Avec : Giuliano Gemma, Ida Galli, Nello Pazzafini, Pierre Cressoy, Massimo Righi
Nationalité : Italie/France/Espagne
Genre : Western
Durée : 93' (25 fps)
Année de production : 1965
Titre original :Adios Gringo
Obligé, par légitime défense, de tuer l'homme qui l'accuse injustement de vol, Brent Landers voit sa tête être mise à prix. S'enfuiyant par le désert pour prouver son innocence, il y découvre Lucy, une jeune fille venant d'être torturée par des
bandits. Afin de la faire soigner, Brent court le risque de
l'emmener dans le village le plus proche. Une fois arrivée, la jeune femme reconnaît ses agresseurs.
Trailer italien
Merci à Qwertz pour sa captation HDTV
Il y a pas mal de temps maintenant, l'ami Qwertz nous a proposé un repack d'Adios Gringo basé sur une belle copie HDTV enregistrée sur une chaine allemande. Seul hic : la copie était légèrement censurée. Ainsi dans cette version, trois passages ont été écourtés : lorsque Giuliano Gemma se fait bastonner par toute une bande, lors d'une grosse et belle baston avec l'inévitable Nello Pazzafini, et enfin ver la fin lors d'un échange de coups de feu avec un méchant qui finissait par dégringoler en roulant plusieurs fois au sol. Et comme au début du film, il y avait aussi cette énorme moto incrustée qui apparaissait en plein milieu de l'écran, le temps de quelques plans pour annoncer je ne sais quel grand prix à venir, ainsi qu'un logo en haut à droite qui faisait un peu loucher, je me suis dit qu'il y avait la possibilité d'améliorer le tout et de rendre une copie plus propre, en attendant un éventuel Blu-ray que le film mériterait bien.
Adios Gringo n'est surement pas le plus populaire, ni le plus connu des westerns de Giuliano Gemma. Pourtant, le 4eme western tourné par l'acteur remporta en Italie un plus grand succès que les deux Ringo. L'année 1965 consacra bien sûr Sergio Leone et son Et pour quelques dollars de plus qui devint le film le plus vu au cinéma en Italie jusqu'alors. Au box office italien, il trônait fièrement devant Opération Tonnerre, et My Fair Lady. Mais le véritable phénomène de l'année fut pourtant, sans l'ombre d'un doute, Giuliano Gemma qui plaça ses quatre westerns de l'année dans le top 10 ! Ainsi, Le Dollar Troué termina 4eme, Adios Gringo 5ème, Un Pistolet pour Ringo 8eme et Le Retour de Ringo 9eme, pour un cumul de recettes s'élevant à 55.456.762 d'euros ! Pour vous faire une idée, Et pour quelques dollars de plus n'avait rapporté "seulement" que 33.178.773, certes en un seul film, mais cela montre à quel point Giuliano Gemma était devenu, en une seule année, l'acteur le plus en vu du cinéma italien. Et à cela, on pourrait même ajouter la 24eme place de notre Merveilleuse Angélique où Giuliano Gemma jouait le rôle de Nicolas. Vous pouvez voir le détail de ce box office incroyable sur cette page.
Adios Gringo a été réalisé par Giorgio Stegani (sous le pseudonyme de George Finlay), que l'on peut considéré comme l'élève du réalisateur Giorgio Ferroni. Stegani était en effet, pour commencer, son scénariste quasi attitré. Ils avaient notamment contribué ensemble sur le fameux Moulin des supplices (qui vient de sortir chez Artus dans une superbe édition où j'ai eu le plaisir de sous-titrer quelques bonus), le péplum La Guerre de Troie (1961) et bien entendu aussi sur le fameux Dollar Troué qui sera donc le film de Gemma le plus vu de 1965. Mais Stegani fut également bien souvent assistant réalisateur, essentiellement de Ferroni mais pas que. Cette même année de 1965, il fut par exemple chargé de la seconde équipe du célèbre Cerveau de notre Gérard Oury national. Malgré le gros succès d'Adios Gringo, Giorgio Stegani ne réalisera en tout et pour tout que 9 films en tant que réalisateur principal, dont 3 westerns, les deux autres étant les plutôt réussis Gentleman Killer (1967) avec Anthony Steffen et Pas de pitié pour les salopards (1968) avec Lee Van Cleef et Antonio Sabato. En parallèle à sa carrière de réalisateur, Stegani continuera d'être scénariste et co-réalisateur.
Tout ça pour dire que Stegani prit donc sans problème la relève de son vieux maître afin de réaliser Adios Gringo que je trouve pour ma part plus dynamique et réussi que Le Dollar Troué. Chose rare, ce western italien s'inspire du livre Adios, signé par un des rois du pulp américain, le très actif Harry Whittington dont on dit qu'il écrivit même sept nouvelles en un mois ! Est-ce pour cela que, malgré ses bagarres, sa violence et son rythme bien italien, cet Adios Gringo semble tout de même avoir pas mal d'atomes crochus avec le western classique américain ? En beaucoup moins chiant, je vous rassure. Oups ! Je n'ai encore une fois pas pu m'en empêcher ! Je sais, c'est moche, mais on ne se refait pas.
Un peu à la manière de ce que firent les producteurs des deux Ringo, il fut décidé de tourner rapidement un second western avec quasiment toute la même équipe technique et artistique que celle du Dollar Troué. L'ordre de tournage des 4 westerns de Gemma fut Un Pistolet pour Ringo, Le Dollar Troué, Le Retour de Ringo et enfin Adios Gringo. On constate donc que l'acteur alterna ses quatre films "jumeaux", probablement afin de laisser aux producteurs le temps d'organiser le film suivant. Il n'empêche, quel rythme infernal et quel santé pour notre acteur champion du box office !
Puisqu'on parle de Giuliano Gemma, il joue ici le rôle d'un type tellement honnête qu'il en est presque couillon, un peu comme dans Le Dollar Troué ou Wanted - Recherché. C'est dans ce western qu'il sera postsynchronisé pour la première fois en Italien par Pino Locchi, la voix incontournable de tous les jeunes premiers du cinéma italien. En Français, on gardait par contre alors une certaine continuité, puisque c'était Michel Le Royer, comme dans Le Dollar Troué et Le Retour de Ringo qui le doublait encore une fois avec grand talent.
La VF est admirable en tous points. Et elle est complète, notre montage étant même plus long que l'italien, mais je vous expliquerai ça mieux tout à l'heure. Petit passage en revue... Nello Pazzafini est doublé, comme assez souvent et parce que c'est comme une évidence, par Claude Bertrand. Roberto Camardiel, dont il semblerait que ce soit le premier rôle important dans le genre, est doublé par André Valmy, acteur qui aurait très bien pu doubler une pierre que ça serait resté quand même la classe ultime. Jesus Puente, qui interprète le shérif, a lui la chance de se voir prêter le timbre et le jeu exceptionnel de William Sabatier, qui nous a récemment quitté le 17 mars 2019 à 95 ans. Et si Massimo Righi est doublé par Serge Lhorca, comme dans Le Dollar Troué, notre français Pierre Cressoy hérite d'une nouvelle voix. Ce n'est toujours pas lui qui se double ici, puisque il s'agit de Jacques Beauchey, que vous connaissez peut-être pour avoir notamment doublé Paul Newman (1961) dans L'Arnaqueur, Peter Cushing dans Le Chien des Baskerville (1959), Antonio Casas dans Un Pistolet pour Ringo (1965) ou encore Andrea Bosic dans Trois Cavaliers pour Fort Yuma (1966). Des années 40 à la fin des années 70, Jacques Beauchey aura été très actif dans le monde du doublage, mais de manière souvent discrète, étant donné qu'il exercera avant tout sur les seconds rôles. Né en 1920, certaines sources indiquent qu'il nous aurait quitté en 1978, d'autres en 1990... Wikipedia, dont on sait qu'il faut prendre les infos avec des pincettes, indique carrément qu'il serait toujours en vie et qu'il aurait donc 99 ans. Et pourquoi pas ? En tout cas, il est triste de voir que certaines personnes du spectacle disparaissent totalement de la mémoire collective sans que nuls ne s'en soucie. Il était donc temps de lui rendre un petit hommage et de le citer enfin ici.
Ceci dit, Jacques Beauchey à au moins la chance d'avoir une fiche Wikipedia, ce qui n'est pas le cas de la pauvre Michèle Montel qui double, comme dans Le Dollar Troué, la belle Ida Galli. Si on se souviendra allègrement de son doublage de Faye Dunaway dans l'extraordinaire Little Big Man, ainsi que celui de Diana Reegs dans la série Chapeau Melon et bottes de cuir, Michèle Montel s'est aussi fait une petite spécialité de doubler les femmes maltraitées et persécutées dans le western italien. La pauvre Loredana Nuschiak dans Django ? C'était elle. La malheureuse Vonetta McGee dans Le Grand Silence ? Encore elle. La pestiféré Olga Karlatos dans Keoma ? Je vous le donne en mille, c'est encore elle ! Vu ce qu'il arrive à la pauvre Ida Galli dans ce film là, elle était donc plus qu'appropriée pour la doubler. Notons d'ailleurs que si les femmes passent pas mal de temps à se prendre de sacrées baignes dans le western italien, il est par contre assez rare que le viol soit traité de manière aussi psychologique. La longue scène où Gemma découvre d'ailleurs la malheureuse Ida Galli est d'ailleurs d'une grande justesse, évitant tout voyeurisme et toute vulgarité, comme le cinéma bis italien ne le fera que trop rarement par la suite lorsqu'il faudra traiter ce genre de sujet. Cela fait donc de ce Adios Gringo, encore une fois un bel atout.
Quelques mots aussi sur le montage italien, ou du moins celui qui existe en DVD là-bas : le film est plus court de 3mn. Quelques plans sautent, mais la plupart du temps, c'est surtout que le montage est plus serré et raccourci des plans. Et le générique est plus court, puisqu'on ne voit pas la première rencontre avec le type moustachu et chauve au début du générique. Par chance, ce sont les seuls dialogues qui manquent à la VO italienne par rapport à notre version intégrale. J'ai donc réussi à caler la piste italienne malgré tout, et je me suis débrouillé pour rallonger la musique pour que cela passe crème sur ces courts dialogues absents en italien, sans que ça ne choque. La VO italienne est donc enfin comprise sur le montage complet, et c'est très bien, surtout que le DVD italien était quand même assez médiocre, niveau qualité. Attention, il n'y a pas de sous-titres français pour aller avec, c'est donc réservé aux italophones purs et durs que je sais quand même assez nombreux ici. Et puisqu'on parle du générique, vu que le français était plus beau et plus longs que tous les autres, j'ai remplacé l'allemand par celui-ci.
N'oublions pas non plus de parler de la belle musique du peu connu Benedetto Ghiglia, qui a été plus actif dans le milieu du documentaire que du cinéma. Souvent très minimaliste, les quelques notes de guitare jouées lentement ici et là donnent au film un côté très intense. Ghiglia semblait apprécier les mélodies simples, comme peut l'attester également sa partition de Un Dollars entre les dents (sorti récemment chez Artus avec ma participation) qui se répétait inlassablement tout le long du film, donnant une étrange atmosphère à un film quand même bien à part. Dans un tout autre style, Ghiglia aura également signé la musique du film de guerre Corbari, le dernier guêt-apens avec Giuliano Gemma, mais n'aura globalement pas laissé une empreinte des plus mémorables sur le cinéma italien.
Pour ce qui est de la sympathique chanson du générique, elle est confiée au crooner italien Fred Bongusto, qui avait déjà chanté celle du Dollar Troué. Pour l'anecdote, Fred Bongusto ne se souviendra même pas de l'avoir enregistrée. Si elle n'est sans doute pas du même niveau que la précédente et ne remporta pas le même succès dans les ventes, elle reste tout de même plutôt réussie, à défaut d'être originale.
Ah, et j'allais oublié : si vous trouvez que les acteurs ont l'air tantôt bien longs, tantôt bien tassés, c'est normal, le film semble avoir été tourné ainsi. Il était donc impossible de préserver tout le temps des proportions normales, mais j'ai essayé de trouver un compromis correct, afin que cela ne soit ni trop voyant, ni trop perturbant.
Mais trêve de bavardage, avant de lui dire "Adios", il est largement temps pour vous de découvrir ou redécouvrir cet excellent western de notre ami Giuliano Gemma dans de belles conditions. Bon film à vous !
PS : Pas de version Lite par rapport au DVD.
Tout ça pour dire que Stegani prit donc sans problème la relève de son vieux maître afin de réaliser Adios Gringo que je trouve pour ma part plus dynamique et réussi que Le Dollar Troué. Chose rare, ce western italien s'inspire du livre Adios, signé par un des rois du pulp américain, le très actif Harry Whittington dont on dit qu'il écrivit même sept nouvelles en un mois ! Est-ce pour cela que, malgré ses bagarres, sa violence et son rythme bien italien, cet Adios Gringo semble tout de même avoir pas mal d'atomes crochus avec le western classique américain ? En beaucoup moins chiant, je vous rassure. Oups ! Je n'ai encore une fois pas pu m'en empêcher ! Je sais, c'est moche, mais on ne se refait pas.
Un peu à la manière de ce que firent les producteurs des deux Ringo, il fut décidé de tourner rapidement un second western avec quasiment toute la même équipe technique et artistique que celle du Dollar Troué. L'ordre de tournage des 4 westerns de Gemma fut Un Pistolet pour Ringo, Le Dollar Troué, Le Retour de Ringo et enfin Adios Gringo. On constate donc que l'acteur alterna ses quatre films "jumeaux", probablement afin de laisser aux producteurs le temps d'organiser le film suivant. Il n'empêche, quel rythme infernal et quel santé pour notre acteur champion du box office !
Puisqu'on parle de Giuliano Gemma, il joue ici le rôle d'un type tellement honnête qu'il en est presque couillon, un peu comme dans Le Dollar Troué ou Wanted - Recherché. C'est dans ce western qu'il sera postsynchronisé pour la première fois en Italien par Pino Locchi, la voix incontournable de tous les jeunes premiers du cinéma italien. En Français, on gardait par contre alors une certaine continuité, puisque c'était Michel Le Royer, comme dans Le Dollar Troué et Le Retour de Ringo qui le doublait encore une fois avec grand talent.
La VF est admirable en tous points. Et elle est complète, notre montage étant même plus long que l'italien, mais je vous expliquerai ça mieux tout à l'heure. Petit passage en revue... Nello Pazzafini est doublé, comme assez souvent et parce que c'est comme une évidence, par Claude Bertrand. Roberto Camardiel, dont il semblerait que ce soit le premier rôle important dans le genre, est doublé par André Valmy, acteur qui aurait très bien pu doubler une pierre que ça serait resté quand même la classe ultime. Jesus Puente, qui interprète le shérif, a lui la chance de se voir prêter le timbre et le jeu exceptionnel de William Sabatier, qui nous a récemment quitté le 17 mars 2019 à 95 ans. Et si Massimo Righi est doublé par Serge Lhorca, comme dans Le Dollar Troué, notre français Pierre Cressoy hérite d'une nouvelle voix. Ce n'est toujours pas lui qui se double ici, puisque il s'agit de Jacques Beauchey, que vous connaissez peut-être pour avoir notamment doublé Paul Newman (1961) dans L'Arnaqueur, Peter Cushing dans Le Chien des Baskerville (1959), Antonio Casas dans Un Pistolet pour Ringo (1965) ou encore Andrea Bosic dans Trois Cavaliers pour Fort Yuma (1966). Des années 40 à la fin des années 70, Jacques Beauchey aura été très actif dans le monde du doublage, mais de manière souvent discrète, étant donné qu'il exercera avant tout sur les seconds rôles. Né en 1920, certaines sources indiquent qu'il nous aurait quitté en 1978, d'autres en 1990... Wikipedia, dont on sait qu'il faut prendre les infos avec des pincettes, indique carrément qu'il serait toujours en vie et qu'il aurait donc 99 ans. Et pourquoi pas ? En tout cas, il est triste de voir que certaines personnes du spectacle disparaissent totalement de la mémoire collective sans que nuls ne s'en soucie. Il était donc temps de lui rendre un petit hommage et de le citer enfin ici.
Ceci dit, Jacques Beauchey à au moins la chance d'avoir une fiche Wikipedia, ce qui n'est pas le cas de la pauvre Michèle Montel qui double, comme dans Le Dollar Troué, la belle Ida Galli. Si on se souviendra allègrement de son doublage de Faye Dunaway dans l'extraordinaire Little Big Man, ainsi que celui de Diana Reegs dans la série Chapeau Melon et bottes de cuir, Michèle Montel s'est aussi fait une petite spécialité de doubler les femmes maltraitées et persécutées dans le western italien. La pauvre Loredana Nuschiak dans Django ? C'était elle. La malheureuse Vonetta McGee dans Le Grand Silence ? Encore elle. La pestiféré Olga Karlatos dans Keoma ? Je vous le donne en mille, c'est encore elle ! Vu ce qu'il arrive à la pauvre Ida Galli dans ce film là, elle était donc plus qu'appropriée pour la doubler. Notons d'ailleurs que si les femmes passent pas mal de temps à se prendre de sacrées baignes dans le western italien, il est par contre assez rare que le viol soit traité de manière aussi psychologique. La longue scène où Gemma découvre d'ailleurs la malheureuse Ida Galli est d'ailleurs d'une grande justesse, évitant tout voyeurisme et toute vulgarité, comme le cinéma bis italien ne le fera que trop rarement par la suite lorsqu'il faudra traiter ce genre de sujet. Cela fait donc de ce Adios Gringo, encore une fois un bel atout.
Quelques mots aussi sur le montage italien, ou du moins celui qui existe en DVD là-bas : le film est plus court de 3mn. Quelques plans sautent, mais la plupart du temps, c'est surtout que le montage est plus serré et raccourci des plans. Et le générique est plus court, puisqu'on ne voit pas la première rencontre avec le type moustachu et chauve au début du générique. Par chance, ce sont les seuls dialogues qui manquent à la VO italienne par rapport à notre version intégrale. J'ai donc réussi à caler la piste italienne malgré tout, et je me suis débrouillé pour rallonger la musique pour que cela passe crème sur ces courts dialogues absents en italien, sans que ça ne choque. La VO italienne est donc enfin comprise sur le montage complet, et c'est très bien, surtout que le DVD italien était quand même assez médiocre, niveau qualité. Attention, il n'y a pas de sous-titres français pour aller avec, c'est donc réservé aux italophones purs et durs que je sais quand même assez nombreux ici. Et puisqu'on parle du générique, vu que le français était plus beau et plus longs que tous les autres, j'ai remplacé l'allemand par celui-ci.
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| Fred Bongusto : Adios qui ??? |
Pour ce qui est de la sympathique chanson du générique, elle est confiée au crooner italien Fred Bongusto, qui avait déjà chanté celle du Dollar Troué. Pour l'anecdote, Fred Bongusto ne se souviendra même pas de l'avoir enregistrée. Si elle n'est sans doute pas du même niveau que la précédente et ne remporta pas le même succès dans les ventes, elle reste tout de même plutôt réussie, à défaut d'être originale.
Ah, et j'allais oublié : si vous trouvez que les acteurs ont l'air tantôt bien longs, tantôt bien tassés, c'est normal, le film semble avoir été tourné ainsi. Il était donc impossible de préserver tout le temps des proportions normales, mais j'ai essayé de trouver un compromis correct, afin que cela ne soit ni trop voyant, ni trop perturbant.
Mais trêve de bavardage, avant de lui dire "Adios", il est largement temps pour vous de découvrir ou redécouvrir cet excellent western de notre ami Giuliano Gemma dans de belles conditions. Bon film à vous !
PS : Pas de version Lite par rapport au DVD.

















Merci beaucoup ! :)
RépondreSupprimerOuhaaaa ! Quelle érudition ! Merci Prof. Indy !
RépondreSupprimerJ’apprends vraiment plein de choses sur le doublage auxquelles je ne m’étais pas vraiment intéressé jusqu'à maintenant. Et merci pour la nouvelle version.
Tu m'en vois ravi :) En bien ou en mal, les doublages ont une grande importance dans le cinéma, et en particulier dans le cinéma italien où les voix faisaient parti des choix des réalisateurs.
SupprimerMerci pour ce western, mais aussi pour la culture cinématographique immense !
RépondreSupprimerFanche17
Quelle verve !
RépondreSupprimerC'est effectivement du Grand Indy qui est de retour...là où on ne l'attend pas ! En indiquant cela, je songe aux westerns annoncés précédemment.
En voici un dont je vais profiter de le revoir (dans des conditions ultimes : )
Grazie mille Signore !
Oui, je suis le roi des feintes et j'aime bien faire des surprises ;)
SupprimerMerci beaucoup, Gilles, pour ton repack et pour ta passionnante présentation.
RépondreSupprimerMerci. Je (re)découvre Gemma et l'apprécie de plus en plus grâce à toi.
RépondreSupprimerLa présentation toujours intéressante complète le plaisir (une inversion de copier-coller à la fin de celle-ci cependant).
L'anonyme inconnu
Ah oui exact. Je vais corriger ça. Merci de me l'avoir signalé.
SupprimerMerci bcp pour cette version corrigée.
RépondreSupprimerVos messages sur ma présentation me font très plaisir, car j'avais l'impression de ne pas avoir eu grand chose à raconter sur ce film ^^
RépondreSupprimertu plaisantes? tes présentations, même si on ne charge pas le film - je l'ai déjà en copie correcte - tes commentaires sont toujours passionnants. D'autant qu'en plus de nous apporter un éclairage personnel qui est toujours le bienvenu, tu nous apprends toujours des éléments nouveaux, qu'on ne lit pas ailleurs, notamment sur les différentes versions et surtout sur le doublage. bref, ne change rien. au contraire, tu as beaucoup à dire et ton blog est réellement instructif. il serait malvenu de te faire le moindre reproche.
SupprimerC'est gentil, c'est gentil ^^
SupprimerGrandement merci
RépondreSupprimerEncore une fois , merci pour cet excellent travail... ;)
RépondreSupprimerUne autre belle page de cinéma sur ce blogue du fameux ! Merci infiniment !
RépondreSupprimerMerci à Qwertz et à toi Gilles, pour cette belle version intégrale!
RépondreSupprimerAlain (La Réunion)
C'est un de mes préféré avec Gemma, merci pour cette belle version et l'érudition de ta présentation 😉
RépondreSupprimerJ'ai relevé une bizarrerie dans le générique de début. La chanson parle de Ringo alors qu'il n'y a personne qui s'appelle comme ça dans ce film. C'est peut être du au fait que les deux films "un pistolet pour ringo" et le "retour de ringo" ont été tourné à la même période, quelqu’un s'est emmêlé les pinceaux.
RépondreSupprimerCa ne nuit aucunement au film qui est très sympathique, c'est juste une remarque
Évidemment, ce n'est pas quelqu'un qui s'est emmêlé les pinceaux, mais plutôt un gros malin à la prod qui s'est dit qu'avec Gemma au générique, celui-là même qui venait de remporter un énorme succès avec les Ringo, tant qu'à faire, autant créer une petite chanson qui cite ce nom devenu très populaire... La chanson a probablement été rapidement enregistrée avant la sortie du film, et mvoilà ! Sont forts ces italiens :D En tout cas, merci de la remarque, car c'était à souligner.
SupprimerTrès bon film, voilà un "encore" dont on ne se lasse évidemment pas.
RépondreSupprimerVu après Adios California, je l'ai trouvé un poil en-dessous. Mais ça fait plaisir de voir en oeuvre les gens au-dessus des lois quand dans trop de films américains ils sont neutralisés en seulement deux répliques verbales par le héros. Un bon méchant réaliste, ça fait un bon film!
Merci beaucoup !
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