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dimanche 22 novembre 2020

[Repack] : Wanted Sabata - version intégrale (HD, VF et VO It)

 


Réalisation : Roberto Mauri
Avec : Brad Harris, Vassili Karis, Elena Pedemonte, Maria Luisa Sala, Gino Lavagetto

Nationalité : Italie
Genre : Western

Durée : 82' (en 25 fps)
Année de production : 1970
Titre original : Wanted Sabata

Afin de récupérer son ranch qu'il a pourtant vendu à Sabata, Jim décide d'empoisonner l'eau du fleuve pour que le bétail de Sabata soit décimé, ce qui l'empêcherait de gagner le moindre sou et de payer la dernière traite du ranch. Mais Jim est surpris par son propre frère, Willy, qu'il n'hésite pas à l'abattre pour couvrir ses méfaits. Pour éloigner tous les soupçons et récupérer au passage son ranch, il fait d'une pierre deux coups en faisant porter le chapeau à Sabata qui fuira afin de tenter de prouver son innocence.

Bande annonce sans parole (c'est moins cher !) 

 

Merci à Zio Claudio pour la VF du film

Wanted Sabata est le quatrième western réalisé par Roberto Mauri, de son vrai nom Giuseppe Tagliava, qui signait également ses films du pseudonyme Robert Johnson. Ses trois premiers étaient Colorado Charly - La Loi de l'Ouest (1965) avec notre Jacques Berthier en chair et en os, La Vengeance est mon pardon (1968) avec Tab Hunter et Sartana dans la vallée des vautours (1970) avec William Berger. Sur à peu près 25 films, il réalisera tout de même une bonne dizaine de westerns, dont la trilogie des Spirito Santo avec son acteur fétiche, l'Italo-Grec Vassili Karis qu'il rencontra justement sur le tournage de Wanted Sabata. Mais aucun de ses westerns ne laissera vraiment un grand souvenir, ce qui est d'autant plus une bonne raison d'exhumer au moins celui-ci qui n'est franchement pas si mal.
Mais soyons franc : si je n'avais pas déniché une belle version HD sur Amazon Prime US et que Zio Claudio ne m'avait pas fourni une bonne vieille VF pour aller avec, je ne suis pas sûr que je me serais intéressé au western de ce réalisateur peu réputé. Et encore une fois, j'aurais eu tort ! Car bien que ce Wanted Sabata ne soit pas un chef d’œuvre, il est encore moins un mauvais film. Ce western, plus qu'honnête, est doté de défauts mais aussi de bien des qualités. Il devrait ainsi sans mal atteindre sa cible et vous divertir le temps d'une presque bonne heure et demi. Le film propose une histoire plutôt intéressante, l'intrigue policière étant même franchement pas mal, mais elle est malheureusement trop rapidement éventée, étant donné que le coupable nous est donné presque immédiatement. Ceci dit, si le coupable ne vous surprendra guère, ses motivations resteront assez longtemps plus mystérieuses et plutôt originales. On pourra également déplorer que la plupart des sous-intrigues ne soient guère exploitées, par exemple celle avec la mère du héros, comme si le réalisateur et son scénariste n'avait plus su que faire de ces quelques pistes lancées ou que le budget était venu à manquer (ce qui n'est pas impossible !).

Une affiche qui plairait bien à la Licra
Roberto Mauri a commencé en tant qu'acteur dans les années 40. Également scénariste, il passa en 1958 à la réalisation avec Un seul survivra, un film policier avec Virna Lisi, Sandra Milo et Jacques Serna, car le producteur tomba littéralement amoureux de son scénario au point de lui demander de le co-réaliser avec Adelchi Bianchi. Par la suite, il réalisera pas mal de films de série B, allant de films de gangsters aux film de pirates, en passant par le péplum et le film d'horreur... En 1962, on pourrait presque considérer que Mauri avait réalisé un premier western, puisqu'il avait signé de la pointe de sa caméra un Zorro, Le Chevalier masqué, avec déjà un Claudio Hundar pour jouer les méchants. Roberto Mauri n'hésitait donc pas à varier les plaisirs, mais sans jamais livrer grand chose de bien mémorable. On retiendra quand même le chouette Le Pirate du diable (1963) avec notre Richard Harrison, acteur multitache que j'ai récemment tenté de réhabiliter ici même.
En 1969, entre deux westerns, on lui devra aussi le 5eme épisode d'une série populaire d'Eurospy initiée par Gianfranco Parolini, Commissaire X et les trois serpent, avec Tony Kendall et Brad Harris, ainsi qu'en 1971 le film de chevalerie Le Retour d'Ivanohé avec Mark Damon, qui est un peu dans la lignée de La Grande chevauchée de Robin des Bois (1971) que je vous ai présenté il y a quelques années. Après toute une vague de westerns plus que fauchés, Roberto Mauri aura du mal à rebondir et, écœuré par les distributeurs après l'échec en 1975 de son giallo Madeleine, anatomia di un incubo (trad : Madeleine, anatomie d'un cauchemar), il sombrera dans le trash érotique avec deux films qu'il tournera pour des raisons alimentaires. Son dernier film sera donc Le Porno Killer en 1980. Il mourra en 2017, à l'age de 93 ans, laissant derrière lui une carrière honnête, mais, reconnaissons-le, malheureusement assez dispensable.

Comment ne pas enchainer avec Brad ?
Notre Sabata du jour est interprété par l'Américain Brad Harris, un grand gaillard athlétique que l'on a surtout connu dans les péplums où il aura eu l'occasion de jouer les Hercule, Goliath et autres Samson. Très apprécié par le réalisateur Gianfranco Parolini, ce dernier le fera tourner dans une bonne dizaine de films, parmi lesquels les péplums Samson contre Hercule (1961), Hercule se déchaîne (1962), tous les Eurospy de la série du Commissaire X dont on a parlé plus haut, ou même encore le film super-héroïque Les 3 fantastiques Supermen (1967).
Pour ce qui est du western, à l'image de notre réalisateur Roberto Mauri, le un peu trop raide Brad Harris ne parvint pas vraiment à laisser sa marque. Il tourna d'abord quelques westerns "choucroutes", ces westerns allemands généralement un peu plats et oubliés, comme Les Pirates du Mississippi (1963), Les Aigles de Santa Fe (1964), Les Chercheurs d'or de l'Arkansas (1964), puis il tourna enfin son premier véritable western italien avec le peu connu et, parait-il, assez mauvais L'Homme qui venait pour tuer (1967) de Leon Klimovsky. Avant de jouer dans Wanted Sabata, ce grand gaillard de Brad Harris avait déjà tourné en 1968 sous la houlette de Roberto Mauri dans son nanar aventureux Eva, la venere selvaggia (trad : Eve, la vénus sauvage) avec la Brésilienne Esmeralda Barros. Après Wanted Sabata, Brad Harris, mais aussi Vassili Karis et Giovanni Cianfriglia,  tourneront en 1972 dans un autre western de Roberto Mauri qui semble inédit chez nous, le ultra fauché et à la limite de la série Z, et au titre qui ne rigole pas : Semino la morte... lo chiamavano Castigo di Dio (trad : Il sema la mort... on l'appelait Castrateur de Dieu). Le film est tellement pauvre en budget qu'il combine en réalité des scènes de Wanted Sabata et du précédent western de Brad Harris, le très oubliable Durango encaisse ou tue (1971) de Roberto Bianchi Montero ! Remontées et redoublées elles permirent ainsi de présenter une nouvelle intrigue, dans laquelle on y verrait le pauvre Giovanni Cianfriglia y mourir à deux reprises... Ainsi s'achève donc la carrière de Brad Harris dans le western italien. Elle n'aura pas été bien glorieuse, en effet.
Par la suite, Brad Harris continuera son petit bout de chemin en retournant aux États-Unis et tournera essentiellement pour la télévision, il apparaitra ainsi par exemple dans des épisodes de Daaaaaaaaallas et son univers impitoyable, Mike Hammer, Rick Hunter, Riptide, ainsi que le soap Falcon Crest. Brad Harris, et ses muscles, s'éteindront en 2017 à 84 ans.

Brad "tombez la chemise" Harris

Bien que Brad Harris joue le héros de notre western du jour, il faut reconnaître qu'il s'avère assez fade et que le méchant, interprété par le déjà cité Vassili Karis, est bien plus marquant et intéressant. Avec son œil rieur, Vassili Karis compose un méchant aussi original que détestable, du genre qui n'hésite pas à tuer son propre frère dès l'introduction, et à soumettre une femme en esclavage, et pas que pour faire la vaisselle et le ménage (car ça, il parait que c'est normal).
Né en Grèce à Thessalonique en 1938, Vassili Karamesinis, de son vrai nom, perd son soldat Grec de père durant la Seconde Guerre Mondiale. Sa mère, qui devait aimer les hommes en uniformes, fait la connaissance d'un soldat Italien et le petit Vassili, plutôt que d'aller se faire voir chez les Grecs, déménage avec sa famille en Italie en 1947.

Mangez Grec,
pour un corps sain dans un esprit saint

Au début des années 60, Vassili obtient des rôles dans le Péplum, il débute ainsi en 1961 dans La Bataille de Corinthe de Mario Costa. Comme Brad Harris, Vassili Karis était donc plutôt un acteur qu'on aura eu le loisir de croiser dans de nombreux péplums. Vassili tournera son premier western dans le peu connu et fauché Les 5 de la vendetta (1966) avec Guy Madison, premier film d'Aldo Florio, dont je vous ai récemment parlé en vous présentant Ma Dernière balle sera pour toi (1971).
Malgré une belle présence et un charisme certain, les westerns de Karis ne sont pas du meilleur cru. Très lié au réalisateur Roberto Mauri, il sera néanmoins, comme je l'ai déjà dit plus haut, son personnage principal dans la trilogie Spirito Santo : Son nom est Sacramento (1971), Bada alla tua pelle Spirito Santo ! (Trad : Gare à ta peau Esprit Saint) (1972) et Les 5 brigands de l'Ouest (1972). Avec Roberto Mauri, il tournera également Les 2 Pistoleros de Sylver City (1972), une piètre tentative de clonage de On l'appelle Trinita et l'accompagnera même dans son ultime film, Le Porno Killer dont nous avons déjà parlé plus haut. En 1987, il revient dans le très tardif western Scalps, écrit par Richard Harrison et mis en scène par les peu recommandables Bruno Mattei et Claudio Fragasso, futur responsables du désastreux Zombi 3 (1988) où il avait remplacé Lucio Fulci qui, en froid avec son producteur, avait préféré prendre la poudre d'escampette. Si les diverses affiches du films sont superbes, le film en lui-même l'est sans doute moins, bien que tout de même très appréciables. Richard Harrison confiera n'avoir jamais eu envie d'essayer de voir le résultat des ses écrits à l'écran. Après avoir également été directeur de production, Vassili Karis se retira du métier d'acteur au milieu des années 90 et profite depuis de sa retraite à Rome, la plus belle ville au monde, je le rappelle.

Ne coupons pas les cheveux en quatre :
l'affiche c'est rien que pour vos yeux.

Si le casting n'est pas des plus prestigieux, budget oblige, on pourra quand même y noter la présence de quelques visages célèbres du western et du bis italien en général, comme les frères Roberto et Emilio Messina, Artemio Antonini ou encore le légendaire Giovani Cianfriglia, alias Ken Wood, tous des acteurs cascadeurs que l'on reverra avec grand plaisir dans les films de Terence Hill et Bud Spencer par exemple.
Et en parlant des films de notre duo préféré, on peut également voir dans ce film la très rare Elena Pedemonte, surtout connue pour son rôle de Judith, l'une des deux filles qui fit tant tourner la tête de notre fougueux Terence Hill dans On l'appelle Trinita (1970). Née à Milan en 1952, Elena Pedemonte, après avoir participé aux sélections de Miss Monde Teenager de 1968 aux États-Unis, prend le pseudonyme d'Aki et devient animatrice radio dès l'année suivante, en 1969, sur Radio Monte Carlo. Et c'est encore dès l'année suivante, en 1970, qu'elle se lancera dans le métier d'actrice. Elle débute dans la comédie footballistique et inédite en France Il Presidente del Borgarosso Football Club avec Alberto Sordi, avant d'enchainer trois westerns, dont le premier sera justement notre Wanted Sabata. Elle jouera juste après dans On l'appelle Trinita d'Enzo Barboni, avant de jouer un petit rôle dans le western préféré des féministes Blindman (1971) de Ferdinando Baldi, avec Tony Anthony. Pas si mal partie, sa carrière s'interrompit malheureusement brusquement à cause d'un accident de voitures où deux personnes perdirent la vie. Gravement blessée, mais vivante, elle passera cinq mois à l'hopital. Elle décidera alors d'abandonner sa carrière au cinéma et de retourner vivre auprès de sa famille à Sanremo, ville dans laquelle elle avait grandi. Comme la belle jeune fille s'était brusquement retirée du milieu, des rumeurs commencèrent à enfler et on pensa que la jeune Elena était également décédé dans ce tragique accident, surtout que sa "soeur" Gisela Hahn  et Remo Capitani, tous deux ses partenaires dans le premier Trinita, avait confirmé cette version qui ne sera finalement infirmée qu'en 2013, grâce à des fans qui menèrent leur propre petite enquête. Retirée du milieu du cinéma, Elena Pedemonte s'était en fait mariée en 1973 et avait eu une fille trois ans plus tard. Elle divorça au début des années 80 et déménagea à Milan, sa ville natale, pour travailler dans la publicité. Elle se maria une seconde fois en 1989, mais le mariage ne dura que deux ans et elle retourna à San Remo après cela, en 1991. Elle y rencontra alors Paolo, et comme on dit "jamais deux sans trois", elle se maria donc une troisième fois. En 1999, elle rendit visite à des amis italiens qui avaient émigré au Mexique et qui avaient ouvert un restaurant italien nommé "Il Beccofino" dans la petite ville d'Ixtapa Zihuatanejo sur la côte ouest du pays. Encore un coup de foudre pour Elena, mais cette fois pas pour un homme, Paolo pouvait respirer ! Sept ans plus tard, en 2006, elle décida de réaliser son rêve et d'aller y vivre avec son mari. Ils y sont depuis très heureux. Elena reste toutefois très attaché à son Italie natale et y revient au moins un mois par an. Tout est bien qui finit bien pour la belle Elena.

Trinita ou Sabata, elle continuait d'attendre un mari. Heureusement qu'elle était polygame.

Juste quelques mots sur la musique du film : signée Vasili Kojucharov, elle est plutôt bonne, mais les plus attentifs d'entre vous trouveront pourtant qu'elle a un air de déjà entendu... Et c'est logique, puisque Kojucharov réutilise des morceaux qu'il avait précédemment composé pour Django le bâtard (1969) de Sergio Garrone. C'était un procédé finalement assez commun sur des petites productions et cela permettait sans doute de faire quelques économies financières, mais aussi de temps. Surtout que le temps c'est de l'argent et que pierre qui roule n'amasse pas mousse et qu'un homme averti en vaut deux. Bref, ça n'a rien à voir mais j'avais envie de développer un peu ce chapitre de manière aussi sournoise que scandaleuse et, vous l'avez probablement remarqué, c'est ce que je continue de faire en ce moment même et ça, franchement, il faut le dire, c'est pas bien. 

S'il faut bien retenir une leçon dans le western italien, c'est que ce ne sont pas forcément les films les plus célèbres qui bénéficient toujours des VF les plus soignées. Ainsi, la VF de notre Wanted Sabata est franchement très bonne et la plupart des acteurs sont reconnaissables et plutôt connus dans le milieu du doublage français. On peut donc y entendre Denis Savignat prêter sa bonne grosse voix grave sur Sabata (Brad Harris), Edmond Bernard sur Jim Sparrow (Vassili Karis), Pierre Fromont sur le Shérif (Gino Lavagetto), George Atlas sur George Harrison (rien à voir avec le Beatle, c'est Roberto Messina), Pierre Collet sur Mike Houston (Paolo Magalotti), Michel Paulin sur l'éphémère frère de Jim, Willy (Sergio Testori), ainsi que sur le frère barbu d'Evelyne (joué, il me semble, par Claudio Trionfi qui deviendra la voix de Mickey en Italie dans les années 80), René Bériard sur le Juge Curley (Pietro Fumelli), Paul Villé sur Thomas, le petit vieux du village (Emilio Zago), Henry Djanik sur le chef des Mexicain (Emilio Messina) ainsi que l'homme qui garde Sabata dans sa cellule, Jean Berger sur le docteur... On peut également entendre Gérard Hernandez  sur Giovani Cianfriglia et sur un Mexicain au début. C'est donc du bon, du grand et du lourd et ça participe grandement à élever un peu plus ce modeste westernà un échellon supérieur.
Curieusement, malgré la durée assez courte du film, la VF a quand même été tronquée du début d'une scène de flashback. Ce n'est pas une censure et ce n'est franchement pas grand chose, mais ça reste dommage d'avoir fait ça. A croire qu'ils coupaient parfois par principe et sans raison valable. Ou alors, qui sait s'ils n'avaient-ils pas envie de devoir payer une autre actrice pour doubler Maria Luisa Sala (Chiquita, la grande traumatisée du film), car c'est le seul moment où on l'entend parler ?
Sinon, pour ce qui concerne le repack, rien de spécial à dire à part que j'ai dû sous-titrer cette scène bien entendu. Par contre, comme la piste française bourdonnait un peu, j'ai essayé d'améliorer ça et je vous ai mis une seconde piste française nettoyée. Le résultat ne me semble pas trop mal, mais c'est à vous de choisir celle que vous préférez. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous traite pas bien, bande d'ingrats !

Précieuse édition VHS qui nous a permis de retrouver cette excellente VF

Je crois que nous en avons terminé pour aujourd'hui. Le titre a beau être confidentiel, il y avait finalement pas mal de petites choses à dire dessus. Ce n'était donc pas encore aujourd'hui que j'ai pu me la couler douce en vous balançant des liens du film et deux lignes de présentation à l'arrache...
Encore une fois, ne vous attendez quand même pas au top du top du western italien, ce que je vous propose aujourd'hui fait plus parti de ces petits films sympathiques qui se regardent bien, surtout avec une si belle qualité d'image et une aussi bonne VF, mais qui sont a réserver avant tout aux gros amateurs du genre. Il n'empêche qu'avec son intrigue giallesque, on tient quand même là un chouette petit western auquel il ne manquait finalement qu'un peu de rigueur et un montage plus malin pour le rendre bien plus mémorable.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)découverte.




 

Mot de passe : indianagilles


33 commentaires:

  1. Merci beaucoup et pour l'excellente fiche de présentation et pour ce film que je vais découvrir.

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  2. Quelle prose, quelle description et quel humour surtout !
    Ça fait plaisir de ressentir que tu te fais plaisir à toi avant tout. 😊
    Je connais ce réalisateur de mauvaise réputation il faut bien l'avouer, je connais également ces quelques acteurs qui ne sont en général guère brillants non plus.
    Cependant, vu tout ce travail que tu t'es donné avec la complicité de Claudio pour réhabiliter ces derniers, j'ai bien envie de te rendre l'hommage de le visionner avec curiosité. Puisque celui-là, je ne le connais pas !
    Merci une fois de plus pour ce beau cadeau du dimanche.

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    1. Je peux en tout cas t'assurer qu'il est largement meilleur que le dernier western que tu as essayé de me faire voir ! 🤣😛

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    2. Je ne m'aventurerai pas sur ce terrain-là. Beaucoup trop miné à mon goût ! 😉

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  3. Haaaaa Vassili Karis et sa bobine rigolarde !!! Je sais pas pourquoi, mais un plaisir cinéphilique déviant me pousse à rechercher toujours plus activement les pelloches dans lesquels notre pistolero grec trimbale son rictus sarcastique. D'ailleurs, si je ne me trompe, tu as oublié de mentionner son apparition dans LE RETOUR DE SABATA aux côté de ce bon vieux Nick Jordan, alias Aldo Canti, qui y interprétait Angel, son binôme. Pauvre Aldo qui, à ses heures perdues, tenait un tripot clandestin jusqu'à ce qu'il soit exécuté d'une balle dans le chignon par des voyous qui lui devaient pas mal de blé(Cinecittàààààààààà, ton univers impitoyaaaaaableeeeuuuu). Ha oui, j'oubliais, MERCIIIIII INDIANAAAAAA!!!!Tu fais ma semaine avec cette rareté ;)

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    1. Exact ! Je l'avais complètement oublié dans Le Retour de Sabata, et pourtant c'est sans doute la première fois que je le voyais !
      Pauvre Aldo Canti, c'est vite dit. C'était quand même un sacré voyou ! J'en parle d'ailleurs plutôt abondamment sur la fiche des Sabata si tu ne l'as pas lu : http://indianagilles.blogspot.com/2018/07/repack-sabata-le-retour-de-sabata-hd-vf.html

      Et de rien ;)

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    2. Haaaaaaa j'étais passé à côté, ce qui est étonnant parce que j'aime autant tes introductions que les films qu'elles introduisent, justement ;)

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  4. Merci bcp pour ce western en hd et la documentation qui l'accompagne.

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  5. Avec toi on se fait une petite culture sur le cinéma des films western-spaghetti. Merci.

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  6. Merci à nouveau Indy pour cette nouvelle découverte dans une si belle qualité et une si agréable présentation. Très apprécié !
    docteurmabuse

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  7. bonjour grand merci pour la version lite beau travail et bonne continuation

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  8. merci beaucoup pour ce nouveau western et les splendides explications. cool !

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  9. pour ma part c'est une totale décuverte, merci.

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  10. Excellent , Gilles, merci beaucoup pour le taf effectué ...et ton humour !!!

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  11. Bonsoir et merci pour ton repack. Je suis curieux de voir ce que donne ce petit film de Roberto Mauri, des fois on est surpris en bien. J'avais bien aimé Spirito Santo, je crois que c'est le 1er où Spirito Santo est poursuivi par un indien qui le voit auprès de sa soeur agonisante et croit donc que c'est lui qui l'a tuée.

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  12. Merci pour ce film et sa présentation qui une fois encore décuple l'envi de se rassasier d'un bon spaguetti!

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  13. Les présentations sont de plus en plus étoffées. Du super boulot. merci Indi pour cet inédit en ce qui me concerne.

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  14. Merci pour ce WANTED SABATA qui ne m'a guère laissé un souvenir marquant. Je vais lui donner une seconde chance grâce à ta plaidoirie très généreuse. J'aime beaucoup SARTANA DANS LA VALLEE DES VAUTOURS et la trilogie des SPIRITO SANTO a du charme. Dommage qu'elle ait été boudée par les distributeurs français.Je crois me souvenir d'en avoir vu un figurer dans le catalogue des Films Jacques Leitienne dans les années 70S. Ils ont déjà le mérite d'être sérieux bien que conçus au temps de la pantalonnade.

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  15. Franchement, une très agréable surprise que cette production qui ne dispose pourtant pas de gros moyens.
    Merci encore pour le partage.

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    1. Et oui, le savoir faire à l'Italienne, c'était quelque chose ! Pour moi aussi, la mission est accomplie ;)

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  16. je vais découvrir, j'ai pas mal de visionnage en retard dans tes partages de ces dernières semaines. Un grand merci pour tout, c'est de la passion mais c'est quand même un sacré boulot.

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  17. Dommage quand même que Brad Harris soit si fadasse, sinon le film n'est pas si mal et on passe plutôt un bon moment.
    Merci pour la découverte.

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    1. Oui, il n'est pas le point fort du film. Karis lui vole sans mal la vedette.

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  18. Merci Indianagilles pour ce peplum... heu western avec Brad Harris.

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  19. Le gros soucis d'un bon paquet de Westerns, mais aussi de film de Kung Fu,(mes deux dada !!!) c'est que la première partie du film qui pose les personnages est souvent trop longue, parfois pas loin d'une heure, et on s'y ennui ferme... Pour ce Sabata, on ne peut certes pas lui faire ce reproche!!! Ici, dès le début, on est dans le vif du sujet, et du coup, on tombe dans le travers inverse, les personnages ont peu d'épaisseur et on ne s'y attache pas. Autre soucis du film, son rythme paresseux et le coté répétitif de l'action, et je te trucide, et c'est l'autre qui porte le chapeau !!. On peut aussi regretter que le rôle principal ait été confié à Brad Harris, sorte d'armoire à glace pas vraiment à l'aise dans le rôle, finalement Vassili Karis s'en sort beaucoup mieux. Aucun rapport avec les Sabata de Parolini. On a bien sur affaire à un Western fauché, et les problèmes, ou incohérences dans le scénario sont nombreux : que devient le troupeau et la ferme de Sabata après l'empoisonnement du ruisseau, on ne comprend pas trop les rapports entre Vassili & la femme de son frère, et pourquoi elle est devenu muette, quand Sabata est prisonnier, il avait qu'a se servir de ses dents pour défaire les nœuds et s'échapper... Ajoutons à cela des décors extérieurs et intérieurs vraiment moche, certainement du au budget étriqué. Les scènes dans la mine n'ont pas été tournées dans une mine (!) et des seconds rôles sont peu emballant.. Heureusement, la musique est pas trop mal. Le film reste tout de même (assez) divertissant.

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    1. Oh, perso je ne trouve pas que les 1ere parties sont souvent ennuyeuses. tout est question de rythme pour moi, et c'est souvent très réussi.
      Sinon, c'est sûr que ce western là n'est pas extra (bien que je le préfère à 99% des classiques américains où je m'ennuie ferme, 1ere ou 2eme partie) et je suis assez d'accord avec la plupart des défauts que tu cites et, c'est curieux, mais le film est quand même bien sympa et a un certain savoir faire. Mais c'est sûr qu'on a vu bien mieux.
      Pour ce qui est de la femme muette, c'est tout simplement le traumatisme car, si je me souviens bien, sa famille a été massacrée devant elle, non ?

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