame «Je ne rêve pas, on dirait Jigen et Yokitori» alors qu’au début de l’épisode, Lupin appelle clairement son meilleur ami par le nom d’Isidore.
Le détail amusant : L’organisatrice Cornelia ressemble beaucoup à Saori Kido alias Athéna dans Saint-Seiya, de 9 ans postérieur à Shin Lupin III. Peut-être sa couleur des cheveux...
Chronologie : C’est la première fois que deux épisodes qui se suivent forment une histoire complète. On aura ainsi droit à un résumé de l’épisode précédent dans le prochain.
Episode 51 : Lupin, mon amour perdu (partie 2)
(Venezuela)
(Venezuela)
Censure :
- Début du flashback où il est clairement indiqué l’adhésion au nazisme du général. (5 secondes) C’était si grave que ça pour qu’il y ait censure ? C’est un mauvais, il n’est jamais représenté comme un héros ou un modèle à prendre en exemple, je ne vois pas en quoi il est mal de dire qu’il était nazi. Sinon, pourquoi les responsables des programmes jeunesse ont-ils accepté les épisodes 3 et 20 qui ne cachent absolument pas l’identité des adversaires de Lupin ?
- Le général introduit dans le cerveau de sa fille un dispositif miniature. Sauf qu’en même temps, un détail important passe à la trappe : en introduisant ce dispositif, le général permet ainsi de lui effacer la mémoire et d’avoir un contrôle sur sa fille afin de la diriger comme il l’entend. D’où d’ailleurs la surprise du général lorsqu’elle commence à reprendre le contrôle sur sa propre volonté. (15 secondes)
- Le cadavre du général pourrit lentement sous les yeux de Lupin (25 secondes)
- Destruction du repaire, fuite de Lupin et de Jigen puis désintégration des zombies (63 secondes)
- Plan sur le cerveau de Cornelia où se trouve le dispositif ayant permis à son père de la contrôler. Scène non restituée dans l’édition DVD 2003, mais présente dans celle de 2006.
Scène culte : Zenigata et Lupin se voient comparés à des cafards suite à deux répliques : celle de Zenigata qui prétend que si Lupin voit du butin à prendre, il irait jusque sur Mars et celle de Lupin qui est lassé que l’inspecteur soit toujours dans ses pattes.
Musique : Musique originale lors de la discussion entre Fujiko et Cornelia.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + général Cell), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Pierre Fromont (Sergio), Laurence Crouzet (Cornelia), Claude Dasset (le chef de la police)
- Jigen retrouve son nom d’origine en VF, tout comme à la fin de l’épisode 50.
- Le doublage est vraiment mauvais durant la mort de Cornelia : les comédiens jouent très mal et ne retranscrivent pas assez d’émotion. Heureusement que les contrôleurs ont décidé de couper la fin de la scène, comme ça nous avons droit aux voix japonaises dont la prestation est admirable (notamment un Yasuo Yamada plus que touchant). (NDIndianagilles : Franchement... je ne vois pas en quoi c'est moins bien joué en français, mais bon...)
Réalisation de l’épisode : Selon les plans, la qualité est inégale, mais c’est très correct. Vers la fin, ça s’améliore même.
Intérêt de l’épisode : ****
Un double épisode assez spécial dans la seconde série Tv avec une bonne ambiance sombre (mais non dénuée d’humour) et un contexte particulièrement intéressant. Et puis, ça fait plaisir d’en savoir un peu plus sur la jeunesse de Lupin. La conclusion est assez inattendue. Dommage que le doublage et l’adaptation n’ont pas su être à la hauteur de l’un des meilleurs épisodes de ces 52 premiers.
Note Indianagilles : ****
Des nazis, des zombies, des flashback nous dévoilant des éléments du lointain passé de Lupin... Il y a de quoi être ravi ! Personnellement, je ne vois pas en quoi la version française serait ratée, bien au contraire, par contre avec autant d'éléments "morbides", les censeurs français s'en sont donné à coeur joie. Mais vous savez quoi ? Je suis parvenu à enlever un maximum de phrases en japonais et à mettre du français sur certains passages non doublés. Du coup, les deux épisodes sont quasi complets.
(Thaïlande)
Censure :
- Lupin admire le corps très dévêtu d’Emmanuelle (7 secondes)
- Mort du major après sa confrontation avec Emmanuelle puis arrivée de Lupin déguisé qui se voit reprocher de ne pas avoir tué Magali. L’action reprend avec Jigen et Goemon. (1 minute 37)
Scène intéressante : On voit Zenigata intéressé par la beauté physique des femmes alors que d’habitude, il est plutôt méfiant (dans les adaptations animées, je précise).
Musique : on entend cet air lorsque Lupin et sa nouvelle complice se rendent au bal masqué.
Doublage :
- Avec les voix de : Philippe Ogouz, Francis Lax (Jigen + le major), Catherine Lafond, Serge Lhorca, Monique Thierry (Gabrielle)
- Emmanuelle Poirot devient Gabrielle Paolo en VF. Problèmes de traduction ou de droits pour le nom de famille ? Et pour ce qui est du prénom, quelles mystérieuses raisons ont pu donner l’idée aux adaptateurs de changer le prénom de la guest-star de l’épisode ? Craignaient-ils que des gamins de sept ans fassent le lien avec le film érotique culte ? Remarque : c’est également le cas dans la VOST d’IDP ! Le nom d’Emmanuelle doit poser un réel problème sur cet épisode pour que même la VOST se voit obligé de le modifier !
- La VF invente une nouvelle généalogie pour Gabrielle Paolo : son père serait un banquier suisse. A croire que dans Lupin III, tous les Suisses sont banquiers ou horlogers, à la rigueur policiers (Les Ecrits d'Hemingway) ou avocats (Opération Diamant). En VO, notre Lupingirl de l'épisode descend d'une famille d'aristocrates belges.
- Serge Lhorca semble plus à l’aise sur Goemon dans cet épisode.
Le détail étonnant : Pour la première fois en 52 épisodes, on a droit à l’écran-titre en japonais alors que celui-ci était toujours coupé sur le doublage français. Pourquoi n’est-il présent que sur cet épisode final, même sur l’édition DVD de 2006 ?
Réalisation de l’épisode : Une légère amélioration. Ça fait plaisir.
Intérêt de l’épisode : ***
Une intrigue à la Indiana Jones très exotique avec en toile de fond un retour sur la relation délicate en Fujiko et Lupin. Pour une fois, les amants sont réellement ennemis et d’une façon plutôt violente (Lupin n’hésite pas à partir à la poursuite de Fujiko pour la tuer ! Bon certes, il ignore que c’est elle, mais l’intention est bien là).
Note Indianagilles : ***
Incroyable ! Malgré un érotisme très présent, l'épisode n'a quasiment pas été censuré ! Ainsi, les plans sur les tétons qui pointent sous la nuisette de notre Emmanuelle sont légions... quand on ne la voit tout simplement pas faire du topless sur la plage ! Vraiment étonnant ! Sans ça, il est vrai que l'épisode, dont l'intérêt est de s'être donc inspiré de notre érotisante Emmanuelle nationale, aurait été largement moins intéressant.. A noter également que la mode de La Guerre des étoiles battait alors son plein, ce qui explique pourquoi on retrouve un Z-6PO/C-3PO rouge durant la fête, ainsi que plusieurs extra-terrestres qui semblent tout droit sorti de la cantina. Bref, voici un épisode qui nous ramene dans les années 70 pour notre plus grand plaisir.
Voilà.
Tous les épisodes doublés en français sont disponibles. Ce fut (trop)
long de parvenir au bout, mais au moins j'ai réussi à mettre du français
sur presque tous les passages non doublés dans notre langue et à régler
un bon paquet de mauvaises synchro des DVD français.
N'oubliez pas que Jmister a déjà mis à disposition TOUS les épisodes restant en VOST sur son site. Et après ça, vous pourrez commencer à attaquer la 3eme série qui a commencé à être sous-titrée sur le site Saiko no Chimu Fansub. Bref, vous n'êtes pas prêt d'en terminer avec l'ami Lupin.
Je tiens également à dédier ces repacks à tous les comédiens français qui y ont participé et qui malheureusement ne sont plus parmi nous pour la plupart, avec une pensée particulière pour le formidable Philippe Ogouz qui nous a quitté récemment, le 25 Juillet 2019. M. Ogouz a beaucoup apprécié doubler ce personnage dans sa longue et magnifique carrière et cela se ressentait. Quel dommage qu'il n'ait pas eu l'occasion de doubler tous les autres épisodes de la saison 2 avec ses camarades Francis Lax, Jacques Ferrière et tous les autres...
N'oubliez pas que Jmister a déjà mis à disposition TOUS les épisodes restant en VOST sur son site. Et après ça, vous pourrez commencer à attaquer la 3eme série qui a commencé à être sous-titrée sur le site Saiko no Chimu Fansub. Bref, vous n'êtes pas prêt d'en terminer avec l'ami Lupin.
Je tiens également à dédier ces repacks à tous les comédiens français qui y ont participé et qui malheureusement ne sont plus parmi nous pour la plupart, avec une pensée particulière pour le formidable Philippe Ogouz qui nous a quitté récemment, le 25 Juillet 2019. M. Ogouz a beaucoup apprécié doubler ce personnage dans sa longue et magnifique carrière et cela se ressentait. Quel dommage qu'il n'ait pas eu l'occasion de doubler tous les autres épisodes de la saison 2 avec ses camarades Francis Lax, Jacques Ferrière et tous les autres...







Vous faites un travail épatant, aussi bien en terme technique qu'en terme de présentation et de contextualisation, et même si je ne suis qu'un passant sur ce blog ça me semblait important de vous féliciter et de vous remercier, tant de sérieux et de travail consciencieux font plaisir à voir!
RépondreSupprimerUn grand merci pour ce message fort chaleureux ! Repasse autant que tu veux, la porte est toujours ouverte, ici :)
SupprimerEncore un grand merci à toi pour ce travail d'acharné!!! Grand fan de Lupin, je suis ravi de cette version intégrale et supérieur aux copies utilisées chez IDP pour les coffrets VF/VO! (Ecran titre en plus, Teaser du prochain épisode, image nettement meilleur... )! En plus de cela, tu te donnes la peine de faire une analyse de chaques épisodes! Bravo!!!
RépondreSupprimerMerci. Pour les analyses, c'est Veggie 11, j'aurais été bien incapable de faire un tel travail.
SupprimerAlors bravo à Veggie 11! Et encore merci à toi pour m'avoir fait découvrir nombreuses perles du "Bis Italien"!
Supprimer...c'est toujours un plaisir de venir sur ce magnifique "blog"!!!
SupprimerEncore un grand merci pour tout ces exclus sur Lupin vous faites un boulot génial :)
RépondreSupprimerQue dire de plus, tout a été dit...
RépondreSupprimerIl y a des Maisons d'Edition qui ont du souci à se faire :-))
Merci !
RépondreSupprimeril n'y a pas de quoi, c moi qui te remercie je vais enfin pouvoir regarder la suite merci a toi!!!
RépondreSupprimerMais juste par curiosité a quoi serv le fait qu'il y est un mot de passe?
RépondreSupprimerÇa évite les "pillages" d'autres sites qui te mettent des liens directs pour commencer, puis ça évite de voir les fichiers trop rapidement effacés.
Supprimerenfin c'est plutôt 6m35s a 7m18s
RépondreSupprimerEn effet, gros bug bizarre. J'ai uploadé une nouvelle version. Merci de me l'avoir signalé.
Supprimerwaouh merci à toi et a veggie11. je suis fou de lupin, je vais donc enfin voir et revoir tout les épisodes en super qualité.
RépondreSupprimerMais vous allez mettre les 155 ?
Ça prendra du temps, mais si tout va bien, oui. Tu peux d'ailleurs déjà trouver les premiers épisodes inédits en VOST sur le site de Jmister à cette adresse : http://jmister-fansub.blogspot.fr/
SupprimerVous êtes des grands malades !!! Merci je vous adore. je vais voir çà . ! merci !
Supprimerrassure moi tu nous met des copie des DVD tu fait pas les doublage toi même ( si c le cas bravo ta bien reproduit les voix)
RépondreSupprimerTu as vu ? Plus fort que Jean Roucas !
Supprimermerci pour le précieux travail sur et autour de cette cette série
RépondreSupprimerLa suite c'est pour quand, j'ai vraiment trop hate, et en plus je m'autorise pas vraiment a regarder les suivant tant que je n'ai pas vu les 50 premier...
RépondreSupprimerd'accord, a tout asard lesquel sont a voir aprés les autre?
RépondreSupprimerEn fait, c'est juste que c'est sympa de voir le premier épisode de la saison 1 puis celui de la saison 2 pour ensuite voir le 63. Autant dire que tu peux déjà tout voir sans problème.
SupprimerOk ^^
RépondreSupprimerMerci pour le taf effectué ! Ça fait du bien d'avoir accès à cette série avec cette qualité (même si j'avoue que j'accroche pas vraiment au doublage italien pour ma part :)
RépondreSupprimerJ'aimerai savoir si vous aviez prévu de continuer à tout hasard (pas de demande de date précise hein, je sais qu'un tel boulot peut devenir chronophage lol) ?
Oui, oui, le reste suivra, mais c'est vrai que j'ai un peu mis ça de côté pour le moment. Je vais bientôt mettre 5 nouveaux épisodes. Je pensais plutôt les faire par 10, comme je l'ai dit dans la présentation, mais vu comme je suis long pour tout vérifier, vaut mieux que je commence par 5.
SupprimerLa piste italienne (désolée qu'elle ne te plaise pas, c'est déjà bien d'avoir essayé ;)), me prend pas mal de temps car, comme je l'ai dit, les DVD sont hyper mal synchronisés, ils ont fait n'importe quoi, du coup, j'ai plein de réglages à faire et c'est pas toujours évident.
Il faudra donc être patients pour voir le bout, mais ça arrivera.
Merci de ta réponse.
SupprimerEn même temps, moi, tant que j'ai accès à de la VO... tout me va. L'avantage de tes releases, c'est qu'on a accès à un beau panel de doublages en super qualité.
Donc, prends ton temps, patience est mère de sûreté lol.
c'est génial !
RépondreSupprimermerci
prends le temps qu'il faut
Merci, Gilles, pour la suite ! Et bon courage pour la suite : long is the road.
RépondreSupprimerFinalement, heureusement qu'ils n'ont pas tout doublé !!!
SupprimerSuper Taf, merci de nous régaler de la sorte, j'apprécie énormément.
RépondreSupprimermerci pour les 5 nouveau j'avais tellement hâte, je te le dit ce soir je les aurai déjà tous vu^^
RépondreSupprimerCe site est une vraie pépite d'or, je vais suivre votre site attentivement, il y a un travail de titan derrière chaque repack.
RépondreSupprimerLupin un des meilleurs animé qui existe, je vais les revoir avec grand plaisir. Merci beaucoup
La suite, la suite :-)
RépondreSupprimerUn grand merci pour cette version 720p ;)
RépondreSupprimergrazie mille !!
RépondreSupprimerMerci pour votre excellent travail, personnellement je demeure au Québec et bien que plusieurs dessins animés japonais traduit en France était diffusé ici, la série des Lupin ne l'était pas alors je suis content de cette découverte :)
RépondreSupprimermerci pour l'ajout des 5 nouveaux épisodes, et pense à reposer tes yeux !
RépondreSupprimermerci pour cette série de mon enfance
RépondreSupprimerMerci infiniement pour les episodes 15 a 20
RépondreSupprimerEnorme merci pour ce travail, ce partage... tu es un passionné et ça se ressent sur chacune de tes publications. je vais replonger dans mon enfance grâce à toi ! Comment pourrai-je te remercier pour tout ce que tu fais dis moi ? 1000 Mercis des bisous
RépondreSupprimerMerci pour le travail, je cherchais la série depuis longtemps. Cependant, quel est le mot de passe ? Merci !!
RépondreSupprimerIl est marqué en bas : indianagilles.
SupprimerA quelques très très rares occasions prêt, c'est toujours le même d'ailleurs.
super, merci
RépondreSupprimerSalut, merci pour cette belle série, toujours d'actualité pour la suite?
RépondreSupprimerC'est clair que j'ai mis ça un peu en stand by par manque de temps. Je vais essayer de mettre 5 nouveaux épisodes prochainement, histoire d'arriver au moins à la moitié.
SupprimerSuper boulot, merci !!! J'espère qu'on aura la suite.
RépondreSupprimerCoucou Indi,
RépondreSupprimerJ'espère que t toujours ok pour faire la suite.....
N'oublie pas les grand fan qui attende cette site magnifique en HD
C'est vrai que j'ai pas mal lâché par manque de temps. Y a tellement de petits pépins à régler et une double vérification à effectuer (VF + VI) que j'ai un peu mis ça de côté, effectivement. D'autres projets ont pris le dessus, mais oui, je continuerai prochainement, je vais essayer de mettre prochainement 10 épisodes d'un coup.
SupprimerDitent, es que quelqun sait ou trouver la saison 2 en vostFR?
RépondreSupprimerHistoire de patienter en atttendant la belle version d'Indignable...
"Indignable" ? ^^
SupprimerComme indiqué, tu as presque tous les épisodes inédits chez Jmaster. Les autres, faudra attendre encore un peu. Il me reste deux ou trois épisodes à vérifier pour que je puisse enfin vous balancer les épisodes 21 à 30.
Youpi!!! Merci!!!!
Supprimeret mince l'autre foi j'avais écrit trop vite ... Désolé toutes mes excuses.
SupprimerMerci pour la suite !!!!!
RépondreSupprimeraller go pour marathon episode ^^
Incroyable. Je cherchais les meilleures versions possibles pour les films de Leone quand je suis arrivé ici. En plus de ça vous êtes fan de Lupin et proposez les anciennes séries qui sont introuvables en vostfr.
RépondreSupprimerMerci du boulot (de dingue j'imagine). Bonne continuation.
Enfin, j'attendais la suite comme un fou. Merci Indianagilles^^
RépondreSupprimerImpossible d'ouvrir le fichier LIII21 (l'épisode 21) sous winrar. Le fichier est mauvais.
RépondreSupprimerj'ai télécharger deux fois (1fichier et uptobox) pour être sur...Y'a rien n'a faire ça marche pas, pourtant mes autres ficher rar s'ouvrent sans problème mais pas les épisodes de Lupin...Vous auriez pu vérifier avant de les uploader bordel...Pff quelle perte de temps.
RépondreSupprimerC'est ballot, parce que chez moi ça marche. Tu aurais pu vérifier que tes logiciels soient à jour avant de venir pleurer, bordel. Puis c'est pas comme si tout le monde l'avait téléchargé sans aucun problème. Pff, quelle perte de temps. Et de rien, surtout, "anonyme".
Supprimernon mais sérieusement tu te rend compte de ce que tu dit au moins!
Supprimerdans ces cas la la première chose a faire ses de vérifier la version de winrar...
et dans tout les cas tu n'a pas a parlé comme ca un quelqu’un qui fait un travail monstre par pur bonté!
Indianagilles
Supprimerencore merci pour ce super travaille!!!
moi aussi j'ai eu ce problème mais une mise a jour du logiciel a tout réglé...
@Anonyme : essaie Keka
RépondreSupprimer@Indianagilles : merci infiniment pour ton travail colossal et joyeuses fêtes à tous les deux
boo-yaa! toujours au top, sapristi! merci pour cette nouvelle salve de Lupin
RépondreSupprimerGénial !!! Merci Indianagilles pour tous ces nouveaux episodes, super boulot :)
RépondreSupprimerQue dire à part un grand merci à toi pour ce travail titanesque afin que nous puissions profiter de la meilleurs version possible.
RépondreSupprimerMon fils va découvrir cette série que j'ai en dvd dans une version plus que médiocre.
Merci encore et bonne Année Indiana
Merci Indy pour cette nouvelle fournée. Un délice! Bravo!
RépondreSupprimerUn grand merci Indiana pour ces nouveaux épisodes , un vrais régal !
RépondreSupprimerj'ai cru noté une petite erreur au début de l’épisode 32 quand Edgar et Jigen
regardent dans leur retro l'inspecteur Lacogne qui les suit, conduit à gauche avec Magali à sa droite et dans la scène suivante ils sont inversés...
Oh ! Bien vu l'aveugle, tu as tout à fait raison ! Je rajoute ça à la fiche !
SupprimerMagnifique travail !
RépondreSupprimerSUperbe site internet ! un des meilleurs en rareté repack
Un passant...
nb: à quand une suite pour cette série 2?...
Je viens de mettre 15 épisodes en à peu près un mois, je vais sans doute faire une petite pause pour boucler d'autres choses. Mais j'aimerai aussi en finir avec cette série donc... bon, j'espère bientôt !
RépondreSupprimerSuperbe travail d'analyses de comparaisons et de commentaires. Un travail extraordinaire. UN grand Merci.
RépondreSupprimerJ'aimerais un petit conseil, à partir de quel age montreriez vous cet animé.
RFab
Honnêtement, la seconde saison c'est du tout public. La première est un peu plus violente.
SupprimerOk d'acc ça marche. J'ai souvenir de l'avoir vu petit et revu moins petit sur la 6. Mais je n'arrivais plus à me repérer sur l'age adapté.J'avais il y a quelques années le téléfilm good bye my lady liberty en dvd et je ne l avais pas apprécié, alors que la série (la 2eme) m'avait laissé un bon souvenir.Merci à tous encore une fois.
RépondreSupprimerUne question est que Sebseb est le même que chez LPDM ? ;)
Rfab
Le téléfilm est pas mal, mais il est mal servi par son design et aussi et surtout pas sa mauvaise VF. Le DVD était en plus assez médiocre, mieux vaut le revoir dans de bonnes conditions (le repack est dispo ici en HD et avec une vraie VOST). Après, les téléfilms sont de qualité variable et ont souvent un esprit assez différent. On peut en aimer certains, d'autres moins... La série animée est très différente, le doublage français n'a rien à voir...
SupprimerSinon oui, c'est bien le même Sebseb.
Bonjour
RépondreSupprimerMerci pour cette saison, je n'arrive pas à télécharger l'épisode 15
Je viens de vérifier, il est bien sur 1fichier et je l'ai téléchargé.
SupprimerTente de virer le bloqueur de pub, parfois ça peut poser un problème.
Bonjours,
RépondreSupprimeres que la suit arrive bientôt?
Bonjour,
RépondreSupprimerOù en est l'avancement des épisodes 36 à 52 ?
En tout cas merci pour tout ton travail ! :)
Pour être franc, pour le moment c'est au point mort par un grand grand grand manque de temps. Il n'est pas impossible que je fasse comme avec Zorro et que je m'y mette d'un coup pour livrer tout d'un coup, mais je ne peux rien promettre pour l'instant.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerJ'ai récupéré vos versions de la saison 1 et 2 de Lupin III et je tenais a vous laisser un petit message pour vous remercier et vous féliciter de l'énorme travail accompli.
J'ai travaillé à une époque dans l'édition DVD/Blu-Ray et je peux vous dire que les versions que vous nous proposez sont quasiment dignes d'un travail pro et au dessus de bien des éditions. Et en bonus le travail éditorial sur le blog est excellent.
J'espère que vous pourrez nous proposer la suite un jour ou l'autre. Merci encore !
Merci beaucoup, c'est très gentil !
SupprimerJ'ai un peu honte de ne toujours pas avoir fini ces Lupin. Il serait temps que je m'y remette. Je vais d'ailleurs peut-être laisser tomber la VI pour gagner du temps. De toutes manières, je pense que ça n'intéresse pas grand monde, pour ne pas dire personne (à part moi, bien sûr !)
Bonjour,
SupprimerQu'es que tu appel la VI ?
Version italienne.
Supprimermerci merci pour les derniers épisodes ajoutés ! bel été à toi
RépondreSupprimerUne part de Lupin et de nombre de personnages de notre enfance vient de s'en aller... RIP Philippe Ogouz.
RépondreSupprimerHello.
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour tout le travail effectué jusqu'à présent.
Les épisodes sont de qualité, et j'espère vraiment que tu pourras en venir à bout prochainement.
Moi aussi !!!!
SupprimerSalut l'ami! Sans vouloir être désobligeant (car j'apprécie grandement ton travail), penses tu terminer un jour les 13 épisodes qui restent à faire? Sur mon HD, la date de création du dernier épisode traité (S02E35) date de décembre 2017. Donc depuis 2 ans je reviens régulièrement pour voir si ça avance, mais je dois avouer que mes espoirs s'amenuisent petit à petit, en toute légitimité...
RépondreSupprimerEn te souhaitant bon courage pour la suite, si jamais un jour tu décides ou trouves le temps de franchir cette dernière ligne droite!
Moi aussi je vérifie régulièrement si il y a des nouvelles.
RépondreSupprimerVais bientôt camper ici en attendant la suite. ^^
Merci pour tout c'est du grand art !!!
RépondreSupprimerPar contre il y a un petit problème pour l’épisode 10. C'est en faite l’épisode 9 que tu as du remettre par erreur.
C'est corrigé. :)
SupprimerSalut Indiangilles, merci moult pour cette faramineuse somme de travail, de motivation ainsi que de talent (de rédaction et de synchro) afin de nous proposer l'intégrale Lupin III !!
RépondreSupprimerGracias igualmente por el #10 qui était effectivement absent et que tu viens d'up pour que la fête soit complète.
Grand Merci pour les 52 premiers épisodes de Lupin III part 2 en 1080p que je vais garder précieusement en attente des éditions Black Box! Quoique, pour la Part I qui sort fin novembre, les 23 épisodes + le pilote seront éparpillés sur seulement 2 blu-ray, cela laisse craindre le pire au niveau de la compression de l'image et je pense que la Part II risque d'être logée à la même enseigne.
RépondreSupprimerIls vont finalement sortir chez Black Box ? Sinon, n'efface pas trop vite non plus, entre les sous-titres de Jmister et le travail que j'ai fait sur la VF, pas sûr que ce soit aussi soigné.
SupprimerFaut quand même dire qu'il était annoncé pour le 15 avril, ensuite fin juillet, puis fin octobre, et maintenant décembre. On ne sait pas trop ce qu'il faut penser de ça, ni du format annoncé 16/9 Anamorphique.
SupprimerEn tout cas, ils ont mis le paquet sur le visuel.
https://www.anime-store.fr/as/Lupin-III-Edgar-de-la-Cambriole-Saison-1-Edition-Collector-Limitee-Combo-Bluray-DVD-produit-video-7737.html
Du 16/9eme ???? Si c'est ça, ce sera sans moi alors.
SupprimerOui, il est vrai... et je m'excuse de ne pas l'avoir mentionné, que la traduction sur les 155 épisodes proposés par JMister est de qualité ainsi que ce très bon travail sur la VF que tu nous proposes et le travail d'analyse de Veggie 11! Grâce à vous, c'est une véritable date de l'animation que vous nous proposez de découvrir et en grand fan de Lupin, je suis très heureux d'avoir enfin découvert l’intégralité de cette deuxième partie dans des conditions optimum (j'ose que je n'aurais osée imaginer il y a quelques années!) Pour en venir à Black Box qui est au passage un excellent éditeur, ce sera un format 4/3 (c'est indiqué à l'arrière du coffret), je ne pense pas pas qu'ils commettent la bourde d'un 16/9 anamorphique!
SupprimerOuf ! J'ai eu peur. J'espère qu'il apporteront la correction sur la VF sur je ne sais plus quel épisode de la 1ere saison. Je leur avais envoyé un message à ce sujet à l'époque avec ma vidéo corrective. Curieusement, sur le master HD, la séquence n'était pas comme sur la version DVD.
Supprimerun très grand merci Indianagilles pour ce taf monstrueux sur cette série que j'adore
RépondreSupprimerAlors que je flânais, désoeuvré, je découvre cette véritable caverne d'ali baba qu'est ce site ! Et en fan inconditionnelle de Lupin Sensei, j'apprécie d'autant plus l'énorme travail réalisé pour nous offrir ces épisodes, et les commentaires et notices qui les accompagnent. Merci beaucoup ! Si j'avais une demande à faire, ce serait que vous vous intéresseriez aux différents films et téléfilms. J'ai vu que le secret de Mamo a été décortiqué par vos bon soins. J'apprécierai énormément de lire vos analyses et commentaire pour le complot du clan Fuma (autre petit trésor...) ! Encore un grand merci !
RépondreSupprimerJe ne pense plus avoir le temps pour tout ça, mais j'avais fait un blog avec quelques analyses à l'époque : http://lebloglupiniii.blogspot.com/
Supprimeryeepee merci pour le taff de ouf! c'est vraiment top, je vais me régaler. Sans attendre, j'attaque l'aventure!
RépondreSupprimerMerci pour ce merveilleux travail !
RépondreSupprimerMerci beaucoup !!
RépondreSupprimerUn grand merci !
RépondreSupprimerMerci pour tout Monsieur Gilles !!
RépondreSupprimerC'est vraiment une bonne série. J'en avais un vague souvenir et revoir/voir ces Lupin III fait le plus grand bien. Il y a une qualité dans l'histoire qu'on trouvait peu dans les DA de notre jeunesse (forcément puisque c'est maintenant que nous sommes le public ciblé). C'est top aussi de lire toutes les analyses épisodes par épisodes mais plutôt après le visionnage pour ne pas être influencé. Encore merci.
RépondreSupprimerje re-regarde la serie et je decouvre des l'episode 1 un autre detail amusant (non relevé ici):
RépondreSupprimerla prmeiere fois que Mr X nous est montre , on voit d'abord ses mains caresser puis deposer son animal domestique (un iguane) puis on a un plan semi-éloigné de dos : il est assis sur une espece de fauteuil, de dos, sans qu'on puisse voir son visage de toute la scene... et nous le voyons derriere un bureau sur lequel se trouve un ecran a partir duquel il espionne les heros et commande l'ouverture d'une partie des pieges (ou en tout cas la sequence du plafond)...
je pense que la scene entiere est un hommage a Ernst Stavro Blofeld (dont le Dr Claw (Dr Gang) d'inspecteur Gadget sera aussi une caricature)... Mr X est Blofeld sont tous deux chefs d'une organisation criminelle (Scorpion pour Mr X , SPECTRE pour Blofeld), ont juré d'abattre leur ennemi (Lupin pour X, Bond pour Blofeld), ont un animal domestique (un iguane pour X, un chat pour Blofeld) qu'ils caressent, sont vus pendant longtemps de dos l'un comme l'autre avant que leur identité ne soit revele au grand jour (pour X, c'est seulement dans cet episode puisque nous ignorons que c'est lui qui a invite les heros dans ce traquenard au depart)et toujours derriere un bureau muni d'un ecran...
Oui, tu as parfaitement raison. La saga James Bond se retrouve d'ailleurs souvent dans les épisodes et les films du personnage de Lupin.
Supprimerl'episode 1 toujours (spoiler): le sirloin vient de couler et les survivants (Lupin et ses potes) se retrouvent sur un radeau... Alors que Lupin se lamente sur la perte de Zenigata, celui-ci reapparait sur un etortue comme s'il avait coulé au fond des flots et que cette derniere le ramenait a la surface... En dehors de l'aspect comique de la situation, impossible de ne pas penser a Taro Urashima, disparu depuis des annees (et que tout le ond epense mort), et ramene des fonds sous-marins par une tortue... La situation parait presque identique puisque tout le monde pense que l'inspecteur est au fond des flots, mort, en train donc de "nourrir" les poissons comme on dit...
RépondreSupprimerD'autres elements de culture peuvent nous echapper...
Ah, merci pour cette info. Je vais la rajouter. Et oui, il y a plein de clin d'oeils de ce genre qui doivent nous échapper. C'est aussi pour cela que je dis toujours que, même si on connait parfaitement la langue, on ne peut pas toujours non plus apprécier une VO à fond si on n'a pas le bagage culturel avec. Ce n'est pas un hasard aussi si dans les doublages, il y a des changements sur certaines choses, afin que le spectateur du pays comprenne. Le meilleur exemple c'est toujours pour moi Retour vers le Futur, où Kalvin Klein devient Pierre Cardin (et Levis Strauss en Italien ou Espagnol). Si aujourd'hui, on comprendrait la blague, à l'époque, Kalvin Klein était parfaitement inconnu en Europe, et garder le nom n'aurait donc eu absolument aucun sens. Enfin bref, il y a forcément souvent plein de choses qui nous échappent, mais heureusement ça ne nous empêche que rarement de vraiment apprécier certains films ou autres.
SupprimerFantastique, merci beaucoup ! Je possède tous les DVD mais lire des DVD sur un écran 4K de 55 pouces, c'est désormais un peu "limite" pour les yeux. Merci encore pour le travail et le généreux partage !
RépondreSupprimerun boulot énorme^^
RépondreSupprimermerci beaucoup
Alors là... Chapeau!!!
RépondreSupprimerJe pense que la quantité de travail est bien au dessus de ce que je peux imaginer.
Merci beaucoup.
Gros coup de nostalgie pour le petit PreacherMan qui ne ratait pas un épisode d'Edgar de la Cambriole sur FR3 !!!
RépondreSupprimerMerci beaucoup à Indianagilles, Malo, Jmister, Bertrand, Sebseb et Veggie11 pour ce travail d'anthologie!
Merci infiniment pour ton énorme travail!!! ;)
RépondreSupprimermerci beaucoup pour cette suiteque je redecouvre grace à toi :), blackbox net pas pressé à sortir la 2nd saison en bluray demmage
RépondreSupprimerSalut indiana, j'espère que tu passes de bonnes fêtes. Sais-tu où je pourrais trouver un lien pour "Le complot du clan Fuma" ? Je n'arrive pas à le trouver.
RépondreSupprimerHello, j'imagine qu'espérer un repost est illusoire mais sait-on jamais ?Sinon les fichiers srt seraient au pire les bienvenus, pas moyen de trouver ça nulle part.. merci d'avance
RépondreSupprimerLe lien pour télécharger le repack a été supprimé ?
RépondreSupprimerLes liens sur tous les titres des épisodes.
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