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Les repacks proposés ici sont des versions inédites, non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog n'a aucun but commercial, et ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète, ou sur simple demande de l'ayant droits. Si la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Si un repack est retiré, c'est pour de bonnes raisons, inutile de me demander de le remettre.

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jeudi 24 décembre 2020

[News] : Jacques Pradel a trouvé son maître...


Mesdames et Messieurs, je suis aujourd'hui en mesure de vous le dire avec certitude quelque chose dont j'avais l'étrange conviction depuis quelques temps déjà : la voix française d'Anthony Steffen, celle que l'on peut entendre dans de nombreux films comme Gentlemen Killer (1967), Le Pistoleros de Paso Bravo (1968), Les Pistoleros du Nevada (1968), Une longue file de croix (1969), Garringo (1969),
W Django ! (1971), Tropique du Cancer (1972) est bien celle du comédien Français Jean Louis, comédien que les fans du western italiens peuvent apercevoir notamment  On continue à l'appeler Trinita (1971), Et maintenant on l'appelle El Magnifico (1972), Ramon le Mexicain (1966), Django le bâtard (1969) où il se fait descendre justement par Anthony Steffen, Son nom crie Vengeance (1968) où il se refait descendre par Anthony Steffen !... comme quoi Jean Louis n'était pas rancunier en lui prêtant tout de même sa voix. On avait perdu toute trace de Jean Louis depuis longtemps, il était pourtant tout sauf inactif. Il était d'ailleurs au casting de la comédie inédite en France Noi uomini duri (trad : Nous, les durs) de Maurizio Ponzi aux côtés de Renato Pozzetto et Enrico Montesano en 1987 et de Les Indifférents de Mauro Bolognini en 1988, film dans lequel était présent Peter Fonda, Laura Antonelli et un autre petit français Cris Campion. Pour ces deux films, il était d'ailleurs crédité en tant que Jean Louis Emile, Emile étant en fait son second prénom.

Mais bien entendu, Jean Louis n'a pas doublé qu'Anthony Steffen. Rien que dans le western, on peut le retrouver sur Benito Stefanelli et Ray Sanders dans Texas, Craig Hill dans Clayton l'implaccable ou dans Jusqu'à la dernière goutte de sang, Ivan Rassimov dans La Vengeance est un plat qui se mange froid, Piero Lulli dans La Malle de San Antonio, Mark Damon dans 5 pour l'or de Los Quadros, Robert Woods dans 4 salopards pour Garringo, Pedro Sanchez dans Demande pardon à Dieu, pas à moi, Antonio cantafora / Michael Coby dans Bounty Killer à Trinita, Ron Ely dans Alleluia et Sartana fils de... Et ce ne sont pas des westerns, mais on a pu aussi l'entendre sur Gianni Garko dans dans La Nuit des diables ou encore sur Claudio Cassinnelli dans Le cave sort de sa planque / Le Clan des pourris. Mais ce que les rôles que je cite, ne sont qu'une goutte d'eau dans son immense voxographie.

 

Anthony Steffen restant sans voix devant Jean Louis,
ce dernier la lui prêtera généreusement.


Cette information m'a été confirmée par sa compagne, Geneviève Hersent, qui a également énormément exercé dans le doublage à ses côtés et qui fut même, entre autre, la première attaché de presse de Clint Eastwood lorsqu'il est arrivé en Italie.
Jean Louis est aujourd'hui âgé de 86 ans. Comme il est âgé, c'est avec Geneviève que j'échange de nombreux mails. Et je peux vous dire qu'il s'agit vraiment d'une femme incroyable, elle est d'une gentillesse extrême, très enthousiaste, et qui m'a donné beaucoup de détails sur cette époque et les doublages de son équipe.
Cela faisait des années que je cherchais à obtenir ces informations, à retracer la suite de la carrière de Jean Louis, il m'a fallu du temps, des années même, pour y arriver, mais je suis assez fier d'y être parvenu, car les indices laissés étaient minces.

Je vous détaillerai toute "l'enquête" et toutes les informations à ma disposition à ce sujet prochainement, vous verrez que c'est assez passionnant. Je vais juste vous dire que ces doublages français, si particuliers, étaient directement réalisés en Italie, comme étaient également réalisés beaucoup des doublages anglais des films bis italiens... auxquels participaient également aussi Jean Louis et Geneviève Hersent. Ils ont même aussi prêté leur voix à de nombreux doublages Italiens.
 
Bien que Jean Louis ait joué dans de nombreux films et fait énormément de doublages, il n'a eu que très peu l'occasion de se doubler lui-même, la plupart de ses films étant doublés à Paris. Résidant en Italie, avec ses multiples activités, il n'avait pas le temps de s'y rendre pour pouvoir se doubler. J'ai tout de même trouvé un film que son équipe avait doublé et dans lequel il avait joué, Demande pardon à Dieu, pas à moi (1968) et dans lequel il s'était logiquement doublé lui-même. Dans le film, il doublait également Pedro Sanchez. Voici un extrait de sa propre postsynchronisation dans ce film :


 
Je tiens à remercier mon David Gential, car c'est grâce à lui que je suis enfin parvenu à avancer dans ma petite enquête, c'est lui qui m'a informé que les doublages étaient réalisés en Italie et ça m'a ouvert de nombreuses portes pour continuer à me diriger vers la bonne direction. Je remercie également DVD2FAN ainsi que VirDaucalis, car ils m'ont procuré une copie française du dessin-animé Sans Famille (1971) qui a tout simplement été le dernier élément qui me manquait pour parvenir jusqu'à Jean Louis et Geneviève.

Je pense que vous aurez le compte rendu de tout ça en Janvier, si tout va bien.
Si jamais vous avez des questions sur le sujet, n'hésitez pas à me les laisser ici, je pourrais en parler avec Geneviève qui y répondra sans doute avec plaisir.


Dans Ramon, le Mexicain
Dans Mon nom crie Vengeance


"Vous me reconnaissez ? Non toi non plus, tu n'as pas changé."



Bonnes fêtes à tous. Et merci à vous pour votre fidélité et tous vos messages amicaux que vous pouvez m'envoyer. Ainsi que vos dons, qui m'ont permis de vous faire encore plus plaisir, puisque je l'ai ai investi dans du matos et des éditions partout dans le monde. J'ai également acheté un slip kangourou grâce à vous. Je déconne. Je ne porte que des strings léopard.

 

dimanche 6 décembre 2020

[News] : On l'appelle encore et toujours Trinita


Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais depuis quelques temps, je vous présente tous les 15 jours une nouveauté, et j'intercale ça avec une "réédition" d'un ancien repack en version améliorée. En 2021, je préfère déjà vous annoncer que je mettrais un peu la pédale douce, parce que ça devient quand même compliqué pour moi de tenir un rythme aussi infernal. J'ai encore pas mal de chose pour vous, mais je vais avoir besoin de souffler un peu moi aussi et les délais devrait être un peu moins régulier.

Cette semaine, la réédition concerne donc notre bon vieux premier Trinita. J'ai réalisé en effet un nouveau repack sur le Blu-ray US qui est une aussi une copie HD avec le même master, mais qui n'use pas de DNR comme le Blu-ray espagnol. La copie est moins nettoyée aussi, il y a donc plus de points blancs, elle est plus bruitée et le rendu s'avère assez différent, sans doute plus naturel... Cette version ne remplace pas l'autre, car je les trouve complémentaires. Vous aurez donc désormais le choix entre deux versions selon votre sensibilité... Mais rien ne vous interdit à également prendre les deux versions, bien sûr.


Je ne me suis pas contenté de réaliser un simple repack sur le Blu-ray US, car ce qui m'a vraiment motivé à tout refaire, c'est que j'avais en ma possession une nouvelle VF tirée de la télévision qui m'avait été fournie Carmelo Mike il y a un bon moment et que je remercie pour ça. La piste est bien plus claire et nette que celle du DVD, elle était de plus complète et je n'ai donc pas eu à mettre des passages tirés d'une vieille VHS comme la première fois. La piste est donc désormais parfaite de bout en bout. Comme la piste n'était franchement pas toujours bien synchronisée, pour changer, j'ai eu pas mal de boulot pour tout remettre en ordre, mais j'ai l'habitude, sic... J'ai bien entendu inclus cette nouvelle VF sur les deux versions, le BD espagnol comme américain.
Dernière chose, j'ai également profité pour revoir un peu mes sous-titres, corrigeant le timecodage qui est bien plus pro désormais, et corrigeant quelques phrases aussi.
Pour ce qui est de la version HD Lite en 720p, j'ai juste fait celle du Blu-ray espagnol car étant donné que c'est compressé, faire les deux versions ne me semblaient pas vraiment capital. Des version x265 ont également été rajoutée pour les deux versions. Bref, j'ai quand même fait pas mal de choses pour une simple réédition !

Voilà donc pour cette semaine. Il manque toujours le premier doublage du film que j'espère un jour dénicher. Si un collectionneur a ça, qu'il me contacte au plus vite, on pourra rajouter cela et obtenir notre repack ultime.

 Rendez-vous sur la fiche de présentation pour récupérer les versions


Je rappelle également que vous avez la possibilité de me faire un don si vous le désirez.
Il vous suffit pour ça de suivre ces instructions.

jeudi 3 décembre 2020

[Bad News] : Disparition du réalisateur Franco Giraldi


Franco Giraldi, un des derniers grands réalisateurs du western italien s'est éteint à 89 ans, le 2 Décembre 2020. Il serait décédé des suites du Covid-19.

Celui qui fut d'abord journaliste et critique à l'Unita, scénariste et qui aura débuté au cinéma en dirigeant la seconde équipe de Pour une poignée de dollars (1964) n'aura finalement réalisé que 4 westerns entre 1966 et 1968 avant de se tourner plutôt vers la comédie à l'italienne, mais il sont tous plutôt réussis. On lui doit ainsi le diptyque des Écossais composé des Sept Écossais au Texas (1966) et Les Sept Écossais explosent (1967), deux films que je vous proposerai peut-être un jour,  puis le très sympathique Sugar Colt (1967) et enfin le film que je considère comme son chef d’œuvre absolu, le magnifique Une minute pour prier, une seconde pour mourir (1968). Si vous ne les avez pas déjà vus, les deux derniers films se trouvent sur mon blog et il vous suffit d'ailleurs de cliquer sur les titres pour vous rendre sur les pages de présentation.