Le seul et unique Boss nous a quitté le 14 septembre à l'âge plus que respectable de 95 ans. Et s'il n'avait peut-être pas une gueule de porte-bonheur, c'est aussi pour ça qu'on l'aimait tant notre Henry Silva.
Après avoir fait une ultime apparition et un clin d’œil éclair dans le Ocean's Eleven de 2001, lui qui avait joué dans l'original de 1960, Henry Silva avait pris sa retraite définitive, laissant derrière
lui une filmographie inégale, mais où sa présence au casting ne laissera jamais
indifférent. Et bien qu'il ait fait une belle petite carrière en Italie, c'est sans doute nos amis transalpins qui lui offriront ses meilleurs rôle d'ailleurs, il n'aura curieusement tourné que dans un seul et unique western européen, le très bon Du Sang dans la montagne de Carlo Lizzani, que je vous ai proposé il y a quelques temps, on pourrait aussi compter Buck le loup, mais difficile de le considérer comme un vrai western aussi. Les retardataires et autres étourdis peuvent toujours retrouver les deux films sur mon blog.
Avec son visage impassible, Henry Silva aura été un des méchants les plus inoubliables du cinéma italien et américain, bien qu'il lui arrivait aussi de jouer les gentils (mais pas trop) comme dans "La Rançon de la peur" où il campait un commissaire désabusé devant tant de violence. Pour l'anecdote, Quentin Tarantino, le faquin fan de Godard qui a traité Truffaut de grosse truffe, s'était inspiré de son duo de grangsters avec Woody Strode dans L'Empire du crime de Fernando Di Leo pour créer le duo John Travolta et Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction. Adieu Henry Silva, on ne t'oubliera pas.


