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samedi 27 mai 2017
jeudi 25 mai 2017
[Bad News] : Il était l'espion que j'aimais
Vous le savez sans doute déjà, et même si certains semblent quasiment immortel, notre bon Roger Mort est Moore il y a deux jours, à l'age de 89 ans, des suites d'un cancer. Et ce n'est pas une Connery. Pardonnez-moi ces petits calembours à deux balles, mais je ne vois pas plus bel hommage pour cet acteur qui n'était pas le dernier à faire ce genre d'humour.
J'ai toujours aimé Roger Moore, que ce soit dans ses films ou en dehors. Humainement, cet homme était un délice. Mais la nouvelle n'avait pas grand rapport avec ce blog, et je n'ai donc rien signalé, histoire de ne pas faire un HS.
Mon ami Dumè m'a dit qu'il ne retrouvait plus les critiques que j'avais fait sur ses films de James Bond sur ce blog. Je lui ai répondu que j'avais dégagé pas mal d'articles qui n'avait plus, selon moi, leur place ici. Mais cette triste nouvelle est l'occasion de ressortir tout ça du placard et de former un petit hommage à mon espion préféré. Bonne lecture.
George Lazemby n'ayant fait qu'une seule et unique petite
pige (mais quelle pige !), Roger Moore peut-être considéré comme le
véritable successeur de Sean Connery dans le rôle de James Bond.
Roger Moore fut l'incarnation du nouveau Bond durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Un règne de 7 films, soit le plus grand total officiel pour le rôle, Sean Connery l'égalant seulement si l'on compte l'opus non officiel Jamais plus Jamais. Avec autant de films à son actif, comment ne pas considérer Roger Moore comme un James Bond tout aussi légitime que son prédécesseur ?
Comparer les deux périodes n'a en réalité pas tellement de sens tant elles s'avèrent différentes. Difficile en effet de trouver un quelconque rapport entre un Bon Baiser de Russie et un Espion qui m'aimait, si ce n'est qu'il y ait un passage dans un train dans les deux films. Sans plus attendre, voici mon analyse de ce qui s'avéra, sans doute, la période la plus fun de l'agent secret britannique. Une analyse tout à fait subjective, bien entendu.
Roger Moore fut l'incarnation du nouveau Bond durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Un règne de 7 films, soit le plus grand total officiel pour le rôle, Sean Connery l'égalant seulement si l'on compte l'opus non officiel Jamais plus Jamais. Avec autant de films à son actif, comment ne pas considérer Roger Moore comme un James Bond tout aussi légitime que son prédécesseur ?
Comparer les deux périodes n'a en réalité pas tellement de sens tant elles s'avèrent différentes. Difficile en effet de trouver un quelconque rapport entre un Bon Baiser de Russie et un Espion qui m'aimait, si ce n'est qu'il y ait un passage dans un train dans les deux films. Sans plus attendre, voici mon analyse de ce qui s'avéra, sans doute, la période la plus fun de l'agent secret britannique. Une analyse tout à fait subjective, bien entendu.
Guy Hamilton récidive donc encore dans la médiocrité, avec cet épisode à l'ambiance très étrange et peu appropriée. Roger Moore est encore un peu coincé, et on a le tort de lui demander d'imiter le style de Sean Connery qui ne lui convient pas vraiment. Paradoxalement, tout est fait pour le différencier du Bond de Sean Connery, puisque Roger Moore fume le cigare, commande un Bourbon sans glace et troque son Walther PPK contre un Magnum que n'aurait pas renié Dirty Harry.
Porté par un faux rythme agaçant et un scénario peu emballant, le film a du mal à passionner. Le méchant, interprété par Yaphett Koto, est un simple trafiquant de drogues (ça change du mégalo qui veut conquérir le monde) se servant d'une voyante pour parvenir à ses fins. Cette dernière est interprétée par une toute jeune Jane Seymour, un rôle aussi cérébrale que celui d'un poulpe mort. La pauvre est vierge, mais avec Bond dans le coin, sa petite fleur ne va pas faire long feu. Et elle en redemande en plus, la bougresse ! Notre méchant connaîtra lui, la fin la plus ridicule de la saga en explosant telle une baudruche. Fallait pas le traiter de dégonflé.
Le personnage de Q est absent de cet épisode, ce qui n'arrivera plus jusqu'à sa retraite dans Le monde ne suffit pas, le 3eme film avec Pierce Brosnan. Les producteurs voulaient alors mettre en retrait les gadgets, quelle drôle d'idée ! Mais il y en aura quand même quelques-uns, et c'est Monneypenny et M eux-mêmes qui se chargeront de les amener directement au domicile de Bond. "Ça n'était jamais arrivé à l'autre", comme dirait Lazemby.
Alors qu'il était pratiquement présent dans chaque épisode, Felix Leighter (doublé en français par le génial Francis Lax) fera ici son unique apparition dans sa période Moore. On ne le verra plus avant le Tuer n'est pas jouer avec Timothy Dalton. David Hedison, le Felix de Vivre et laisser mourir, reviendra bien plus tard dans Permis de tuer, devenant ainsi le premier acteur à interpréter deux fois ce rôle.
La chanson du générique chantée par Paul Mac Cartney et son nouveau groupe, les Wings, est incontestablement la meilleure chose du film. Une bombe. L'idée de mettre une chanson pop dans un James Bond est une formidable idée et l'expérience sera renouvelée à plusieurs reprises et souvent avec succès.
Roger Moore était doublé en français et avec talent par l'immense comédien Claude Bertrand. En regardant pour la première fois ces James Bond en VO, j'eus bien du mal à m'habituer à la voix très suave de Roger Moore. Bien qu’extrêmement différente, j'ai fini par l'apprécier également même si Claude Bertrand demeure pour moi plus agréable à l'écoute. Pour finir, petite anecdote : dans l'épisode précédent, Claude Bertrand avait doublé Sean Connery dans une courte scène où celui-ci utilisait un appareil pour changer sa voix. C'était le destin !
Après
deux épisodes calamiteux, 007 se devait de redresser
la barre, au risque d'être renommé triple zéro. Bien que considéré
comme l'un des épisodes les plus faibles, cela est quelque peu exagéré
tant il se révèle bien supérieur à sa réputation, et nous
réserve de bien beaux moments de bravoure.L'homme au pistolet d'or, le double négatif de James Bond, c'est Christopher Lee, acteur qui est, pour l'anecdote, le cousin de Ian Flemming. James Bond contre Dracula, il y avait de quoi saliver ! Si le duel ne s'avère pas tout à fait à la hauteur des espérances, il demeure fort plaisant.
Roger Moore se montre plus à l'aise dans le rôle, mais il ne se l'est pas encore tout à fait approprié. On est très étonné de le voir si impitoyable et de malmener une femme pour obtenir des renseignements. Une scène fort réussie, mais Roger Moore jugera à posteriori que son Bond ne devrait pas agir ainsi.
La bonne surprise du film demeure la présence de notre petit frenchy, le peintre-nain, reconverti acteur, Hervé Villechaize. Bras droit du très grand Christopher Lee, il parvient même à lui voler la vedette. A noter que, bien que français, il est malgré tout doublé en VF par Guy Pierrauld, la voix si caractéristique de Buggs Bunny.
Si la James Bond's girl principale, interprété par la suédoise Britt Ekland, est aussi belle que tarte, celle qui est interprété par une autre Suédoise, Maud Adams, est bien plus intéressante et aura même le privilège de tenir le rôle principal du film d'Octopussy. Mais ce ne sera pas le même personnage.
Lorsque il fut tourné, les arts martiaux étaient à la mode, notamment grâce à un certain Bruce Lee... Tourné à Honk-Kong, l'ambiance du film flaire bon les années 70 et son côté Karaté/Kung-fu donne un cachet un peu kitch, mais fort plaisant au film. Cela dit, le meilleur moment reste le duel final entre Bond et Scaramanga dans un labyrinthe psychédélique.
Censé apporter un peu d'humour, le shérif de l'épisode précédent revient. Bien que fort sympathique, son côté lourdaud peut vite exaspérer. Heureusement, on ne le reverra plus par la suite, Roger Moore pouvant très bie se débrouiller tout seul pour faire rire les spectateurs.
Plutôt original et doté d'un scénario qui sort des sentiers battus, ce film est agréable et marque la fin d'une époque. Avec le prochain, la saga prendra un virage à 180 degrés et Roger Moore marquera définitivement le rôle de son empreinte.
Pour
de nombreuses personnes, il s'agit de l'épisode charnière
de de la saga. C'est avec celui-ci que James Bond va basculer petit à
petit dans un monde cartoonesque, oubliant tout côté sérieux des films
d'espionnage d'antan. Beaucoup d'action, beaucoup d'humour,
beaucoup de gadgets... La nouvelle formule Bond est lancée, et qui mieux que Roger Moore pour donner goût à ce nouveau cocktail détonnant ?
Grace à ce film, il tenait enfin son Bond, éloignant
l'ombre de Connery qui n'avait pas cesser de planer au-dessus de
sa tête. Plus besoin de les comparer, ils représentaient désormais deux Bond
complètement différents et c'était tant mieux.
Qu'est-ce qui a tant marqué les esprits dans l'Espion qui m'aimait ? Je me contenterais de citer trois éléments essentiels. Tout d'abord, la James Bond girl interprétée par la future épouse du Beatles Ringo Starr, Barbara Bach, qui se fit malheureusement trop rare par la suite. Très charismatique, doté d'un cerveau et sachant même bien s'en servir, la belle a du répondant. La révolution féminine est en marche et elle en est la meilleure représentante possible. Elle finira tout de même par céder aux charmes de notre espion, faut pas abuser non plus. Avec ce rôle d'espionne russe, le film montre ainsi un rapprochement entre les camps ennemis, preuve du bon esprit des producteurs. On s'éloigne donc du cliché habituel des méchants soviétiques. Ce n'était pas la première fois que cela avait été fait (souvenez-vous de Bons Baiser de Russie), mais c'était la première fois que les deux camps étaient mis sur un véritable pied d'égalité. Et ça, c'est fair-play.
Requin (alias Jaws en VO), interprété par Richard Kiel, était l'autre révélation du film. Peut-être le méchant le plus connu de tous les James Bond, ce géant aux dents d'acier en aura traumatisé plus d'un ! Muet et quelque peu balourd, il donnera bien du fil à retordre à un Roger Moore qui, malgré son 1m85, passerait presque pour un nain à ses côtés. Éclipsant totalement le véritable méchant du film, interprété par Curd Jürgens et qui n'était pourtant pas des moins charismatiques, Requin passera tout son temps à prendre des coups et à tout détruire sur son passage. Ajoutant une touche d'humour non négligeable, Kiel est en grande partie responsable du succès du film, à n'en pas douter.
Pour finir, comment ne pas citer la superbe Lotus amphibie ? Tout simplement l'un des véhicules les plus marquant de James Bond, après la célèbre Aston Martin, bien entendu. Elle représentait à elle seule la nouvelle direction qu'allait prendre les Bond qui suivraient : toujours plus loin, toujours plus fort !
Aujourd'hui encore, ce film reste pour beaucoup leur James Bond préféré ou du moins, il est souvent considéré comme le meilleur épisode avec Roger Moore. Pourtant, à titre personnel, je trouve que le film a pris un léger coup de vieux. Peut-être est-ce dû à la musique un peu trop disco de Marvin Hamlisch ? Ce film reste néanmoins une valeur sûr, à n'en pas douter.
Si certains puristes n'ont pas accroché à ce nouveau Bond, le producteur Albert Broccoli a fait preuve d'audace en révolutionnant radicalement la saga. Si l'Espion qui m'aimait n'avait pas marché, James Bond aurait pu s'arrêter là, après trois opus "discutables". Mais le public fit un véritable triomphe à ce Bond nouvelle génération qui avait su s'adapter à son époque. Roger Moore était enfin adopté. Son Bond avait un avenir devant lui. Un très bel avenir.
Qu'est-ce qui a tant marqué les esprits dans l'Espion qui m'aimait ? Je me contenterais de citer trois éléments essentiels. Tout d'abord, la James Bond girl interprétée par la future épouse du Beatles Ringo Starr, Barbara Bach, qui se fit malheureusement trop rare par la suite. Très charismatique, doté d'un cerveau et sachant même bien s'en servir, la belle a du répondant. La révolution féminine est en marche et elle en est la meilleure représentante possible. Elle finira tout de même par céder aux charmes de notre espion, faut pas abuser non plus. Avec ce rôle d'espionne russe, le film montre ainsi un rapprochement entre les camps ennemis, preuve du bon esprit des producteurs. On s'éloigne donc du cliché habituel des méchants soviétiques. Ce n'était pas la première fois que cela avait été fait (souvenez-vous de Bons Baiser de Russie), mais c'était la première fois que les deux camps étaient mis sur un véritable pied d'égalité. Et ça, c'est fair-play.
Requin (alias Jaws en VO), interprété par Richard Kiel, était l'autre révélation du film. Peut-être le méchant le plus connu de tous les James Bond, ce géant aux dents d'acier en aura traumatisé plus d'un ! Muet et quelque peu balourd, il donnera bien du fil à retordre à un Roger Moore qui, malgré son 1m85, passerait presque pour un nain à ses côtés. Éclipsant totalement le véritable méchant du film, interprété par Curd Jürgens et qui n'était pourtant pas des moins charismatiques, Requin passera tout son temps à prendre des coups et à tout détruire sur son passage. Ajoutant une touche d'humour non négligeable, Kiel est en grande partie responsable du succès du film, à n'en pas douter.
Pour finir, comment ne pas citer la superbe Lotus amphibie ? Tout simplement l'un des véhicules les plus marquant de James Bond, après la célèbre Aston Martin, bien entendu. Elle représentait à elle seule la nouvelle direction qu'allait prendre les Bond qui suivraient : toujours plus loin, toujours plus fort !
Aujourd'hui encore, ce film reste pour beaucoup leur James Bond préféré ou du moins, il est souvent considéré comme le meilleur épisode avec Roger Moore. Pourtant, à titre personnel, je trouve que le film a pris un léger coup de vieux. Peut-être est-ce dû à la musique un peu trop disco de Marvin Hamlisch ? Ce film reste néanmoins une valeur sûr, à n'en pas douter.
Si certains puristes n'ont pas accroché à ce nouveau Bond, le producteur Albert Broccoli a fait preuve d'audace en révolutionnant radicalement la saga. Si l'Espion qui m'aimait n'avait pas marché, James Bond aurait pu s'arrêter là, après trois opus "discutables". Mais le public fit un véritable triomphe à ce Bond nouvelle génération qui avait su s'adapter à son époque. Roger Moore était enfin adopté. Son Bond avait un avenir devant lui. Un très bel avenir.
Moonraker fut, jusqu'à Goldeneye, la plus grosse
recette de la saga James Bond. Véritable délire, porté par la vague à succès de La Guerre des étoiles,
le public se précipita en masse pour voir les aventures spatiales du
plus flegmatique des
agents secrets. James Bond ne trouvait plus d'adversaire à sa taille
sur terre ? Il partirait donc le chercher dans l'espace !
La scène d'ouverture du film annonçait la couleur : côté spectaculaire, on allait en avoir pour notre argent. L'intro est l'une des meilleures qui soit, et la cascade en pleine chute libre est impressionnante, même aujourd'hui. Je devrais plutôt dire "surtout aujourd'hui" puisqu'à l'époque, les images de synthèses ne se chargeaient pas de tout le travail. Les cascadeurs réalisèrent là un véritable travail d'orfèvre.
C'est avec joie que l'on assiste au retour de Requin, preuve de son immense popularité auprès du public. Cela dit, cette fois son côté comique gros balourd est trop forcé, ce qui le rendra moins terrifiant et marquant.
A partir de Moonraker, la France allait être bien représentée dans la saga, puisque notre pays coproduira désormais la franchise. Michael Longsdale fut un méchant admirable et la belle Corinne Cléry s'imposa dans un rôle court, mais beaucoup plus marquant que celui de la James Bond girl principale, interprété par l'Américaine Lois Chiles. Amusant, on peut même y voir un tout jeune et fluet Georges Beller (sa voix est doublée en VO), ce qui ravira les nostalgiques de "Jeux sans frontière".
Roger Moore ayant trouvé ses repères dans l'épisode précédent, il cabotine pas mal, mais sans jamais franchir la ligne.
Malgré son carton incroyable, cet épisode est loin de faire l'unanimité. Beaucoup le considère comme l'épisode "Too much", ce "too much" sera pourtant largement pulvérisé par le dernier Pierce Brosnan, Meurs un autre jour. Pourtant, les deux premiers tiers du film sont très "terre à terre" et c'est uniquement le dernier tiers qui se déroule dans l'espace. Bien sûr, Bond va loin dans le délire, mais tout en restant finalement assez cohérent. Le film s'avère plutôt bon en définitive, et le public le réhabilite souvent après l'avoir revu.
C'est dans Moonraker que Bernard Lee, le légendaire M, tire sa révérence. Gravement malade, il ne pourra participer au suivant. C'est donc avec beaucoup d'émotion que l'on quitte ce grand acteur ayant endossé ce rôle 11 fois, avec beaucoup de talent et de sobriété.
La scène d'ouverture du film annonçait la couleur : côté spectaculaire, on allait en avoir pour notre argent. L'intro est l'une des meilleures qui soit, et la cascade en pleine chute libre est impressionnante, même aujourd'hui. Je devrais plutôt dire "surtout aujourd'hui" puisqu'à l'époque, les images de synthèses ne se chargeaient pas de tout le travail. Les cascadeurs réalisèrent là un véritable travail d'orfèvre.
C'est avec joie que l'on assiste au retour de Requin, preuve de son immense popularité auprès du public. Cela dit, cette fois son côté comique gros balourd est trop forcé, ce qui le rendra moins terrifiant et marquant.
A partir de Moonraker, la France allait être bien représentée dans la saga, puisque notre pays coproduira désormais la franchise. Michael Longsdale fut un méchant admirable et la belle Corinne Cléry s'imposa dans un rôle court, mais beaucoup plus marquant que celui de la James Bond girl principale, interprété par l'Américaine Lois Chiles. Amusant, on peut même y voir un tout jeune et fluet Georges Beller (sa voix est doublée en VO), ce qui ravira les nostalgiques de "Jeux sans frontière".
Roger Moore ayant trouvé ses repères dans l'épisode précédent, il cabotine pas mal, mais sans jamais franchir la ligne.
Malgré son carton incroyable, cet épisode est loin de faire l'unanimité. Beaucoup le considère comme l'épisode "Too much", ce "too much" sera pourtant largement pulvérisé par le dernier Pierce Brosnan, Meurs un autre jour. Pourtant, les deux premiers tiers du film sont très "terre à terre" et c'est uniquement le dernier tiers qui se déroule dans l'espace. Bien sûr, Bond va loin dans le délire, mais tout en restant finalement assez cohérent. Le film s'avère plutôt bon en définitive, et le public le réhabilite souvent après l'avoir revu.
C'est dans Moonraker que Bernard Lee, le légendaire M, tire sa révérence. Gravement malade, il ne pourra participer au suivant. C'est donc avec beaucoup d'émotion que l'on quitte ce grand acteur ayant endossé ce rôle 11 fois, avec beaucoup de talent et de sobriété.
Malgré l'immense succès public de Moonraker, un retour aux sources radical fut décidé. Bond était-il allé trop loin ? Les budgets des effets spéciaux étaient-ils trop élevés ? Peut-être voulait-on retrouver le Bond des origines, tout simplement.
Le nouveau réalisateur attitré, John Glen, nous proposa avec Rien que pour vos yeux, un film beaucoup plus sobre, moins comique et diablement réussi. Afin de montrer la cassure avec les deux épisodes précédents, John Glen commença par détruire la célèbre Lotus de l'Espion qui m'aimait, dont le système anti-vol laisse quand même à désirer. Le ton était donné.
Ceux qui s'étaient habitués aux épisodes excentriques de Roger Moore risquent d'être vraiment surpris, car Rien que pour vos yeux se veut beaucoup plus réaliste en proposant un Bond plus humain et plus proche de celui des romans. La démesure n'est plus au rendez-vous : le méchant, par exemple, n'est pas un immense mégalo, mais juste un vulgaire petit trafiquant. La James Bond girl ? Une toute jeune Carole Bouquet (doublée en VO par une actrice vraiment médiocre), loin de jouer les bimbos et que James Bond ne tentera pas à tout prix de mettre dans son lit. Quelque part, ça fait du bien.
Mais les cascades et poursuites, assurées par l'équipe talentueuse de notre Rémy Julienne national, sont toujours au rendez-vous. On sera d'ailleurs très surpris de découvrir les ressources cachée de notre bonne vieille 2 Chevaux ! Sans parler de cette superbe séquence à ski qui, sans égaler celle d'Au Service secret de sa majesté, fera bien monter l'adrénaline. Mais le clou du spectacle sera sans doute cette formidable séquence d'escalade qui donnera bien des frissons à tous les acrophobes.
L'intro fait réapparaitre enfin l'ennemi numéro 1 de James Bond que l'on n'avait plus revu depuis le dernier Sean Connery. Même s'il n'est pas implicitement nommé pour des problèmes de droits (sic), impossible de ne pas reconnaitre Blofeld et son fidèle matou. Fait rare, on note également une continuité avec les précédents épisodes, Bond apportant des fleurs à sa défunte femme.
L'une des scènes les plus marquantes est peut-être celle où découvrons un Roger Moore beaucoup moins cool qu'à l'accoutumé, où il tue de sang-froid un immonde salopard. Roger Moore n'était d'ailleurs pas très chaud pour la faire au départ et, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela aurait été bien dommage tant son geste s'avère purement Bondien.
A noter que c'est grâce à ce film que Pierce Brosnan, futur Bond, sera repéré par les producteurs, sa femme y jouant un petit rôle.
En fait, seule la musique de Bill Conti parvient un peu à gâcher le plaisir. Si sa partition sur Rocky n'a pas pris une ride, elle semble ici terriblement datée et sonne vraiment trop années 80. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de sa merveilleuse chanson qui accompagne le bien beau générique de Maurice Binder. Ce dernier innovera quelque peu puisque, pour la première fois, l'interprète de la chanson y sera visible. La chanteuse étant fort belle, les auteurs ont dû se dire que c'était... rien que pour nos yeux !
Lorsque l'on découvre cet avant dernier épisode avec Roger
Moore, un constat saute aux yeux : ce dernier commence vraiment à se faire vieux.
Après le "Moore copie Connery", après le "Moore spectaculaire", après le "Moore réaliste"... voilà le "Moore Bollywood" !
Le film Octopussy réserve quelques séquences jouant beaucoup sur le mythe James Bond, le tournant, volontairement, ou pas, en dérision.
Le nombre de James Bond girl n'a jamais été aussi grand, mais c'est pourtant une ancienne de la maison, Maud Adams, Bond girl marquante de L'Homme au pistolet d'or, qui rempile dans le rôle titre. D'un age mur, elle est parfaite pour Moore, qui pourrait passer pour un pervers pépère avec des conquêtes un peu trop jeunes au cou. Encore une fois, c'est une femme forte que l'on voit dans ce film, et le mythe des cruches de la saga commence sérieusement à prendre du plomb dans l'aile.
Le méchant est délicieux. Interprété à plus de 60 ans par le marseillais Louis Jourdan, un des rares acteurs français plus connu à l'étranger que dans nos contrés, il amène beaucoup de classe à un rôle pourtant bien classique au départ. Son bras droit est interprété par Kamir Bedi, célèbre acteur Indou ayant trouvé fortune et gloire en Italie, puisqu'il y a interprété le fameux personnage de Sandokan. Ce duo de méchant est parfait et participe grandement à la réussite du film. Le méchant Russe, interprété par Steven Berkoff, en fera par contre beaucoup trop.
Bien qu’extrêmement plaisant à suivre, impossible de ne pas savourer ces décors exotiques exceptionnels, bourré de scènes spectaculaires, les cascadeurs vont de plus en plus loin pour notre plus grand plaisir, le film baigne dans une ambiance trop inhabituelle pour un Bond, et l'auto dérision désamorce un peu trop souvent la tension. Entre la séquence où les jeunes auto stoppeurs se foutent de Bond et le moment où ce dernier se déguise en clown, notre agent secret n'a jamais été autant maltraité. Comme une cassure avec le public qui commence à lui préférer des anti-héros, le mythe Bond est en danger. Octopussy est rarement le Bond préféré des fans, mais il s'avère pourtant de très bonne facture et vieilli plutôt bien. Le retour de John Barry à la musique fait beaucoup de bien et certaines scènes, plus dures, font vraiment mouche. La scène de chasse à l'homme, inspirée par Les chasses du Comtes Zaroff, le suspens avec la bombe... Si seulement on avait retiré quelques passages un peu trop parodiques, tel ce Bond qui crie comme... Tarzan et se déguise en gorille, nul doute qu'Octopussy aurait laissé un meilleur souvenir à beaucoup de monde. Un bon cru à redécouvrir malgré tout.
Après le "Moore copie Connery", après le "Moore spectaculaire", après le "Moore réaliste"... voilà le "Moore Bollywood" !
Le film Octopussy réserve quelques séquences jouant beaucoup sur le mythe James Bond, le tournant, volontairement, ou pas, en dérision.
Le nombre de James Bond girl n'a jamais été aussi grand, mais c'est pourtant une ancienne de la maison, Maud Adams, Bond girl marquante de L'Homme au pistolet d'or, qui rempile dans le rôle titre. D'un age mur, elle est parfaite pour Moore, qui pourrait passer pour un pervers pépère avec des conquêtes un peu trop jeunes au cou. Encore une fois, c'est une femme forte que l'on voit dans ce film, et le mythe des cruches de la saga commence sérieusement à prendre du plomb dans l'aile.
Le méchant est délicieux. Interprété à plus de 60 ans par le marseillais Louis Jourdan, un des rares acteurs français plus connu à l'étranger que dans nos contrés, il amène beaucoup de classe à un rôle pourtant bien classique au départ. Son bras droit est interprété par Kamir Bedi, célèbre acteur Indou ayant trouvé fortune et gloire en Italie, puisqu'il y a interprété le fameux personnage de Sandokan. Ce duo de méchant est parfait et participe grandement à la réussite du film. Le méchant Russe, interprété par Steven Berkoff, en fera par contre beaucoup trop.
Bien qu’extrêmement plaisant à suivre, impossible de ne pas savourer ces décors exotiques exceptionnels, bourré de scènes spectaculaires, les cascadeurs vont de plus en plus loin pour notre plus grand plaisir, le film baigne dans une ambiance trop inhabituelle pour un Bond, et l'auto dérision désamorce un peu trop souvent la tension. Entre la séquence où les jeunes auto stoppeurs se foutent de Bond et le moment où ce dernier se déguise en clown, notre agent secret n'a jamais été autant maltraité. Comme une cassure avec le public qui commence à lui préférer des anti-héros, le mythe Bond est en danger. Octopussy est rarement le Bond préféré des fans, mais il s'avère pourtant de très bonne facture et vieilli plutôt bien. Le retour de John Barry à la musique fait beaucoup de bien et certaines scènes, plus dures, font vraiment mouche. La scène de chasse à l'homme, inspirée par Les chasses du Comtes Zaroff, le suspens avec la bombe... Si seulement on avait retiré quelques passages un peu trop parodiques, tel ce Bond qui crie comme... Tarzan et se déguise en gorille, nul doute qu'Octopussy aurait laissé un meilleur souvenir à beaucoup de monde. Un bon cru à redécouvrir malgré tout.
S'il
y a bien un film qui m'a longtemps fait rêver, c'est bien
celui-ci ! Et pourtant... je ne l'avais pas vu ! Attention, moment "je raconte ma vie" : ma cousine était allée le voir au cinéma et l'avait adoré. Elle me l'avait alors
raconté dans les moindres détails et j'avais imaginé ce
film d'après sa très fidèle transcription ! Elle possédait même le
superbe 45 tours du générique de Durand Durand, une chanson superbe !
J'ai vu le film bien des années plus tard et je l'ai
vraiment adoré. Peut-être n'était-il pas à la hauteur de mon
"fantasme", mais vraiment quel pied ! Ainsi, quel ne fut pas mon
étonnement lorsque j'appris que Dangereusement Votre
était l'un des épisodes les moins apprécié du public et des critiques !
Il est vrai que Roger Moore était vraiment trop vieux pour le rôle.
Papy faisait de la résistance pour une ultime fois... Mais à part ça,
que peut-on réellement reprocher à cet ultime épisode ? Son casting
est somptueux : on y retrouve le majestueux Christopher Walken
en méchant, l’impressionnante Grace Jones qui joue son acolyte, ainsi que
le génial Patrick Macnee, qui rejoint le cercle des
acteurs de Chapeau Melon et bottes de cuir ayant joué dans un opus de la saga James Bond. Le scénario est très intéressant et caractéristique de l'époque ,
puisqu'il est centré sur la célèbre Silicon Valley et
l'informatique en général, qui étaientt en train de révolutionner le
monde et son fonctionnement. L'ambiance urbaine et la noirceur du film
étaient bienvenues, avec un joli voyage qui nous promenait
de Paris à San Francisco. Quant aux scènes d'actions, elles étaient
des plus réussies, bien qu'on voyait bien que Roger Moore était trop
souvent doublé, même pour lever un peu la jambe.
Non
vraiment, je n'ai jamais compris un tel rejet pour un film qui est
tout simplement l'un des meilleurs de la saga selon moi ! Certains
préfèrent peut-être compter les rides de Roger Moore plutôt
que d'apprécier le spectacle. On a beaucoup craché sur le belle
Tanya Robert qui n'est sans doute pas une James Bond girl des plus
intéressantes, mais qui s'en tire quand même plutôt bien.
Il est vrai, encore une fois, que la différence d'age entre Moore et
elle rende une romance moins crédible, mais comme Bond est
loin de pouvoir la mettre dans son lit dès la première scène, ça
passe assez bien. A noter la première apparition de Dolph Lundgren
dans un petit rôle muet et mineur, qui était alors le petit ami de Grace Jones à l'époque. Également à l'écran, Alison Doody, future Indiana
Jones girl.
Avec Dangereusement Votre, Roger Moore quittait donc James Bond de fort belle manière, n'en
déplaise à certains. Mais le public ne se déplaça pas en masse pour assister à
son ultime apparition. Has been Bond ? Un peu. Et la fin
des années 80 allait être sans pitié pour James Bond et son nouvel
interprète Timothy Dalton, pourtant incroyablement talentueux.
Le bilan de Roger Moore est loin d'être mauvais et même s'il ne
remplaça jamais Sean Connery dans le cœur de certains fans, il parvint à
trouver son propre style dès son troisième essai. En toute franchise, s'il s'était contenté de suivre le chemin tracé par Sean Connery, la série
se serait vite essoufflée. Si l'on regarde bien son bilan, Roger Moore a
peut-être bien plus varié son parcours que Sean
Connery, en se montrant tantôt excessif, tantôt sérieux, tantôt rigolard, tantôt
parodique... Moore ne laisse finalement jamais indifférent. Peut-être moins crédible dans le
rôle, il est pourtant plus british et plus
classe. Il est amusant de constater que, si Connery EST Bond pour
beaucoup, son rôle lui aura moins collé à la peau que pour Roger Moore. Ce
dernier n'aura plus jamais joué de rôle véritablement marquant par
la suite, et on l'identifiera toujours à James Bond, même si ses rôles antérieurs de
Simon Templar et Brett Sinclair reviennent aussi sur le tapis.
Finalement, ses films ont très bien vieilli et sa période
est peut-être la plus agréable à suivre de toutes. Chapeau monsieur Moore,
vous étiez un Bond superbe !
samedi 20 mai 2017
samedi 13 mai 2017
[News] : C'est de la Bombe, bébé !
Vous le savez, je suis un éternel insatisfait. Aussi, dès que l'occasion se pointe pour améliorer mon travail précédent, je n'hésite pas à revenir sur mes anciens repacks. Et parmi mes grosses insatisfactions, se trouvaient deux films avec Bud Spencer dont la piste française, issue de diverses VHS au son plus que médiocre, ne faisaient pas honneur à la magnifique restauration vidéo.
Faut pas pousser avait même plusieurs passages au son particulièrement mauvais. VirDaucalis m'a généreusement envoyé un tas de vieux enregistrements d'époque, et cette version issue de la 5 avait un son déjà largement meilleur. Mais l'éditeur Canadien Axia est arrivé et à sortie une édition DVD au son encore meilleur. Je critique suffisamment les éditeurs pour leurs bévues pour ne pas les féliciter quand ils font de l'excellent travail, aussi, j'aimerai vraiment dire bravo à l'éditeur pour son magnifique travail. Les gens de chez Axia ne se sont absolument pas contentés de reconstituer le montage français un peu bâtard et tronqué, mais ils ont réalisé, un peu comme je le fait souvent, une version où tous les passages muets absents du montage français ont été réinsérés, sans que l'on ne puisse entendre la transition entre les deux pistes. De plus, ils ont corrigé une transition foiré sur la musique, rendant le tout vraiment propre et homogène. Vraiment de l'excellent boulot comme je n'en ai tout simplement jamais vu.
Du coup, en plus de la nouvelle version intégrale avec passages en VOST, j'ai également réalisé un montage 100% en français en HD. Et il n'y a plus que 10 minutes de différence entre les deux montages, au lieu d'une bonne vingtaine. C'est beau. Je sais que certains aiment avoir les deux versions, ou même seulement une qui n'est qu'en français, ils peuvent donc être satisfaits.
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Pour Capitaine Malabar, dit la Bombe, la donne est malheureusement bien différente. Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour me rendre compte... qu'Axia avait utilisé la piste son de mon repack. Certains choses ne trompent pas, j'ai retrouvé certaines coupes que j'avais fait aux même endroits. Attention, avant de trouver ça ignoble ou je ne sais quoi, sachez que les ayant-droit ne fournissent plus forcément les doublages et que les éditeurs doivent se débrouiller comme ils le peuvent. Et il n'est pas dit que la piste ne leur a pas été fournie, sans qu'ils ne sache d'où elle provienne. En tout cas, ils ne devaient pas avoir accès à une piste de meilleure qualité, et c'est dommage. Ce qui est tout aussi dommage, c'est que je possédais désormais un enregistrement télé donné par VirDaucalis, qui possédait un son incroyablement meilleur ! J'aurais pu le leur fournir à la place.
Ceci dit, j'ai remarqué que la piste son de cet enregistrement comportait quelques défauts que j'ai essayé de corriger en mélangeant plus sieurs pistes. Mais pas mal de ces défauts se retrouvaient sur toutes les pistes, ce qui veut dire que l'enregistrement est abimé depuis assez longtemps. Mais il n'y a rien de grave, je vous rassure.
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Au passage, j'en ai profité pour réaliser un nouveau rip un peu plus grand et de meilleure qualité. Logiquement, on devrait avoir là des versions quasi définitives pour ces films.
Enfin pour finir, je remercie JP pour m'avoir fait don des DVD Canadiens, et VirDaucalis pour m'avoir fait don de ses précieux enregistrements d'époque.
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