Réalisation : Tanio Boccia
Avec : Kirk Morris, Alan Steel, Grodon Mitchel, Larry Ward, Kirk Arden
Nationalité : Italie
Genre : Western
Durée : 89'
Année de production : 1968
Titre original : Sapevano solo uccidere
Dirigée par l'impitoyable Pedro, une bande de truands d'origine mexicaine terrorise le sud des États-Unis. Traversant cette région à cheval, le cowboy Jeff Smart et un ami croisent un jour la route du gang. Témoins d'un meurtre, ils sont pris en chasse par les hommes de Pedro qui parviennent à abattre le compagnon de Jeff. Ce dernier, blessé, est laissé pour mort. Il est recueilli et soigné par Katy, une habitante des environs. Quand il retrouve tous ses moyens physiques, Jeff est prêt à tout pour se venger et éliminer Pedro. Il se rend pour cela dans la petite ville où les truands sont installés...
Thème principal du film par Angelo Francesco Lavagnino
Ce western mineur présente tout de même quelques intérêts à ne pas négliger. Tout d'abord, il s'agit d'une tentative de récupérer des acteurs populaires du péplums pour les plonger dans ce qui était alors devenu le nouvel univers à la mode, le western. Ainsi, Kirk Morris (de son vrai nom Adriano Bellini), Alan Steel (Sergio Ciani) et Gordon Mitchell sont pour une fois réunis dans un film où ils sont habillés avec autre chose qu'un slip léopard.
Autre intérêt du film, la VF est vraiment de très haute volée, puisque non seulement nous n'avons droit qu'à du très haut calibre, mais le casting s'avère également bien étoffé, ce qui évite d'avoir plusieurs acteurs avec plusieurs fois les mêmes voix. On sera d'ailleurs toujours surpris de constater que ce ne sont souvent les films les moins connus qui ont droit à de tels avantages. Et cerise sur le gâteau, la VF est complète.
Le film est réalisé par un vieux vétéran, Tanio Boccia (pseudonyme : Americo Anton), qui avait bien 57 ans lorsqu'il a réalisé le 3eme de ses 4 westerns. Son premier fut Ringo contre Johnny Colt en 1966, son second Dieu ne paye pas le samedi en 1967, son troisième fut donc Seul contre les mercenaires en 1968, et il fallut attendre 1972 pour qu'il revienne au genre avec La Longue chevauchée de la vengeance. Si aucun de ses westerns n'a véritablement marqué les esprits, ils sont tous loin d'être désagréables, et compte tenu des budgets dérisoires pour chacun d'entre eux, on peut même dire que le vieux Boccia n'a pas démérité. Dieu ne paye pas le samedi sort sans doute du lot, surtout qu'il possède une drôle de particularité : l'étrange western de Cesare Canevari Màtalo! sorti en 1970 (et disponible chez Artus), a reprit le même script pour en faire un film à l'esprit assez différent, à l'image de ce qui aura été notamment fait avec Et le vent apporta la violence (1970) par rapport à son original Le Pistolero de Paso Bravo (1968).
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| Tanio Boccia |
Avant de devenir réalisateur, Tanio Boccia a démarré sa carrière artistique dans les années 30 en tant que danseur et chorégraphe. Il sera même figurant dans le film Les Feux du music-hall (1950) réalisé par Alberto Lattuada et Federico Fellini avant de passer à la réalisation en 1952 avec le film Dramma sul Tevere (trad : Drame sur le Tibre).
Après une poignée de films dramatiques et sentimentaux, Boccia va réaliser en 1960 Le conquérant de l'Orient, un film d'aventure
en costumes avec la belle Gianna Maria Cannale et Rick Battaglia, acteur
qu'il retrouvera régulièrement au cour de sa filmographie. Ce premier
film va logiquement l'amener au genre en vogue en Italie, le péplum,
un genre qu'il va alors enchaîner. C'est dès son premier, Le Triomphe de Maciste
(1961) qu'il fera débuter à l'écran le jeune et musculeux Adriano
Bellini, notre bon Kirk Morris, qu'il avait repéré dans le milieu
culturistes. Et c'est ainsi que débutera leur fructueuse collaboration
et que les deux hommes se retrouveront pour Samson l'invincible (1963), Le Trésor des Tsar (1964), Maciste et les filles de la vallée (1965), ainsi que dans les films d'aventure Le Vainqueur du désert (1964) et Le Brigand de la Steppe (1964). Cette belle collaboration de 7 films s'achèvera entre eux avec notre western du jour, Seul contre les mercenaires en 1968.
Si Tanio Boccia ne réalisa donc pratiquement que des films costumés, il s'essaya également au documentaire avec Traguardi di gloria (1957) (trad : Objectifs de gloire), à l'Euro Spy avec le méconnu X 1-7 Top Secret (1965) et il terminera sa carrière de réalisateur sur un poliziottescho également peu connu et peu réputé, Hold-up du siècle à Milan
(1973). Au final, Tanio Boccia aura tout de même réalisé une vingtaine
de films, tous avec des budgets hyper serrés, ce qui n'aida pas vraiment à
sa réputation. Il hérita même de l'injuste surnom du Ed Wood italien,
soit du pire réalisateur italien ! Sa mauvaise réputation était telle
que lorsqu'un film était considéré comme mauvais, certains disaient sans vergogne que seul Tanio
Boccia pouvait faire encore pire... Fellini raconta même qu'alors qu'il était chez lui et sur
le point de recevoir son quatrième Oscar pour Amarcord (1973),
le comédien Alberto Sordi lui téléphona dans la nuit pour lui dire un
brin moqueur "Federico, cette fois c'est pas à toi qu'ils l'ont donné,
mais à Tanio Boccia !". Tout ceci était plutôt injuste, non seulement
parce qu'on a connu largement pire en tant que réalisateur - on est très loin d'un Demofilo Fidani par exemple - mais aussi parce que Tanio
Boccia a toujours réussi à rendre ses films plus riches que ce qu'ils ne
l'étaient en réalité. C'était un as de la débrouille et il ne gâchait jamais un
mètre de pellicule, ce qui explique aussi pourquoi les producteurs
l'appréciait aussi. Pour l'anecdote, alors qu'il avait besoin de 6 danseuses pour
l'un de ses westerns et qu'il ne pouvait s'en payer que trois, il
songea à tout simplement à utiliser un miroir pour les dédoubler. Malinx le lynx ! Autre
anecdote, alors qu'il était en train de tourner un scène d'amour, le
travelling de la caméra eut un soubresaut inattendu. Afin de ne pas gaspiller sa précieuse pellicule à disposition, il déclara à tout le monde qu'il
trouverait un moyen de faire passer ça durant le doublage. Et
c'est ainsi qu'il remplaça le dialogue "Ma chérie, je t'aime", par un "Il est midi, le train
passe" ! Bref, Boccia était inventif, rusé et aurait peut-être même pu réaliser d'excellents films si on lui avait
donné les moyens de le faire.
Il mourut en 1982 et tomba dans l'oubli, jusqu'au jour où le film Il Caricatore
(trad : Le chargeur) sortit en 1996, une comédie racontant les difficultés pour
réaliser un film avec peu de moyens et qui lui sera dédié
afin de célébrer son précieux sens de l'économie et de la débrouille. Une
reconnaissance tardive, mais bienvenue, que la bon Boccia n'avait
sûrement pas volé.
Le premier rôle de ce western fut donc confié à Kirk Morris, qui n'était franchement pas le monsieur muscle le plus expressif de l'univers du Péplum. S'il avait une belle gueule à la Elvis Presley, il en avait aussi ce même air un peu endormi. Mais ne soyons pas non plus injuste avec l'acteur Vénitien (un vrai de vrai, il fut même gondolier), il se débrouille finalement pas si mal sur sa seconde et dernière incursion dans le western, la première ayant été pour le petit rôle de Ringo dans T'as le bonjour de Trinita, sorti une année auparavant. Avant de s'essayer au western, Kirk Morris joua même dans un film de science-fiction, Destination Planète Hydra (1966). Mais ces tentatives ne suffirent pas à donner un nouvel élan à sa carrière et après deux films de guerre de bonne facture de Mario Siciliano, Les Sept bérets rouge (1969) disponible en DVD chez Artus, et Les 7 de Marsa Mastruh (1970), que je vous ai proposé sur mon blog, il mit fin à sa carrière au cinéma où les propositions devaient manquer depuis qu'on ne lui demandait plus de tomber la chemise et que Tanio Boccia se faisait rare pour le faire tourner. Aussi, il se reconvertit dans une carrière d'acteur de romans photos, une activité très importante à l'époque, et qu'il poursuivra jusqu'aux années 90. Il profite désormais de sa retraite et continue d'entretenir son corps bien musclé. Il est doublé en français sur ce film par le légendaire Bernard Tiphaine, voix française de James Caan, de Chuck Norris... qui nous a hélas quitté en octobre 2021 à l'age de 83 ans.
Tanio Boccia a fait également appel à deux autres ex-rois du péplum. Tout d'abord l'américain Gordon Mitchel que vous connaissez très bien et qui est doublé en français par le toujours sublime Jean-Claude Michel. Hélas, son rôle est un peu trop furtif et on a pourtant l'impression qu'il devait être plus développé que ça à la base. Dommage.
L'autre roi du péplum n'est nul autre qu'Alan Steel (Sergio Ciani) qui semblait avoir bien minci et qui s'avère plutôt méconnaissable dans le rôle du méchant Mexicain. Alan Steel commença sa carrière comme doublure du célèbre Steeve Reeves dans Hercule et le Raine de Lydie (1959), ainsi que dans La Bataille de Marathon (1959), films dans lesquels il fit également de la figuration. Puis il fut véritablement lancé par Gianfranco Parolini qui lui offrit le rôle d'Ermes, (devenu Hercule dans notre VF) de Samson contre Hercule (1961). Il retrouvera Parolini dans Hercule se déchaîne (1961), film resté célèbre pour la participation de Serge Gainsbourg en tant qu'acteur, ainsi que l'excellent Ursus l'invincible (1964) sorti chez Artus, édition à laquelle j'ai eu la fierté de participer. Alan Steel, malgré son air un peu ahuri de chien battu, devint tour à tour Hercule, Samson, Maciste, Urusus... pour les divers réalisateurs qui sévissaient dans le genre, de Umberto Lenzi à Piero Pierotti, en passant par Giorgio Capitani. Le péplum disparaissant, Alan Steel comme nombre de ses camarades culturistes, commença à avoir bien du mal à trouver des rôles au cinéma. Il tournera néanmoins dès 1964 un premier western à la frontière avec le péplum, le curieux Samson et le trésor des Incas de Piero Pierotti. Il dû attendre quatre ans pour tourner son second western, Seul contre les mercenaires (1969), puis encore quatre pour tourner le suivant, le peu réussi Requiem pour un tueur (1973) où il est opposé à nul autre que le magnétique William Berger. Enfin, il tournera pour Guido Zurli cette même année dans son dernier western, une coproduction avec la Turquie dans laquelle on retrouve LA star du cinéma turque, le Alain Delon Turc, Cüneyt Arkin, dans Le Petit Cow-boy. Ouais, ça pue un peu.
Alan Steel fit un peu de résistance en tentant de tourner encore quelques films de temps à autres, puis se retira du monde du cinéma après un ultime petit rôle dans la comédie érotique Baby Love (1979) de Rino Di Silvestro. En 2001, il fit brièvement reparler de lui, pour une curieuse histoire : il se fit passer pour un magistrat afin d'obtenir plus facilement un crédit dans la commune de Monteflavio ! Il se défendit en disant que, comme les gens le prenaient pour un magistrat, il n'avait pas voulu les décevoir et continua à se faire passer pour tel... Et on le disait mauvais acteur ? Il mourut en 2015 à l'age de 79 ans. Il est doublé en VF par Michel Barbey, un grand habitué du western italien que je n'ai plus besoin de vous présenter.
Pour ce qui est de la partie technique du repack, je n'ai pas eu de difficultés particulière pour le réaliser. Quelqu'un a dû m'envoyer la vidéo HD il y a quelques temps... mais je ne sais plus qui ! Alors, qu'il me pardonne si je ne le mentionne pas, je n'arrive vraiment plus à savoir où j'ai sorti ça. À moins que je l'ai trouvé moi-même sur un site italien ? Bref, je ne sais pas trop d'où ça provient, mais c'est plutôt de qualité. Sans doute un enregistrement de la télé, car le film n'est normalement sorti nul part en Blu-ray.
Quant à la VF, il s'agit d'une des VF de l'équipe Crazy Gator confiée par l'ami Zio Spaghetti. Le son est clair et de qualité, il me semble qu'il s'agit d'un enregistrement du satellite, le film était passé sur OCS, ce qui vous permettra d'apprécier au mieux la superbe VF du film qui est en plus bel et bien complète et qui nous permet d'apprécier, en plus des déjà nommés
Bernard Tiphaine, Jean-Claude Michel et Michel Barbey, Bernard Murat, René Bériard, Gérard
Ferrat, René Arrieux, Michel Gattineau, Perette Pradier, Jacques
Berthier, Jean-Pierre Duclos... soit que des monstres sacrés du monde du doublage français, plutôt
habitués au western italien et dont j'ai abondamment déjà parlé sur de
nombreuses fiches de présentation de ce blog. En gros, "c'est de la
bombé bébé" et ça élève beaucoup la qualité du film au passage, sans eux il n'aurait vraisemblablement pas la même saveur.
Je crois que j'en ai dit plus que je ne l'aurais imaginé au départ sur ce p'tit western alors 'il ne me reste plus désormais qu'à vous souhaiter un bon film, et une bonne (re)découverte.
Liens 1080p, VF et VO (3,45 GO)
Mdp : indianagilles
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Merci beaucoup !
RépondreSupprimerMerci beaucoup. Je connaissais pas, et c'est ce qui est magnifique a chaque fois sur votre blog, c'est que je découvre des films que vous partagés, travailler. C'est super. Bravo pour tout.
RépondreSupprimerGrand merci
RépondreSupprimerUne belle présentation qui donne envie, merci IndianaGilles
RépondreSupprimerMerci pour ce western
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce Kirk Morris .
RépondreSupprimerUn grand pour cette découverte
RépondreSupprimerUn grand merci pour cette excellente découverte
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerGrand merci pour cette découverte !
RépondreSupprimerUn grand merci pour ce western.
RépondreSupprimerMerci pour cette nouveauté Indianagilles, et bravo pour tout ton travail :)
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce film
RépondreSupprimer(bravo une nouvelle fois pour le taf accompli)
et vive le cinéma Italien !
J'ignore où tu vas chercher toutes ces anecdotes de présentation ? Toujours est-il c'est un vrai bonheur.
RépondreSupprimerMerci pour cette VF.
La réponse est simple. En plus de plusieurs livres pas mal documentés, je fouille pas mal sur le net, et en fouillant bien, on tombe sur des articles en tous genre. Mon grand avantage est que je parle italien, du coup je ne suis pas limité à la documentation anglophone et française qui sont généralement peu complète et parfois même plutôt fausse. Puis à force de voir et traduire des bonus, j'accumule pas mal de belles choses :) Après, je tente de faire une synthèse qui me semble intéressante et pas trop lourde. Ce qui est drôle, c'est que j'ai une mémoire étrange et je peux me souvenir de petits détails insignifiants et oublier des trucs importants, il m'arrive souvent de replonger dans mes propres présentations pour me remémorer certaines choses et je suis surpris moi-même parfois de ce que je lis ^^
SupprimerBonjour Gilles, et bravo pour l'excellence de ton travail qui ne cesse de rendre hommage, voire justice, à des comédiens, ou ici des réalisateurs, qui avaient été pas mal conspués, ou ignorés, lors de la sortie de leurs films.
RépondreSupprimerPour ma part, j'ai toujours trouvé Kirk Morris intéressant.
Sorte d'incarnation, alors, parfaite de Musclor, avec effectivement un air de Presely (bien vu !), je l'ai toujours trouvé fort sympathique dans ses films et il a dû avoir une vie facile vu son physique et les femmes qu'il devait tomber. Il était d'ailleurs l'un des amis de Franco Gasparri dont il a témoigné lors d'un hommage du fait de leur travail commun dans les romans (ça existe toujours !) photos.
C'est donc un plaisir que de le découvrir avec Alan Steel, autre culturiste du cinéma italien qui était très régulièrement décrié à l'écran.
Bref, bravo pour ton boulot et, si tu le permets, un clin d'oeil à Zio Spaguett et à sa Gattor Team.
J'espère que j'apprécierais ce film et je pourrais donc saluer le métier de Tanio Boccia.
Bien à toi
Bravo Indiana pour ce nouveau repack.
RépondreSupprimerEt merci pour le temps que tu passes à rédiger tes posts qui sont toujours passionnants (passionnants pour ceux qui s'intéressent à ces films et au doublage bien sûr).
Merci Indiana pour ce western... certes mineur mais de bien belle qualité.
RépondreSupprimerMerci, merci!
RépondreSupprimerMerci pour ce spaghetti "pas si mal par les temps qui courent" ! Un retour aux affaires qui fait toujours plaisir !
RépondreSupprimerMerci cher indy ! Toujours très cool !
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour le film, le repack et la présentation !
RépondreSupprimerMartin Dollman
Une bonne VF fait souvent passer la pilule. Merci !
RépondreSupprimerJe viens de regarder ce western. Curieux film que celui là. Déja l'année de sa sortie. Avant que je relise tes commentaires, je pensais qu'il avait été fait au début des années 60 avant la sortie de "pour une poignée de dollars" parce qu'il ne ressemble pas du tout à un western léonien. Hors, lorsqu'il sort (1968), Léone a déja terminé sa première trilogie. Il est totalement en décalage avec ce qu'il se faisait à ce moment là. Malgré tout ses défauts, on va de surprise en suprise, l'histoire n'amène jamais le spectateur là ou on croit qu'elle va aller. Je me suis demandé quelles références on pouvait lui attrribuer. Et j'ai trouvé. Dans tes commentaires, tu écris que le réalisateur à 57 ans au moment où il tourne ce film. ça colle avec ce que je vais écrire. 57 - 37 = 20 ans Les années 30; C'est le début du cinéma parlant. Le western américain, malgré qu'il soit devenu sonore, est encore largement influencé par le cinéma muet. Même s'il y a des exceptions, beaucoup de petits films fauchés continuent à défiler sur les écrans avec comme point d'orgue, de l'action, toujours de l'action, encore de l'action. Il n'y a qu'à se référer aux films que tourne John Waye à cette époque. On peut dire qu'il fait ses classes. On est loin, trés loin, du film qui va faire sa renommée en 1939 : "la chevauchée fantastique". Canal plus a sorti au début des années 2000 une collection de ces petits films. On pouvait les trouver chez les marchands de journaux à cette époque en raison d'un dvd par semaine aux éditions Atlas sous le titre les plus grands westerns de john wayne (Tu parles ! heureusement qu'ils ne coûtaient pas cher.) Je les ai tous vu (Oui je sais, il faut du courage et de l'abnégation).
RépondreSupprimerLa mécanique de ce film est exactement la même que ceux dont je viens de parler. Evidemment, ce n'est pas un décalque parfait, il y a des éléments propres aux années 60. Mais en le regardant de cette manière, on s'amuse encore plus que sans. Du moins en ce qui me concerne.
Merci Indianagilles de m'avoir fait passer une bonne soirée.
Oui, c'est exactement ça, c'est réalisé par un vieux de la vieille, donc il est plus ancré dans le passé. C'est comme Giorgio Ferroni qui, s'il faisait de très bons westerns tout de même modernes, était quand même moins ancré spaghetti que pour d'autres. En plus, lui faisait surtout du péplum, un genre qui avait pris un sacré coup de vieux et semblait bien plus classique (chose appréciable de nos jours, ceci dit). Merci pour ton commentaire !
SupprimerBonsoir Gilles
RépondreSupprimerJe voulais te demander s'il te plait, est ce que les liens Uptobox sont ils toujours valables?
Car lorsque je clic sur les liens de téléchargements Uptobox, on me répond que: Ce site est inaccessible, avec error.., bizarre non? Merci pour ton info
Alain
Re Gilles, j'ai trouvé la faille à ce problème, tu devrais aussi être au courant... Haha, une solution existe..
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