Avec : Anthony Steffen, Daniel Martin, Fernando Sancho, Manuel Guitian, Tania Alvarado
Nationalité : Italie/Espagne
Genre : Western
Durée : 88' (25 fps)
Année de production : 1972
Titre original italien : Lo credevano uno stinco di santo
Titre original espagnol : La caza del oro
Merci à Curd pour la copie HD, à Tony de Pigalle pour la piste italienne,
et Oncle Vernon pour le 12eme numéro.
En
1972, le western européen avait commencé sa mue, certains diront son
agonie, en devenant plus comique, certainement plus balourd aussi, après
le succès fracassant des deux Trinita.
Pourtant, certains vont continuer de faire de la résistance et
continuer de produire encore des westerns européens plus traditionnels.
Ainsi, c'est à la célèbre PEA d'Alberto Grimaldi, ainsi qu'aux Balcazar,
autres vieux de la vieille, que l'on doit ce Il n'y a plus de Saints au Texas,
antépénultième western de l'illustre Anthony Steffen, le 25eme quand
même, et bien qu'il ne soit pas privé d'humour, va pourtant plutôt jouer
la carte du bon western à l'ancienne, malgré un titre "spirituel" qui
aurait pu faire croire à un énième ersatz raté de Trinita.
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| Pour une dernière tentative de poignée de dollars. |
Revenons désormais à notre film du jour, Il n'y a plus de Saints au Texas. Si à aucun moment il ne réinvente la poudre, ce ne sont pas ses ambitions et les emprunts aux classiques du genre sont légion, le film est très appréciable, souvent drôle et bien rythmé. Usant d'une thématique aussi classique qu'efficace, celle de la chasse au trésor, ce western rare et introuvable en français depuis des lustres, est vraiment des plus divertissants. Il bénéficie de plus d'un casting qualitatif et parfois même surprenant.
Dans le rôle principal, nous avons le toujours trop déprécié Anthony Steffen dans le rôle de Trash, qui démontre pourtant encore une fois ses belles qualités d'acteur, jouant sur son côté impassible, tout en faisant preuve d'une grande finesse humoristique. Son compère Paco est joué par un Daniel Martin surprenant dans un rôle de Mexicain aussi balourd qu'attachant, lui qui avait plutôt l'habitude d'interpréter des rôles assez sérieux. Anthony Steffen et Daniel Martin avait déjà joué ensemble, c'était dans le western germano-italo-espagnol Le Dernier des Mohicans (1965) de Harald Reinl, le tout premier western de Steffen. Un vrai grand écart que cette collaboration.
À cet habituel duo de pistolero américain et de fripouille mexicaine, se voit ajouté un autre compère, un vieillard malin joué par l'espagnol Manuel Guitian que l'on a pu remarqué, en cette même année de 1972, dans le très sympathique Amigo, mon colt a deux mots à te dire.
Autour de nos personnages principaux, on peut trouver une tripotée de seconds rôles qui ont largement fait leurs preuves dans le genre : Fernando Sancho dans son rôle habituel de méchant Mexicain, l’indéboulonnable chez la PEA de Grimaldi Raf Baldassarre dans celui du douteux directeur de la prison, Luis Undini dans celui d'un responsable d'une compagnie minière revanchard... Le méchant principal est sans doute le moins connu de tous, puisqu'il s'agit de Gaspar "Indio" Gonzalez, un acteur espagnol qui a souvent laisser trainer ses guêtres dans le western européen, comme dans Tire Joe... et amen (1971), mais plutôt dans des petits rôles. Il s'agit donc ici d'un de ses rôles les plus importants, bien qu'au final il ne soit pas forcément non plus très présent, le film préférant s'attarder sur les mésaventures de notre trio de choc.
Enfin, n'oublions tout de même pas de parler de la petite touche féminine du film avec la délicieuse et rare Tania Alvarado, aperçue dans un précédent western de Bosch, il faut croire qu'elle lui avait tapé dans l’œil ce qui se comprend, Creuse ta tombe Garringo, Sabata revient. Il s'agira curieusement ici de sa cinquième et dernière apparition à l'écran. Si son rôle n'a rien de bien incroyable, l'éphémère actrice espagnole interprète ici une jeune et pauvre villageoise de San Firmino dont on ne peut que remarquer autant la paire d'yeux magnifiques et maquillée à mort que son beau décolleté qui présente sa belle paire de... euh, je m'égare.
Bien que selon moi Juan Bosh soit loin d'être un génie derrière la caméra, c'est un honnête artisan et son film est une belle réussite. Et plus que ses scènes d'actions, sympathiques mais sans véritable génie, c'est finalement la partie humoristique du film qui fonctionne le plus, le trio Steffen, Martin, Guitian étant vraiment dans une belle osmose, il ne fait aucun doute que vous passerez un très agréable moment en leur compagnie.
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| Il a changé, Anthony. |
La version italienne est très bonne, mais l'on peut noter une drôle de curiosité : alors qu'habituellement l'inévitable Pino Locchi avait l'habitude de doubler Anthony Steffen, il l'a fait à 12 reprises, il double ici de manière très drôle Daniel Martin. Du coup, c'est la voix de Django elle-même, Nando Gazzolo, qui se charge de doubler Anthony Steffen, ce qu'il n'avait fait qu'une seule et unique fois auparavant, dans le magnifique Gringo joue sur le rouge (1966) et ce qu'il ne fera plus jamais après ce Il n'y a plus de Saint aux Texas. Malgré ce qui peut sembler un étrange choix de départ, il est gagnant, Pino Locchi étant très doué pour la comédie. Il use d'ailleurs d'un italien mélangé à quelques mots d'espagnol que je n'ai pas trop souvent retranscrit dans mes sous-titres, car ce qui fonctionne en italien ne fonctionne pas forcément en français.
Autre chose de sympa à noter sur le doublage italien. Bien que Pino Locchi ait sans doute doublé le monde entier, même vous si ça se trouve, il est extrêmement célèbre en Italie pour avoir été la voix si bondissante et enthousiaste de Terence Hill, il lui doit sans doute une bonne part de son succès en Italie tant la voix de Terence Hill était bien plus éteinte et fade. Mais on trouve également sur ce film la voix de l'acteur qui a prêté si longtemps sa voix à Bud Spencer, Glauco Onorato sur Indio Gonzalez. Ces deux acteurs, qui s'appréciaient forcément, se seront souvent trouvé à doubler les mêmes films, Onorato doublant souvent les méchants et Locchi les gentils, mais pas toujours non plus.
J'aimerais aussi parler d'un élément que j'ai tendance à zapper trop souvent : la musique. Peut-être que la composition de Marcello Giombino dira quelque chose aux plus grands spécialistes du western spaghetti. Et ce sera normal car elle avait été précédemment utilisée pour le western Gringo jouer et gagne (1968) d'Umberto Lenzi. L'instrumentalisation a été légèrement changée, mais c'est bien la même. Ce n'est pas rare que des musiques soient réutilisées sur d'autres films. Sur ce blog même, on peut par exemple le constater sur Mon Non est Shangaï Joe (1973) qui a réutilisé le "score" de Une trainée de poudre... les pistoleros arrivent (1970 ). Bien entendu, cela trahi encore une fois un budget très serré, c'était une manière de faire bien des économies dans une période où on misait de moins en moins sur le western en Italie. Comme elle est très chouette, on ne va pas non plus trop s'en plaindre.
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| Mortimer a chaud au cul ! |
Cette série, dont les très belles mais quelque peu racoleuses couvertures sont signées Pino d'Angelico, crédite curieusement en France l'espagnol Arturo Bielec aux scénarios, alors qu'il est surtout intervenu sur le texte et pour censurer les scènes dites "sexy" imaginées par l'auteur italien. Pedrazzi a également déclaré que l'omission de son nom était sans doute aussi un moyen pour qu'il ne touche ses droits d'auteur sur la distribution en France... Il n'y a pas que le monde de l'Ouest qui est sauvage et impitoyable.
Diffusé en format poche et en couleurs pour ses neuf premiers volumes, cette BD a la particularité d'avoir été éditée en même temps en France et en Italie. Mais elle ne semble pas avoir assez bien marché pour perdurer, le passage au noir et blanc pour les 3 derniers numéros semble d'ailleurs montrer qu'on essayait de faire quelques économies. L'adaptation du film se trouve par ailleurs dans le 12eme et dernier épisode de la série,"Ça chauffe pour Mortimer". Grâce à Oncle Vernon, que je remercie, j'ai pu constater que c'était bel et bien une adaptation de ce film, probablement pas officiel du tout, mais on retrouve plus que des similitudes, les mêmes personnages, des plans similaires... Vous pouvez télécharger le numéro ici : Mortimer 12.
Et grâce à Sylvano que je remercie énormément, vous pouvez télécharger les 8 premiers numéros grâce à ce lien : Mortimer 1-8. Ne reste plus qu'à trouver les épisodes 9 à 11 pour avoir toute la collection.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)découverte.
Ne précisez pas qu'il s'agit d'un don, ceci afin d'éviter une commission.
Merci d'avance.































super ! merci beaucoup :)
RépondreSupprimerUn grand merci pour ce western et pour tout le boulot sur les stfr.
RépondreSupprimerTrès grand merci pour cette rareté.
RépondreSupprimerCool, un de plus. Merci beaucoup.
RépondreSupprimerUn grand merci pour ce film avec Anthony Steffen inconnu de par chez moi.
RépondreSupprimerTu es un bienfaiteur Mr Indiana !! Ce film est très rare et impossible à visionner dans une copie acceptable.... enfin, jusqu'à présent. Parce que depuis aujourd'hui, on va pouvoir se régaler.
RépondreSupprimerMille mercis.
Il Ritardario
C'est très interpellant ton info sur le réalisateur. Juan Bosch et Ignacio F. Iquino seraient une seule et même personne.
RépondreSupprimerAlors que dans le Giré et dans le Lhassa, il s'agirait de deux noms bien distincts.
Toujours est-il, même si "Il n'y a plus de Saints au Texas" bénéficie de la présence de Anthony Steffen, "Gringo, les aigles creusent ta tombe" et selon moi la meilleure réalisation de Bosch.
Dans tous les cas, très grand merci pour cette belle copie !
Tu me fais douter. Je verifierai.
SupprimerJe pense que tu as raison, alors j'ai corrigé. On dirait qu'ils ont beaucoup collaboré, mais je pense que ce sont deux personnes distinctes en effet. J'ai trouvé cette info sur le livre Per un pugno di dollari qui recense 530 westerns italien, ils indiquent "Ignacio Iquino, derrière le pseudonyme de Juan Bosch, dirige Anthony Steffen dans..." Je pense que c'est une erreur, même si j'essayerai de creuser un peu plus. Dans le doute, je l'enlève. Y a assez de fake news sur le net !!!
SupprimerMerci pour m'avoir signaler ça.
Je te rassure, s'il y en a bien un qui doit remercier l'autre, c'est moi.
SupprimerQuant aux réalisateurs, vu les parallèles qu'il y a entre-eux, il y a de quoi douter. Et de se dire qu'ils ne forment peut-être q'un.
Ps: Si tu veux, pour "Arizona se déchaîne" j'ai un srt.
J'ai aussi mais... il faut me pardonner, mais je préfère toujours refaire les sous-titres. Souvent les sous-titres que l'on trouve adaptent des versions en anglais etc... Et pour moi ça ne va pas. Je suis chiant, mais je suis devenu si pointilleux que je ne peux pas m'empêcher de tout refaire. Je suis très sévère avec moi aussi.
SupprimerFaut creuser quand même cette histoire de Juan Bosch...
c'est bien c'est beau c'est bosch :)
Supprimer(pardon)
Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu flâner sur les blogs, et que de découvertes, dont ce western inédit. Merci beaucoup à Curd pour la copie HD ainsi qu'à toi pour la traduction.
RépondreSupprimerAnthony Steffen et Fernando Sancho, c'est formidable ! Merci pour ce travail.
RépondreSupprimermerci beaucoup Indy, cool !
RépondreSupprimerGrand merci
RépondreSupprimerMille mercis.
RépondreSupprimerMUCHAS GRACIAS...!!!
RépondreSupprimerSuper travail ! Si possible j'aimerais trouver une version du retour d'Arizona Colt avec Anthony Steffen également
RépondreSupprimerLa VF semble introuvable mais je pourrais le sous titrer un de ces jours.
SupprimerJe crois que je ne m'étais pas relu du tout, il y avait plein de sales fautes et des mots qui n'avaient rien à faire là. J'ai corrigé. Bon, y a encore sûrement des fautes mais là ça va largement mieux.
RépondreSupprimerSalut et encore merci pour ce super repack!
RépondreSupprimerCi joint un lien pour les 8 premiers numéros de la BD Mortimer.
https://uptobox.com/35zsr0os3woz
C'est un fichier .cbr qui s'ouvre avec winrar directement, sinon, renomme-le en .rar. Il semble avoir une scène coquine par épisode, sans être choquante non plus pour les âmes sensibles et les plus jeunes. (Je n'ai que survolé en diagonale).
Je suis sur une piste pour le numéro 12, mais actuellement, je n'ai plus de sources. Patience donc, et merci à la bonne vieille mule et au scanneur inconnu (Mickey ??)
A bientôt et encore merci pour tout ce que tu fais pour nous !
Whaaaaa ! Super Sylvano, je vais les rajouter. Dommage qu'il manque ce fameux numéro pour vérifier pour le moment, mais c'est déjà très sympa !
SupprimerJe l'ai trouvé en occasion, je vais sans doute me le prendre sinon.
Je vais laisser un peu la mule, si ça vient je te le fais savoir demain soir ou plutôt en fin d'aprem, promis.
SupprimerSalut, les sources semblent s'être taries pour l'instant pour le numéro 12 "ça chauffe pour Mortimer", je suis désolé.
SupprimerJe surveille et te préviens au moindre changement. Parfois sur la mule, ça peut revenir d'un coup, croisons les doigts.
C'est bon, Oncle Vernon nous l'a fourni, j'ai mis le lien et c'est donc confirmé, c'est bien adapté du film !
SupprimerSi tu trouves les numéros 9 à 11, on aura donc la totale. :)
Dire que j'ai laissé tourner plusieurs jours, j'avias pas vu :)
SupprimerSuper d'avoir trouvé le 12 qui correspond au film.
Bravo les gars!
Salut camarade !
RépondreSupprimerMerci pour cette jolie offrande westernienne à souhait. Les discussions sur les sous-titres m'ont rappelé un projet que tu avais. Je me suis demandé si c'était encore d'actualité. Il s'agissait de la version sous-titrée de "La Grande Bagarre". Avec ce que tu disais à propos de sa VF, j'ai toujours repoussé mon visionnement en attendant une VOSTFR hypothétique. Je suis bien sûr conscient que tout cela représente pas mal de boulot ! Quoi qu'il en soit, merci pour le blog et pour le travail accompli depuis si longtemps !
Salut !
SupprimerC'est vrai que c'est un film qui mériterait un sous-titrage complet et que j'aurais bien aimé le faire. Mais je vais t'avouer que pour le moment je ne pense pas le faire, j'ai trop de travail à faire (pas qu'ici) et je préfère aussi m'attarder sur des films où il n'y a pas de VF et donc où il n'y a pas le choix. Mais un jour, qui sait ?
Merci pour cette aimable réponse ! Je comprends tout à fait ! Merci aussi pour le blog, non seulement pour les films, mais aussi pour les textes de présentation, toujours passionnants à lire.
SupprimerMerci à toi pour les compliments et le Mortimer 12 ;)
Supprimermerci beaucoup !
RépondreSupprimerEt le lien pour l'épisode 12 de Mortimer : https://rapidgator.net/file/83f98c76aa74a4be4c68ef8f5460a5a2/Mort12f.zip.html
RépondreSupprimerAh super ! On va pouvoir constater si c'est vrai ou pas ! Merci beaucoup !
SupprimerC'était bien vrai ! J'ai donc modifié le texte et procédé aux remerciements pour le numéro. Encore un gros merci.
SupprimerMerci.
RépondreSupprimerAu poil, merci beaucoup pour cette rareté, la présentation, le repack, les sous-titres et la BD Mortimer !!
RépondreSupprimerMartin Dollman
Merci IndianaGilles pour ce nouveau western spaghetti avec le génial Anthony Steffen
RépondreSupprimerSalut Gilles et un grand merci pour ce film !
RépondreSupprimerMagnifique! Un très bon film pour tous les ages! Le scénario m'a légèrement fait penser au film franco-italien "L'année sainte" (qui n'est pas un western) avec Gabin et Brialy. Des films qu'on aime voir et revoir. Merci!
RépondreSupprimerEt un western de plus. Je ne sais as où tu vas les dénicher mais un grand merci.
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