Réalisation : Nick Nostro (pseudo : Nick Howard)
Avec : Richard Harrison, José Bodalo, José Manuel Martin, Paolo Gozzino, Pamela Tudor
Nationalité : Italie/Espagne
Genre : Western
Durée : 98'
Année de production : 1968
Titre original : Uno dopo l'altro
Bien qu'il ne me semble pas très utile de vous le dire, car vous êtes bien éduqués, la première star américaine du western européen n'a pas toujours été le ridicule "Philiiiiiiiippe" du pitoyable nanar Hitman le Cobra que le net s'est amusé à déterrer. Je vous invite néanmoins à lire ou relire les autres fiches de présentation de ses œuvres, vous avez toute une catégorie qui lui est dédié sur ce blog, ou mieux encore vous pouvez voir ou revoir ses autres films que je vous ai déjà proposé au cas où.
Adios Caballero, de son nom original italien L'uno dopo l'altro (trad : Un après l'autre) est le second et dernier western de son réalisateur Nick Nostro - pseudonyme Nick Howard - après le peu mémorable et très fauché Pas d'orchidée pour le shérif (1966) que le réalisateur avait même abandonné avant la fin du tournage pour le laisser finir à un jeune et médiocre José Luis Madrid. Notons qu'il existerait un montage français de ce très mauvais western avec quelques scènes caviardée de sexe. Si le shérif n'a donc pas d'orchidée, on lui a quand même donné un autre type de fleur à butiner. La classe à la française.
Cette fois néanmoins, Nick Nostro est resté jusqu'au bout et la production semble même assez riche, l'histoire est plus originale et pas avare en rebondissements assez rocambolesques, le casting plutôt sympathique... Bref, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit donc là d'une excellente surprise, surtout que ce western n'est pas non plus des plus connus, y compris par les fans du genre, et pourtant il avait plutôt bien marché en Italie lors de sa sortie. En plus, la musique composée par Fred Bongusto et Berto Pisano reste bien en tête et le film se termine avec le thème principal chantée par Fred Bongusto lui-même en anglais, "Maybe one, maybe nine". Non vraiment, il aurait été dommage de laisser ce film sombrer dans l'oubli. Il est bien fun et bien fichu.
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| Le film est sorti chez Artus en DVD |
Si le calabrais Nick Nostro n'a réalisé que deux westerns, il possède par contre une filmographie qui est composée de 10 films plutôt variés. Après avoir été l'assistant-réalisateur de Roberto Bianchi-Montero et de Giorgio Simonelli, Nick Nostro est passé à la réalisation en 1962 avec le film de cape et d'épée Il sangue e la sfida (trad : le sang et le défi), avec Gérard Landry et Andrea Bosik. Après un second film du même genre, L'Aventurier magnifique (1963), avec nul autre que notre Anthony Steffen bourru, il va naturellement passer par tous les genres à la mode en Italie : le péplum - Le Triomphe des dix mercenaires (1964) et Spartacus et les dix gladiateurs (1964), tous deux avec Dan Vadis - l'Eurospy - As de pic - Opération contre-espionnage (1965) avec Giorgio Ardisson - le thriller - 3 nuits de violence (1966) avec Brett Halsey et Margaret Lee - et même le genre supér-héroïque avec Superargo contre Diabolikus (1966) avec notre bien aimé Giovanni Cianfriglia dans un de ses plus grands rôles. Il terminera en 1971 sa carrière de réalisateur avec une parodie de film d'espionnage, le peu connu et inédit en France Grazie Zio, ci provo anch'io (trad : Merci Tonton, je vais essayer aussi) avec Riccardo Garrone et Carmen Boom, une sorte de Sophia Lorren espagnole. Après ce dernier film réalisé sans envie, il se retire du monde du cinéma afin de s'occuper de sa pauvre mère devenue veuve. Notons que Nick Nostro était également scénariste et a écrit le scénario de 6 de ses films, dont notre Adios Caballero du jour. Il meurt à l'age de 83 ans en 2014, nous laissant une filmographie plutôt méconnue mais plus que correcte.
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| Nick Nostro : il est des nôtres, il a fait ses westerns comme le auuuutreu. |
Le repack pour ce film a été très étrange à faire. D'ordinaire, quand on a une belle image HD et qu'on s'efforce de synchroniser une piste dessus, on fait face à de petits changements ici et là, des scènes en plus, parfois des photogrammes en moins... mais avec de la volonté et un peu de savoir faire, on finit par arriver à obtenir quelque chose de plutôt bien fichu. Pour ce film-ci, cela a été bien différent. Je vous préviens, c'est pas que c'est compliqué, mais c'est pas non plus évident à expliquer, alors je vais tenter d'être le plus clair possible dans mes explications. Vous êtes prêts ? Go !
Un jour, Kevenz m'a envoyé un mail. Il avait récupéré une version de ce film en espagnol, mais surtout en HD. Le problème, c'est qu'il ne parvenait absolument pas à caler la piste française dessus car elle semblait aller à une vitesse différente. Normalement, les films défilent en 25, 24, 29 (qui correspond aussi au 23.976) images secondes. Il suffit alors, en général, de mettre le tout à la même vitesse pour commencer le travail. Mais il arrive parfois que, bien que les images par seconde soit pareilles sur deux vidéos, la vitesse de défilement ne corresponde pas du tout. Et là, c'est toujours bien galère... Heureusement que ça reste relativement rare et qu'on trouve souvent des solutions pour tout remettre à la même vitesse de défilement. Pour ce film-ci, j'ai un peu cherché de voir ce qui n'allait pas, mais comme Kevenz j'ai abandonné rapidement sans trop me prendre la tête. J'ai tout de même gardé ça de côté, car je savais qu'un jour j'y reviendrai.
Alors que je discutais avec l'ami Carmello Mike, j'ai eu l'idée de lui parler de cette histoire de vidéo. S'il y en avait un qui pouvait trouver ce qui n'allait pas, c'était bien lui. Et mes espoirs n'ont pas été déçus. Ni une, ni deux, Carmello a trouvé où se situait le soucis. Les deux vidéos à notre disposition défilaient bien à la même vitesse, du 25fps sauf que sur CHAQUE plan, des photogrammes sautaient, ce qui causait un décalage incessant et donnait l'impression que le film défilait à une vitesse différente ! Le film en version française avait beau être complet dans son montage, ces coupes dans chaque plan, aussi infimes et imperceptibles soient-elles, faisait qu'on se retrouvait mine de rien avec 5mn de moins dans la durée. On notera au passage que le DVD Allemand comportait en réalité un master avec un générique français (sur lequel ils ont rajouté le titre allemand), ce qui explique pourquoi il était plus simple de synchroniser la VF sur cette vidéo que sur la vidéo HD au master italien.
Cette situation ubuesque rendait la synchronisation de la piste française sur la vidéo HD vraiment compliquée, puisque pour chaque plan, il aurait fallu légèrement étirer le son ou combler les trous d'une manière ou d'une autre. Et quand il y a une musique en fond par exemple, ça risque toujours de sauter sans arrêt bizarrement. J'ai alors compris que pour obtenir un bon résultat, la meilleure solution était en fait de directement modifier la vidéo HD en coupant tous les photogrammes en trop par rapport à la VF, afin de recréer exactement la même vidéo que celle en SD. Il n'y aurait alors plus qu'à reposer directement la VF sans rien toucher de plus. Ce serait quelque chose de lourd à faire, mais de sûrement plus efficace. C'est un peu le processus inverse de ce que l'on fait d'habitude avec les repacks.
Et là, Carmello m'a naïvement posé une question qu'il n'aurait peut-être pas dû me poser : "Si tu as besoin d'autre chose, tu n'hésites pas". C'était une folie de me dire ça, car, bien que je le lui ai dit pour plaisanter à la base, forcément j'ai déclamé : "Ah, si tu veux te charger de couper tous les plans, je dis pas non !" Et le fou a accepté. Et il a bien galéré, le pauvre. Moi, j'étais quand même un peu gêné, mais au fond de moi, je savais que s'il y avait quelqu'un qui pouvait nous rendre une copie propre, c'était bien notre Carmello.
Il a mis deux "petits" jours pour faire ça. Deux jours bien remplis quand même ! Et les choses se sont parfois compliquées pour lui, puisque bien entendu, il est parfois arrivé qu'il manque à la copie HD des photogrammes, ce qui empêchait de refaire une copie strictement identique à la vidéo qui comportait la piste de la VF. Mais Mike est un furieux et il a parfois légèrement ralenti la vitesse de la vidéo pour garder le même timing ou, quand il n'y avait pas le choix, il a inséré les plans du DVD allemand dans la copie HD, mais avec une incroyable discrétion. Même en sachant où c'est, on a du mal à faire le distinguo tellement il nous a fait ça bien. Comme je le lui ai dit en toute sincérité, à côté de lui nous sommes tous des amateurs. Ou des bourdonements de mouches, comme dirait un certain suppôt de Vigo.
Et c'est ainsi que Carmello a reconstitué la vidéo et que nous avons pu réinjecter la VF, mais aussi la VO italienne qui était sur le DVD Allemand. Mais voyez-vous, c'est un peu dommage car la piste italienne est quand même d'une qualité assez déplorable, ça sent la vieille VHS, et en plus elle est incomplète puisqu'il y a un peu d'anglais sur celle-ci. Sans oublier que la version italienne devait probablement à la base être plus conforme au master de la copie HD, puisque c'est un master italien avec générique italien. Pour caler la version italienne sur ce drôle de master français du DVD Allemand, les gars chargés du boulot ont dû s'employer à faire rentrer une piste où tous les plans sont plus longs, sur une copie où tous les plans sont plus courts (ce qui est quand même plus simple que l'inverse, mais bon...). Je pense qu'ils ont dû un peu nous maudire en souhaitant presque une 3eme guerre mondiale pour nous faire payer cette infamie. Ainsi, on entend souvent la piste sauter avec plein de drôles de coupures et y a plus agréable. On va donc dire que la piste italienne est plus là comme un bonus qu'autre chose. Ceci dit, ce n'est pas si grave, puisque par bonheur, la VF est superbe, c'est pour moi la meilleure version du film, et en plus elle est complète. Enfin complète... En vérité, la VF a coupé, tenez-vous bien, une petite phrase. En effet, il manquait la fin d'un plan où une autre phrase était prononcée. Mais la VF avait fait ça bien, puisque les adaptateurs avaient fait en sorte que la phrase précédente finisse la discussion. Donc, nul besoin de rajouter ce passage en plus, ce ne serait pas cohérent avec la phrase précédente. Je ne sais pas si c'est bien clair ce que je raconte, mais du coup, c'est encore une fois la version italienne qui en pâtit, puisque là il manque clairement la fin de la phrase. Tant pis.
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| Le fameux plan raccourci qui coupe une phrase en VO |
Parlons un peu de la VF. Je connaissais la voix de Richard Harrison, mais j'avais du mal à me dire où je l'avais entendu... Cette voix un peu nasillarde me parlait pourtant pas mal. Fonzie à l'oreille d'or a vite éclairé ma lanterne : mais bien sûr, il s'agissait de Jacques Brunet, célèbre pour avoir doublé l'homme à la cigarette dans la série X-Files ! Bien que sa voix est clairement plus jeune que sur cette série, on le reconnaît largement à son phrasé et son timbre assez particulier. Finalement, la clope n'a pas tellement changé sa voix avec les années... Si on référence généralement pas ses doublages avant les années 80, cela faisait longtemps qu'il faisait du doublage, mais plutôt sur de petits rôles. On le retrouvait beaucoup sur les doublages dirigés par Jacqueline Porel avec qui il avait été en couple, pour l'info people.
L'Espagnol José Boddalo est doublé par Jean Michaud, la seconde voix de l'Inspecteur Derrick, et dont l'un des derniers doublages aura été celui de l'Empereur Palpatine dans La Menace Fantôme (1999), l'épisode I décrié de la saga Star Wars.
Pour doubler José Manuel Martin, on a fait appel au roi pour doubler les Mexicains : Gérard Hernandez qu'on ne présente plus. Paolo Gozlino est doublé quant à lui par l'inévitable Henry Djanik, tandis que la belle Pamela Tudor est doublée par Martine Messager que l'on a énormément entendu sur des petits rôles de femmes mûres et un peu coincées dans les années 80. On peut aussi entendre d'autres grand habitués du genre, comme André Valmy sur Jose Jaspe ou encore Paul Villé - qui doublait tous les petits vieux - sur Eugenio Galadini qui joue le croque-mort.
On retrouve évidemment l'inévitable Henry Djanik et sa voix roque si caractéristique pour doubler Paolo Gozlino et j'ai cru reconnaître quelques similitudes avec la voix de Vincent Violette sur le rôle de Miguel (Hugo Blanco), mais ça semble quand même improbable puisque, bien que le film ne soit sorti en France qu'en 1971, Vincent Violette n'aurait eu que 16 ans à cette époque, ça me semble quand même un peu jeune. Mais qui sait ? Surtout que son père Jean Violette est au casting, puisqu'il double notamment Fortunato Arena.
On peut également entendre, sur des rôles mineurs, d'autres grands noms du doublage comme Marc de Georgi sur l'homme de main Louis, mais ainsi qu'un personnage dans la banque au début ou encore Jean Lagache, la future voix de Clint Eastwood dans bon nombre de ses films des années 70 sur le docteur dans la banque aussi.
Bref, nous avons affaire ici à une très bonne VF, plutôt classique quand on lit le noms de la plupart des comédiens qui y ont participé, à l'exception de Jacques Brunet qu'on n'a jamais été trop habitué à retrouver sur un premier rôle.
Et c'est ainsi que s'achève cette petite présentation. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)découverte.
Liens MVK HDTV 1080p, VF et VO (3,42 GO)
MDP : indianagilles




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Un grand merci pour ce western.
RépondreSupprimerEt chapeau à tous pour tout le travail fourni sur ce repack.
Encore un tres tres bon western celui la ,et une tres bonne interprtation de richard harrison.Merci pour le travail tres soigne comme toujours, ce qui fait l ADN de ce blog.
RépondreSupprimerUn grand merci .
RépondreSupprimerMille mercis.
RépondreSupprimerUn grand merci pour ce repack de western avec R. Harrison : Fanche17.
RépondreSupprimersuper se western serait t'il possible de faire avec se meme acteurs
RépondreSupprimerduel au texas 1963 , cent mille dollars pour ringo 1966 , ni sabata ni trinita moi c'est sartana 1971 , le shérif de rockspring 1971 , fabuleux trinita 1972 et la longue chevauchée de la vengeance 1972
et aussi de faire de george hilton
Supprimerpour un dollar je tire 1969 , los machos 1968 et les quatre desperados 1969
Salut ! Alors moi aussi j'avais une longue liste à vous présenter, mais je sais plus où j'ai mis mon papier. Dès que je le retrouve je vois envoie ça. Après ce sera pas pressé, prenez votre temps. Et bravo !
SupprimerOuais moi aussi j'ai des courses à faire, je vais envoyer la liste, comme ça le larbin qui tient le blog il pourra aller les faire, il a que ça à foutre et puis il est gentil.
SupprimerSuperbe travail,bon western,musique splendide
RépondreSupprimerUn autre western à rajouter dans sa vidéothèque personnel. Merci et félicitation pour le boulot !
RépondreSupprimerMerci Indianagillles, bravo
RépondreSupprimerLbz
Western d'excellente facture dont je vais prendre un malin plaisir à revoir en HD. Merci à vous les gars. Kevenz, Carmello ET Indy, vous êtes des champions.
RépondreSupprimerWow merci de votre travail, Carmello et Gilles.
RépondreSupprimerJ'avais presque oublié ce repack.
pensez a mettre EL PURO
Supprimermerci pour ce film
RépondreSupprimerEL PURO CHERCHE UNE PLACE POUR VIVRE sur un blog
bonne continuation
Bravo pour tes belles avancées en matière de westerns, ou autre du cinéma italien.
RépondreSupprimerTes publications sont toujours un événement de taille !
On ne peut que saluer Richard Harrison, l'un des trois derniers grands du western spaghetti, encore en vie, avec Ganni Garko et Franco Nero.
Nos géants à nous, en somme.
Merci à vous trois !
RépondreSupprimerMerci de continuer à nous régaler avec ces précieuses VF.
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerexcellent repack merci pour cette rareté
RépondreSupprimerUn grand MERCI pour tout le travail excellent sur ce repack et aussi son partage
RépondreSupprimerMerci beaucoup je recherche 2 films avec klaus kinski le Goût de la vengeance 1970 en vf et Deux fois traître 1969
RépondreSupprimerDeux fois traitres débarquera normalement prochainement ici ;)
SupprimerMerci beaucoup pour votre partage et tous vos westerns.
RépondreSupprimerJohn49
merci
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerLa classe ce travail d'équipe ! Bravo les gars, et surtout : merci.
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