Réalisation : Joaquin Romero Marchent
Avec : Maria Fiè, Paul Piaget, Claudio Undari, Fernando Sancho, Jesus Puente, Raf Baldasare
Nationalité : Espagne/Italie
Genre : Western
Durée : 95'
Année de production : 1964
Titre original espagnol : Antes llega la muerte
Titre original italien : I stette del Texas
Bob Carey, sort de prison après avoir purgé une longue peine. Ringo et ses deux frères apprenent la nouvelle et, considérant que Bob n'a pas suffisament payé pour son crime décident de l'abattre dès qu'il sera revenu en ville. Bob avait abbatu leur frère pour défendre Maria, la femme qu'il aimait et qu'il aime encore. Il ne sait pas que Maria est désormais mariée à un riche propriétaire, Clifford. Ce dernier a d'autres choses à penser que la sortie de prison de l'amour de jeunesse de sa femme, lorsque le docteur lui annonce qu'elle est atteinte d'une grave maladie et qu'elle est pratiquement condamnée. Clifford décide de lui cacher sa maladie et s'embarque dans une mission suicide avec elle et quelques hommes pour tenter de trouver un moyen de la guérir...
Merci à Tony de Pigalle pour la version italienne
Attention : cette présentation comporte des informations susceptibles de heurter
la sensibilité des malheureux amateurs de westerns classiques américains.
Ce n'est pas intentionnel, je considère que vous vous faites déjà bien assez de mal comme ça,
ce serait donc vraiment cruel de ma part d'en rajouter.
Merci de votre compréhension. Et pouet, pouet, camion.
Repack 1.0 : version DVD (le 17/01/2021)
Je ne m'en cache absolument pas, j'ai une aversion totale pour le western classique américain, je ne me prive d'ailleurs jamais pour le dire et en expliquer les raisons. Ce n'est absolument pas par principe que je rejette totalement ce genre, car je peux vous assurer que j'ai eu beau essayé les divers John Wayne, Gary Cooper ou même pire, "papy" Randolph Scott, aucun de leurs films n'est parvenu à éveiller mon attention. Pire, je suis même rarement allé jusqu'au bout tant je m'y ennuyais, moi qui mets souvent un point d'honneur à aller à la fin de n'importe quelle nanar que j'ai eu le malheur de commencer à regarder. On a eu beau m'en conseiller plein, c'était toujours pour moi un véritable supplice et, au bout de dix minutes sans exagérer, je trouve ça bien plus éprouvant que de regarder le pire des Demofilo Fidani. Oui, oui, c'est à ce point là. Attention : je ne fais absolument pas de l'antiaméricanisme primaire comme certains pourraient faire de l'anti italianisme primaire, car j'apprécie énormément de westerns américains à partir des années 70, sans doute parce que les Américains ont retenus quelques leçons des "tacherons" européens, mais aussi parce que le cinéma est entré dans une ère plus moderne qui a dynamisé bien des choses. Le cinéma américain des années 70, plus noir et cynique, est d'ailleurs parmi mes préférés. Je sais que beaucoup parmi vous aiment également le western américain classique, pauvres de vous, mais pour ma part, il n'y a vraiment rien à faire, je trouve toujours ça mou, les acteurs peu crédibles car souvent aussi vieux que raides, la mise en scène désuète et plate, le rythme poussif, les musiques ringardes, les costumes souvent dignes du pire des carnavals... Même quand les histoires sont bonnes, le tout est si mal mis en valeur que cela démoli l'ensemble pour moi, alors que les européens parvenaient bien souvent à rendre passionnant des histoires somme toute très simples, pour ne pas dire parfois banales. Le seul film du genre que j'ai beaucoup apprécié, si l'on peut le considérer comme un western, c'est Le Trésor de la Sierra Madre (1948) de John Huston, bien que je lui préfère Chacun pour soi (1968) de Giorgio Capitani qui s'en est pas mal inspiré. Mais encore une fois, j'insiste, c'est un avis personnel, c'est forcément subjectif et cet avis n'appartient qu'à moi. N’empêche que c'est vraiment tout pourri et que vous devriez avoir honte de regarder de telles daubasses. Je plaisante, bien entendu. Mais j'espère que vous avez compris que j'ai essayé et que c'est pas pour moi. Le plus important, c'est que VOUS vous aimiez. Et tant que vous ne me forcez pas à les regarder aussi, moi ça me va !
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| Le seul bon John Wayne ? La Classe américaine, évidemment ! |
Mais pourquoi ce long aparté ? Car le western de Marchent étant pré-Leonien, ses influences penchent forcément plus vers le western américain, ce qui pourrait donc tout naturellement m'en dégoûter sans aucune autre forme de procès. Et je sais que d'autres sont comme moi et qu'ils pourraient donc tout naturellement avoir envie de zapper ce film. Ce serait une erreur. Car cette influence américaine se retrouve surtout au niveau de l'esthétisme, mais pas du reste. Le film est profondément européen en esprit, aucun doute là-dessus. Ouf ! Je pense vraiment qu'à l'image de Sergio Leone, Joaquin Romero Marchent, qui a mine de rien réalisé 11 westerns, s'est forgé petit à petit un style propre à lui, très caractéristique, mais qu'il était plus au niveau scénaristique et émotionnel que visuel. Ses westerns étaient en effet de véritables tragédies grecques, parfois à la limite du mélo, avec des personnages troubles dont on avait du mal à dire s'ils étaient finalement les héros ou les salauds. Si vous ne l'avez pas déjà vu, je vous invite d'ailleurs à aller voir le précédent western de Joaquin, Les 3 implacables (1963), qui est pour moi son autre petit chef-d’œuvre, même si je le mets une marche en dessous de ce 7 du Texas qui m'a encore plus marqué.
Si Joaquin fut indubitablement le premier roi du western européen, celui qui a ouvert la voie à Sergio Leone pour tout exploser, il a malheureusement eu du mal à survivre à l'arrivée de ce dernier et de toute la vague de réalisateurs italiens qui ont suivi ses traces. Ne voulant pas faire comme ses compères et désirant garder son propre style, il s'est fâché avec son producteur Alberto Grimaldi qui lui portait de moins en moins d'intérêt, les résultats au box office n'étant plus à son avantage, ce qui le mis alors pratiquement sur la touche. S'il réalisa tardivement en 1972 le truculent Condenado a Vivir, avec son acteur fétiche Claudio Undari (pseudonyme : Robert Undar), on le sentait moins à l'aise lorsqu'il s'agissait de s'adapter à un style plus violent et plus dans l'air du temps. Et si ce western de 1972 est peut-être son film le plus connu par les aficionados du genre, c'est surtout ses plans gores qui ont fait parler de celui-ci, mais en ce qui me concerne, le vrai Marchent, celui qui s'exprimait le mieux et qui a réalisé ses meilleures œuvres, est celui de l'époque de la P.E.A. de Grimaldi, même si tous ses films sont quand même loin d'être de brillantes réussites.
Alors que Joaquin peinait à s'adapter au nouveau style italien, son frère Rafael a progressivement pris sa place, lui qui est rentré plus rapidement dans les rangs. Pourtant, il n'a, selon moi, jamais faire preuve du même génie que lui... à une exception près lors de son premier film : le méconnu Dans les mains du Pistolero (1965) avec Craig Hill, immense tragédie, qui a tellement été chapeauté par le grand frère Joaquin qu'il n'est guère étonnant d'y reconnaitre autant son style. Mais nous aurons l'occasion de reparler de ce film une prochaine fois...
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| Joaquin Romero Marchent, entouré des acteurs Gregorio Wu et Paul Piaget durant le tournage des 7 du Texas. |
Revenons donc à notre film du jour. Co-produit par la fameuse P.E.A. d'Alberto Grimaldi, ainsi que par la boite de production espagnole Centauro Film, le film connut surtout un grand succès en Espagne, pays dans lequel le film demeure très populaire. Le titre du film est assez différent de celui qui fut adopté ailleurs, puisqu'il s'y nomme Antes llega la muerte, soit "La mort arrive avant", un titre noir, sans doute bien plus représentatif de ce qu'est vraiment le film, le titre Italien, Français ou encore Américain essayant avant tout de faire une sorte de récupération hasardeuse du succès des 7 Mercenaires (1960) de John Sturges. En Italie, les deux précédents westerns de Marchent, 3 Cavaliers noirs (1963) et Les 3 implacables (1964) avaient connus d'excellents résultats au box office, à une époque où le western n'explosait pas encore tout sur son passage. Ils s'étaient placés à la 48eme et 39eme place de leur saison respective. Les 7 du Texas ne se plaça lui qu'à une 67eme place un peu décevante, car compte tenu des expectatives après les succès précédents de Marchent, Grimaldi en espérait bien plus. C'était en tout cas bien loin de Pour une poignée de dollars (2eme), Un Pistolet pour Ringo (6eme) ou même de 5000 dollars sur l'as (29eme) du compatriote Espagnol de Merchant, Alfonso Balcazar. Ce relatif échec, plus commercial qu'artistique, signa un peu le début de la fin pour notre réalisateur, la collaboration avec Grimaldi ne cessant plus de s'effriter par la suite, jusqu'à la rupture totale. Si Joaquin Romero Marchent est rarement cité chez les fans de spaghetti, en particulier italiens, c'est sans doute car son style n'était pas Leonien, mais aussi peut-être parce qu'il s'agissait pas d'un réalisateur Espagnol et qu'il y a peut-être là une pointe de nationalisme un peu injuste...
L'une des grandes originalité du film est que, finalement, il n'y a pas de véritable personnage principal, en tout cas, pas dans le sens classique qu'on l'entend. De prime abord, on pourrait en effet croire que le premier rôle appartient à l'Espagnol Paul Piaget, or il n'est finalement qu'un des pions parmi les fameux 6 autres du Texas. La véritable figure centrale du film, qui n'est pas un personnage principal comme on l'entend habituellement, est le personnage féminin joué par la toujours excellente Maria Fiè (pseudonyme : Gloria Milland), qui était indubitablement la première reine du western européen. Pour notre plus grand malheur, l'actrice italienne arrêta sa carrière d'actrice dès 1967 à seulement 27 ans. Toute l'histoire tourne autour de son personnage. Se pensant enceinte, elle est en réalité gravement malade. Son mari, interprété par le brillant acteur l'espagnol Jesus Puente, lui a menti pour ne pas l'alarmer et décide de partir en mission désespérée, quasi suicidaire pour la sauver. Il parvient à réunir quelques personnes pour l'accompagner dans son périple, mais tous n'ont pas les mêmes nobles motivations que lui, ce qui va compliquer encore sa tâche... Cette femme malade, pratiquement condamnée à mort, est tout simplement la figure de la propre mère de Joaquin Romero Marchent, ce dernier ayant perdu sa mère, cinq ans auparavant. Comme le personnage de son film, elle était gravement malade. Plutôt que de se confiner à la maison et de respecter un éventuel couvre-feu, la famille Merchant l'a transportée partout à travers l'Espagne pour tenter désespérément de trouver un moyen de la guérir. En vain. Tout ceci a plus que clairement influencé notre réalisateur et ses films au ton résolument mélancolique et pessimiste, et en particulier celui-ci.
Merchent écrivit son script à l'aide des scénaristes Federico De Urrutia et Manuel Sebares, apportant comme toujours un grand soin à la caractérisation de ses personnages, chose qui fait souvent défaut à la plupart des westerns, aussi bien européens qu'américain d'ailleurs, bien que ce soit aussi ce qui fasse le charme de certains personnages iconiques du genre. Si l'histoire principale tourne bien entendu autour de cette folle odyssée, les personnages possèdent tous un background qui leur est propre et qui les lient plus ou moins tous d'une manière ou d'une autre. Les sous intrigues, jamais déplacées ni envahissantes, révèlent subtilement des détails qui enrichissent indéniablement et intelligemment chaque personnage du film, même ceux qui semblent anecdotiques au départ, via une histoire d'amour par-ci ou une histoire de vengeance par là.
Tourné à Almeria, c'est peut-être aussi la première fois que ce décors légendaire est aussi bien mis en avant, montrant à quel point il pouvait permettre de nous transporter dans l'Ouest sauvage, sans avoir besoin pour autant de traverser l'Atlantique. La dernière partie dans le désert préfigure même, selon moi, celles du Bon, la Brute, le Truand (1968). Il se dit que Sergio Leone lui-même avait beaucoup apprécié le film de Merchant, il n'est donc pas impossible qu'il en ait été quelque peu influencé par la suite.
On retrouve au casting la plupart des acteurs qui avaient joué dans les précédents films de Joaquin. Si Paul Piaget s'avère un peu fade, ça correspond plutôt bien à son rôle à l'américaine et ne gène nullement. Encore une fois, Claudio Undari fait preuve d'une présence incroyable, lui qui doit pourtant composer avec un rôle moins mis en avant que dans Les 3 implacables. Son rôle est un peu ingrat, mais il parvient à le rendre vraiment brillant de bout en bout. Encore une fois, quel dommage que Claudio Undari ait été mis quelque peu au ban avec son réalisateur après sa rupture avec Alberto Grimaldi ! Son talent était immense et redécouvrir ses premiers rôles, plus importants et profonds que ceux qu'il a pu jouer par la suite, ne laisse vraiment planer aucun doute à ce sujet. Nous avons déjà parlé de l'épatante Maria Fiè, alors je vais plutôt dire quelques mots sur notre bon Fernando Sancho (doublé en italien par le très drôle Carlo Romano, entre autre célèbre voix italienne de Fernandel dans les Don Camillo) qui, à cette époque, jouait encore les bons ou les gentilles canailles. Le duo comique qu'il forme avec son partenaire Beni Deus (Dan) permet indubitablement au spectateur de respirer un peu dans toute cette étouffante tragédie, mais sans jamais s'avérer lourde, ni déplacée. Soulignons aussi la belle prestation de Paco Sanz, dans le rôle du vieux guide Rogers, un acteur que l'on pourra également voir par la suite dans de nombreux autres westerns européens et qui s'avèrera toujours impeccable. Ici, il ne fait donc pas exception à cette règle. Et n'oublions pas l'italien Raf Baldasare qui joue comme très souvent les fripouilles, mais qui cette fois est quand même vraiment très sérieux et calculateur (et doublé en italien par nul autre que Pino Locchi).
Si le film est plus bavard que les westerns européens à venir, cela ne veut pas dire que l'action vient à manquer. Tout est savamment dosé et on appréciera cette belle attaque du fort qui, avec un budget tellement moindre, n'a aucun mal à s'avérer bien plus intense que la pauvre bataille statique d'Alamou... pardon, je voulais dire d'Alamo (1960) de John Wayne, à mon humble avis bien entendu. Mais plus que l'action en elle-même, c'est vraiment la tension, les rapports entre les personnages, qui font vraiment le sel du film de Joaquin. Est-il parfait ? Je ne suis pas loin de le penser, et même la musique à l'américaine de Riz Ortolani, un peu ringarde à l'image du look de Paul Piaget, ne parvient pas à gâcher ce bel ensemble, car elle fait finalement plutôt bien le job dans son genre. Pas sûr qu'une musique plus Morriconiene aurait été en adéquation avec le style visuel pré-Leonien, d'ailleurs.
Malheureusement, la version française du film est introuvable depuis des années, ce qui n'a sans doute pas aidé à populariser ce petit bijou dans nos frontières. Bien que la VO principale du film soit plutôt l'Espagnole, je vous ai repacké sur le DVD espagnole la VO alternative, c'est à dire version italienne, que je vous ai ensuite sous-titré. J'ai récupéré la version italienne sur un enregistrement du film que m'a procuré notre bon Tony de Pigalle. A noter tout de même que le DVD espagnol coupe un plan légèrement trop vite et fait sauter une réplique, mais ça n'a franchement guère d'importance. Ceci dit, ça me faisait quand même un peu suer et j'ai voulu remettre ces deux petites secondes dans le montage, mais le réencodage détériorait un peu trop l'image à mon goût et j'ai donc préféré laisser tel quel.
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| La très courte tirade absente du DVD espagnol. Ca vaaaaaaaaaaaa ! On va pas pleurer. |
Si je vous propose la version italienne plutôt que l'espagnole, c'est déjà parce qu'il y a une langue que je parle et l'autre non... Donc forcément, pour vous sous-titrer le film, c'est quand même plus simple pour moi. Mais il faut dire aussi que la version italienne est, comme toujours à
cette époque, très bonne et qu'elle me semble meilleure que son homologue
espagnole. Mais peut-être est-ce aussi parce que je ne parle
pas la langue et que je ne peux donc pas en apprécier ses éventuelles
subtilités. En règle générale, les doublages espagnols semblent quand
même un peu moins qualitatifs, ne serait-ce qu'au niveau du mixage, moins réussi. Mais attention, ils restent bien plus réussis que les doublages anglais que je trouve toujours assez abominables. Comme j'ai oublié de laisser dans l'archive la piste espagnol, dont le texte semble quand même très proche de l'italien, je vous l'ai mise à part. Si vous la voulez, vous pouvez donc la télécharger et n'aurez plus qu'à la remuxer avec MKVToolnix, la tonalité est corrigée et elle est déjà synchro.
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| Une édition Blu-ray qui semble sympa, mais... |
J'avais
appris l’existence d'un Blu-ray américain, sorti dans un tirage
extrêmement limité. Aussi, je me suis lancé à sa recherche. Les
comparatifs avec le DVD espagnol ne semblaient pas trop en sa faveur,
surtout en ce qui concernait l'étalonnage, mais parfois les screenshots
sont trompeuses et en mouvement c'est autre chose. Introuvable sur le
net, sauf a des prix prohibitifs, il m'a également été impossible de le
trouver en téléchargement. Mais un ami de Tony de Pigalle possédait
l'original et a pu m'en fournir une copie. Mais finalement, cette
recherche se révéla bien inutile car effectivement, la qualité n'était pas au
rendez-vous et en plus, le montage était horriblement cut, ce qui
expliquait peut-être pourquoi il n'y avait que la pauvre piste anglaise dessus. Pas bien grave, le DVD espagnol est
vraiment très bon, meilleur aussi que la retransmission italienne qui
était bien trop sombre comme vous pouvez le constater sur le screen de la tirade coupée.
Je crois qu'il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)découverte. Et encore une fois bonne année 2021.
repack 2.0 : version HDTV (le 23/05/21)
Une version HD vient remplacer la déjà bonne copie du DVD espagnol. Rien à signaler, si ce n'est que la petite
tirade absente du DVD n'est pas présente sur cette copie non
plus, par contre un plan où Claudio Undari descendait de cheval est
désormais complet.
On peut noter que, bien que j'ai traduit le film
selon la version italienne, les sous-titres semblent plutôt bien coller
aussi à la version espagnole, ce qui est finalement assez rare.
Cette copie HD de la télé espagnole m'a été fournie par Kevenz que je remercie donc chaleureusement.
Je n'ai pas fait de nouvelle version Lite par manque de temps, mais j'ai par contre fait une version x265.
screenshots de la version 1.0 DVD




























Grand merci à toi.
RépondreSupprimerMille Mercis.
RépondreSupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerMerci Indianagilles pour ce partage.
RépondreSupprimerTon texte donne très envie de le voir.
Mission accomplie pour moi alors ! ;)
SupprimerMerci une nouvelle fois ;)
RépondreSupprimerMerci beaucoup et meilleurs voeux !
RépondreSupprimerEncore et toujours, à la fois un splendide travail éditorial de présentation, tu ne comptes pas tes lignes, qui allie une démarche de redécouverte de réalisateurs, ou de petits courants, qui ont été négligé par les critiques français.
RépondreSupprimerEt je ne pense pas que quiconque ait réellement pris le temps d'estimer à sa juste valeur le travail de Marchent ! A part peut-être Tarentino qui lui a adressé un clin d'oeil sympathique avec Il était une fois à Hollywood à travers la filmographie fictive de Rick Dalton.
Mais il est évident que tu n'as pas attendu l'avis d'autrui pour te faire ta propre estimation et ce n'en est que plus louable.
Je suis content que tu rendes également justice à Robert Undar.
Sympathique, physique aquilin, parfois trop grand dans le cadre ou parmi ses collègues, Undar a traversé ce métier avec un certain style qui ne laisse pas indifférent l'amateur éclairé (grâce à toi, notamment).
Bref, redécouvrir de tels films, oubliés, méprisés, mis au banc demeure un réel bonheur de cinéphile, comme le fait de venir chez toi, dans ton site, et de trouver de tels films !
Excellente année à toi ainsi ta famille !
J'avais oublié le clin d’œil de Tarantino à Marchent. Comme quoi, les vrais "savent" ^^
SupprimerRobert Undar est un acteur qui aura été malheureux après des débuts vraiment étonnant, parce qu'avec sa gueule et sa carrure, ça ne semblait pas si évident d'exister en tant que véritable acteur. Il crève toujours l'écran et 'est vraiment triste que sa rupture avec Grimaldi l'ai condamné à ne pratiquement plus que jouer des seconds rôles à la limite de la figuration parfois.
Comme dirait George Abitbol : Monde de merde.
Merci bcp pour cette découverte et le boulot pour les stfr.
RépondreSupprimerGrand merci pour ce western et pour tes commentaires.
RépondreSupprimerMerci beaucoup et bonne continuation
RépondreSupprimerMerci beaucoup et bonne continuation
RépondreSupprimerComme d'hab', une introduction aux petits oignons pour un excellent moment à passer devant le petit écran !
RépondreSupprimerEncore merci. je te le redis aussi : Très belle année à toi ainsi qu'à tes proches.
( ) Si un jour un éditeur devait se pencher sur tes présentations, je gage que tu obtiendrais un franc succès.
Non mais je suis trop beau gosse. Si on me met dans les bonus, les gens ne regarderont plus le film. C'est pour ça qu'on met Curd 😛
Supprimerque rajouter qui n'aie été dit, notamment sur tes présentations, toujours érudites et à hauteur de lecteur, sans chercher à nous en mettre plein la vue mais seulement à nous informer, même nous instruire. Et tu as donné envie, à juste titre, de découvrir, comme celui-ci, sur lequel je ne me serai peut-être pas risqué. Je partage ton absence d'enthousiasme pour le western américain (encore qu'il y ait quelques beaux films, quand même) et inversement, ta passion pour le celui venu d'Italie. Merci de nouveau pour ton travail et pour nous faire découvrir ces films de cette manière.
RépondreSupprimerAprès, vraiment j'insiste mais c'est vraiment pas faute d'avoir essayé.
SupprimerJ'espère en tout cas que ce film te plaira. C'est quand même autre chose que des cow-boys de 60ans qui chantent une ballade au coin du feu. ^^
Encore un grand merci pour ton travail.
RépondreSupprimerMerci beaucoup et pour l'excellente fiche de présentation et pour ce western que je vais découvrir .
RépondreSupprimerEn plus de la découverte, une présentation passionnante qui aide à mieux apprécier la juste valeur de ce film, quelle classe! Merci pour la version italienne dont je me contenterai avec le plus grand plaisir, et bravo d'avoir pensé aussi aux espagnols, c'est vraiment gentil.
RépondreSupprimerMerci beaucoup indianagilles!!
RépondreSupprimerToujours au top!!
Meilleurs Voeux et Bonne Année Gilles!
RépondreSupprimermerci pour ce Western, que je connais très peu... A découvrir donc
Alain
Any chance to upload "Ognuno per sé" with a decent video quality and the bluray of "Minnesota Clay"?
RépondreSupprimerOgnuno per se, I just have the french DVD, I don't think there is a better source for this masterpiece and I can't put Minnesota Clay because the french bluray is still available.
SupprimerMerci beaucoup pour cette fantastique découverte qui m'a permis de réévaluer Joaquín Luis Romero Marchent.
RépondreSupprimerMartin Dollman
De rien ! Et enchaine avec Les 3 implacables si ce n'est pas déjà fait. Tu vas voir, c'est pas mal du tout aussi.
SupprimerLe film ne m'a pas du tout convaincu.
RépondreSupprimerMis à part l'idée de départ assez étonnante, je trouve l'ensemble trop bavard, trop prévisible, trop plat. Trop des scènes sont faites sur le même modèle, un plan moyen (on lui a dit qu'il avait le droit de rapprocher sa caméra ?) avec les personnages (souvent deux) qui se plantent pile au milieu du cadre pour discuter. C'est filmer toujours de face, assez platement, il n'y a pas de changement de rythme, pas de diversité dans les plans . Riz Ortolani fait du sous-Max Steiner, sa musique est montée dans le film de façon très mécanique.
Petite consolation : Undari a effectivement une présente assez magnétique et le final près du point d'eau, où Marchent donne l'impression de se lâcher enfin.
Je ferai quand même "Les Trois implacables", ça reste excitant de découvrir cette période du western européen.
Ah, on ne peut pas plaire à tout le monde :) Il est certain que la force du cinéma de Marchent n'est pas sa mise en scène, mais plutôt ses personnages et ses intrigues. Par contre, je te trouve dur, je ne trouve pas le film si prévisible que ça, je dirais même qu'il y a de grosses surprises qu'on voit rarement ailleurs. Peut-être préfèreras-tu Les 3 Implacables, qui sait ?
SupprimerMerci pour ton avis, en tout cas ;)
Merci Indi pour cette belle présentation, je vais découvrir ce film, que je ne me souviens pas avoir déjà vu. Ce n'est pas la première fois que tu évoques ton peu de gout pour le western US, ça reste un peu une énigme pour moi.
RépondreSupprimerQd j'étais enfant, j'ai découvert le western par les américains, et bien évidemment j'ai immédiatement accroché. Même à John Wayne, pourtant je le trouvais trop gros, trop vieux, je n'aimais pas ses vieilles chemises roses tendues sur son ventre trop gros. Louis Skorecki avait écrit qu'il se dandinait comme une grosse fille. Et c'est effectivement ça, mais finalement je ne l'en apprécie que plus aujourd'hui (Alamo me met les larmes aux yeux).
et c'est tout à fait vrai aussi, que j'ai vite compris qu'il se passait quelque chose de maousse de l'autre coté des alpes, en subissant une claque émotionnelle énorme en voyant le Grand Silence à la TV.
Ton point de vue, c'est un peu un juste retour des choses, on a tellement vu de défenseurs du westerns US stipendier injustement le western italien, en le rabaissant. N’empêche pour moi, impossible d'opposer les 2. le sujet est passionnant, c'est un peu comme débattre des avantages et inconvénients des petits ou des gros seins. j’avoue je préfère les gros... ceux de Bud et de John Wayne !
Moi aussi Alamou m'a mis les larmes aux yeux, mais pas pour les mêmes raisons ^^
SupprimerPlus sérieusement, justement, j'ai découvert le western par Leone et Clint Eastwood, ce qui a été clairement fatal aux westerns classiques et à John Wayne. Comme on ne passait pas d'autres westerns européen en France, à part Soleil Rouge, et que la presse semblait dire que le western européen c'était juste Leone, je me suis fait abuser et je n'ai finalement découvert les merveilles d'Italie et d'Espagne que bien tardivement. Mais entre temps, je tombais sur quelques Clint Eastwood que j'aimais plus ou moins et quand je tombais sur des westerns classiques, pour moi ça n'avait tellement aucun rapport, j'avais l'impression de passer de La Folie des grandeurs à Mon curé chez les nudistes, que je me suis dis qu'en fait, ce n'étaient pas les westerns que j'aimais, mais le cinéma de Sergio Leone. Finalement, c'était un peu ça, je n'aimais, et visiblement je n'aime toujours pas, les westerns classiques, mais par contre, j'ai découvert que j'aimais bien plus que les westerns de Leone.
Pour moi, on peut aimer les deux, mais c'est comme si on aimait des films de catégories différentes, comme des films de Sciences fiction et des comédies romantiques. Mais on peut aussi aimer qu'une seule de ces deux catégories ou n'avoir que quelques rares exceptions dans un des deux genres... Bon, perso je n'ai toujours pas trouvé la véritable exception dans le western classique, sauf Sierra Madre si on le met dans cette catégorie, mais encore une fois, je ne désespère pas. Et je suis tellement fou, qu'alors que j'avais envie de m'ouvrir les veines en regardant Alamou, j'ai quand même pris la version longue pour essayer de le revoir. Comme quoi, j'essaye !
Après c'est pas faux sur le retour des choses. Il est clair que ceux qui déversent leur fiel sur le western européen aurait un sacré client de l'autre camps avec moi ^^ Mais ce n'est vraiment pas pour faire le revanchard, c'est juste que pour moi, c'est abominable. Mais comme je l'ai dit, l'important ce n'est pas que moi j'aime, mais que vous vous aimiez. Comme pour tout d'ailleurs. Sinon, j'aurais bien aimé que Bud Spencer assome John Wayne, tiens.
oh ! Alamou ! tu devrais avoir honte. J’espère que le fantôme de Big John viendra te trouiller la paillasse.
SupprimerPourtant c'est comme ça qu'on l'appelle dans le milieu des nombreux détracteurs du western classique américain ^^ La version longue devrait hériter par contre de Alamouligasse :D Sérieux, c'est moi que ça en peux plus. Même quand ça tire un peu, ça semble plus au ralenti qu'un film de John Woo et Zak Snyder ! Ahhahah ! Je suis taquin. Mais c'est pas faux... !
SupprimerSalut, je n'ai pas tout lu des échanges mais j'ai adoré L'homme qui tua liberty valence, je l'ai découvert il y a à peine deux ans, et bon dieu que c'est un grand western, c'est plus pour l'aspect historique qu'il m'a plu finalement, mais c'est assez incroyable comme film. Les steaks énormes, les scènes assez longues ne s'apprécient qu'après avoir vu le film. voilà juste un mot en passant ;-)
SupprimerJ'ai essayé de le regarder, j'ai tenu 25 minutes à peu près avant de déclarer forfait. J'aurais bien voulu tuer moi même Liberty Valence pour essayer d'accélérer les choses, tiens. D'ailleurs, je ne me souviens même plus qui c'était, c'est dire si ça m'a passionné ^^ Enfin bref, tout ça pour dire que non, vraiment je peux pas non plus. Et ne me parlez pas de la Prisonnière du désert svp, j'ai l'estomac fragile !!!
SupprimerHélas, ton cas est effectivement irrécupérable.
RépondreSupprimerEt oui. Mais je ne suis pas le plus malheureux !😜
SupprimerTant mieux, surtout ne change rien pour moi, bien au contraire, continues de nous régaler de tes fabuleux partages. Surtout en cette période d'incompétence et de médiocrité généralisées. tu n'as pas idée du bien que tu fais. So long l'ami ! biz.
RépondreSupprimerNon mais pour parler un peu plus sérieusement, moi je trouve ça bien qu'on ait pas tous les mêmes goûts, qu'on puisse un peu chambrer etc... Je trouve ça plus sain ! Pouvoir discuter et dire j'aime ou j'aime pas, ne pas être d'accord, nuancer, rigoler... c'est mieux que de vouloir imposer un avis parce que c'est comme ça et pas autrement. Tout est subjectif, après tous.
SupprimerAvec mes présentations, j'essaye avant tout de faire ressortir mes sensations, pourquoi vous pourriez aimer ou pas le film. Mais jamais je ne veux dire que si on aime pas on est un con, par exemple. Parfois, je peux ne pas comprendre, trouver ça dur, mais je respecte les avis, surtout quand on échange. On peut sans problème me dire "ah ben moi, j'ai justement trouvé que ça c'était pas ça mais plutôt...", puis je peux répliquer et dire "ah ? Pourtant perso je l'ai plutôt compris comme ça parce que..."
Enfin bref, j'aime bien l'échange et le partage. J'aime aussi qu'on ne m'impose pas les choses. Ce n'est pas parce que tout le monde dit du bien de quelque chose, et vice versa, que je vais faire pareil. Il faut savoir le faire, sans doute, l'humour me semble quelque chose de très important pour que ça passe bien, c'est poru ça que j'ai mis l'avertissement humoristique sur cette présentation, pour que les gens qui aiment les westerns classiques comprennent tout de suite qu'il ne faut pas prendre ça à coeur, mais qu'il faut aussi comprendre que l'on peut ne pas aimer ce que eux adules.
Je l'ai souvent dit, mais je suis très fier de ma petite "communauté". J'ai vraiment rarement eu des lourdeaux ici. On a toujorus pu discuter tranquille, y a que des gens bien éduqués. Sans doute que les films que je propose permette aussi de filtrer le public, mais quand même ! Vous êtes vraiment au top. Merci à vous tous.
Eh bien tout pareil, un des meilleurs film pré-Leonien (donc) dont je n'avais jamais entendu parler - j'étais pas loin de penser que le western européen était né avec Per un pugno di dollari - ta succulente présentation aura fini de me convaincre, c'était pas gagné au lu du parallèle avec le western américain, tant j'ai comme toi ce genre en indifférence totale... Pas faute non plus d'avoir essayé mais rien n'y fait, faut que ça sorte des sentiers battus et le ciné US n'y parviendra que fin 60's. Little Big Man (pas qu'un western certes), Le Reptile par exemple sont de super films pour moi.
RépondreSupprimerMerci de cette traduction servita a temperatura eccellente, m'sieur Gilles!
La vache, t'es mon clone ! J'adore Little Big Man (bien plus que Danse avec les loups avec qui il partage bien des similitudes). Je vais essayer Le Reptile que j'ai depuis des lustres, du coup ;)
SupprimerEt oui, j'ai VRAIMENT insisté sur le fait que ceux qui étaient comme moi se devaient de lui donner une chance, j'ai bien insisté pour dire que le western classique et moi c'est pas possible, parce que je savais que c'était quelque chose d'important pour présenter ce film.
Le prochain que je vais proposer n'est pas pré-Léonien mais pas loin, il est en tout cas dans ce même esprit. Nul doute qu'il devrait aussi te combler ;)
ça y est, je l'ai vu. Un peu mollasson le Joaquin, mais le film s'en sort sans lui franchement pas mal, grâce à une fin qui dénote. Et sans vouloir rajouter de la tequila ds le feu, à défaut de pré-léonien, je le trouve très américain ds le ton (sf qu'aux US, il y aurait eu bataille de stars pour le 1er rôle, dc impossible de tenir l'équilibre du film entre les perso).
RépondreSupprimerplusieurs fois, je me suis dit que Paul Piaget / Bob Carey tenait bien la corde ds un rôle où j'aurai bien vu Charlton Heston, qt à Fernando Sancho (très bien aussi), il a tjrs un coté Richard Boone/ Forrest Tucker que j'aime bien. Je n'avais jamais fait attention à Robert Hundar, je ferai gaffe désormais. La rousse est fort joliment rousse (par contre, j'espère choquer personne en disant que le chinois est chinoisement nul). bref merci pour ce bon moment et cette chouette discussion. Je manquerai pas de revenir te titiller sur le western US un de ses 4.
C'est vrai que le Chinois est pas ce qu'il y a de plus réussi dans le film, il est digne de ceux qu'on peut trouver dans les westerns américains ! PAs bête ce que tu dis sur la bataille de stars, un film américain aurait mis Paul Piaget en 1er rôle et basta et ça aurait fait un énième navet (mouhahaha, je suis sans pitié. allez bam le baril de tequilla sur le feu !!!).
SupprimerPar contre, n'insulte pas Fernando Sancho, s'il te plait. ^^
j'espère que tu as vu Les 3 Implacables, du coup, tu pourras y revoir l'exellent Robert Hundar dans un de ses meilleurs rôles.
Indianagilles,
RépondreSupprimerconnais-tu les westerns faits par les mauvais élèves du cinéma classique américain, ces têtes de cochon qui ne respectaient pas les règles, voire qui prenaient un malin plaisir à les détourner ou pervertir ?
Allez, quelques titres comme ça, dis-moi si tu as déjà vu :
"Quarante Tueurs" et "Le Jugement des flèches", les deux de Samuel Fuller et en 1957.
"Vera Cruz" et "Fureur Apache", tous deux de Robert Aldrich (et avec Burt Lancaster) en 1954 pour le premier et 1972 pour le second.
Pas vu les Samuel Muller, mais je crois avoir vu Vera Cruz. Si c'est le cas, je ne m'en souviens plus. Fureur Apache c'est beaucoup plus tardif, on sort de la catégorie. Mais je crois qu'il est réputé comme plutôt assez raciste contre les Indiens ?
SupprimerC'est vrai qu'il a été perçu comme raciste vis à vis des indiens au moment de sa sortie, mais c'est principalement lié au fait qu'à l'époque les westerns pro-indiens étaient très à la mode : 'Little Big Man", "Soldat Bleu" ...
RépondreSupprimerA (re)découvrir le film aujourd'hui, on sent bien qu'il n'y a aucun sentimentalisme un peu facile (qu'on trouvait dans les films pré-cités, ainsi que dans 3Danse avec les loups) et que la violence et la brutalité sont présents chez les indiens ET chez les colons.
Je ne dirai pas que c'est hors catégorie parce que le film date de 1972. Il y a encore à ce moment des westerns classiques absolument misérables : "Les géants de l'Ouest" et "Chisum" d'Andrew Mc Laglen, "Les voleurs de train" de Burt Kennedy.
Et Fuller, je ne saurai trop te conseiller d'aller y jeter un oeil. C'est ... comment dire ?? Renversant.
Je pense que certains se sont encore accrochés à leur classicisme un peu poussiéreux, mais on n'est pas dupes, c'était toujours aussi naze !!!
SupprimerJe vais essayer de voir les Fuller et les Aldrich. Surtout que j'aime bien les autres films que j'ai vu de ces deux là. Merci du conseil.
bon comme la discussion se poursuit, j'en suis.
RépondreSupprimerUlzana's Raid n'a rien de raciste, simplement il montre que les indiens (qui n'avaient pas inventé la roue) avaient pas non plus entendu parlé de la convention de Genève qt au traitement des prisonniers de guerre. Pour moi, on devrait sortir de la discussion les westerns us de la fin des 60's et 70s (même ceux avec John Wayne), car ils sont à la fois héritiers du western classique et forcément influencés (en bien ou en mal) par ce que les italo-européens en ont fait. Mais l'exemple d'Aldrich est très intéressant, car Bronco Apache et Vera Cruz datent ts les 2 de 1954 ! On dirait du premier qu'il est pro indien (c'est vrai, mais ce n'est pas un cas unique), et du scd qu'il oblige le cow-boy us à prendre parti (à s'engager) en pleine révolution mexicaine. Qu'est-ce qui compte vraiment ? les idéaux, ce qui est juste, la morale (wouah tt de suite les gros mots), celle de Gary Cooper (digne et droit comme un i) ou bien l’appât du gain de Burt Lancaster. Lequel à raison ? lequel est le bon, le méchant ? là où le film est d'une modernité incroyable, c'est que Gary Cooper, qui adopte la cause des pauvres peones, est un ancien officier sudiste, avec un manche à balai coincé ds le cul, alors que Burt est comme à son habitude flamboyant. Mais en fait cette modernité (ou cette ambiguïté qui nous sort du manichéisme) n'est pas spécifique à ce western-là, il est déjà présent dans bien des westerns américains de l'époque qui portent en eux leur propre devenir des 70s. Richard Brooks (The last Hunt, 1956), delmer Daves (3:10 to Yuma,1957), Dmytryk (Warlock, fin des 50s) Hathaway, Toth... ça n'a même pas bcp de sens de vouloir commencer à les citer.
ce que je veux dire au cas où c'est pas clair, c'est que le western US n'a pas attendu le western européen pour amorcer sa propre réflexion sur lui-même : La Horde Sauvage doit plus aux putes mexicaines qu'à Sergio Leone.
et un dernier truc, j'avais repéré il y a longtemps (ado ds les génériques de la dernière séance pour être précis) que derrière chaque western us, il y avait un roman qui se cachait. C'est à dire que cette histoire-là a déjà été éprouvée par (au moins) un auteur et ses lecteurs avant d'être adaptée et portée à l'écran. Elle a fait ses preuves. D'où selon moi, la très grande force du western US qui repose (au delà des réal, acteurs et des chevaux) sur la qualité de ses scripts (surtt s'ils sont signés Leigh Brackett). si tu n'aimes pas les films, peut être aimeras-tu les romans, auquel cas tout ne seras pas complétement perdu en toi. Jettes un œil sur la collection de Bertrand Tavernier chez Actes Sud. Un mec comme Ernest Haycox (Des Clairons ds l’après midi) m'a fait penser aux grands romanciers russes. Rien que ça. à +
Hum... Le problème des classiques, c'est aussi très souvent la forme (statique à mort et tout parait faux, même quand c'est vrai) et les acteurs (vieux, mous, peu crédibles et qui joue comme dans des soaps). Pour moi, ça désamorce les bonnes choses comme des scenar parfois corrects quand ils arrivent à s'affranchir de certaines règles.
SupprimerLe problème aussi, c'est que souvent, comme dans Le trésor de la sierra Madre, un personnage est intéressant mais les autres semblent sortis de la petite maison dans la prairie. C'est vraiment un des gros soucis pour moi de ces westerns, j'ai toujours l'impression qu'ils n'osent pas aller vraiment au fond des choses, là où les italiens eux ne se genaient pas. Et c'est cela que les Européens ont amené à des westerns américains plus américains dans le fond, ils leur ont permi d'aller un peu au fond des choses et c'était généralement bien mieux en ce qui me concerne.
Enfin bref, j'essaierai de regarder certains des films cités, on ne sait jamais. Mais franchement j'y crois de moins en moins.
Ogareff, je te rejoins complètement sur l'intérêt d'aller lire les bouquins westerns dans la collection de Tavtav.
RépondreSupprimerOn y découvre que la littérature américaine avait des km d'avance sur son cinéma, où les questions qui vont agiter le genre dans les années 70 (et après), des gars comme A.B. Guthrie ou Ernest Haycox les ont déjà abordés depuis longtemps.
Le série de romans "The Big Sky" est une des plus belles de la littérature américaine et il y a déjà tout : un pays qui rend fou, le saccage du territoire, le rêve de la liberté qui va s'évanouir, les saloperies des colons et de l'armée, l'infinie mélancolie comme seul refuge possible...
Quand tu mets dans la balance le film qu'en a fait Hawks mais aussi la plupart des scripts sur lesquels Guthrie a travaillé, tu te rends compte que l'usine à saucisses hollywoodienne s'intéressait principalement à perpétuer un genre avec des personnages récurrents, des scènes incontournables, des enjeux simples à appréhender. Une idée de la nation unie et indivisible. Et un sous-texte idéologique bien sûr. Tout ce qu'on ne trouve pas dans les bouquins.
Même si le western américain a pu évolué aussi grâce à certains de ses réalisateurs, le genre était complètement à bout de souffle dans les années 60.
Quand tu vois des trucs aberrants comme "La kermesse de l'Ouest" ou "Cat Ballou", même si tu aimes le western classique, tu te dis que la tornade italienne a été plus que salutaire.
Ça démontre un peu ce que je pensais, que la forme pose problème dans ces films là alors que le fond était (en partie) présent. Ils n'osaient pas aller au bout des choses non plus, contrairement au européens et en particulier les italiens.
SupprimerBoudiou, la Kermesse de l'Ouest, c'est vrai que c'est bien pourri aussi. Et pourtant, ce sont des films qui jouissent d'une bien plus grande réputation que les meilleurs italiens. Si c'est pas injuste...
T'imagines, il y a plus de gens qui connaissent "La kermesse de l'Ouest" que "Tepepa".
SupprimerArrrgglll ....
Et y en a même qui aiment ça ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !
SupprimerOn a l'air de faire les marioles, là, mais pour que les choses soient claires, personnellement j'aime le western classique américain ET le western italien.
RépondreSupprimerCertains jours, porté par l'enthousiasme et un abus de gnôle, je n'hésite pas à crier haut et fort que John Ford est toujours le plus grand cinéaste du monde.Et contrairement à toi, j'adore "La Prisonnière du désert". Tant pour le fond que pour la forme. Et, suprême délice, Wayne est vraiment une saloperie dans celui-là.
J'ai suivi ces échanges passionnants de loin.
RépondreSupprimerOutre les films déjà cités à juste titre par Ogareff, je recommande vivement "Ulzana's Raid/Fureur apache" de Aldrich en 1972.
Western sans concession dont il est impossible d'en sortir indifférent !
Dans un style disons plus divertissant, toujours avec Lancaster, je retiens également "The Professionnals/ Les Professionnels" de Brooks en 1966.
J'ai choppé les 4 cités par Jacques. Par contre, Fureur Apache ne rentrera pas dans la catégorie tant décriée vue son année. Mais tout bon film est bon à prendre ! Je sais pas quand je vais pouvoir regarder ça, mais comme Jacques et moi semblons sur la même longueur d'onde 'je pardonne même sa passion pour La Prisonnière du désert ^^ mais peut-être devrais-je un jour le retenter car j'ai dû tenir 30 ou 40 mn dessus et je n'en ai qu'un souvenir lointain, si ce n'est que tout semblait faux), il y a des chances que je trouve enfin mon bonheur sur les autres films qu'il a donné...
SupprimerCe qui compte, c'est ce qu'on aime. Personne ne cherche à convaincre l'autre. Ce qui compte; c'est juste le plaisir de cette conversation. On se rejoint sur le gout des flingues, des chevaux, des saloons et de l'eau de feu et ça me va bien comme ça.
RépondreSupprimerBien sûr ! C'est d'ailleurs ce que je dis et répète : l'important ce n'est pas que moi je n'aime pas, mais que vous vous aimiez ! Après, c'est cool d'échanger, de se chambrer un peu aussi. C'est que certains sont susceptibles, surtout sur le net... J'aime bien rire et échanger, j'aime bien aussi comprendre les choses, apprendre... Je n'impose jamais mon point de vu, je le donne simplement, je suggère et je conseille en tentant de dire pourquoi ça peut plaire ou pas... Tout est subjectif et heureusement, sinon on serait tous des robots à aimer les mêmes choses. Vous imaginer un monde entier qui aime John Wayne ? Il faudrait que les extra-terrestres nous pulvérisent sans attendre !!!!! Ce serait mérité !!!!! ;)
SupprimerBon, j'ai pas vraiment le temps de regarder les films cités plus haut, mais je compte le faire et je vous dirais ce que j'en ai pensé. Et dès que je peux, je fais la présentation pour le prochain repack, je voudrais en mettre au moins un par mois (au lieu de deux, comme avant, mais le délais était quand même assez infernal pour moi).
:-)
RépondreSupprimerOn dit que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, donc que tu n'aimes pas le western dit classique américain est acté et je ne chercherais pas à te faire changer d'avis. Cependant je te trouve quand même assez paradoxal. J'ai du mal à comprendre comment tu peux apprécier les westerns italiens d'avant "Pour une poignée de dollars", qui copient franchement le style américain et dont on peut se tromper sur la nationalité si on ne connait le western que de loin.
RépondreSupprimerPersonnellement, je n'ai pas cette contradiction parce que j'adore le genre (et pas que) quelque soit l'origine et la période à laquelle il appartient. J'arrive même à apprécier les westerns allemands du type Winnetou (à petite dose néanmoins) qui dépassent largement en mièvrerie les américains. Il parait que les turcs ont aussi fait des westerns mais je n'ai pas eu l'occasion pour le moment, d'en voir un.
Petit apparté pour finir. As tu trouvé le temps de lire le bouquin sur Sergio Corbucci dont nous avions parlé, il y a 3 ou 4 ans au moment de sa sortie ? Je l'ai trouvé remarquable.
Justement, la plupart des pré-Leoniens, je ne les apprécie pas du tout. Mais il y a de rares exceptions et celui-ci en fait parti. De plus, c'est plus dans le style que ça ressemble à du classique, mais absolument pas dans le fond, c'est d'ailleurs ce que j'explique ici, il ne faut pas s'y tromper malgré les apparences. Et comme je trouve que le style est largement la moins bonne chose des bons Pre-Leonien, je suis tout sauf paradoxal pour le coup.
SupprimerSinon, j'ai essayé de regarder Winetou et c'est pas du tout mon truc non plus.
Enfin, je le répète, je ne désespère pas de tomber sur un classique que je trouve potable selon mes goûts. Mais même si ça arrivait un jour, ça resterait des exceptions pour moi, tout comme peuvent l'être les rares bon Pre-Leoniens que je trouve bon.
Le livre de Corbucci, je l'ai lu en parti, il était en effet pas mal.
Je te remercie beaucoup de ta réponse parce que je n'avais pas perçu que les films pré-leoniens (comme tu les appelles) que tu nous proposes, étaient des exceptions.
SupprimerMais dans ce cas, je peux extrapoler sur les westerns pro-léoniens du blog. Je suppose que ceux là aussi sont tes choix et qu'il en existe d'autres qui n'ont pas de valeur à tes yeux. Ceux qui ne fréquentent que ton site pourraient avoir l'impression que le western italien dans toute ses formes est totalement génial (A condition qu'on aime ça, bien entendu).
Dans ta recherche du classique américain potable, je te conseille "Winchester 73" d'Anthony Mann avec un James Steward plein de fureur pendant tout le film.
Ah oui, j'essaye bien sûr de choisir des choses valables aussi. Mais il m'est arrivé de mettre certains films pas terribles (par exemple, le dernier Peter Lee Lawrence est quand même pas tip top) et de le dire, mais j'essaye toujours de trouver du positif dans les films que je mets, de dire à qui ça pourrait plaire ou pas selon les goûts. J'avais une bonne copie, la VF était complète et très bonne, les Peter Lee Lawrence en VF se font rares... Bingo. Mais c'est sûr que c'est pas le Pérou non plus. Mais ça se regarde quoi ! Et pourtant, j'ai vu dans les comm que certains ont adoré. C'est vraiment pour ça que j'essaye de toujours mettre en avant les bons côtés et de présenter de manière à prévenir qu'il ne faut pas s'attendre à trop, mais que ci ou ça...
SupprimerParfois, je fais donc parce que le film est dans une belle copie et que j'ai une bonne VF rare pour aller avec, comme pour Tire Joe et Amen en ne m'attendant à rien... sauf que pour ce film là, finalement je suis super surpris parce que je l'ai trouvé top pour plein de raisons. Je crois aussi que, en travaillant sur ces films, j'apprends à les aimer alors que je ne les auraient peut-être pas vraiment considéré sans ça.
Pour les films que je sous-titre, il faut vraiment que j'y trouve de l'intérêt, parce que c'est long à faire, donc pour ceux-là, c'est que j'ai vraiment envie de vous les mettre pour vous les faire découvrir. Les deux derniers étaient donc pour moi des musts et ça m'a donné l'occasion de mettre un peu en avant les frères Marchent.
Je crois que le Winchester m'a été conseillé...
C'est vrai que les présentations que tu fais ont certainement une influence positive très importante pour ceux qui les lisent avant de regarder les films.
SupprimerOutre les explications sur le film , les acteurs qui jouent dedans, mais aussi le travail de synchronisation ou de sous-titrage que tu racontes, font que, on aime le film avant de l'avoir vu ne serait ce que pour te rendre hommage.
Personnellement, je ne me souviens pas avoir été gravement déçu par ce que tu nous proposes. Bien sûr, il y a des films qui m'enthousiasment plus que d'autres, mais je n'en ai détesté aucun. Tu m'as même fait découvrir des acteurs-réalisateurs qui m'ont particulièrement plu comme Tony Anthony.
Ceci écrit, je pense que cela doit devenir de plus en plus difficile de trouver des westerns intéressants. La forme (hd, version française, bonne copie) est importante certes, mais passé le premier quart d'heure, ce n'est plus ce qui attire l'attention.
Attention, je ne voudrais pas que tu te m'éprenne sur la fin de mon commentaire précédent. Je ne cherche pas à te décourager à trouver d'autres westerns italiens. S'il t'en reste dans ta besace, que tu considère comme pouvant être intéressants, surtout, continue. Je ne suis pas du tout blasé, toujours preneur et à l'affût d'autres belles surprises.
RépondreSupprimerMerci pour tout ce que tu as accompli jusqu'à maintenant et à ce que tu nous feras découvrir prochainement.
P.S. Je ne peux pas participer financièrement à ton entreprise en ce moment. Covid oblige, mais ce n'est que partie remise.
Ben en fait, c'est ce que je pensais il y a un moment, je me disais qu'avec la mauvaise presse que pouvait avoir le genre, j'avais largement dépassé les quotas (mais n'oublions pas que pour certains, seuls les Leone sont bons, parfois certains concèdent aussi quelques Corbucci ou Sollima, mais pas plus)... Et finalement, je tombe toujours sur du bon et même parfois du très bon. En fait, j'ai encore pas mal de titres qui me semblent appartenir à ces deux catégories, mais il faut trouver aussi le bon matos pour que ça reste présentable et bien mis en avant. Parce que si tu vois le plus grand des chef d'oeuvre avec une image pourrie, recadrée, un montage massacrée etc... ça le fera pas, faut un minimum. En tout cas, si j'en ai vu des très mauvais que je ne m'embêterai pas à proposer, j'en ai vu encore des très très surprenants. Donc la source est encore loin d'être tarie, rassure-toi. Les deux prochains seront d'ailleurs d'un assez haut niveau, vous verrez...
SupprimerMerci Indinagilles de nous faire découvrir ce western spaghetti.
RépondreSupprimerMerci bcp pour la version hdtv.
RépondreSupprimerJ'avoue avoir attendu la mise à jour, déjà annoncée sur le site de Kevenz, avec impatience. Merci beaucoup à toi et à lui!
RépondreSupprimerBon ! Personne ne parle des chevaux. C'est très important les chevaux dans le western. Je me lance. Magnifiques et douloureuses images d'un attelage de sept chevaux s'efforçant de tirer un chariot au sommet d'une dune montante, sablonneuse, malaisée. Les chevaux de tête tombent et se relèvent et retombent et s'enlisent et souffrent et nous avec eux. Moment tragique. C'est le souvenir que j'aurai du film. Avec ce mari incarné par Jésus Puente.
RépondreSupprimerMerci.
Il faut dire que, étant de Marseille, à part Fernandel, je ne connais pas trop les chevaux !
SupprimerBlague à part, avec les conditions de tournage de cette époque, il ne vaut mieux pas trop y penser, parce qu'elles ont dû souffrir ces pauvres bêtes...
Merci Indiana pour cette copie HD !
RépondreSupprimerUn des meilleurs films de Joaquin Luis Romero Marchent.
Bravo pour tes choix !
Bonjour indiana, je te remercie pour ce film que je ne possédais pas et que j'ai découvert par hasard en cherchant un autre titre.
RépondreSupprimerBonne journée