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Les repacks proposés ici sont des versions inédites, non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog n'a aucun but commercial, et ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète, ou sur simple demande de l'ayant droits. Si la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Si un repack est retiré, c'est pour de bonnes raisons, inutile de me demander de le remettre.

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mardi 29 octobre 2024

[Repack] : El Rojo (HD, VF et VOST)

 


Réalisation : Leopoldo Savona (pseudonyme : Robert Lover)
Avec : Richard Harrison, Nieves Navarro, Piero Lulli, Mirko Ellis, Franco Ressel
Nationalité : Italie/Espagne
Genre : Western
Durée : 82'
Année de production : 1966
Titre original italien : El Rojo


Au Nouveau Mexique, une famille de pionniers est massacrée. La responsabilité de ce massacre est attribuée aux indiens. Quelques années plus tard, arrive dans le village de Gold Hill un mystérieux personnage qui se fait appeler El Rojo. Il doit s'affronter à quatre individus qui font la loi au village : Lasky, Navarro, Wallace et Ortega.



Un grand merci à Hawks43 pour la VF (quoi que...)
et les sous-titres français (là, oui !)

Autant vous prévenir tout de suite : ce El Rojo n'est vraiment pas ce que je vous ai proposé de mieux sur ce blog. Il s'agit d'un western plutôt court, plutôt fauché, plutôt classique... et dont la fin semble avoir été coupée ou franchement baclée. Ceci dit, grâce à son chouette casting et malgré un Richard Harrison au regard perdu, il se visionne sans déplaisir. On est loin d'un Fidani complètement foutraque et sans queue ni tête. Bref, largement dispensable, mais agréable néenmoins.

Par contre, un (gros) conseil d'amigos : fuyez à tout prix la VF "Made in Roma", franchement catastrophique, et foncez plutôt sur la VOST, bien plus agréable et réussie. Sans mentir, c'est sans doute la pire VF "Made in Roma" que j'ai eu l'occasion d'entendre. Non seulement tout le monde joue hyper platement, même une crèpe ferait mieux, mais en plus c'est parfois vraiment extrêmement mal synchronisé. Et je n'ai pas l'impression que c'est la faute du gars qui s'en est chargé avant la diffusion à la télé. J'ai vraiment l'impression que c'est d'origine, car certains mots tombent juste alors que ceux juste avant dans la phrase pas du tout. Il y avait sans doute moyen d'essayer d'arranger un peu les choses, mais je me suis dégonflé. Pour être sincère avec vous, bien que je fais un point d'honneur à vérifier tous les repacks que je vous propose, cette fois je n'ai franchement pas eu la force d'aller jusqu'au bout de la séance en VF tant ça faisait saigner mes oreilles ! Vous connaissez ma passion pour le doublage, donc vous savez que si je vous donne ce conseil, ce n'est pas par snobisme comme certains le font trop souvent. Quoi qu'il en soit, vous avez le choix, et c'est tout ce qui compte. Mais n'allez pas dire que je ne vous avais pas prévenus !
Mais parlons quand même brièvement de cette VF, puisque j'ai reconnu certains des acteurs qui y ont participé. Ainsi, Richard Harrison n'est doublé par nul autre que Jean Louis, Piero Lulli par Michel Bardinet, Mirko Ellis par Jacques Stany, tandis que José Jaspe est doublé par Pierre Richard (pas le grand blond, mais l'autre, qui était plutôt grand brun, voir ma longue enquête si vous ignorez de qui je parle). C'est peut-être même ce dernier qui l'a dirigé aussi, à moins que ce ne soit encore Yves Coste, le fameux Guy Gibert (dont je vous ai aussi longuement parlé dans mon enquête). Mais sans les panneaux français, difficile d'en savoir plus. Mais ce n'est peut-être pas plus mal d'ignorer qui est responsable d'une telle catastrophe.
Pierre Richard Ier

Ce western extrêmement mineur est le premier a avoir été réalisé par Leopoldo Savona, qui emprunte pour l'occasion le pseudonyme de Robert Lover. Ce pseudonyme est d'ailleurs très mis en avant sur la plupart des affiches, comme s'il s'agissait d'un nom extrêmement connu, visant à multiplier les entrées en salles... Savona a commencé à travailler dans le monde du cinéma en étant l'assistant, de 1949 à 1957, du bien plus célèbre Giuseppe De Santis, l'un des réalisateurs phare du neoréalisme italien. Il sera également assistant technique de Pasolini sur Accatone en 1961. Avec un tel CV, on aurait pu croire qu'une voie royale s'annonçait pour Savona. Hélas, ses coups d'éclats seront rares. Chose intéréssante à note : il jouera les acteurs à de rares occasion et signera le scénario de la majorité de des films qu'il mettra en scène.

Il réalise son premier film dès 1955, avec L'Aigle rouge, un honnête film de capes et d'épées avec Franck Latimore. Tout en continuant d'assister De Santis, dont il partage parfois même la réalisation comme pour Hommes et loups (1957), il signera d'autres films de capes et d'épées avec Légions impériales (1962) et surtout Le Sabre de la vengeance (1963) qui se déroule durant la renaissance italienne et qui semble avoir plutôt bonne réputation. Mais il ne se cantonne pas à ce genre et réalise entre autre La dernière attaque (1961), un film de guerre avec un joli casting, puisqu'on y retrouve nuls autres que Jack Palance (qu'il a rencontré en coréalisant Les Mongols en 1961), Giovanni Ralla, Serge Reggiani, Venantino Venantini ou encore Folco Lulli, que l'on retrouve dans ce El Rojo

Son premier western, El Rojo, arrive en 1966 sur la pointe des pieds. Il n'est même pas prévu pour lui, puisqu'il remplace au pied levé Mario Costa à cause d'une dispute avec Richard Harrison. Il s'entendra bien mieux avec Savona qui lui laissera un très bon souvenir. Le budget n'est pas très élevé, on tourne en Italie plutôt qu'en Espagne pour économiser, et le film ne se fait pas sans mal à cause de la disponibilité de certains acteurs et le résultat s'en ressent. De plus, la censure italien se montre sans pitié, le film est donc plus court que prévu et le montage parfois un peu brouillon. Il fera bien mieux l'année suivante avec son second western, le bien plus appréciable Killer Kid avec Anthony Steffen, que certains considèrent comme le meilleur de son réalisateur. Et après un autre film de guerre, Le Canon de la dernière chance, avec Gianni Garko en 1967, il  est appelé encore une fois pour jouer les bouche-trous en 1969, afin de terminer Dieu pardonne à mon pistolet, un piètre western inachevé que Mario Gariazzo avait commencé à tourner 3 ans auparavant. Le tournage avait été abandonné pour une "broutille" : la production ne payait pas son acteur principal, Wayde Preston ! Savona se retrouvera donc à finir un film qui ne lui appartient pas, et bien remanié pour palier à l'absence de son acteur principal. Il usa notamment d'une doublure filmée de dos afin de faire croire que le personnage de Preston était encore présent... On sera donc indulgeant avec Savona pour ce coup là, et difficile de lui donner la totale paternité et responsabilité de ce film hybride. En 1970, il retrouve Anthony Steffen pour Un homme nommé Apocalypse Joe, qui malgré un titre idiot choisi pour faire penser au western américain

Pietro Cecarelli
Un homme nommé cheval (1970), s'avère bien plus recommandable. Il est d'ailleurs peut-être même meilleur et plus original que Killer Kid. Du divertissement pur où notre Anthony Steffen semble s'amuser comme un petit fou ! Son dernier western, Déposez les colts avec Mark Damon, sortira en 1972, lorsque la mode sera au western comique. Bien que le film soit très peu réputé, Matteo Mancini, l'auteur de l'indispensable encyclopédie du Western italien, le retient pourtant comme un film étrange et délirant, mais aussi à redécouvrir, au point qu'il en parle durant 7 bonnes pages ! Ne l'ayant pas vu, je ne peux me prononcer, mais j'avoue que ça attise beaucoup ma curiosité, ne serait-ce que pour voir Pietro Cecarelli dans un rôle important à la Bud Spencer, lui qui n'avait toujours été qu'une sorte de quasi figurant avant et après ça.

Enfin Savona continuera sa carrière de réalisateur avec deux films d'horreur, Les démons sexuels (1972), encore avec Mark Damon, et La mort tombe doucement (1972), avant de refermer définitivement la page avec Les Deux oprhelines (1976), un drame tellement méconnu qu'il n'a même pas de note sur le site IMDB. Au final, sans aller jusqu'à dire que Leopoldo Savona était un tâcheron, il coviendra de dire qu'il n'aura quand même pas réaliser grand chose de bien mémorable. Mais les amateurs de westerns peuvent tout de même le saluer pour ses deux films avec Anthony Steffen, ce qui n'est pas rien. Leopoldo Savona nous a quitté en 2000 à 87 ans.

Giuseppe De Santis et Leopoldo Savona

Pour ce repack, j'ai utilisé le Blu-ray allemand, ainsi qu'un enregistrement français récent qui m'a été fourni par Hawks43 et que je remercie grandement pour ça. Cette version disponible sur OCS m'a donc permi de réaliser très rapidement ce repack, puisque le master était tiré de la même source et que la VF, ainsi que les sous-titres français que je n'ai pas réalisé mais qui me semble bons, étaient donc déjà syncronisés dessus. Il ne m'a fallu qu'adapter ça par rapport au logo initial et c'était fini. Enfin presque. Curieusement, le Blu-ray allemand était proposé en 25fps, comme la copie HDTV, j'en ai donc profité pour nous remettre ça à la vitesse cinéma - ce qui fait passer le film de 1h18 à 1h22 - et corriger la tonalité des pistes. Un travail vite expédié pour une fois, ce qui est toujours bon à prendre.


Pour palier à ce travail de feignasse, j'ai quand même tenu à vous faire une chouette présentation. J'espère y être parvenu, surtout que les infos au sujet du film et de son réalisateur sont plutôt rares. Et bien que ce El Rojo pourrait presque passer pour certains comme un petit cadeau empoisonné, comme le 29 octobre 2024, c'est mon 45eme anniversaire, si vous avez envie de me faire à votre tour un petit cadeau, vous pouvez le faire en me faisant un petit don via Paypal (cliquer ici ou sur l'image) à l'adresse mail indianagilles@hotmail. Mais ne choisissez pas l'option don, sinon je vais payer une commission dessus, vous pouvez juste me mettre que c'est pour mon anniversaire et pour mon blog, tout simplement. Et je pourrais boire un verre à votre santé et, surtout, acheter un peu plus de matos pour vous réaliser encore plein d'autres repacks que vous aimez tant. Bref, le plaisir d'offrir vous reviendra à vous-même, finalement !

Je crois qu'il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)découverte.







MDP : indianagilles

15 commentaires:

  1. Merci pour cette nouvelle présentation, ce partage, et travail. Je connaissais pas encore ce film, juste de nom comme ça, je vais donc le découvrir. Merci beaucoup.

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  2. Merci pour ce très beau repack, et bon anniversaire avec un peu de retard !

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  3. Merci beaucoup et merci d'avoir proposé une version légère !!

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  4. Un grand merci pour cette découverte.

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  5. GIOVANNI CIANFRIGLIA, alias Ken Wood dans de nombreux westerns italiens, nous a quitté.

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    1. Oui, j'ai vu ça hélas. Je l'ai mis sur ma page Facebook. Je vais faire un petit message à ce sujet dans la semaine, là j'ai manqué de temps.

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  6. Merci et bonne fête en retard pour tes 45 ans !

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  7. Un grand merci pour cette découverte en version HD light et pour la présentation toujours aussi érudite.
    Martin Dollman

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  8. Merci beaucoup indiana et bonne année.
    John49

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