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samedi 4 mars 2017

[Repack] : Manœuvres criminelles d'un procureur de la république (SD, VF et VO)

Réalisation : Eriprando Visconti
Avec : Terence Hill, Paola Pitagora, Martin Balsam, Adalberto Maria Merli
Nationalité : Italie
Genre : Drame/Policier
Durée : 94'
Année de production : 1972
Titre original : Il vero e il falso

Titre français alternatif :  A vous de juger

Une femme est retrouvée morte, brûlée dans sa maison. L'autopsie dévoile qu'il ne s'agit pas d'un accident, la femme aurait auparavant été tuée d'une balle dans la nuque. Cette dernière étant la maîtresse d'un certain Claudio Santini, sa femme est rapidement accusée du crime où tout semble l'accabler. Pourtant, un témoignage va semer le trouble à cette accusation : et si la maîtresse n'était pas morte ?

Bande annonce italienne

Ce repack a été réalisé par John Do l'anonyme

Il ne fait nul doute que s'il n'avait pas croisé sur sa route un certain Bud Spencer et d'un certain Enzo Barboni, la carrière de Terence Hill aurait été tout autre. Manœuvres criminelles d'un procureur de la République, titre français un peu pompeux de Il vero e il falso (le vrai et le faux), nous donne un aperçu de ce qu'elle aurait pu être sans ces fameuses rencontres. Car non, le bon Terence ne savait pas que distribuer des gifles en roulant ses yeux comme des billes, et il le prouve, si besoin est, ici. Réalisé par Eriprando Visconti, le neveu du bien plus connu Luchino, nous voici en présence d'un grand film sur la justice, toujours actuel et inspiré des œuvres d'André Cayette (Mourir d'aimer...). Le film est pourvu d'une réalisation soignée, d'acteurs très impliqués, et d'une magnifique partition signée Giorgio Gaslini. Peut-être pas apprécié à sa juste valeur, son réalisateur ne lui portait pas lui-même pas beaucoup d'estime, le film vaut la peine d'être redécouvert. Sans doute parce que les gens n’acceptent pas de voir Terence Hill dans un rôle sérieux et sobre, le film a un peu disparu de la circulation. C'est bien dommage, surtout que la VF est non seulement complète, mais aussi de bonne qualité.
Un Terence Hill dans un rôle inhabituel ne pouvait qu'avoir une voix inhabituelle. C'est donc Jean-François Poron qui le double pour la seule est unique fois de sa carrière. Poron n'est d'ailleurs pas une voix très connue du doublage, et sans l'oreille incroyable de Fonzie, que je remercie, je ne l'aurais jamais identifié. Poron est plus connu pour ses rôles au cinéma, notamment dans des films historiques tels que La Princesse de Clèves (1961) ou Le Masque de fer (1962). Je trouve que Poron, dans sa jeunesse, avait des faux airs de Terence Hill. Il n'est donc pas impossible qu'il ait été choisi de le doubler par rapport à ça. A noter que Jacques Thébault, qui doubla Terence Hill dans Dieu pardonne, moi pas, Les Deux missionnaires ou Pair et Impair, double un autre acteur dans le film.
Jean François Poron. Un petit air de ressemblance, non ?

En VO, ce n'est pas Pino Locchi, la plus célèbre voix de Terence Hill qui le double, mais Sergio Graziani. Ce n'est pas si surprenant, puisque ce dernier aura été sa première vraie voix régulière, il l'a doublé dans la trilogie western de Giuseppe Colizzi, mais aussi dans Django, prépare ton cercueil. Graziani est une pointure en Italie et sa voxographie est assez hallucinante. Aussi, je vais me contenter de vous citer uniquement quelques rôles qu'il a doublé parmi les repack que je vous propose ici : George Eastman dans Méfie-toi Ben, Charlie veut ta peau, le Major joué par Farley Granger dans On m'appelle Trinita, Franco Nero dans Companeros... Parmi ses derniers doublages, citons celui du regretté Leonard "Spoke" Nimoy dans les deux Star Trek de J.J. Abrams.
Mais il n'y a pas que Terence Hill dans ce beau film. Il y a aussi l'Américain Martin Balsam, qui aura fait une bonne partie de sa carrière en Italie. Cet excellent acteur est d'ailleurs décédé à Rome en 1996 des suites d'une crise cardiaque. Il est doublé en français par William Sabatier, comme toujours parfait.
"Vous me reconnaissez ?". Et non, ce n'est pas Benetton.
Autre acteur notable, le toujours excellent et charismatique Adalberto Maria Merli, que les français connaissent bien pour son rôle de Minos dans Peur sur la ville. Nous avons déjà eu l'occasion de parler de lui puisqu'il est aussi le Commissaire dans le premier Pied Plat avec Bud Spencer, Un flic hors-la-loi. C'est donc amusant de constater que Adalberto a joué avec les deux compères durant sa carrière. Comme Sergio Graziani, lui aussi est une grande une pointure du doublage italien et, pour l'anecdote, il a doublé Giuliano Gemma dans Un pistolet pour Ringo. Je n'ai pas reconnu sa voix française.
N'oublions pas de citer quand même Paola Pitagora. Vous la connaissez peut-être pour son rôle de Carlotta dans La Poursuite implacable de Sergio Solima. La belle Paola Gargaloni, c'est son vrai nom, bien que méconnue, a tourné une bonne cinquantaine de films. Et pas pour n'importe qui. Elle a en effet été dirigée par Mauro Bolognini (Le Mauvais chemin), Marco Bellocchio (Les Poings dans les poches), Luigi Commencini (Senza sapere niente di lei), Sergio Corbucci (Cible mouvante) ainsi que par les réalisateurs français Jean-Pierre Mocky (Les Compagnons de la Marguerite), Marcel Carné (Les Assassins de l'ordre), Henri Verneuil (Le Serpent), mais aussi par l'américain Richard Fleisher (Barrabas). Mais c'est surtout pour son rôle de Lucia Mondella, dans l'adaptation télévisée du roman historique de Manzoni, Les Fiancés (I Promessi Sposi) qu'elle aura marqué les Italiens. Artiste accomplie, elle est également chanteuse puisqu'elle a interprété ses propres chasons, des comptines pour enfant (dont La Giacca rota, qui remporta même le prix du Zecchino d'oro, sorte d'oscar pour la chanson pour enfant). Elle est également écrivain. Quel talent ! Je n'ai malheureusement pas reconnu sa voix dans la version française non plus.
Sont également présents dans la VF : Jacques Berthier, Marie Francey, Jean Martinelli, Henri Poirier, Francis Lax, Marc François, Albert Augier, Marc Cassot... Bref, nous avons droit à un bien beau casting.

Pour réaliser ce repack, notre célèbre anonyme, John Doe, a utilisé sa bonne vieille VHS et le DVD Kochmedia Allemand qui possède une copie remastérisé de toute beauté. Le son de la VHS étant vraiment blindé de souffle, John Doe a fait au mieux pour le rendre plus clair, sans trop en dégrader la qualité. Comme dit plus haut, la version française est intégrale, il manquait juste, comme ça arrive parfois, deux ou trois morceaux de plans sans dialogues qui ont été comblés avec la piste italienne. Par contre, il manquait au beau DVD, quelques secondes de dialogues. On voit presque le raccord avec du scotch et l'ami John Doe a dû ruser un peu pour garder le passage complet de la VF et pour que la phrases soit compréhensible. Ainsi, durant quelques secondes Adalberto Maria Merli parlera sans que ses lèvres ne bougent, mais dans le feu de l'action on y prête guère attention et ça passe bien mieux que si l'on avait charcuté le dialogue en plein milieu. 

Pour continuer cette présentation, je vais maintenant céder ma place à l'expert Tinterora :

Manœuvres criminelles d'un procureur de la République, également appelé A vous de juger, est un film de 1972 au sujet à la fois très intéressant, mais aussi typiquement italien. Il est surtout représentatif d’un courant mal connu en France, peu de films du genre sortant en définitif en salles et très peu étant édités en cassettes locatives. Pourtant, il s’agit d’un courant jadis assez populaire, où pas mal de stars connues, des fans de cinéma bis notamment, se sont illustrées.
Difficile de parler du film sans le spoiler. Mais le sujet est malin et son traitement efficace, grâce au réalisateur Eriprando Visconti. Manœuvres criminelles d'un procureur de la République ne se contente pas de dénoncer une faille de justice, notre film charge surtout de l’attitude prétentieuse et condamnable de l’institution judiciaire. A l’instar de l’affaire Outreau, qui ne vit aucune condamnation de ses magistrats, pas même des excuses du petit juge Burgaud, Manœuvres criminelles d'un procureur de la République pointe l’index sur le comportement des juges se croyant supérieurs au commun des mortels, et ne voulant se récuser ou perdre la face. Une machine judiciaire contre une simple citoyenne, aidée seulement par un avocat épris de justice, voilà la belle équation sociale que nous propose le film, dont le propos reste malheureusement encore valable de nos jours.

Il ne s'agit ni d'un polar, ni d'un giallo, mais d’un genre typiquement italien de « dénonciation civile », dont la vague a historiquement commencé en 1968 avec le film La Mafia fait la loi (en italien Il giorno del Civetta soit le jour de la chouette), avec Franco Nero, Claudio Cardinale, et réalisé par Damiano Damiani. Ce dernier s’était d'ailleurs spécialisé dans le genre. Ce film est en réalité issu de la littérature, Le jour de la chouette étant l’œuvre du journaliste engagé Leonardo Sciascia. Ce premier jalon sera suivi par d’autres films du genre, comme Corruption au palais de justice, sorti en location chez DIA, ou encore Confessions d’un commissaire de police au Procureur de la République, deux films avec Franco Nero, mais aussi, voyez-vous ça, Martin Balsam qui est au casting de notre Manœuvres criminelles d'un procureur de la république.
Cette série de films entretient des connexions avec le cinéma italien bis tel que nous l’aimons. Tout d’abord, la plupart des stars des westerns, des polars, et même des gialli, ont tourné dans ses films : Franco Nero et Terence Hill, déjà cités, mais aussi Fabio Testi et surtout Giuliano Gemma, qui  ont trouvé par ce biais, un moyen d’accéder à un cinéma dit plus prestigieux, les extirpant d’un cinéma injustement déclassé par la critique, bien que ces films ne furent pas exactement des films d’auteurs de Fellini et consort. De meilleurs budgets, de meilleures critiques de la part de la presse, une lisibilité dans le cinéma…les films de dénonciation civile permirent à nos acteurs de se hisser à des niveaux plus élevés, quitte à quelque peu renier le genre de leurs premiers succès.
Pour Terence Hill, ce sera plutôt l'inverse, bien que les Trinita ait déjà frappé au box office italien, les répercussions sur la carrière de Terence Hill ne sont pas encore tout a fait définie. Il affiche dans le film une belle conviction, ce qui lui permet de contraster avec ses rôles les plus célèbres. Ceci ne fait qu'apporter une nouvelle preuve évidente aux sceptiques de son talent, comme si faire rire avec justesse était donné au premier venu…
Cet esprit de dénonciation civil imprègne largement d’autres pans du cinéma italien, populaires cette fois, avec le Giallo dont l’excellent La Mort remonte à hier soir de Duccio Tessari (1970) ou La Lame infernale de Massimo Dalamano (1974) dans lequel le supérieur étouffe l’enquête de nos héros. Ce dernier titre est disponible chez The Ecstasy of Films que nous saluons.
Cet esprit imprègne, également et surtout, les Polars bis. En effet, les Polars italiens sont très critiques envers la justice, ou devrions-nous plutôt dire l'injustice, dont les membres n’ont pas toujours pour souci premier de protéger le citoyen. Nous pouvons ainsi citer Bandits à Milan, La Police a les mains liées, Rue de la violence, où la justice affiche une collusion avec des groupes obscurs du pays. Un autre excellent film, Perché si uccide un magistrato (Pourquoi tue-t-on un magistrat), toujours de Damiani, avec l'inévitable Franco Nero et la splendide Françoise Fabian, est quand à lui un hybride de tout ça. S'il pourrait s’inscrire dans notre genre décrypté, il s’agit bel et bien, au final, d’un polar pour le moins intéressant.
Le genre de dénonciation civile, dont nous pouvons situer l'année 1968 comme son début, connaitra quelques succès critiques et populaires, et produira assez de films pour constituer un courant ou un genre cinématographique propre. Cependant, il n’atteindra jamais les scores des meilleurs Polars ou Gialli, au plus fort de leurs succès. Par ailleurs, ils ont également été mal exportés, plus mal encore que les Polars et les Gialli, que seuls les fans, toujours plus nombreux, célèbrent dans de nombreux pays hors de l’Italie.
On estime l'extinction du genre au cinéma vers 1982, quoique le film Il Pentito (le repenti) de Pasquale Squitieri, connut un certain succès en 1985. Par la suite, c'est la télévision qui prit le relais. C’est donc dans la petite lucarne, avec certes des évolutions, que le genre de dénonciation civile continua de prospérer, avec parfois des hybridations avec le Polar, comme avec la fameuse série fleuve La pieuvre !

Il ne nous reste plus qu'à vous souhaite une bonne vision du film, en espérant que cela vous plaise.



Liens qualité DVD MKV VF et VOST (4,50 GO) :


Lien MP4 Lite VF (1 Go) :


Version Youtube :


MDP : indianagilles


40 commentaires:

  1. merci Gilles, je le connais meme pas.


    bonne apres midi a toi et merci encore.

    Loris

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  2. merci pour ta version lite de ce vieux film de Térence hill que je ne connais pas

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  3. Ce film, remarquable, est aussi édité en Italie chez Medusa. Contrairement à ce qui dit dans (ou ce que laisse supposer )le texte d'introduction, avec lequel je ne suis pas d'accord du tout (la seconde partie), le film a été exporté dans le monde entier, même si il n'a eu aucun succès, c'est d'ailleurs le film le moins apprécié de Terence Hill, qui ne l'aime vraiment pas du tout (silence intégral de l'acteur sur ORG, absent de sa filmographie officielle et que je reçois lundi ou mardi d'Allemagne.)

    Le tournage a fait l'objet d'un grand battage, on trouve sur mon blog déjà mal d'articles s'y référant, il y en aura d'autres (un dossier) et sur l'Unita (voir site du journal) est raconté une journée entière de tournage.

    On trouve ce genre de climat "engagé" déjà , entre autres, dans les films de Pietro Germi, dont "Le jour de la chouette" (1967) de Damiani est loin d'être le modèle, même s'il est une réussite majeure, film par ailleurs fortement ancré dans le contexte sicilien, ce qui n'est pas le cas du Visconti. "Manoeuvres.... est mis en scène par le neveu de Visconti, qui a souffert de l'ombre de son oncle, son adaptation de Michel Strogoff est de très bonne qualité (présence de Christian Marin), il appartient aussi au genre mélodramatique, et son acteur principal, Terence Hill, n'est pas vraiment la vedette, partagée avec Balsam, et surtout Paolo Pitagora autour de laquelle "Manoeuvres..." est surtout construit.

    En France, seulement 40 000 spectateurs l'ont vu et hélas je n'en fais pas partie....

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    1. Je ne savais pas que Terence Hill n'appréciait pas ce film. C'est dommage, il est pourtant très bon (le film et lui).
      Sur quoi tu n'es pas d'accord ? Avec le texte de Tinterora ? Par rapport à quoi ?
      N'étant pas expert du tout dans le genre, j'ai préféré parler de ce que je connaissais ^^

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    2. "Le jour de la chouette" ne crée pas "un genre", il est dans le prolongement d'une forme de cinéma italien, né après la guerre et dont les films de Germi sont un bon exemple (cinéaste oublié, qui est aussi un précurseur, à sa façon, du climat âpre et certains westerns italiens). Le néo-réalisme, le mélodrame, le film "politique" (bien que je ne pense pas ce "Manoeuvres" aussi engagé que cela), tout se mélange un peu. Disons que les choses sont plus complexes. Je précise par ailleurs que Bach Film a sorti les premiers Rossellini dans de belles copies (qui viennent probablement de chez RHV), films "facistes" mais avant toutes choses, profondément humains ("La trilogie de la Guerre). Ces films, comme le cinéma bien souvent, sont parcourus de tensions contradictoires et d'ambiguïtés qu'il faut souligner.

      Le partenaire de Rita Pavone n'est pas celui de Paolo Pitagora, la stature de Girtotti ayant radicalement changée, comme ses cachets qui surpassent tous ceux de ses confrères italiens alors.

      Mario Girotti a joué dans un certain nombre de films musicaux dont un de Baldi avec Caterina Caselli précédant de quelques semaines le "Rita nel West". On en trouve encore d'autres en DVD, comme "Juke Box".

      Pour "Manoeuvres" Je vous conseille de lire l'article de l'Unita sur le tournage du film .... (d'ailleurs j'ai mis récemment un article sur le blog ou Hill se définit -en 1972- comme "de centre gauche"...,), le dossier sur "Manoeuvres" n'est pas pour le moment à l'ordre du jour, je passerai d'abord "La colère du vent", qu'il ne faudrait pas non plus voir de façon trop unilatérale...bien que probablement bien plus engagé que le Visconti (Mario Camus raconte le tournage dans ses mémoires, Hillet M.G. Buccella ont été obligés par la production italienne, Buccella étant l'amie intime du fils Cecchi Gori, venu en renfort financier de la productions. La seconde partie du dossier "Barbagia", elle, est prête, et sera visible avant l'été.

      A suivre... ;)

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  4. Encore merci pour ce repack (ca me change de ma vieille copie vhs). J'avais lu aussi dans une interview sur son site officiel que c'est le film qu'il aimait le moins.. C'est vrai qu'à cette époque il a tourné aussi Barbagia et la Colère du vent dans lesquels il a un rôle différent que celui de cowboy ou de comique mais ca montre son panel de jeu varié.
    Niko

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    1. Peut-être est-ce aussi car il n'a pas le rôle le plus intéressant dans le film ?
      C'est quand même bizarre, Terence Hill ayant quand même joué dans des films bien moins recommandables (rien que les deux films avec Rita Pavone... !).

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    2. oui mais c'était avant sa notoriété internationale..car si manoeuvres criminelles est sorti après le second trinita (qui a toujours le record du box office italien il me semble) il a eu beaucoup moins de succès! Je pense qu'il a voulu montrer à son public l'étendu de son panel, ce qu'il savait faire (ayant joué beaucoup de rôle différent à ses débuts) et qu'il pouvait jouer des rôles plus sérieux mais il s'est ramassé avec ce film donc il n'a retenté l'expérience qu'avec il était une fois la légion avec comme partenaire des acteurs déjà bien connu (hackman, deneuve..) C'est pour ca je pense que l'échec qu'il a subi à la sortie de ce film (juste après avoir explosé le record avec trinita 2) fait qu'au final il le déteste.
      Niko

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    3. Mario Girotti était déjà un excellent acteur dramatique dès le plus jeune âge. La notoriété mondiale sous le nom de Terence Hill date de "Dieu pardonne moi pas", qui a été distribué en France seulement en 1972.

      Je n'ai aucun document sur les recettes engendrées par le film d'E. Visconti autres qu'en France (il y a aussi tous les autres continents comme l'Amérique du Sud, où ses films ont été tous distribués, on n'y pense guère, j'ai trouvé beaucoup de chose sur lui là bas).

      Tout est à relativiser, on ne peut absolument pas juger de la carrière de Hill à l'aune seule des succès ou échecs français.

      Dans ce film, "Il vero e Il falso" il n'a pas vraiment le rôle principal dévolu à Paolo Pitagora.

      Le temps fait aussi son travail et "Il était une fois la Légion" qui nous avait étonné pour l'acteur en 1978 est devenu un film reconnu à sa juste valeur, remarquable. J'attends un vrai BR de ce film avec, comme le BR du western de Richards (La poussière....) juste sorti en Angleterre, avec une interview du réalisateur. Le tournage entier de "Il était une fois la Légion" a fait l'objet d'un suivi documentaire qui pourrait être enfin montré.

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    4. En tout cas merci JO pour toute ses précisions et ce travail de recherche, étant un grand fan de T Hill je traine souvent sur ton blog et j'y ai appris beaucoup de chose :)
      Niko

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    5. Jo, c'est un archiviste de folie ! Bravo.

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    6. c'est vrai! moi j'ai très peu d'article de presse (a part ceux des ciné revue de l'époque et des plus récents comme lucky luke) j'ai surtout des films, affiches, photos, synopsis et romans photos. Faudrait que je traduise ses articles sur son blog comme ca j'en apprendrai encore plus mais pour le moment je traduis les sous titres de ses films inédits en france. La je bosse sur le superbe étranger que j'ai jamais vu en vf.
      Niko

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    7. "Le superbe étranger" a été peu distribué en France, j'ai un dossier qui va passer. Le v.f. a été diffusée à la TV (RTL) il y a bien longtemps.

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    8. Si par chance quelqu'un nous lis et possède un enregistrement ce serait super!
      Niko

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  5. Est ce que t'aurais : La Mafia fait la loi ; Confessions d’un commissaire de police au Procureur de la République. STP Merci. Et est ce que tu sais que terence hill va sortir un nouveau film : lo chimavano Maryam (ba : https://www.youtube.com/watch?v=cqELRXbjY4M ).

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    1. Non désolé, j'ai pas.
      Oui pour le prochain Terence Hill. Il laisse plein de trucs sur son facebook.

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  6. merci

    concernant Jean-François Poron il a doublé par exemple Tommy Lee Jones dans Sans issue, Simon WARD dans On l’Appelait Milady (1974), Bryan BROWN
    Cocktail (1988) ou encore Helmut BERGER
    Ludwig ou le Crépuscule des Dieux (1972) et
    Violence et Passion (1974), Michael BLODGETT dans
    Le Reptile (1970) ou encore Richard Chamberlain dans L'homme au masque de fer (1977), il est toujours très juste à chaque fois .

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  7. Du très rare. Un inédit pour moi. Bravo et encore merci.

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  8. Alors là, un très grand merci;
    J'ai chez moi la K7 sortie chez Jacques Canestrier et ce film est classé en haut, quasi tout en haut de la cinémathèque à Bibi;
    Alors en qualité DVD, il bave justement le Bibi;

    Merci à vous deux Indiana bien sur et John Do;

    L'anonyme inconnu

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    1. Voir l'anonyme inconnu remercier John Do l'anonyme, je trouve que ça fait presque réunion des alcooliques anonymes :D

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    2. manque plus que le soldat inconnu et la boucle est bouclée !

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    3. Visionné hier soir, quel plaisir de le voir dans cette qualité. Le gain m'a fait penser à un autre film repacké par notre Indy national et préféré (Pour Pacques ou à la Trinita)dont je possédait la K7. Eh bien, celle-ci va subir le même sort que la précédente devenu, du coup, invisionnable.

      Re L'anonyme inconnu

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  9. Merci pour ce film un sous-genre plutôt spécifique à l’Italie des années de plomb c'est certain, un genre hybride entre polar et film politique engagé (Anti-mafia-politiques corrompus)
    une coquille ? ce film est antérieur aux succès de Girotti plutôt que "postérieur" nan ? ;-)
    confession d'un commissaire au procureur de la république est très dense voire parfois confus avec des longs dialogues explicatifs (dans mon souvenir) du coup un peu trop rasoir et militant...je vais voir avec celui-ci

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    1. Film tourné au moment du succès de "On continue à l'appeler Trinita", sorti fin 1971 .... quand Terence Hill devient le mieux payé des acteurs italiens....

      http://monnomestpersonne1973.blogspot.fr/search/label/Manoeuvres%20criminelles%20d%27un%20procureur%20de%20la%20R%C3%A9publique

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    2. Que veux-tu niakola, on ne peut pas s'empêcher de placer un peu de "cul", c'est plus vendeur.
      C'est corrigé :)

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  10. Le cinéma de Francesco Rosi et Carlo Lizzani est antérieur à ce qu'il convenu d'appeler "les années de plomb", le terrorisme des années 70, issu de l'après 1968. "Manoeuvres..." tient plus d'un sorte de policier mélodramatique, à connotation sociale, que d'un film engagé (Marcello Gatti a fait l 'excellente photo.)

    Le site des archives de l'Unita (journal du PC italien) semble avoir disparu, hélas, il y avait des tas de petits reportages sur les tournages, et parfois même de grands articles, comme sur ce "Il vero e il falso". . Il y a les archives de "La Stampa" en ligne, mais plus compliquées d'accès.

    Je reçois le film "ORG" la semaine prochaine, édition allemande avec un livret, film toujours absent du site officiel de Terence Hill, qui dit pourtant son amitié avec Fernando Birri, le réalisateur (voir un article argentin, en espagnol, de 1974 sur le blog.)

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    1. Le film tend à dénoncer la machine judiciaire, mais aussi le fait que l'idéalisme ne fait pas long feu dans tout ça.
      Sinon, je pense que Tinterora parlait plutôt du commencement de la vague des films judiciaire plus cinéma bis, avec ce côté vengeance du citoyen, des films moins intellectuels et lourds que les œuvres dont tu parles, qui sont aussi plus politiques que les œuvres cités par Tinterora. Mais je peux me tromper, il faudra qu'il réponde de lui-même devant la barre des accusés. Et après, ne vous étonnez pas qu'un citoyen se rebelle !

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  11. "Main basse sur la ville" n'est pas spécialement un film "intellectuel" comme peut l'être un film d'Antonioni, pas plus que les films de Lizzani, ni du cinéma bis. "Le jour de la chouette" n'est pas non plus du cinéma bis (Donatello de 1968, tiré de l'oeuvre d'un grand auteur), ni "Manoeuvres criminelles...." -un cinéma assez sophistiqué- Dommage que l'article de l'Unita ne soit plus pour le moment consultable.... D'ailleurs il faudrait revisiter l'idée de "cinéma bis", qui recouvre chez nous et/ou maintenant à peu près n'importe quoi ;) dès que c'est italien, et revenir au fondement de l'expression. Mais ce n'est pas le lieu de développer en quelques lignes. Si ce n'est que les films de Terence Hill, pour la plupart, ne relèvent pas non plus du "bis", : c'est du cinéma assez traditionnel avec , même si cela ne se sent pas forcément à l'écran, de très gros budget pour l'acteur et/ou les deux acteurs principaux (Spencer et Hill, ce sont des cachets à presque 1 million de dollars de 1975, soit plus de 4 millions d'euros de maintenant...). Le fait que ce soit "des séries" et un cinéma de très large audience ne veut pas dire que ce soit du "bis" ... (il n'y a a, par ex. aucune volonté de choquer ou excès)

    Et contrairement à ce qui est écrit, "Il vero et il falso" n'est pas antérieur "à ses plus grands succès comiques" avec Bud Spencer, puisque fait après les Trinita, qui restent justement les plus grands succès comiques... (le second n'a jamais été dépassé côté recettes, ce doit même être la meilleure de tout le cinéma italien.) il est probable, que déçu du résultat, Terence Hill n'ait pas voulu recommencer, si ce n'est pour "Il était une fois la Légion", un rôle dramatique, avant la télévision des années 2000. Comme il n'y aura vraisemblablement jamais d'autobiographie ou de biographie faite avec son concours, restent les articles et interviews de l'époque... ou plus récents.

    Puisque vous lisez couramment l'italien, il faut vous procurer l'histoire du cinéma italien par ceux qui l'ont fait, de Fofi et Faldini qu'on ne trouve plus que d'occasion et qui englobe des témoignages, et seulement des témoignages, sur tout le cinéma italien, toutes tendances confondues (3 tomes, jusqu'au début des années 1980.)

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    1. Je déteste l'appellation cinéma bis qui veut en effet dire tout et n'importe quoi. On va plutôt dire un cinéma un peu plus commercial et plus accessible au public.
      J'ai modifié effectivement la phrase qui était fausse, mais je l'ai surtout nuancé. Car bien que les Trinita soit déjà sortis, lors du tournage de "Il vero e il falso", Terence Hill et les producteurs ne réalisaient pas encore tout à fait les répercussions sur sa carrière. C'est un peu comme avec "Le Corsaire Noir" qui a été fait après Trinita, mais avant que le film ne sorte et connaisse le succès que nous connaissons tous.
      Je pense que Terence Hill ne se sentait pas encore "prisonnier" des films plus comiques, mais lorsqu'il est sorti, le public lui a bien fait comprendre qu'il ne l'attendait plus dans ce genre de production.

      PS : on vient de m'apporter une preuve que les seconds doublages de Trinita datent finalement de 1982 et non de la fin des années 1970. Il y a une coupure du journal Le film français datant du 2 juillet 1982 qui en atteste. Poivey avait lui aussi déclaré que ça avait eu lieu en 1982, cela semblait logique vu qu'avant 1981, il n'avait doublé que des rôles secondaires ou de figurants. Je mettrais ça avec les nouvelles versions des Trinita prochainement et on pourra en parler. Surtout que Jacques Willemetz dit quand même quelques bêtises intéressantes au passage, au sujet des premiers doublages. A suivre !

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    2. J'ai probablement un document identique, si c'est l'annonce passée par AMLF dans Le Film français de mai 1982, indiquant copie intégrale et nouveau doublage sur les 2 Trinita . Mais le problème, c'est que le doublage AMLF nous sommes plusieurs à l'avoir entendu avant 1980.... comme nous avons vu les nouvelles bandes annonces AMLF . Je poursuis mes recherches sur le numéro du 2 juillet (que je n'ai pas, j'ai d'autres documents) . En fait, il faut remonter toute la presse entre 1977 et 1982 (dernière sortie nationale en France avant les VHS) pour voir quand le film a été distribué par AMLF.

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    3. "Le Film français" dont vous parlez est le numéro 1906 du 2 juillet 1982. Normalement, je devrais le recevoir dans quelques jours. A suivre...

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    4. C'est peut-être la mémoire qui joue des tours ? Comme pour Arditi sur le premier Trinita (Jo, contacte-moi via le formulaire en haut à droite svp, je ne retrouve plus ton mail, je dois t'envoyer quelque chose).
      CA pourrait être antidaté, c'est vrai. Pourtant, Poivey ne doublait pas des rôles pareil en 1978 et lui-même avait situé le doublage aux années 80. Le mystère continue de battre son plein !

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    5. Pour Arditi, je n'ai que le DVD TF1 comme preuve, donc pour "On l'appelle Trinita", c'était une déduction logique qui est détruite par votre écoute. Je n'ai jamais réentendu cette version Leitienne ailleurs qu'en salles cela remonte à environ 38-40 ans.

      Pour les AMLF, j'ai quitté Bordeaux en 1981, pour une année à la campagne, sans cinéma, hors j'avais déjà entendu cette version AMLF avant, je pense même que les versions Leitienne et AMLF ont circulé ensemble dans des circuits différents à la fin des années 70, avec des bandes annonces différentes. Je m'en étais inquiété. Dommage que je n'ai pas écouté les conseils paternels, de prendre des notes !

      J'ai revu une dernière fois les Trinita AMLF (à Bordeaux) en août 1982 , au retour d'Almeria. Entre octobre 1981 et août 1982 je n'ai donc jamais dû revoir les Trinita en salles, mais cette version AMLF, je l'avais donc entendue avant. D'autre part, d'autre(s) témoin(s) ont écrits sur d'autre(s) blogs avoir constaté le changement de version française à la fin des années 70.

      Bien sûr, ma mémoire peut jouer des tours, mais sur ces films là, j'ai plutôt un souvenir très précis de ce que j'ai vu et entendu. Ce qu'il faut c'est les premiers pavés de presse AMLF avec la nouvelle affiche de CASARO, dans les archives de SUD-OUEST, cela doit se trouver, mais je n'habite plus la Gironde...

      J'ai retrouvé par ailleurs les maquettes, recherches manuscrites et dactylographiées du seul magazine français sur Terence Hill et Bud Spencer, édité en 1980, il y avait pas mal de pavés de presse de Sud-Ouest- l'auteur devait être du Sud-Ouest), Leitienne concernant Trinita, vous verrez tout ceci bientôt...

      Pour me contacter et m'envoyer ce que vous voulez, vous pouvez le faire très facilement par Western Movies.fr, mon pseudo est L.. (majuscule et 2 points) et les MP marchent bien.

      A bientôt et merci encore de vos nouvelles informations, JO / L..

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    6. Merci Jo. Du coup, j'ai déjà mis l'article en question, histoire de pouvoir continuer d'en parler. Je vais essayer de voir si je peux contacter Patrick Poivey à ce sujet. J'ai quelques contacts pour ça.

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  12. Un immense merci indianagilles pour cet inedit!!
    Et merci également pour la version lite!

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  13. Merci pour ce Terence Hill plutôt rare dans le genre "drama-policier".

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  14. Merci beaucoup pour ce film avec Terence Hill, que je vais découvrir avec grand plaisir. JL

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  15. Bonjour à tous et merci à Gilles pour ce repack. J'avais une médiocre VHS en français et un dvd en italien, mais j'ai extrêmement de mal à entendre Terence Hill doublé en italien. Ce film est l’un de mes préférés dans la filmo. de Terence Hill et donc encore bravo, en attendant peut-être un jour une édition DVD en français (On peut rêver !).

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