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jeudi 25 mai 2017

[Bad News] : Il était l'espion que j'aimais


Vous le savez sans doute déjà, et même si certains semblent quasiment immortel, notre bon Roger Mort est Moore il y a deux jours, à l'age de 89 ans, des suites d'un cancer. Et ce n'est pas une Connery. Pardonnez-moi ces petits calembours à deux balles, mais je ne vois pas plus bel hommage pour cet acteur qui n'était pas le dernier à faire ce genre d'humour.
J'ai toujours aimé Roger Moore, que ce soit dans ses films ou en dehors. Humainement, cet homme était un délice. Mais la nouvelle n'avait pas grand rapport avec ce blog, et je n'ai donc rien signalé, histoire de ne pas faire un HS.
Mon ami Dumè m'a dit qu'il ne retrouvait plus les critiques que j'avais fait sur ses films de James Bond sur ce blog. Je lui ai répondu que j'avais dégagé pas mal d'articles qui n'avait plus, selon moi, leur place ici. Mais cette triste nouvelle est l'occasion de ressortir tout ça du placard et de former un petit hommage à mon espion préféré. Bonne lecture.

George Lazemby n'ayant fait qu'une seule et unique petite pige (mais quelle pige !), Roger Moore peut-être considéré comme le véritable successeur de Sean Connery dans le rôle de James Bond.
Roger Moore fut l'incarnation du nouveau Bond durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Un règne de 7 films, soit le plus grand total officiel pour le rôle, Sean Connery l'égalant seulement si l'on compte l'opus non officiel Jamais plus Jamais. Avec autant de films à son actif, comment ne pas considérer Roger Moore comme un James Bond tout aussi légitime que son prédécesseur ?
Comparer les deux périodes n'a en réalité pas tellement de sens tant elles s'avèrent différentes. Difficile en effet de trouver un quelconque rapport entre un Bon Baiser de Russie et un Espion qui m'aimait, si ce n'est qu'il y ait un passage dans un train dans les deux films. Sans plus attendre, voici mon analyse de ce qui s'avéra, sans doute, la période la plus fun de l'agent secret britannique. Une analyse tout à fait subjective, bien entendu.


Sean Connery ayant laissé notre espion de fort mauvaise manière avec le catastrophique Les Diamants sont éternels, il semblait difficile que Roger Moore fasse pire. Pourtant, Vivre et laisser mourir redresse à peine la barre. Guy Hamilton ne parvient encore une fois pas à retrouver le talent qui lui avait permis de pondre le magnifique Goldfinger. Ce Guy Hamilton là est malheureusement plus dans la veine du dernier film avec Sean Connery.
Guy Hamilton récidive donc encore dans la médiocrité, avec cet épisode à l'ambiance très étrange et peu appropriée. Roger Moore est encore un peu coincé, et on a le tort de lui demander d'imiter le style de Sean Connery qui ne lui convient pas vraiment. Paradoxalement, tout est fait pour le différencier du Bond de Sean Connery, puisque Roger Moore fume le cigare, commande un Bourbon sans glace et troque son Walther PPK contre un Magnum que n'aurait pas renié Dirty Harry.
Porté par un faux rythme agaçant et un scénario peu emballant, le film a du mal à passionner. Le méchant, interprété par Yaphett Koto, est un simple trafiquant de drogues (ça change du mégalo qui veut conquérir le monde) se servant d'une voyante pour parvenir à ses fins. Cette dernière est interprétée par une toute jeune Jane Seymour, un rôle aussi cérébrale que celui d'un poulpe mort. La pauvre est vierge, mais avec Bond dans le coin, sa petite fleur ne va pas faire long feu. Et elle en redemande en plus, la bougresse ! Notre méchant connaîtra lui, la fin la plus ridicule de la saga en explosant telle une baudruche. Fallait pas le traiter de dégonflé.
Le personnage de Q est absent de cet épisode, ce qui n'arrivera plus jusqu'à sa retraite dans Le monde ne suffit pas, le 3eme film avec Pierce Brosnan. Les producteurs voulaient alors mettre en retrait les gadgets, quelle drôle d'idée ! Mais il y en aura quand même quelques-uns, et c'est Monneypenny et M eux-mêmes qui se chargeront de les amener directement au domicile de Bond. "Ça n'était jamais arrivé à l'autre", comme dirait Lazemby.
Alors qu'il était pratiquement présent dans chaque épisode, Felix Leighter (doublé en français par le génial Francis Lax) fera ici son unique apparition dans sa période Moore. On ne le verra plus avant le Tuer n'est pas jouer avec Timothy Dalton. David Hedison, le Felix de Vivre et laisser mourir, reviendra bien plus tard dans Permis de tuer, devenant ainsi le premier acteur à interpréter deux fois ce rôle.
La chanson du générique chantée par Paul Mac Cartney et son nouveau groupe, les Wings, est incontestablement la meilleure chose du film. Une bombe. L'idée de mettre une chanson pop dans un James Bond est une formidable idée et l'expérience sera renouvelée à plusieurs reprises et souvent avec succès.
Roger Moore était doublé en français et avec talent par l'immense comédien Claude Bertrand. En regardant pour la première fois ces James Bond en VO, j'eus bien du mal à m'habituer à la voix très suave de Roger Moore. Bien qu’extrêmement différente, j'ai fini par l'apprécier également même si Claude Bertrand demeure pour moi plus agréable à l'écoute. Pour finir, petite anecdote : dans l'épisode précédent, Claude Bertrand avait doublé Sean Connery dans une courte scène où celui-ci utilisait un appareil pour changer sa voix. C'était le destin !


Après deux épisodes calamiteux, 007 se devait de redresser la barre, au risque d'être renommé triple zéro. Bien que considéré comme l'un des épisodes les plus faibles, cela est quelque peu exagéré tant il se révèle bien supérieur à sa réputation, et nous réserve de bien beaux moments de bravoure.
L'homme au pistolet d'or, le double négatif de James Bond, c'est Christopher Lee, acteur qui est, pour l'anecdote, le cousin de Ian Flemming. James Bond contre Dracula, il y avait de quoi saliver ! Si le duel ne s'avère pas tout à fait à la hauteur des espérances, il demeure fort plaisant.
Roger Moore se montre plus à l'aise dans le rôle, mais il ne se l'est pas encore tout à fait approprié. On est très étonné de le voir si impitoyable et de malmener une femme pour obtenir des renseignements. Une scène fort réussie, mais Roger Moore jugera à posteriori que son Bond ne devrait pas agir ainsi.
La bonne surprise du film demeure la présence de notre petit frenchy, le peintre-nain, reconverti acteur, Hervé Villechaize. Bras droit du très grand Christopher Lee, il parvient même à lui voler la vedette. A noter que, bien que français, il est malgré tout doublé en VF par Guy Pierrauld, la voix si caractéristique de Buggs Bunny.
Si la James Bond's girl principale, interprété par la suédoise Britt Ekland, est aussi belle que tarte, celle qui est interprété par une autre Suédoise, Maud Adams, est bien plus intéressante et aura même le privilège de tenir le rôle principal du film d'Octopussy. Mais ce ne sera pas le même personnage.
Lorsque il fut tourné, les arts martiaux étaient à la mode, notamment grâce à un certain Bruce Lee... Tourné à Honk-Kong, l'ambiance du film flaire bon les années 70 et son côté Karaté/Kung-fu donne un cachet un peu kitch, mais fort plaisant au film. Cela dit, le meilleur moment reste le duel final entre Bond et Scaramanga dans un labyrinthe psychédélique.
Censé apporter un peu d'humour, le shérif de l'épisode précédent revient. Bien que fort sympathique, son côté lourdaud peut vite exaspérer. Heureusement, on ne le reverra plus par la suite, Roger Moore pouvant très bie se débrouiller tout seul pour faire rire les spectateurs.
Plutôt original et doté d'un scénario qui sort des sentiers battus, ce film est agréable et marque la fin d'une époque. Avec le prochain, la saga prendra un virage à 180 degrés et Roger Moore marquera définitivement le rôle de son empreinte.


Pour de nombreuses personnes, il s'agit de l'épisode charnière de de la saga. C'est avec celui-ci que James Bond va basculer petit à petit dans un monde cartoonesque, oubliant tout côté sérieux des films d'espionnage d'antan. Beaucoup d'action, beaucoup d'humour, beaucoup de gadgets... La nouvelle formule Bond est lancée, et qui mieux que Roger Moore pour donner goût à ce nouveau cocktail détonnant ? Grace à ce film, il tenait enfin son Bond, éloignant l'ombre de Connery qui n'avait pas cesser de planer au-dessus de sa tête. Plus besoin de les comparer, ils représentaient désormais deux Bond complètement différents et c'était tant mieux.
Qu'est-ce qui a tant marqué les esprits dans l'Espion qui m'aimait ? Je me contenterais de citer trois éléments essentiels. Tout d'abord, la James Bond girl interprétée par la future épouse du Beatles Ringo Starr, Barbara Bach, qui se fit malheureusement trop rare par la suite. Très charismatique, doté d'un cerveau et sachant même bien s'en servir, la belle a du répondant. La révolution féminine est en marche et elle en est la meilleure représentante possible. Elle finira tout de même par céder aux charmes de notre espion, faut pas abuser non plus. Avec ce  rôle d'espionne russe, le film montre ainsi un rapprochement entre les camps ennemis, preuve du bon esprit des producteurs. On s'éloigne donc du cliché habituel des méchants soviétiques. Ce n'était pas la première fois que cela avait été fait (souvenez-vous de Bons Baiser de Russie), mais c'était la première fois que les deux camps étaient mis sur un véritable pied d'égalité. Et ça, c'est fair-play.
Requin (alias Jaws en VO), interprété par Richard Kiel, était l'autre révélation du film. Peut-être le méchant le plus connu de tous les James Bond, ce géant aux dents d'acier en aura traumatisé plus d'un ! Muet et quelque peu balourd, il donnera bien du fil à retordre à un Roger Moore qui, malgré son 1m85, passerait presque pour un nain à ses côtés. Éclipsant totalement le véritable méchant du film, interprété par Curd Jürgens et qui n'était pourtant pas des moins charismatiques, Requin passera tout son temps à prendre des coups et à tout détruire sur son passage. Ajoutant une touche d'humour non négligeable, Kiel est en grande partie responsable du succès du film, à n'en pas douter.
Pour finir, comment ne pas citer la superbe Lotus amphibie ? Tout simplement l'un des véhicules les plus marquant de James Bond, après la célèbre Aston Martin, bien entendu. Elle représentait à elle seule la nouvelle direction qu'allait prendre les Bond qui suivraient : toujours plus loin, toujours plus fort !
Aujourd'hui encore, ce film reste pour beaucoup leur James Bond préféré ou du moins, il est souvent considéré comme le meilleur épisode avec Roger Moore. Pourtant, à titre personnel, je trouve que le film a pris un léger coup de vieux. Peut-être est-ce dû à la musique un peu trop disco de Marvin Hamlisch ? Ce film reste néanmoins une valeur sûr, à n'en pas douter.
Si certains puristes n'ont pas accroché à ce nouveau Bond, le producteur Albert Broccoli a fait preuve d'audace en révolutionnant radicalement la saga. Si l'Espion qui m'aimait n'avait pas marché, James Bond aurait pu s'arrêter là, après trois opus "discutables". Mais le public fit un véritable triomphe à ce Bond nouvelle génération qui avait su s'adapter à son époque. Roger Moore était enfin adopté. Son Bond avait un avenir devant lui. Un très bel avenir.


Moonraker fut, jusqu'à Goldeneye, la plus grosse recette de la saga James Bond. Véritable délire, porté par la vague à succès de La Guerre des étoiles, le public se précipita en masse pour voir les aventures spatiales du plus flegmatique des agents secrets. James Bond ne trouvait plus d'adversaire à sa taille sur terre ? Il partirait donc le chercher dans l'espace !
La scène d'ouverture du film annonçait la couleur : côté spectaculaire, on allait en avoir pour notre argent. L'intro est l'une des meilleures qui soit, et la cascade en pleine chute libre est impressionnante, même aujourd'hui. Je devrais plutôt dire "surtout aujourd'hui" puisqu'à l'époque, les images de synthèses ne se chargeaient pas de tout le travail. Les cascadeurs réalisèrent là un véritable travail d'orfèvre.
C'est avec joie que l'on assiste au retour de Requin, preuve de son immense popularité auprès du public. Cela dit, cette fois son côté comique gros balourd est trop forcé, ce qui le rendra moins terrifiant et marquant.
A partir de Moonraker, la France allait être bien représentée dans la saga, puisque notre pays coproduira désormais la franchise. Michael Longsdale fut un méchant admirable et la belle Corinne Cléry s'imposa dans un rôle court, mais beaucoup plus marquant que celui de la James Bond girl principale, interprété par l'Américaine Lois Chiles. Amusant, on peut même y voir un tout jeune et fluet Georges Beller (sa voix est doublée en VO), ce qui ravira les nostalgiques de "Jeux sans frontière".
Roger Moore ayant trouvé ses repères dans l'épisode précédent, il cabotine pas mal, mais sans jamais franchir la ligne.
Malgré son carton incroyable, cet épisode est loin de faire l'unanimité. Beaucoup le considère comme l'épisode "Too much", ce "too much" sera pourtant largement pulvérisé par le dernier Pierce Brosnan, Meurs un autre jour. Pourtant, les deux premiers tiers du film sont très "terre à terre" et c'est uniquement le dernier tiers qui se déroule dans l'espace. Bien sûr, Bond va loin dans le délire, mais tout en restant finalement assez cohérent. Le film s'avère plutôt bon en définitive, et le public le réhabilite souvent après l'avoir revu.
C'est dans Moonraker que Bernard Lee, le légendaire M, tire sa révérence. Gravement malade, il ne pourra participer au suivant. C'est donc avec beaucoup d'émotion que l'on quitte ce grand acteur ayant endossé ce rôle 11 fois, avec beaucoup de talent et de sobriété.


Malgré l'immense succès public de Moonraker, un retour aux sources radical fut décidé. Bond était-il allé trop loin ? Les budgets des effets spéciaux étaient-ils trop élevés ? Peut-être voulait-on retrouver le Bond des origines, tout simplement.
Le nouveau réalisateur attitré, John Glen, nous proposa avec Rien que pour vos yeux, un film beaucoup plus sobre, moins comique et diablement réussi. Afin de montrer la cassure avec les deux épisodes précédents, John Glen commença par détruire la célèbre Lotus de l'Espion qui m'aimait, dont le système anti-vol laisse quand même à désirer. Le ton était donné.
Ceux qui s'étaient habitués aux épisodes excentriques de Roger Moore risquent d'être vraiment surpris, car Rien que pour vos yeux se veut beaucoup plus réaliste en proposant un Bond plus  humain et plus proche de celui des romans. La démesure n'est plus au rendez-vous : le méchant, par exemple, n'est pas un immense mégalo, mais juste un vulgaire petit trafiquant. La James Bond girl ? Une toute jeune Carole Bouquet (doublée en VO par une actrice vraiment médiocre), loin de jouer les bimbos et que James Bond ne tentera pas à tout prix de mettre dans son lit. Quelque part, ça fait du bien.
Mais les cascades et poursuites, assurées par l'équipe talentueuse de notre Rémy Julienne national, sont toujours au rendez-vous. On sera d'ailleurs très surpris de découvrir les ressources cachée de notre bonne vieille 2 Chevaux ! Sans parler de cette superbe séquence à ski qui, sans égaler celle d'Au Service secret de sa majesté, fera bien monter l'adrénaline. Mais le clou du spectacle sera sans doute cette formidable séquence d'escalade qui donnera bien des frissons à tous les acrophobes.
L'intro fait réapparaitre enfin l'ennemi numéro 1 de James Bond que l'on n'avait plus revu depuis le dernier Sean Connery. Même s'il n'est pas implicitement nommé pour des problèmes de droits (sic), impossible de ne pas reconnaitre Blofeld et son fidèle matou. Fait rare, on note également une continuité avec les précédents épisodes, Bond apportant des fleurs à sa défunte femme.
L'une des scènes les plus marquantes est peut-être celle où découvrons un Roger Moore beaucoup moins cool qu'à l'accoutumé, où il tue de sang-froid un immonde salopard. Roger Moore n'était d'ailleurs pas très chaud pour la faire au départ et, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela aurait été bien dommage tant son geste s'avère purement Bondien.
A noter que c'est grâce à ce film que Pierce Brosnan, futur Bond, sera repéré par les producteurs, sa femme y jouant un petit rôle.
En fait, seule la musique de Bill Conti parvient un peu à gâcher le plaisir. Si sa partition sur Rocky n'a pas pris une ride, elle semble ici terriblement datée et sonne vraiment trop années 80. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de sa merveilleuse chanson qui accompagne le bien beau générique de Maurice Binder. Ce dernier innovera quelque peu puisque, pour la première fois, l'interprète de la chanson y sera visible. La chanteuse étant fort belle, les auteurs ont dû se dire que c'était... rien que pour nos yeux !


Lorsque l'on découvre cet avant dernier épisode avec Roger Moore, un constat saute aux yeux : ce dernier commence vraiment à se faire vieux.
Après le "Moore copie Connery", après le "Moore spectaculaire", après le  "Moore réaliste"... voilà le "Moore Bollywood" !
Le film Octopussy réserve quelques séquences jouant beaucoup sur le mythe James Bond, le tournant, volontairement, ou pas, en dérision.
Le nombre de James Bond girl n'a jamais été aussi grand, mais c'est pourtant une ancienne de la maison, Maud Adams, Bond girl marquante de L'Homme au pistolet d'or, qui rempile dans le rôle titre. D'un age mur, elle est parfaite pour Moore, qui pourrait passer pour un pervers pépère avec des conquêtes un peu trop jeunes au cou. Encore une fois, c'est une femme forte que l'on voit dans ce film, et le mythe des cruches de la saga commence sérieusement à prendre du plomb dans l'aile.
Le méchant est délicieux. Interprété à plus de 60 ans par le marseillais Louis Jourdan, un des rares acteurs français plus connu à l'étranger que dans nos contrés, il amène beaucoup de classe à un rôle pourtant bien classique au départ. Son bras droit est interprété par Kamir Bedi, célèbre acteur Indou ayant trouvé fortune et gloire en Italie, puisqu'il y a interprété le fameux personnage de Sandokan. Ce duo de méchant est parfait et participe grandement à la réussite du film. Le méchant Russe, interprété par Steven Berkoff, en fera par contre beaucoup trop.
Bien qu’extrêmement plaisant à suivre, impossible de ne pas savourer ces décors exotiques exceptionnels, bourré de scènes spectaculaires, les cascadeurs vont de plus en plus loin pour notre plus grand plaisir, le film baigne dans une ambiance trop inhabituelle pour un Bond, et l'auto dérision désamorce un peu trop souvent la tension. Entre la séquence où les jeunes auto stoppeurs se foutent de Bond et le moment où ce dernier se déguise en clown, notre agent secret n'a jamais été autant maltraité. Comme une cassure avec le public qui commence à lui préférer des anti-héros, le mythe Bond est en danger. Octopussy est rarement le Bond préféré des fans, mais il s'avère pourtant de très bonne facture et vieilli plutôt bien. Le retour de John Barry à la musique fait beaucoup de bien et certaines scènes, plus dures, font vraiment mouche. La scène de chasse à l'homme, inspirée par Les chasses du Comtes Zaroff, le suspens avec la bombe... Si seulement on avait retiré quelques passages un peu trop parodiques, tel ce Bond qui crie comme... Tarzan et se déguise en gorille, nul doute qu'Octopussy aurait laissé un meilleur souvenir à beaucoup de monde. Un bon cru à redécouvrir malgré tout.


S'il y a bien un film qui m'a longtemps fait rêver, c'est bien celui-ci ! Et pourtant... je ne l'avais pas vu ! Attention, moment "je raconte ma vie" : ma cousine était allée le voir au cinéma et l'avait adoré. Elle me l'avait alors raconté dans les moindres détails et j'avais imaginé ce film d'après sa très fidèle transcription ! Elle possédait même le superbe 45 tours du générique de Durand Durand, une chanson superbe !
J'ai vu le film bien des années plus tard et je l'ai vraiment adoré. Peut-être n'était-il pas à la hauteur de mon "fantasme", mais vraiment quel pied ! Ainsi, quel ne fut pas mon étonnement lorsque j'appris que Dangereusement Votre était l'un des épisodes les moins apprécié du public et des critiques !
Il est vrai que Roger Moore était vraiment trop vieux pour le rôle. Papy faisait de la résistance pour une ultime fois... Mais à part ça, que peut-on réellement reprocher à cet ultime épisode ? Son casting est somptueux : on y retrouve le majestueux Christopher Walken en méchant, l’impressionnante Grace Jones qui joue son acolyte, ainsi que le génial Patrick Macnee, qui rejoint le cercle des acteurs de Chapeau Melon et bottes de cuir ayant joué dans un opus de la saga James Bond. Le scénario est très intéressant et caractéristique de l'époque , puisqu'il est centré sur la célèbre Silicon Valley et l'informatique en général,  qui étaientt en train de révolutionner le monde et son fonctionnement. L'ambiance urbaine et la noirceur du film étaient bienvenues, avec un joli voyage qui nous promenait de Paris à San Francisco. Quant aux scènes d'actions, elles étaient des plus réussies, bien qu'on voyait bien que Roger Moore était trop souvent doublé, même pour lever un peu la jambe.
Non vraiment, je n'ai jamais compris un tel rejet pour un film qui est tout simplement l'un des meilleurs de la saga selon moi ! Certains préfèrent peut-être compter les rides de Roger Moore plutôt que d'apprécier le spectacle. On a beaucoup craché sur le belle Tanya Robert qui n'est sans doute pas une James Bond girl des plus intéressantes, mais qui s'en tire quand même plutôt bien. Il est vrai, encore une fois, que la différence d'age entre Moore et elle rende une romance moins crédible, mais comme Bond est loin de pouvoir la mettre dans son lit dès la première scène, ça passe assez bien. A noter la première apparition de Dolph Lundgren dans un petit rôle muet et mineur, qui était alors le petit ami de Grace Jones à l'époque. Également à l'écran, Alison Doody, future Indiana Jones girl.
Avec Dangereusement Votre, Roger Moore quittait donc James Bond de fort belle manière, n'en déplaise à certains. Mais le public ne se déplaça pas en masse pour assister à son ultime apparition. Has been Bond ? Un peu. Et la fin des années 80 allait être sans pitié pour James Bond et son nouvel interprète Timothy Dalton, pourtant incroyablement talentueux.


Le bilan de Roger Moore est loin d'être mauvais et même s'il ne remplaça jamais Sean Connery dans le cœur de certains fans, il parvint à trouver son propre style dès son troisième essai. En toute franchise, s'il s'était contenté de suivre le chemin tracé par Sean Connery, la série se serait vite essoufflée. Si l'on regarde bien son bilan, Roger Moore a peut-être bien plus varié son parcours que Sean Connery, en se montrant tantôt excessif, tantôt sérieux, tantôt rigolard, tantôt parodique... Moore ne laisse finalement jamais indifférent. Peut-être moins crédible dans le rôle, il est pourtant plus british et plus classe. Il est amusant de constater que, si Connery EST Bond pour beaucoup, son rôle lui aura moins collé à la peau que pour Roger Moore. Ce dernier n'aura plus jamais joué de rôle véritablement marquant par la suite, et on l'identifiera toujours à James Bond, même si ses rôles antérieurs de Simon Templar et Brett Sinclair reviennent aussi sur le tapis. Finalement, ses films ont très bien vieilli et sa période est peut-être la plus agréable à suivre de toutes. Chapeau monsieur Moore, vous étiez un Bond superbe !


41 commentaires:

  1. personnellement je trouve vivre et laisser mourir excellent !

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    1. Le film a ses fans, mais vraiment, malgré des qualités, j'ai jamais pu le supporter. Il faut dire que j'ai toujours eu du mal avec les histoires vaudou, du coup ça ne m'aise pas à plus l'apprécier.

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    2. Pareil il fait partie de mes films préférés de la saga et Roger Moore a toujours été mon Bond préféré sans doute parce que Dangereusement vôtre est l'un des premiers films que j'ai vu au cinéma.

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  2. Roger Moore était également 'mon' Bond.... découvert avec Moonraker.... Paradoxalement j'ai découvert juste après Bons Baisers De Russie (en VO au cinéma). Si L'esprit Fleming est définitivement plus la période Connery que Moore, l'immense qualité de la production de la série m'a permis d'accepter les différences d'interprétation entre les 2... Même un 'mauvais' Bond étant quand même un bon spectacle....
    Le Saint, Amicalement Vôtre, Cannonball, Les Oies Sauvages... Tous excellents, servis par un Moore toujours très humble jusque dans sa mission pour l'UNICEF. RIP Sir Roger....

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    1. Il ne faut pas oublier que Roger Moore faisait partie des premiers choix pour incarner Bond à l'écran mais il était indisponible au début des années 60 car il jouait dans Le Saint.

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  3. Je déplore que sa mort soit passée quasiment inaperçue, l'attentat de Manchester ayant monopolisé les médias. Mais quand même, pas un bandeau défilant sur BFM, rien.
    Pour ma part, je préférais le Bond incarné par Sean Connery, bien qu'il ne reflète en rien le personnage créer par Ian Fleming : beaucoup de panache, de classe, davantage homme d'action et de charisme. Roger Moore en avait aussi mais différemment.
    Sur les avis, les goûts et les couleurs c'est radicalement différent. Pour moi, "les diamants sont éternels" et "Golfinger" sont les sommets de la série, les meilleurs jamais tournés. A contrario, "Au service service secret de sa majesté" et "l'homme au pistolet d'or" sont 2 ratages affligeants.
    Concernant Roger Moore, il incarnait mieux que quiconque le flegme British et donc un Bond plus fidèle au personnage gentleman de Fleming.
    J'aime beaucoup la période "John Glen" et en particulier "Rien que pour vos yeux" , qui me parait un des meilleurs avec Moore. Mais "vivre et laisser mourir" était déjà un coup de maître et "l'espion qui m'aimait" , une belle réussite.
    Quant à "Moonraker" c'est du grand n'importe quoi. L’histoire se résume à parodier lamentablement des succès cinéma( 7 mercenaires, rencontre du 3ème type, Star Wars ). La seule chose à sauver est le méchant , Hugo Drax, joué avec maestria par notre Michael Lonsdale national.
    Il faut quand même bien reconnaître que la carrière de Roger Moore n'a pas beaucoup brillé. Avant Bond, ce n'était que de films de série B purement alimentaires. Il s'était vraiment fait remarquer avec 3 séries télé , Ivanohé, le Saint et Amicalement Vôtre, cette dernière, un vrai flop devenue culte aujourd'hui. C'est vraiment James Bond qui va apporter la consécration à Roger Moore mais qui va aussi plomber sa carrière. Peu de rôle intéressant lui seront proposés pendant cette période, contrairement à Sean Connery qui a su rebondir pendant et après Bond.
    Une chose est sûre; Roger Moore était un excellent acteur et c'est dommage qu'on lui ait pas proposé des rôles à la hauteur de son talent ( à moins qu'il ait de mauvais choix).
    RIP James Sinclair !




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    1. Bien que j'ai une préférence pour Roger Moore j'apprécie tous les acteurs ayant incarné 007 le seul avec qui j'ai du mal c'est Daniel Craig.

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    2. Au service le pire et les diamants le meilleur ? Je vais te bannir du blog !!!!!! 😂😂😂
      Blague à part, les Diamants c'est le pire du pire pour moi : un Sean Connery qui se fout du film (ça me rappelle George Clooney dans Batman et Robin), une histoire sans queue ni tête, un Blofeld risible, la pire Bond Girl de toutes, des jeux de mots et un humour à la Austin Powers (Plenty O Tool/Abondance de la queue !)... Ignoble de bout en bout. Et je ne peux pardonner cette introduction expédiée à l'arrache alors que la fin du précédent était juste magnifique.
      Pour moi, Guy Hamilton c'est Goldfinger, l'un des meilleurs de la saga, mais aussi deux des pires, Les diamants et Vivre et laisser mourir. Je ne m'explique pas un tel écart.
      Au service secret reste un de mes préférés, malgré Lazemby qui est, il est vrai, grandement sauvé en VF par Jean Claude Michel.
      Mais j'aime beaucoup aussi les deux Dalton, et je regrette qu'ils n'aient pas eu le succès qu'il méritaient.

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    3. Oui Les Diamants sont éternels est très décevant, on dirait un pastiche de la saga d'ailleurs Sean Connery est revenu uniquement pour le gros cachet qu'on lui a proposé par contre Jill Saint John est tout de même un Bond Girl très sexy et charmante sans oublier l'agréable apparition de la sœur de Natalie Wood.

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    4. Oui, il a quelques bonnes idées malgré tout. Mais globalement, je trouve le film vraiment raté. Sean Connery semble avoir volontairement saboté le film.

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    5. Au Service Secret De Sa Majesté est extrêmement fidèle au roman. Le film est un vrai chef d'oeuvre... Les 2 Hamilton 'Diamants' et 'Live & Let Die' ont trop été dans l'air du temps: résultat ils sont terriblement datés et ont un look 'Série B' qui jure avec el reste de la série.
      L'Homme au pistolet d'or vaut bien mieux que sa réputation injustifiée et 'Moonraker' a certes des scènes affligeantes mais également les plus violentes de toute la série. Enlevez les gags qui finissent les quelques scènes too much et même le Bond de Craig peut aller se rhabiller.

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    6. Les Diamants et Vivre et laisser mourir se passent tous les deux aux USA, ils étaient fait pour draguer un peu le public américain, d'ailleurs. C'est peut-être aussi pour cela qu'ils sont particuliers ?

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    7. Je reconnais que les Diamants divise beaucoup : soit on adore, soit on déteste.
      Cela dépend comment on l'appréhende. Le plus grand tort est de vouloir considérer les Bond comme des films d'espionnages très sérieux ( l'espion qui venait du froid, le rideau déchiré, la lettre du Kremlin ....) alors qu'il n'a pas cette vocation au départ. Mais paradoxalement, les opus qui recentrent le personnage vers le très sérieux ( Bond plus humain et sensible) sont les plus appréciés ( dont au service et le tournant avec Daniel Craig). C'est purement un choix et une affaire de goût personnel si je préfère Bond décontracté et super héros, bref en pur divertissement. Et de ce côté-là ,les diamants est un summum de dérision. L'histoire est excellente, une galerie de personnages atypiques contribue beaucoup à la réussite ( les 2 tueurs homo, les croques-morts...), des dialogues qui font mouches etc... bon j'arrête car j'agace le maître des lieux !
      Au Service Secret De Sa Majesté , désolé je ne peux pas. Lazenby est antipathique à chier, et voir Bond pleurnicher est d'un ridicule inégalé. Je pense que s'il devait y avoir un bon remake à faire, ce serait celui-là car côté scénario, je reconnais que c'est très abouti.

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    8. Justement, il ne pleure pas :) Mais à la limite, ça pourrait se comprendre ! Et surtout, qu'ils ne touchent pas à ce Bond si c'est pour nous faire des films à la Spectre, qui est directement arriver dans mon flop 5 des Bond, aux côté des Diamants sont éternels, Vivre et laisser mourir, Meurs un autre jour et Goldeneye (je sais que ce dernier est apprécié, mais je le trouve abominable aussi).

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    9. Ne t'inquiète pas pour ton avis sur les diamants, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Son plus grand tort, c'est d'être la suite de Au Service Secret qui est, pour beaucoup dont moi, l'un des sommets de la saga. Voir une suite pareille, qui ressemble plus à Austin Powers qu'à un Bond, ça m'a toujours fait mal au derche. Dans le genre comique, je préfère de loin les Roger Moore. Pour les diamants, j'en veux beaucoup à Sean Connery pour avoir sciemment saboter le film et le rôle qu'il détestait.

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    10. Ils ont réussi l'exploit avec Spectre de refaire du ridicule à la Die Another Day... Blofeld demi-frère adoptif de Bond, Blofeld qui a orchestré la mort de Vesper et de M (Chef du MI6 quand même) pour démoraliser James... On rêve... Dommage parce que le prégénérique était génial... Il n'y aura jamais de remake d'Au Service Secret de sa Majesté, ce serait suicidaire à cause de la fidélité extrême au roman... La seule bonne chose des 'Diamants' est aussi le prégénérique avec Bond qui chasse Blofeld pour se venger de la mort de Tracy dans 'Au Service' et qui finit par un cinglant : ''Welcome to Hell, Blofeld'' à la limite ils auraient dû arrêter le film là.

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    11. Justement, j'ai détesté que cela soit expédié si vite et avec le sous rire. J'aurais plutôt rêvé à une vendetta à la Permis de Tuer.
      Spectre, ce fut une énorme déception, surtout après un Skyfall que j'avais trouvé pas mal du tout.

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    12. d'accord avec toi que c'est expédié... mais c'est le seul moment où Sean Connery est connecté au personnage de Tracy. Moore a aussi 2 très brèves mais fantastiques séquences: Quand XXX lui mentionne sa bio et qu'il a été marié 1 fois (Moore/Bond montre qu'il s'agit d'un moment très personnel) et quand il se recueille brièvement sur la tombe de Tracy au début de 'Rien que pour vos yeux' (par ailleurs un des tous meilleurs dela saga).
      Ces 3 coutres séquences de Connery et Moore valent pour moi leur pesant de cacahuètes et montrent à quel point 'Au Service' est un chef d'oeuvre.

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    13. J'aime aussi dans Permis de tuer quand la femme de Félix fait une allusion au mariage et le jeu de Dalton à ce moment là. Ah Dalton, c'était autre chose que Pierce Brosse l'âne !
      Dans les diamants, quand Bond se rend compte que Blofeld n'est pas mort, il n'a aucune hargne, il est tout souriant, ironique... Vraiment ce film, je le supporte pas, même en le prenant indépendamment.
      Par contre, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer comment Bond et Blofeld ne se reconnaisse pas dans Au Service secret, alors qu'ils se sont rencontré dans On ne vit que deux fois ? OK, les acteurs ont changé, mais ça ne vaut pas, ça !!!

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    14. j'ai lu que la 1ère version du script parlait de chirurgie plastique pour expliquer Lazenby remplaçant Connery... Puis au lieu de commencer avec ça, ils ont commencé sur la plage et fini par ''ça n'était jamais arrivé à l'autre...'' mais celà a introduit une erreur de continuité puisqu'ils ne se reconnaissent pas après...

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    15. L'explication tient dans le fait que 'Au service secret de sa majésté'' est le deuxième volet d'une trilogie comprenant :
      ''Opération tonnerre", 'au service secret dès sa majésté'' et 'on ne vit que deux fois''.
      Cela devait à l'origine se tourner dans cet ordre, comme annoncé à la fin d'Opération tonnerre ''James bond reviendra dans Au service secret des sa majésté''. Donc Bond rencontre Blofeld pour la première fois dans le deuxième volet le tue le troisième. L'ordre ne fût pas respecté et 'on ne vit que deux fois'' n'a rien à voir avec le roman.

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    16. Oui, mais dans là chronologie des films n'est pas la même. D'ailleurs Bond dit que se couper les lobes ne suffit pas pour qu'il ne le reconnaisse pas, ou un truc comme ça, puis On ne vit que deux fois ne peut pas se placer après les diamants non plus. Bref, c'est bizarre.

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  4. Je rêve encore du Bond qu'aurait pu interpréter Patrick McGoohan (on lui a proposé le rôle avant Doctor No puis après You only live twice).
    L'annonce du décès de Roger Moore m'a plutot attristé (même si pour moi il demeure avant tout Lord Brett Sinclair mais pas vraiment James Bond) tant il semble qu'il était vraiment quelqu'un de bien

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    1. Ps: Tout a fait d'accord avec toi Gille en ce qui concerne Timothy d Dalton. Acteur prodigieux (mon Bond Favori parmi tous) passé a la moulinette tant par le public que par la critique des années 80

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  5. damned l'espion qui mémé est parti en papy, à présent l'homme au pistolet dort, on va vivre quand on l'a laissé mourir, rien que pour vos vieux on se rappellera de lui. Jai toujours adoré Roger Moore, pa un grand acteur, mais un une grande présence, pas un génie du grand écran, mais une envie de tous les écrans, amicalement sien il me manquera.

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  6. Bonjour,
    Le groupe Wings ne fut pas éphémère 1971-1981. Le fait que Roger Moore fût le premier choix est une légende. La base physique de l'acteur recherché était Cary Grant ou James Mason. Richard Burton fût même présenti. Ian Fleming souhaitait David Niven.

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    1. Oui, tu as raison pour les Wings. En fait, c'est plutôt les Wings dans leur forme initiale qui fut éphémère, si je ne me trompe pas.

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  7. Le décès de Roger Moore m'attriste. J'ai de très bons souvenirs de la série "Le Saint" dont déjà la VF du personnage était assurée par Claude Bertrand, qui sera la voix pour presque tous les rôles de Sir Moore.
    Pour les James Bond, j'apprécie un peu moins ceux de Roger Moore face à Sean Connery; question de goût. Celui de Lazenby fait partie de mes préférés; dommage que l'acteur n'ait pas eu l'intelligence de comprendre la chance qu'il avait.
    Merci pour ton topo sur le personnage. :)

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  8. Je suis contant que tu relates le décès de Sir Roger Moore, peut-être l'idole de mon enfance et l'étincelle en ce qui concerne ma cinéphilie, de même que tu écrives longuement sur chacune de ses prestations.

    J'opine, pour ma part, que L'espion qui m'aimait est le premier grand blockbuster de l'ère moderne. Une distraction de chaque instant, un film incroyablement rythmé et des qualités certaines, dont la Lotus !

    J'apprécie beaucoup Vivre et laissez mourir au scénario bête, mais il ne faut pas trop réfléchir dans un James Bond. Je privilégie l'ambiance de l'homme au pistolet d'or, ainsi que sa musique et ton unique.
    Pour ma part, Moonraker est quasiment un remake de l'espion qui m'aimait mais le tout va trop loin ? Passons !
    Rien que pour vos yeux, le premier que j'ai vu au cinéma, ne m'a jamais laissé de trop grand souvenir tandis que, à mon sens, Octopussy est relativement mauvais, de même que Dangereusement vôtre.
    Mais, dans tous les cas, le charme de Moore apporte une plus value certaine, une connexion immédiate avec le public, comme un clin d'oeil permanent.

    J'avais lu sa biographie, très intéressante sur moult plans, car elle nous montre un homme humain, soucieux d'autrui, reconnaissant des personnes qui l'ont aidé au tout début, parlant avec un intérêt manifeste de sa participation à l'Unicef, à la demande d'une amie actrice qui était sur le point de mourir, son intérêt pour le vieil Hollywood (il avait aidé David Niven dans ses ultimes jours) mais qui se souciait également de l'homme de la rue, du simple quidam.

    En effet, ma soeur l'avait rencontré à l'aéroport de Nice et il fut charmant, de même qu'une voisine qui m'avait raconté une belle anecdote : alors qu'elle était sous la pluie à atteindre un bus près d'un abri, Moore, qui était dans une fête, lui avait fait un signe de la main pour l'inviter à rentrer dans le restaurant et lui avait offert un verre ! Qui dit mieux ? Personne. Je crois.

    J'ai un immense regret : celui de ne l'avoir jamais croisé en vrai.

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    1. En ce qui concerne Amicalement vôtre, il relatait, dans son livre My wold is Bond ou Amicalement vôtre chez nous, qu'il avait lui-même choisit en co-star Tony Curtis sur une liste de trois acteurs car celui-ci était plus petit que lui.

      Lors de leur première rencontre, aux U.S.A, je crois, Curtis était en train de fumer un gros pétard alors même qu'il tendait une brochure sur les méfaits du tabac à Roger Moore ! Lors des premiers jours de tournage à Nice, Curtis s'était fait appréhendé avec sa réserve de cannabis ! Moore relata qu'il était parfois incontrôlable, à l'instar de son personnage d'ailleurs.

      Une belle anecdote : pendant que Moore avait pris sa matinée, pour être avec ses enfants, Curtis s'était fâché avec Joan Collins. Celle-ci devait arrêter son véhicule devant la caméra mais, même après trois fois, elle n'y arrivait pas. Curtis l'a traitée de conne et l'a envoyée au diable. Quand Moore est revenu, l'atmosphère était à la débâcle et Curtis est venu le voir en lui murmurant : "Mon petit Roger...J'ai fait une petite bêtise."
      Bref, entre les lignes, je ne pense pas qu'il l'appréciait réellement.

      En revanche, toujours avec pudeur, retenue et courtoisie, il a écrit qu'il n'avait rien de positif à écrire sur Grace Jones et Tanya Robert qui passaient leur temps à se maquiller, encore, encore et toujours. Grace Johns l'aurait mentionné de :"Pussy" quelque part, ce qui est à double sens :"chochotte, maniéré mais peut-être gentil;"

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    2. J'ai beaucoup aimé ses mémoires aussi. J'avais d'ailleurs écrit un article dessus que je voulais remettre aussi mais je ne l'ai pas retrouvé !!!

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    3. Dans ses mémoires, il me semble, il relatait aussi le tournage mouvementé de "Parole D'Homme" avec Lee Marvin souvent aviné. Moore a tourné, toujours en Afrique, "Gold" avec le même réalisateur. Deux productions pas faciles pour les ententes avec les autorités africaines.
      Et deux rôles assez différents l'un de l'autre présentant des héros avec des défauts; preuve qu'il pouvait varier avec talent ses interprétations.

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    4. Ah oui, et ceci alors?:

      http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/mort-de-roger-moore-son-histoire-avec-james-bond-a-emu-les-internautes-24-05-2017-6980085.php

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    5. Ahaha, superbe. So Roger Moore !

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  9. C'était un gros déconneur ! Il y a l'anecdote d'un collègue acteur et son épouse qui lui avait glissé un serpent en plastique dans sa chaussure. Lui, pour se venger, en avait mis un vrai dans une de leur botte !

    Sean Connery disait de lui qu'il avait un solide sens de l'humour.

    Je crois qu'on peut rajouter un sens de l'humain, tout simplement.

    Ce qui me navre à son propos, finalement, c'est que les journaux et autres médias l'ont toujours sous-classé alors qu'ils portent encore au pinacle Sean Connery. Cela m'agace parce que pour moi, l'échelle est inversée.

    Je crois également qu'un bon paquet de ses partenaires féminines louent son caractère généreux et affable avec elles.

    Vraiment l'héros de mon enfance.

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  10. BRAVO!!!!

    article TRÈS TRÈS intéressant j aurais aimé que ce soit sur tous les James BOND si un tu publiais un article sur tous les James bond film par films ce serait passionnant.

    Fred

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    1. Merci :) En fait, j'avais fait ça il y a très longtemps pour mon blog, bien avant que je ne fasse de repack et j'avais effectivement fait les Sean Connery, le Lazemby aussi... Je voulais tout faire, mais je me suis arrêté à Goldeneye et je n'ai jamais pris la peine de finir ça. J'ai viré toutes les critiques cinéma, livres et autres il y a quelques temps, ces pages là n'étaient pas commentés, ni vraiment visités et ne semblaient plus avoir leur place ici. Un jour, si je finis ce dossier, peut être que je lui trouverais une place.

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    2. Mais si tu les as encore poste le quelques heures. Je serai heureux de le récupérer et de lire tes critiques que je trouve intéressantes et très proche de ce que pense. Pour ma part mon Bond avec Roger Moore que je préfère est ....... est ...... impossible de départager car comme tu le fais remarquer ils sont tous très différents.
      Et c'est à ta lecture que j'ai compris cela. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à les départager.


      Fred

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    3. Fred, envoit moi un message privé, je t'enverrai le texte avec les autres Bond que j'avais fait.

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    4. as tu bien reçu mon message?

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    5. salut,

      c'est Fred

      as tu bien reçu mon message avec mon mail?

      si oui je suis impatient de te lire si non dit le moi je te la renverrai par ton Facebook.

      cordialement,

      Fred

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