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samedi 18 mars 2017

[Repack] : T'as le bonjour de Trinita - version intégrale (SD, VF et VO)

Réalisation : Ferdinando Baldi
Avec : Rita Pavone, Terence Hill, Lucio Dalla, Gordon Mitchel, Fernando Sancho
Nationalité : Italie
Genre : Western musical
Durée : 97'
Année de production : 1967
Titre original : Little Rita nel West

Le Petite Rita est un pistolero qui n'a pas son pareil. Le chef d'une tribu indienne lui confit une mission : retrouver un or maudit et l'apporter à la montagne sacrée pour le détruire. Avant d'y parvenir, elle devra affronter les plus grands pistoleros que l'Ouest ai jamais porté : Ringo, Django et tutti quanti.

Vidéo de présentation

Ce repack a été réalisé par Tretyak

T'as le bonjour de Trinita fait parti de ces films impunément renommés en France, afin de les rattacher à l'insolent succès des deux Trinita. Bien entendu, le film n'a rien d'un Trinita, si ce n'est la présence, tardive, d'un Terence Hill pas encore blond, et de celle d'un certain Enzo Barboni à la photographie.
A la base, le film est une comédie musicale, toute à la gloire de la petite chanteuse italienne, Rita Pavone. Cette dernière, tout comme le western italien, était alors au sommet de sa gloire, et je ne dis pas ça pour me moquer de sa petit taille. Rita Pavone était vraiment une immense star de la chanson italienne, imposant même ses titres à l'internationale. J'ajoute même qu'elle fait tout de même parti des cinq italiennes à avoir placé une chanson dans le top Britannique.
Seulement voilà, en France, on s'en fichait quand même un peu de Rita Pavone, donc le titre était resté inédit à sa sortie en 1967. Ce n'est qu'en 1976, bien après la sortie et du carton des deux Trinita en France, qu'un petit malin s'est frotté les mains en se disant "et si on transformait ce film en fausse suite de Trinita ?". Du coup, le personnage, bien fade, de Black Star, est renommé Trinita sur la version française et toutes les chansons sont coupées au montage. Il va sans dire qu'une comédie musicale sans chanson, c'est un peu comme un bateau qui part sans larguer ses amarres, une samsonite oubliée sur le quai d'une gare... bref, vous connaissez la chanson, même si justement il n'y en a plus.
A vrai dire, même avec ses chansons, le film est loin d'être un chef d’œuvre du genre. Bien que sympathiques pour la plupart, elles ne sont pas non plus parmi les meilleures prestations de la petite Rita. De plus, elles sont finalement peu nombreuses et tendent à disparaitre dans la deuxième partie. Il faut également dire que le film est un peu sans queue ni tête. Difficile de donner un sens aux aventures de Little Rita et de son faux Trinita. C'est donc assez incrédules qu'on regarde, mine de rien, pas mal de beau monde être plus à l'ouest que jamais. Car outre un Terence Hill, loin de sa future gloire, on retrouve également quelques bonnes têtes du western et du péplum italien : Fernando Sancho dans son rôle habituel de Fernando Sancho (VF : Henry Djanik), Gordon Mitchell dans celui d'un chef indien, curieusement assez crédible (VF : Georges Atlas), Romano Puppo (VF : Pierre Fromont) ou encore Kirk Morris dans le rôle de Ringo (VF : Claude Joseph).
Mais n'oublions pas que le film est avant tout une œuvre promotionnelle pour la chanteuse et, qu'en tant que telle, ce n'est finalement pas si mal ni dépourvu de bonnes idées. Car il faut reconnaître que le film fonctionne plutôt bien dans sa partie parodique. Ainsi, on y croise tout de même Django et son cercueil ou encore Ringo, même si ce dernier ressemble beaucoup plus au Joe de Pour une poignée de dollars. Sans oublier les nombreuses références au genre, qui pullulent dans la première partie du film (le gilet par balle, les mains de Django, les pieds écrasés...). En fait, c'est à partir du moment où Terence Hill débarque, que le film s'étiole. Dommage, car la première partie, aussi débile soit-elle, se suivait finalement plutôt bien.
Le film vaut ce qu'il vaut, lui qui n'avait pas d'autre prétention que de servir de podium de danse à Rita Pavone, mais on peut souligner avec quel métier il a été réalisé. Ce n'est pas étonnant quand on sait que c'est un certain Ferdinando Baldi qui est derrière la caméra. Baldi n'est dans doute pas le plus connu des réalisateurs de westerns italiens, mais il aura signé quelques très beaux titres, parmi lesquels Texas Adios (1966) avec Franco Nero, Blindman (1971) avec Tony Anthony (et Ringo Starr !) ou encore Django, prépare ton cercueil (1968) avec Terence Hill, dans un de ses premiers grands rôles. Baldi devait bien aimer Terence Hill, puisque, juste avant ce Little Rita nell'west, il l'avait déjà fait tourner sous son vrai nom, celui de Mario Girotti, dans son Io non protesto, Io amo, (1967) avec une autre star de la variété italienne, Caterina Caselli. Mais sans doute que Terence Hill a moins apprécié Fernando Baldi lorsqu'il a réalisé deux faux Trinita avec les sosies Coby & Smith, Mon nom est Trinita (1974) et Si ce n'est toi, c'est donc ton frère (1975).
Terence Hill retrouvera Rita Pavone et Teddy Reno la même année dans la comédie La Grosse Pagaille, une autre comédie musicale se déroulant durant la seconde guerre mondiale. A noter que contrairement à leur précédente collaboration, Terence Hill sera crédité de son vrai nom, Mario Girotti. Fort heureusement pour nous, il préfèrera délaisser cette collaboration Pavonienne pour une autre, plus Spencerienne, vous savez, avec cet acteur un peu gros et barbus qu'il avait rencontré sur le tournage de Dieu Pardonne, moi pas (1967) ? Non, vous ne voyez pas ? Même qu'il parait que ça ne tardera pas à lui amener la gloire tant mérité.Toujours pas ? Bon, tant pis.
Notons tout de même que le film est plutôt violent. Mine de rien, il y a pas mal de types qui se font tirer dans le dos, quand ils ne se font pas mettre tout simplement en charpie par une grenade quasi divine que n'auraient pas renié les Monty Pythons ! Après tout, musical ou pas, on est chez les italiens, il faut que ça saigne !
Et qui dit comédie musicale dit chanteurs. La présence du grand Lucio Dalla (VF : Gérard Hernandez), qui semble s'amuser comme un petit fou, et de Teddy Reno (VF : Pierre Trabaud) ne doivent donc pas vous étonner. Teddy Reno épousera d'ailleurs Rita Pavone l'année suivante, en 1968, ce qui provoquera un scandale en Italie : tout d'abord à cause de la différence d'age, 19 ans d'écart, mais aussi parce que Reno, bien que séparé de sa première femme depuis 1960, était toujours officiellement marié. En effet, le divorce était encore interdit en Italie, je vous invite d'ailleurs à voir Divorce à l'italienne (1961), qui parle du sujet avec un humour aussi caustique que jubilatoire. Pavone et Reno durent se marier en Suisse, et en prirent même la nationalité. Reno ne put officiellement divorcer qu'avec l'entrée en vigueur de la loi en 1971, et les deux tourtereaux se marièrent civilement en 1976. Ce mariage eut des répercussions assez négatives sur la carrière de la chanteuse, mais ils sont toujours mariés aujourd'hui. Au moins, ça valait le coup ! Ah, l'amour !
Autre (grand) intérêt du film : sa VF en roue libre. Pour commencer, elle fait appel à d'excellents comédiens. Outre ceux déjà nommée, Rita Pavone est doublé par la toujours merveilleuse Béatrice Delfe et sa voix légèrement voilée (PS : Béatrice, je vous aime !). Quand à Terence Hill, c'est Daniel Gall qui lui prête sa voix, tout comme dans La Coline des bottes (1968) de Giuseppe Colizzi. On peut également ajouter à ce riche casting vocal, Serge Sauvion sur Enzo Di Natale qui joue Django ou Phillipe Dumat sur Gino Pernice qui joue le juge, le barman est doublé par René Bériard, l'avocat de la cour joué par Franco Gulà est doublé par Henri Labussière, le braqueur de diligeance par Claude Bertrand... Et tout ce joli monde s'en donne à cœur joie car, si la VO n'est pas avare en jeux de mots un peu débiles, la VF pousse le bouchon encore plus loin, ce qui s'avère tout à fait approprié tant le film se regarde avant tout pour son aspect parodique. Pour moi, cette VF justifie à elle seule de regarder le film. Il n'en est que plus sympathique agréable et drôle à voir. Les répliques débitées par George Atlas sont justes tordantes, vous m'en direz des nouvelles. Yes, my dear.

Le repack a été excellemment réalisé par Tretyak, j'ai juste supervisé un peu ça en corrigeant deux ou trois trucs. Les transitions entre les versions sont parfaites, c'est du très bon boulot.
Pour ma part, j'ai surtout sous-titré les quelques phrases non doublée par rapport aux coupes d'origine et surtout les chansons. Je n'ai jamais compris pourquoi dans les comédies musicales, les paroles des chansons n'étaient que trop rarement sous-titrées. Elles font parti de l'histoire, ce sont comme des dialogues, non ? Pour ce Little Rita, bien entendu, vu l'importance fondamentale de l'histoire, on pouvait s'en passer. Mais vous allez tout de même vous rendre compte qu'elles sont en relation directe avec son histoire. Toute fois, je n'ai pas sous-titré la chanson des call-girl du saloon car c'est plus une chanson d'ambiance avec un texte sans rapport avec l'histoire. Profitez juste du spectacle.
En tout cas, le DVD Evidis avec son image pourrie et son 4/3 d'un autre temps ne sont plus qu'un vilain souvenir. Si vous n'êtes pas très emballés par le film et que la variété italienne n'est pas votre tasse de thé, donnez tout de même au film une petite chance. Au pire, vous aurez perdu 1h30 de votre vie. C'est pardonnable. Et c'est quand même pas tous les jours que vous aurez la chance de croiser Ringo, Django et Trinita dans un même film !


Liens MKV Qualité DVD VF et VO (4,94 GO) :
Lien MP4 Lite VF (1 GO) :


43 commentaires:

  1. j'ai un souvenir lointain (et pas très bon) de la VHS de l'autre faux Trinita - Trinita voit rouge. Jamais vu celui-là mais sur ta recommandation je tente le coup...
    Selon toi, comment le rajout des chansons influence la qualité de visionnage du film ?

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    1. Trinita voit rouge (ce titre encore...) est un très bon film, mais il faut le voir dans de bonnes conditions (et ne pas s'attendre à rigoler !). Mais... j'y travaille ;)
      Pour ce Little Rita, il est clair que les chansons permettent de rendre le film moins absurde. On est dans une comédie musicale légère, le comportement des gens est donc naturellement décalé, c'est moins étrange, on va dire. Puis si j'ai sous-titré les chansons, c'est qu'elles sont en rapport direct avec l'histoire et les dialogues. Bien qu'on puisse très bien comprendre le film sans (mais y a-t-il vraiment quelque chose à comprendre ???)

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    2. je l'ai presque fini... c'est vrai que la version intégrale apporte du contexte au personnage de Rita.... mais pour le coup je me demande ce que ça ferait sans (le montage français si j'ai bien compris)...
      Trinita voit rouge c'est sûr que ça fait mal quand tu t'attends à rigoler.... l'image et le son VHS étaient pourris aussi dans mon souvenir. - JP

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  2. La version française n'est pas de 1972, mais de 1976 ;), je l'ai vu cet été là quand il est sorti. Dans le DVD japonais de 2002, Ferdinando Baldi donne une interview assez conséquente sur ce film -italien-.
    "Rita nel West" est une production Manolo Bolognini, ce qui facilitera le remplacement de Peter Martell par Mario Girotti ", Dieu pardonne moi pas" étant co-financé par Bolognini.

    Pour "Django, prépare ton cerceuil", c'est en automne 1967 (même si sorti début 68 en Italie), à la fin de 1967, Terence Hill finance et interprète "Org" de Fernando Birri (le livret du DVD allemand donne une date très précise de mise en chantier, fin décembre 1967.)

    Mario Girotti a fait pas mal de films musicaux (et roman-photos), pour sa présence dans le film de Caterina Caselli, je vous renvoie à ce que dit Paolo Dessy dans un article fait quand il tourne "Un génie, deux associés, une cloche". Dessy raconte un vieil entretien avec Girotti, par dépit de ne pouvoir couvrir le tournage de "Un génie...", Hill, par contrat ayant interdit tout accès à la presse -ce qui explique qe l' on ne trouve que très peu sur ce film, en tournage. (voir tout ceci sur "Mon Nom est Personne: les images du western spaghetti".)

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    1. Merci Jo, je corrige. Je ne me souviens même plus où j'ai trouvé cette date de 1972.
      Terence Hill avait le physique typique des acteurs de romans photos. Dans le même genre, Peter Lee Lawrence qui en a pas mal fait aussi.

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    2. Super repack bravo! ;) Oui Géorgie a fait 3 romans photos (Non tirés de films) publiés dans Grand Hôtel en 66/67 "Mater dolorosa", "Oltre la follia" et "Ugo e parisina".Je pense que c'est période conséquente pour lui: 5-6 films, quelques spot de pub pour la bière Perroni, 3 romans photos, un changement de nom,la rencontre avec Bud et sa femme + un mariage :)
      Niko

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    3. Girotti pardon..problème d'écriture intuitive avec le tel..

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  3. merci à toi bien cool ça je ne sais même pas si je l'ai vu celui là ...

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  4. Merci pour ce Western, je ne suis pas fan de comédie musical mais avec Terence Hill ça se refuse pas.

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  5. Comme tu as écrit Indiana, je vais redonner au film une petite chance! :)
    J'ai le DVD tout pourri d'un autre âge caché quelque part. Je ne le sortirai probablement plus de sa cachette, maintenant qu'il y a un montage de qualité.
    Merci à Tretyak et à toi pour ce nouveau visionnement.

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  6. Merci pour cet version intégrale, je vais regarder surtout par curiosité, je garde encore un mauvais souvenir de la "kermesse de l'ouest" avec C.Eastwood et L.Marvin vu en salle à sa sortie.

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    1. Personne ne meurt à l'américaine dans la Kermesse de l'Ouest :)

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  7. "Iio non protesto Io amo" (Caselli/Girotti/Lorenzon) est aussi produit par Manolo Bolognini (dommage qu'il n'y ait rien sur lui... producteur clef du western spaghetti), avec déjà Enzo Barboni à la photo et Franco Rossetti à l'écriture. Le DVD italien est très correct. La photo de plateau de "Little Rita" est faite par Angelo Novi, coutumier des films de Baldi ( Django, prépare ton cerceuil, Blinman), Colizzi -"La colline des bottes", et Leone. Ceci explique peut-être que tant "T'as le bonjour de Trinita" que "Trinita prépare ton cercueil" reprenne des photos d'exploitation ou presse de "Mon Nom est Personne" (Novi y joue aussi le barman) ou "Django" (Barboni, Novi.)

    Petits livres sur Novi sortis en Italie, l'un, de mémoire, consacré surtout au western avec beaucoup de photos de tournage. Nous avions, en France, surtout souvenir de Rita Pavone pour son tube "Bonjour la France...." (1972) diffusé par les transistors...

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    1. Manolo c'est le frère de Mauro Bolognini non? celui qui a réalisé la veine d'or en 1955 avec Girotti :)
      Niko

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    2. Oui, ce sont deux frères. Manolo intervient dans un Bonus ou documentaire sur le western spaghetti, mais je ne me souviens pas où exactement.

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  8. bonjour indiana merci pour ces films et le travaille que tu fais ps ça serait super si tu trouvais le film tinita voit rouge de 1971 ( la colere du vent) en bonne qualité merci a toi

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    1. J'ai laissé indice pas très loin, pourtant ;)

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  9. "La colère du vent" (Andalousie occidentale, début du XX° siècle) a été réalisé en 1970, juste avant "On l'appelle Trinita" (mai -juin-juillet 1970, région de Huelva), l'histoire du tournage est racontée dans le "Mario Camus" sorti il y a un vingtaine d'années en Espagne, chez Catedra. Le film a été conçu, de mémoire, pour Carmen Sevilla et un acteur espagnol (désolé, je ne me souviens pas le nom et n'ai pas le livre sous la main), avant que la faillite de l'entreprise assez politisée (on est encore sous Franco) ne nécessite l'apport de nouveaux fonds italiens, via Mario Cecchi Gori, sous condition de donner le rôle masculin à Terence Hill et le rôle féminin à Maria Grazia Buccella, petite amie de Vittorio Cecchi Gori, alors. Excellents DVD espagnol et allemand, versions complètes (mais pas de 16X9), la copie italienne (DVD 16X9)est coupée du prologue, montré en France, mais la v.f. est largement amputée de la fin violente et directe (simplement suggérée par le montage exploité en France). Sorti chez Marbeuf en 1972 "La colère du vent", ressortie chez Audifilm en 1976 "Trinita voit rouge" , avec une belle page de publicité dans Le Film français et des fort belles photographies d'exploitation argentiques. VHS Proserpine disponible à l'occasion. Le DVD italien a un Bonus avec interview d'un scénariste italien, mais sans sous-titre et qui parle très vite.

    A suivre...

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    1. Excellents DVD... je n'irais pas jusque là. Ils sont en version intégrale, mais la qualité de l'image et du son sont vraiment pas terrible.
      Quant à la copie italienne, elle coupe beaucoup plus de choses que le prologue, elle se rapproche plus du montage français. Je pense que notre montage à dû être tiré en partie du montage italien, car certaines coupes sont vraiment identiques. Quoi que le montage français a bien le prologue. Et attention aux VHS françaises : elles n'ont pas toutes le même montage et on trouve des choses inédites en français selon les versions. C'est très curieux.

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    2. Sur le DVD italien, il n'est pas certain que ce soit le film original sorti en salles italiennes édité, celui-ci ayant fait l'objet d'une (de) ressortie (s) ultérieure (s) après le succès des Trinita, donc la copie a été peut-être élidée de la fin. (La VHS Cecchi Gori des années 90/2000 était la même version.)

      Les DVD espagnol et allemand remontent à quelques années, ce n'est pas du HD, mais sur écran cathodique, même zoomés, ils m'ont semblés excellents.... il n'est pas sûr qu'il y ait mieux, sauf HD pour la TV.

      En VHS, je ne connais que la version Proserpine, souvenirs trop anciens de salles (1976) pour avoir comparaison qui soit raison. Contrairement aux Trinita ou Colizzi, il n'était pas possible de le voir (une ou plusieurs fois )tous les ans... Si les VHS diffèrent, c'est peut-être que des copies ont été tirées du montage Marbeuf (1972, je ne le connais pas) et d'autres du tirage Audifilms (1976, celui que j'ai vu. Il est possible que le film ait continué à circuler en provinces sous d'autres titres, au vu du matériel d'exploitation. ) D'autre part, le distributeur national pouvait déléguer la distribution régionale à d'autres firmes (c'est le cas de Leitienne), les copies sont aléatoires pour certains titres. On ne pense plus du tout que dans ces années 60 et 70, les petits villages avaient encore des salles de cinéma, non subventionnées, alimentés par des circuits de distribution régionaux, tel Guyenne Film ou Mondial Films pour le Sud-Ouest, entre autres.

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    3. Sans parler de l'exploitation en Afrique francophone...où les films de Terence Hill étaient généreusement distribués (Afrique Noire, Maghreb).

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    4. "La colère du vent" est bien sorti en Italie, sous 2 versions différentes, à la relecture du dictionnaire de Marco Giusti, la seconde version sort en Italie après le succès des Trinita et se trouve donc amputée de sa fin tragique.

      Je ne me souviens plus si le DVD Cecchi Gori Home Video la réintègre ou non, mais le montage italien initial, qui n'eut pas selon Giusti, grand succès, reste vraisemblablement invisible sur vidéo et DVD italien.

      Excepté le Giusti, et surtout le livre espagnol sur Mario Camus, je n'ai rien trouvé de bien conséquent du le tournage, sauf quelques entrefilets espagnols. Dans un article sur le tournage de "On continue à l'appeler Trinita", le reporter fait même dire à Terence Hill que le film se passe au Mexique, sous Maximilien (voir sur le blog "Mon Nom est Personne: les images du western spaghetti".) Le dossier sur "Le colère du vent" est en cours, mais il m'arrive de préférer prendre mon temps, histoire de trouver mieux ;)

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  10. Je ne connaissais que de titre. Merci beaucoup pour cette agréable découverte dans une si belle copie :-)

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  11. Merci pour la version intégrale , je possède un DVD de 2006 ou le film ne dure que 1 h 13 , c'est un vrai navet poussif mais je vais tenter la version intégrale par curiosité. Il est a noter que Rita Pavone a eu du succès en France dans les années 60 ,elle a aussi tourné un autre film en 1968 avec Terence Hill , "la grande Pagaille "de Steno avec Francis Blanche ,Jess Hahn et Michel modo ,c'était une comédie qui se passait pendant la seconde guerre mondiale .C'est un film mineur mais plaisant et Francis Blanche en SS est excellent .

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    1. Oui, j'en parle un peu dans la présentation.

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  12. "La grande pagaille" a été tourné en 1967, sous le nom de Mario Girotti, juste après "Dieu pardonne, moi pas". En août et septembre, octobre probablement (j'ai de la doc sur le tournage, vous trouverez un dossier complet pour le cinquantenaire du tournage, en septembre. Après, de nouveau sous le nom de Terence Hill, c'est "Preparati la Bara", jusqu'à la fin de 1967, il enchaîne avec la production et l'interprétation de "ORG" (film expérimental de Fernando Birri) qu'il doit quitter avant le tournage des "4 de l'Ave Maria", avril 1968 (film mis en chantier avec "Il était une fois dans l'Ouest", mêmes productions Bino Cicogna/Paramount.) ORG vient d'être édité en DVD (Allemagne, excellente copie sous-titrée en français), livret détaillé d'accompagnement (anglais et allemand). "ORG" est complètement passé sous silence par Terence Hill, ses interviews (je n'en connais qu'une, écrite, Argentine, 1974, où il parle de Birri) , son site officiel. Il a produit le film et a dû le laisser tomber début 1968... un rôle (et un film) en totale opposition avec son image publique.

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  13. "La collera del vento" est sorti une première fois le 4 décembre 1970 en Italie (source: IMDB, pas le temps de vérifier sur mes livres italiens.) Il y a 3 jeux différents de fotobusta du film:
    "La collera del vento", accent mélodramatique (1970), j'an ai quelques unes et les affiches d'origine.

    "Terence Hill à GIUSTIZIA La collera del vento", donnée par les vendeurs ebay comme édition de 1974.

    -"Non perdono nessuno...sono la collera del vento firmato Terence Hill", sans date indiquée sur les sites de vente, c'est l'image qui a servi au CD (les mouches écrasées). C'est de cette version écourtée, imagerie promotionnelle comique, dont parle Giusti.

    J'ai récupéré du matériel espagnol de 1982, mais pas le matériel original de mars 1971 (date de sortie Espagne, Madrid, là aussi, les films sortaient à des dates différentes suivant les régions....). Le tournage est annoncé dans le numéro de FOTOGRAMAS du 1° mai 1970, avec une jolie photo de M.G. Buccella, sans notification de la présence de Terence Hill.

    Audifilm s'est fendu d'une belle page couleur dans "Le Film Français", numéro du 16 avril 1976. Titre "Trinita voit rouge", ressortie nationale, j'ai le pavé de presse Sud-Ouest (édition Bordeaux) décembre 1976.

    Le matériel Marbeuf ne donne aucune indication de durée (sortie française décembre 1972, je n'ai pas de durée écrite sur la version Marbeuf, il faut cherche dans "Le film français" ou une autre revue). Un numéro de Ciné Revue" présente le film dès octobre 1970, insistant sur une genre nouveau de western.

    Il y a un autre retitrage, sans date, Terence Hill "Et viva la revolucion", postérieur à "La colère du vent/Trinita voit rouge", les 2 titres sont mentionnés sur l'affichette.
    Probablement des exploitations locales, rurales sous ce titre (pas vu à Bordeaux).

    Le synopsis Yougoslave, bilingue, ne donne aucune durée. Le matériel allemand R.F.A d'origine donne une durée de 93 minutes , 2. 547 mètres ("Der Teufel kennt kein Hallelujah", 1972). Le film est exploité sous le même titre en R.D.A, avec l'action située au Mexique.

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    1. La VHS où le panneau "Et Viva la revolution !" est au générique, comporte pas mal de passages en français qui sont absents de la VHS locative de 1978 avec le nom "Trinita voit rouge" en image fixe. Mais cette dernière possède des scènes complètes vers la fin, alors que l'autre non ! Existe-t-il une version qui corresponde au montage original français sorti au cinéma sous le titre "La colère du vent" ? Pas sûr. Mais après analyse, il est certains que la film n'a pas été entièrement doublé, même s'il s'avère quasi complet au final. Les musiques de la version italienne et françaises sont les mêmes, contrairement à la version espagnole. Ce qui me fait vraiment penser que la VF s'est plus basé sur la VI que la VO espagnole. Ca et l'élimination de certains plans, de la durée de certains... Enfin bon, vous avez compris que je vous prépare une version prochainement et que techniquement, c'est assez intéressant.

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  14. "Le nom" Trinita voit rouge" sur image fixe est la version cinéma Audifilm. La version Audifilm se terminait comme la VHS Proserpine "Trinita voit rouge", une incertitude pesante. Pour le montage "La colère du vent", Marbeuf, une durée fiable doit être indiquée dans "La Revue Image et Son", à défaut du "Film français" correspondant, plus dur à trouver. La critique de "La Revue Image et Son" était d'ailleurs assez positive, comme celle du "Corsaire Noir". Giusti ne donne aucune indication de durée comparative entre les deux versions italiennes, donc si il y eu une différence, aucune donnée comptable pour le moment .

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    1. Il y a une scène disponible en italien, que je n'ai pas trouvé en français, c'est celle où Fernando Ray parle longuement avec un autre propriétaire. En français c'est expédié en deux ou trois phrases, la scène est beaucoup plus longue de base. Mais on verra ça lors de la sortie du repack.

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  15. Effectivement, il y a une VHS VIP de 1978 et le titre a changé pas mal d'éditeurs par la suite. Pour les masters utilisés, si je prends la VHS Warner originale de 1982, "Le bon la brute et le truand", elle est déjà composite, faite d'après plusieurs sources (parties italiennes, le film étant distribué en salles françaises par Les Artistes Associés...) donc, c'est tout de suite très compliqué, bon courage, parce que comme déjà dit, j'ai trop peu vu ce films en salles pour en avoir un souvenir très précis, comme d'autres.... et qu'en fait les circuit salles et VHS location se sont superposés.... quand je revois ce film, je le revois sur le DVD espagnol.

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    1. Le DVD Allemand et Espagnols sont les mêmes ? Pas au niveau du montage, mais au niveau de la qualité du son et de l'image, je veux dire. Je sais que les deux DVD allemands sont les mêmes avec une jaquette et un nom différent.

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    2. Le DVD Italien comporte le monrage original italien avec la fin "tragique". A noter que l'on ne trouve pas sur la version espagnole, couvre le bruit des balles, ce qui diminue largement son impact.

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  16. Dans mon souvenir, le DVD espagnol et le DVD allemand (le premier) sont proches, identiques. La version espagnole figure sur le DVD allemand, même si la durée cinéma RFA est plus courte (voir ci-dessus.)
    https://www.amazon.de/Teufel-kennt-Halleluja-Ungeschnittene-Fassung/dp/B000VULHDI/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1490037985&sr=8-3&keywords=der+teufel+terence+hill


    Il faudrait que je revoie, d'autant qu'est sorti aussi en BR "La colère du vent", dans un coffret allemand, on le trouve sur amazon.fr mais les commentaires sur amazon.de sont très médiocres -je suppose que ce n'est pas du vrai BR...)

    https://www.amazon.de/Bud-Spencer-Terence-Hill-Blu-ray/dp/B00SIEIGUQ/ref=sr_1_14?ie=UTF8&qid=1490038109&sr=8-14&keywords=terence+hill+blu+ray

    (Dans la même collection BR, il y aussi Little Rita... et d'autres titres inédits ailleurs en vrais BR).

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  17. je l'ai vu en 77, dans un vieux cinéma de Paris, le Cithéa, aujourd'hui un café-concert bobo, dont l'écran n'était pas du tout fait conçu pour le scope. Et en fait de Trinita, j'avais découvert un petit western pas désagréable, mais bien loin des Trinita "habituels". Ce n'est que plus tard que j'ai découvert l'origine du film et l'importance de Rita Pavone, qui ne m'avait pas franchement marquée à sa vision. C'est l'occasion de le découvrir dans sa version initiale, même si je m'attends pas à un bien grand film, il ne méritait pas d'avoir été charcuté. J'avoue ne pas connaitre le répertoire de Rita Pavone... cela aura moins le mérite d'en avoir un aperçu. Merci pour cette version intégrale

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  18. Le plus marquant sur très grand écran, le percussion entre les deux balles... et l'aisance technique avec lequel ce film était réalisé...

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  19. Quand on voit le parcours de Baldi, il est interpellant de trouver ce petit western dans sa filmo. Un film de commande, sans doute ?
    En tout cas, merci pour cette découverte Indi !

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  20. LA VHS Yougoslave:

    http://www.ebay.fr/itm/RITA-THE-KID-1968-TERENCE-HILL-YUGOSLAVIAN-VHS-Spaghetti-Western-/162446437207?hash=item25d28feb57:g:79UAAOSwax5Y2NiF

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  21. Le prix n'est pas donné....
    Niko

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  22. Non, et je pense sans intérêt si vous avez les DVD italien ou japonais (version italienne complète.) Histoire de rappeler simplement que ces films étaient d'immenses succès y compris dans les défunts Pays de l'Est. ;)

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