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Les repacks proposés ici sont des versions inédites, non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog n'a aucun but commercial, et ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète, ou sur simple demande de l'ayant droits. Si la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Si un repack est retiré, c'est pour de bonnes raisons, inutile de me demander de le remettre.

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vendredi 28 octobre 2016

[News] : Terence Hill et Bud Spencer... le jeu vidéo !


Ça n'est encore qu'un projet, mais vous ne rêvez pas : un jeu vidéo réunissant nos deux vedettes est envisagé !
Il s'agirait bien entendu d'un jeu de baston à la Double Dragon, Streets of Rage ou Final Fight, pour ne citer que les références les plus connues, fait à la mode pixel arts, c'est à dire dans un genre rétro du plus bel effet. Le tout serait entremêlé de mini-jeux (course de buggy, concours de saucisses et de bières, bouffage intempestif de fayots !...). Et franchement, la vidéo a déjà bien de la gueule !
Ce serait prévu pour Décembre 2017... si le financement de 130.000€ est réuni.
Car c'est un projet Kickstarter, c'est à dire qu'il est financé par nous, les fans, car aucune boite ne se risquerait de le sortir dans le commerce, malheureusement. Si les développeurs parviennent à réunir la somme, le projet sera lancé ! A savoir que si jamais le but n'est pas atteint, aucun centime ne nous sera prélevé, vous n'êtes débitez que si le but est atteint. Franchement, c'est un excellent système et cela a permit de monter des projets excellents.
Vous pouvez donner à partir de 5€, mais le mieux c'est de donner au moins 15€, car comme ça, vous aurez directement le jeu à sa sortie sans plus rien payer d'autre, donc franchement, ça vaut plus que le coup, non ? Pour le moment, c'est prévu sur PC et Mac, mais il n'est pas impossible que le jeu sorte aussi sur consoles Xbox One et Playstation 4. Le jeu tournera en tout cas sur de vieilles configs PC, donc si vous n'avez pas une machine gamer, il n'y a pas trop de quoi s'inquiéter.
Personnellement, c'est le 4eme projet que je soutiens sur Kickstarter, puisque j'ai participé au financement du dernier jeu de Tex Murphy, de celui des Chevaliers de Baphomet 5 et de celui très attendu de Shenmue 3.

MISE A JOUR du 12/12/2016 : Le projet a été financé ! S'il ne devrait pas y avoir de version console, l'objectif des 250.000€ était quand même assez haut pour un jeu de ce calibre, on n'aura bien droit à notre version PC qui tournera sûrement sur de vieilles machines et, c'est fondamental, comme le palier des 200.000€ a été dépassé, on aura également droit aux musiques originales des films ! Ouf ! Sans ça, cela aurait été moins sympa. Vivement Décembre 2017, maintenant !

Une vidéo alléchante, non ?

jeudi 20 octobre 2016

[Bad News] : Son nom était Valerii


... et c'était quelqu'un. La nouvelle n'a pas échappé aux aficionados du western italien, mais l'un des derniers maîtres du genre nous a quitté le 13 octobre 2016 à 82 ans.

Si en France, on aime résumer la carrière de l'ancien assistant de Sergio Leone au seul film, Mon nom est Personne ( disponible dans une très belle édition Blu-ray),  chez les connaisseurs, on sait bien que l'ami Valerii c'est aussi d'autres petites merveilles, dont certaines que vous avez peut-être découvert ici même.
Premier film, premier western : Lansky, l'homme à la carabine (Per il gusto di uccidere) en 1966 avec Craig Hill dans son premier western italien. Dans cette première œuvre méconnue, Valerii cherche encore son style et se s'évertue surtout et avant tout à (bien) appliquer ce qu'il a appris au côté de Sergio Leone. Le film demeure très réussi et lance la carrière du réalisateur. Hélas, triple hélas, la VF du film semble désormais introuvable, ce qui complique la sortie d'une édition chez nous (la VOST, surtout quand ce n'est pas de l'anglais, est toujours un gros risque pour les éditeurs). A savoir qu'il existe également une version du film avec une fin différente, d'après ceux qui ont eu la chance de le voir au cinéma à l'époque.
Les choses sérieuses commencent dès son second film, avec un premier chef d’œuvre, malheureusement arrivé en version tronquée chez nous : Les Derniers jours de la colère (I giorni dell'ira) en 1967 avec Lee Van Cleef et Giuliano Gemma. Magnifié par la musique de Riz Ortolani, le film de Valerii détourne à merveille les codes du jeune loup formé par le vieux briscard, pour le transformer en film étonnamment plus complexe. Rien n'est à jeter, on est face à un petit bijou, sans aucun doute. Vous pouvez trouver le repack du film en HD sur mon blog, rien qu'en clickant sur le titre.


Il fallut attendre deux ans pour voir enfin débarquer le 3eme film de Valerii, puisque ce n'est qu'en 1969 qu'il réalise son troisième film, Texas (Il Prezzo del Potere), toujours avec Giuliano Gemma.  Une fois de plus très original, cette fois, ce n'est rien moins que l'assassinat de JFK qui est transposé dans l'univers impitoyable du western italien. Encore une fois, on est face à un véritable chef d’œuvre du genre, et encore une fois, le film arrive en France dans une version au montage charcuté. Mais cette fois, c'est à l'extrême, et l'adaptation française en modifie complètement le sens et ne veut plus dire grand chose. Pour couronner le tout, la VF est réalisée par une équipe au rabais, ce qui le rend parfois tout simplement inaudible. Le film est donc à découvrir en VO italienne pour être apprécié à sa juste valeur. Après être passé en case repack ici même, le film est sorti chez l'éditeur Artus en DVD il y a quelques années. Les italophones qui n'ont pas besoin de sous-titres, peuvent même se tourner vers le Blu-ray Allemand. Mais prenez quand même le DVD, ne serait-ce que pour profiter de la présentation de notre spécialiste Curd Ridel, le plus grand fan de Giuliano Gemma au monde (après ses enfants !)
Tonino Valerii abandonne temporairement le western pour signer une double parenthèses avec des genres très en vogue à l'époque. Tout d'abord, il réalise en 1970 une œuvre érotique, tirée d'un roman du même nom qui fit scandale et qui porte un nom bien mystérieux: Une fille nommée Julien (La ragazza di nome Giulio). Son actrice principale est la belle Silvia Dionisio, ex-épouse de Ruggero Deodato (Cannibal Holocaust). Valerii ne sait pas faire comme tout le monde, alors ne pensez pas voir une comédie assez navrante avec des tétons qui pointeraient leur bout de temps à autres. Non, son film qui narre à la base les tribulations amoureuses d'une jeune femme (appelé comme un garçon, en l'honneur de son défunt père), s'avère profondément psychologique et pessimiste. Une certaine critique n'hésita pas à considérer le film comme prétentieux et réalisé comme un roman-photo, mais le film marqua les esprits. Une fille nommée Julien est (presque) totalement à part dans la filmographie de Valerii, et c'est aussi le seul de ses films où le réalisateur s'offre une apparition. Si la télévision italienne le diffuse régulièrement, c'est toujours dans une version censurée.

En 1972, il se lance comme tous ses camarades dans le Giallo avec Folie meurtrière (Mio caro assassino). Le film met tout de même en vedette quelques acteurs très typés western, tels que George Hilton et William Berger. L'horrible doublage anglais se permet d'ailleurs de balancer une grosse pique à Sergio Corbucci, puisque lors d'une scène, le film Django est qualifié de mauvais western. Ceci n'est fort heureusement pas présent dans la VO et la VF du film. Bien que plutôt réussi, ce sera son unique incursion dans le Giallo. Vous pouvez retrouver le film en DVD chez le défunt et courageux éditeur Neo Publishing pour une poignée de fayots. Seul problème : la VO italienne n'est pas inclue, mais la VF n'est heureusement pas trop mal.
La même année, Valerii revient au western avec une sorte de remake des 12 salopards : Une raison pour vivre, une raison pour mourir ( Una ragione per vivere, e una per morire) avec James Coburn et Bud Spencer. Sans être au niveau de ses deux précédents westerns, ce film à la production luxueuse que je vous ai récemment proposé en version intégrale, s'avère une fois encore très solide dans sa réalisation.
Son film suivant sera le célèbre Mon nom est Personne ( Il mio nome è Nessuno) produit en 1973 par son ami Sergio Leone. Ce sera cette fois une œuvre bien plus originale, puisqu'elle signera une sorte de passage de témoin entre le western italien dit "sérieux" avec le western plus comique, type Trinita, qui commençait à envahir les salles de cinéma. Terence Hill a toujours répété qu'il s'agissait de son film personnel préféré. Si le film symbolisa la fin d'un age d'or, il signa aussi le début d'une brouille entre Valerii et Leone. Il se dit que ce dernier considéra bêtement le film trop réussi, et craigne que cela puisse lui faire de l'ombre. Il se mit alors à crier sur tous les toits, et aux trop nombreuses personnes qui voulurent l'entendre, qu'il était en réalité le véritable auteur du film. S'il est vrai que Valerii se montra parfois un peu dépassé et que Leone lui vint en aide pour tourner quelques scènes, cela reste tout de même avant tout un film de Valerii et non de Leone. Aujourd'hui encore, de nombreuses personnes préfèrent penser ça, trouvant peu correct d'aimer un western italien qui ne soit pas signé du seul digne représentant du genre (sic). Forcément, Valerii le prit très mal et dû s'époumoner durant des années à revendiquer la paternité de son œuvre. Comme on peut le ressentir dans l'interview disponible sur le DVD et le Blu-ray, on sent bien que cette blessure ne s'est jamais réellement refermée. Ce sera son dernier western.


Après ce sommet critique et public (4,7 millions de spectateurs, rien qu'en France), la carrière de Valerii va curieusement décliner. Il faudra attendre encore deux ans pour le voir réaliser un nouveau film. C'est donc en 1975 qu'il s'essaye à un autre genre en vogue, le polar italien avec Profession garde du corps (Vai, Gorilla !) avec Fabio Testi en tête d'affiche. Le film est violent, il est même interdit aux moins de 18 ans en Italie, et c'est une réussite. S'il remporte un franc succès en Italie, à l'étranger, il semble noyé dans le genre. Un film jouissif a redécouvrir, mais pas évident à trouver.

Ça se gâtent réellement en 1977, lorsque Valerii réalise Les Requins du désert (Sahara Cross) avec une autre grande vedette du cinéma italien, Franco Nero, mais aussi notre bon Michel Constantin national. S'il n'a pas l'ambition de ses plus grandes œuvres, il s'agit d'un film d'aventure fort divertissant qui prouve entre autre une fois encore les qualités techniques de réalisateurs. Pour l'anecdote, il s'agit du premier film italien à faire usage de la fameuse steadycam, popularisée par Stanley Kubrick dans son Shining. Le film ne remporta pas le succès espéré et Tonino Valerii commencera, ironiquement, sa propre traversée du désert. Il se tournera désormais vers la production télévisée, sans grand éclat. A noter que le film bénéficie d'une très belle VF, avec notamment Dominique Paturel pour doubler Franco Nero, et que celle-ci est disponible sur le DVD allemand. L'image n'est pas extra (c'est limite une VHS), mais le son est parfait.

Les Requins du désert (bande-annonce française)

En 1986, soit près de 10 ans après son précédent long-métrage, il revient enfin au cinéma et s'essaye de nouveau à l'érotisme avec l'inédit en France, Senza scrupoli avec Sandra Wei (Histoire d'O - Retour à Roissy). On se demande bien ce qui a pu motiver Valerii à revenir au cinéma avec un film pareil, le résultat s'avérant plutôt médiocre. Étonnamment, le film remporte un grand succès en Italie (plus d'un milliard de lires de recette !) et devint même culte, au point d'entrainer une suite ignoble que Valerii refusa de réaliser. Ce sera donc Carlo Aussina, réalisateur de séries Z, qui commettra l'acte en 1991, avec au casting la star du porno Virna Aloisio Bonino, alias Barbarella ! Comme pour Une fille nommée Julien, le film n'est diffusé à l'a télévision italienne qu'en version censurée. Pour les plus courageux, il faudra donc se tourner vers la rarissime VHS italienne pour pouvoir le visionner en  version intégrale.
Curieusement revigoré par ce succès surprise, il enchaine, dès l'année suivante avec deux films d'action, malheureusement en mode mineur, puisque ni le policier Sicilian Connection, coproduit avec le Japon et avec le grand Toshiro Mifune, ni le film de guerre La sporca insegna del coraggio, ne resteront dans les mémoires. Le cinéma de genre italien est désormais tombé dans une crise profonde, crise dont il n'est jamais d'ailleurs vraiment sorti, et le résultat a l'écran a bien du mal à faire illusion face aux grosses productions américaines de l'époque. A oublier.
Valerii repart donc à la télévision pour une dizaine d'année. Et c'est en 1997 qu'il va tourner ses deux derniers films de manière assez confidentielle. Tout d'abord, Una Vacanza all'inferno avec Giancarlo Giannini et l'américain F.Murray Abraham. Inspiré d'une histoire vraie, le film rappelle énormément Midnight Express d'Alan Parker, puisqu'il narre l'histoire d'un reporter italien arrêté à l'aéroport de Bangkok pour possession d'héroïne, et qui sera condamné à 16 ans de réclusion dans les prisons Thaïlandaises. Les critiques ne furent pas tendres.
Enfin, le film dramatique Un Bel di vedremo, se déroule dans l'univers de l'Opéra et s'avère être une belle réflexion sur la vieillesse, la maladie et l'amour. Produit par le Japon, Valerii y retrouve Giuliano Gemma, 28 ans après Texas. Ce film assez insolite, sera même tourné en haute définition, mais malgré de bonnes critiques, ne fera pas d'étincelles. Cela permettra tout de même à Tonino Valerii de finir sur une bonne note.

Mais ce n'est pas tout : Valerii fera une ultime apparition au cinéma, en 2007, cette fois en tant qu'acteur, dans le thriller All'amore assente.
Quelques années avant, en 2003, il avait déclaré préparer un ouvrage sur Sergio Leone. Malheureusement, rien ne sortit jamais. Nul doute que l'homme aurait eut beaucoup de choses à nous révéler sur son vieux compère. Adieu, maestro !


lundi 17 octobre 2016

(News] : La version intégrale de Plata enfin retrouvée !


C'est avec beaucoup émotion que j'ai enfin l'honneur et le privilège de vous annoncer cette nouvelle absolument géniale. J'ai dû garder le secret depuis un petit bout de temps, mais ça y est, maintenant je peux vous le dire : nous possédons enfin la véritable version intégrale et complète de Maintenant on l'appelle Plata, grâce à un collectionneur qui a eu la gentillesse de nous la fournir.
Un premier repack a été fait par Argoman, entièrement en italien, il sera bien entendu prochainement sous-titré en français par mes soins. Je ferai peut-être plus tard une piste française avec les morceaux inédits en italien si ça vaut le coup. Je pense tout de même que le combo "version intégrale en VOST", complété par le montage français en VF et VOST est préférable au vu des trop nombreuses coupes. Mais on verra ça plus tard.
D'ailleurs, je vous annonce aussi que je suis en train de finaliser la version HD du montage français, qui comportera le générique français et les deux plans manquants dont j'avais fait mention, ainsi que la colorimétrie corrigée. La piste italienne a aussi été entièrement refaite pour ce montage là.
Énormément de nouvelles choses inédites dans cette version intégrale, la scène de billard devient enfin compréhensive, beaucoup de scènes sont allongées, certains dialogues sont différents car l'absence de certaines scènes faisait que ce n'était plus cohérent ... C'est juste incroyable de voir cette version qui avait disparu depuis 40 ans.
Il faudra un peu patienter pour la découvrir, mais maintenant vous savez : on en a presque fini avec Plata. Et on est heureux d'avoir eu la force et la volonté de ne pas laisser tomber cette quête qui semblait perdue d'avance.

Affaire à suivre...