Avec : Giuliano Gemma, Klaus Kinski,Rita Hayworth, Margaret Lee, Claudine Auger
Nationalité : Italie/France/Allemagne
Genre : Polar
Durée : 93'
Année de production : 1968
Titre original : I Bastardi
Malgré son amour maternel sincère, Martha, ancienne vedette de
music-hall, vieillissante et alcoolique, ne réussit pas à rapprocher ses
deux fils, deux demi-frères, violemment opposés sur l'obtention du butin d'un hold-up.
"Love and Money" de Michel Magne & Nicole Croisille
Duccio Tessari avait beau être quelqu'un de drôle et spirituel, avec Le Retour de Ringo (1965) il avait prouvé qu'il pouvait tout aussi bien réaliser des films sérieux et noirs. Quant à Giuliano Gemma, s'il appréciait jouer des personnages volontiers légers et héroïques, il aimait aussi de temps à autres montrer une facette plus sombre de son talent. C'est ainsi qu'en 1968, soit 3 ans après le triomphe des deux Ringo et deux ans après la pochade Très honorable correspondant, Tessari et Gemma se réunirent de nouveau pour signer un superbe "revenge movie" dont le titre très fort annonçait clairement la couleur : "Les Bâtards". Le titre français retira maladroitement le pluriel du nom original italien, ce qui est clairement une erreur puisque de "bâtards" dans ce film, il y en a bien deux : Giuliano Gemma et Klaus Kinski, deux demi-frères ayant la même mère alcoolique, interprétée par la grande Rita Wayworth dans un de ses derniers rôles au cinéma. Les Américains, sans doute échaudés par un titre aussi peu conventionnel, ont carrément préféré le transformer en "The Cats", qu'on peut justifier par les surnoms qu'elle donne à ses enfants et par la présence de chats dans le film.
Mais laissons tomber cette histoire de titre qui, finalement, n'a guère d'importance. Pour cette co-production Italo-Franco-Allemande, distribuée quand même par Warner sous son éphémère filière Warner - Seven arts, le script du film, signé Duccio Tessari, Ennio De Concini et Mario Di Nardo, aurait très bien pu servir de base pour un très bon western. La mode du genre était loin d'être passée, elle battait même son plein, mais Tessari avait envie de se diversifier un peu, ce qui l'a amené à faire le choix du film "Noir". Si aujourd'hui, sa violence et son érotisme nous semble bien sages, on en a vu franchement d'autre depuis, le film a été victime, en son temps, d'une censure assez effroyable. Après une première vision devant le comité de censure en Italie, la lourde sanction tomba sur le film : interdit au moins de 18 ans, ni plus, ni moins. Aussi, le producteur Turi Vasile, sans en parler à son réalisateur, préféra procéder à 22 coupes, pour un total de 231 mètres de pellicule retirée. Il le représenta de nouveau devant la commission, afin d'obtenir un verdict plus clément et de lui permettre de le montrer à un public plus large. La grande scène de torture fut bien entendu très touchée (adieu les coups de pieds dans les parties ou les bon coups de genoux dans les dents), mais la coupe la plus importante, fut finalement celle de la toute fin. En coupant les derniers plans de la pellicule, le film perdait beaucoup de sa force et de son sens. Après sa sortie au cinéma, dont le succès sembla très limité malgré une réussite artistique évidente, le film disparu injustement des radars durant des années...
Il y a quelques temps, les Allemands nous ont sorti un Blu-ray du film avec une piste allemande uniquement. Bien que la jaquette arborait fièrement un bandeau "uncut", il s'agissait en réalité de la version censurée, sans la fameuse fin dont je ne vous dirais rien pour ne pas vous gâcher la surprise. La copie utilisée, avec générique allemand, n'était pas que coupée, elle était également dans un état assez catastrophique : sans parler de la piste son allemande, presque inaudible, l'image présentait des pertes de photogrammes dans de nombreux plans, des tâches, des clignotements, des griffures... Bref, aucun travail de restauration n'avait été fait dessus. Au départ un peu désappointé par tout cela, j'ai finalement trouvé que, mine de rien, cet aspect très "Grindhouse" donnait un charme particulier au film. Ça sentait bon le cinéma de quartier et ses copies usées jusqu'à la corde. Et comme, mine de rien, la définition était quand même plutôt pas mal, cette version avait plus d'intérêt que j'aurais pu le penser de prime abord. Il n'empêche que le film restait incomplet et uniquement en allemand.
Quelques temps plus tard, le film est également ressorti en DVD aux USA, dans la collection des archives Warner. Bien que la définition soit logiquement plus basse et la pellicule pas vraiment restaurée non plus, elle était quand même de bonne tenue, proposant aussi un étalonnage bien meilleur et surtout... une copie complète ! Gros hic : seul le doublage anglais était présent. Si on pouvait rêver pour retrouver la VF du film sur la galette américaine, on aurait légitimement pu espérer que la VO italienne serait présente. Surtout que les génériques était en italien. Mais non.
Il y a quelques années, un anonyme du net a réalisé un repack du film avec la piste italienne, qu'il a sorti d'on ne sait où. Bien que très très abimée, un bruit de fond permanent peu agréable se faisant entendre tout le long du film, la piste italienne permettait enfin de découvrir le film comme Duccio Tessari l'avait lui-même conçu, avec un texte souvent bien différent de la version en anglais. Aussi abimée soit-elle, c'était une chance de la voir ressurgir enfin. Et tant pis s'il manquait un court passage dialogué au milieu qu'il avait donc fallu laisser en anglais. J'ai demandé à la fille de Duccio Tessari, Federica, que je salue, si elle possédait par hasard une copie personnelle du film, mais non, rien du tout, malheureusement.
Ceci dit, je sentais que, avec tout ça en ma possession, il y avait moyen de faire quelque chose de plutôt sympa... Ma première idée était de réaliser une version HD non censurée avec une piste italienne qui soit plus agréable à entendre. Aussi, pour la partie vidéo, j'ai inséré et upscalé les plans DVD sur la copie Bu-ray. J'ai également remplacé le générique allemand par celui en italien, tant qu'à faire. Par contre, je n'ai pas remplacé les plans qui comportaient des sauts de photogrammes, car je voulais que la copie garde quand même ses qualités HD et son aspect "Grindhouse". Pour ce qui est de la piste son, comme le film était souvent peu bavard, j'ai tous simplement utilisé la même technique qu'avec mon repack de Johnny Yuma : j'ai juste remplacé les dialogues de la piste anglaise, par les dialogues de la piste italienne. Ainsi, on a la chance d'entendre la musique, les bruitages et même les silences, sans cet effroyable bruit de fond. Le résultat s'avère plus que satisfaisant et l'écoute bien plus agréable que sur le précédent repack anonyme. J'en ai également profité pour régler quelques désynchronisations qui avait échappé au précédent repackeur.
Cette version terminée, je me suis attaqué à la version "conventionnelle". Aussi, si je n'ai pas touché cette fois à l'image du DVD, j'ai de nouveau utilisé la même technique pour le son. Mais pourquoi deux versions me demandez-vous ? Parce que je trouve vraiment qu'elles ont chacune un intérêt. Oui, la copie HD est franchement dans un drôle d'état, mais comme je l'ai dit, sa définition est excellente et tous ses défauts collent finalement très bien à l'ambiance du film. Mais ceci dit, c'est également agréable de voir le film, même en SD, dans une qualité poins fluctuante. Bref, j'ai préféré le choix de ne pas faire le choix. Et pour moi, chaque version a ses avantages et ses inconvénients. Je ne peux donc que vous conseiller la vision des deux.
Bien entendu, comme la version française semble avoir totalement disparu, on sait qu'elle a existé, mais on a perdu sa trace depuis des lustres, il me fallait vous sous-titrer tout le film. Comme le film n'est ni très bavard, ni rempli de dialogues follement compliqués, j'ai fait ça vite et, je l'espère, bien. Pour ce qui est de cette version originale italienne, Giuliano Gemma ne se double pas lui-même - ça lui arrivera mais plus tard dans sa carrière - il est doublé par l'incontournable Pino Locchi, comme presque toujours au début de sa carrière. Quant à Klaus Kinski, il est doublé par "l'autre" pointure du doublage italien d'alors, Sergio Graziani, qui l'a doublé une bonne douzaine de fois durant sa carrière. Quant à l'Américaine Rita Hayworth, c'est la grande dame du doublage Andreina Pagnani qui a eu la tâche de la doubler en italien. Cette dernière semblait un choix tout prédisposée, puisqu'elle avait doublé tant de stars de la grande époque Hollywodienne, telles Marlene Dietrich, Bette Davis, Greta Garbo, Ginger Rogers, Olivia de Havilland, Ava Gardner, Lana Turner, Katherine Hepburn... Curieusement, la grande Rita semblait manquer à son palmarès, alors on a remédié à cela.
Nous allons un peu parler de la grande Rita Hayworth et de sa surprenante participation sur ce film. Tessari déclara qu'elle était très professionnelle, ce qui n'étonnera personne. Mais il ajouta aussi qu'elle semblait aussi très perturbée : parfaite lors des essais et lors de la première prise, elle se liquéfiait dès qu'on lui en demandait une seconde. Elle oubliait soudainement son texte, ses mouvements et finissait en larmes. Depuis quelques années, Rita subissait les premiers symptomes de la maladie d’Alzheimer dont elle était atteinte. Et le fait de jouer une alcoolique devait sans doute perturber fortement l'actrice puisqu'elle sortait elle-même d'une cure de désintoxication. Elle ruminait beaucoup sur son passé. Ainsi, lors de sa première journée de travail, lorsque les décorateurs préparèrent sa maison en accrochant toutes ces photos tirées de sa grande période hollywoodienne Rita Hayworth se figea longtemps devant elles, sans dire un mot. Soudain, elle se tourna vers le réalisateur italien, les larmes aux yeux en lui disant "Dieu, que j'étais belle alors !". Cela inspira une des scènes du film.
Comme Giuliano Gemma parlait très très mal anglais à l'époque et que Rita Haywoth ne parlait pas un mot d'italien, en dehors du tournage, ils communiquaient ensemble en français. Il déclara qu'elle était très gentille, mais aussi très absente et que c'était toujours très étrange de parler avec elle. Par contre, contrairement à beaucoup, il s'entendit très bien aussi avec Klaus Kinski, peut-être parce qu'il lui fit sentir qu'il l'admirait profondément.
Le film étant co-produit avec la France, on y retrouve quelques frenchy. Serge Marquand, un habitué du cinéma italien, est donc là dans son rôle habituel de fripouille. Le rôle est court, mais marquant, sans mauvais jeu de mots. On y trouve aussi notre belle Claudine Auger, 1ere Dauphine de Miss Monde en 1958. Cette dernière est alors au firmament de sa beauté, mais son rôle est finalement plutôt effacée. Il faut reconnaître que le rôle féminin joué par la pétillante et diablement sexy actrice britannique Margaret Lee est autrement plus intéressant. Son côté un poil vulgaire contraste très bien avec l'apparence si sage de notre petite française.
Comme souvent, le réalisateur Duccio Tessari s'est offert un petit caméo dans son film. En fait, il s'en est même offert deux. Ils sont très furtifs, surtout le premier où il va donner de l'eau à Claudine Augier. Dans l'autre, il joue le conducteur de la fourgonnette qui quitte Giuliano Gemma en lui racontant son histoire de fesses. Sacré Duccio !
Le compositeur de la musique du film est également un français, puisqu'il s'agit du grand Michel Magne, compositeur ayant signé tant de musiques de films populaires français comme celles de Les Tontons Flingueurs, Mélodie en sous-sol, Angélique Marquise des anges, Les Barbouzes, Fantomas, Compartiment tueur... Son style délicieusement jazzy fait encore une fois des merveilles et sa chanson "Love and Money", chantée en anglais par Nicole Croisille est une brillante réussite de plus à mettre à son compteur.
Nous allons un peu parler de la grande Rita Hayworth et de sa surprenante participation sur ce film. Tessari déclara qu'elle était très professionnelle, ce qui n'étonnera personne. Mais il ajouta aussi qu'elle semblait aussi très perturbée : parfaite lors des essais et lors de la première prise, elle se liquéfiait dès qu'on lui en demandait une seconde. Elle oubliait soudainement son texte, ses mouvements et finissait en larmes. Depuis quelques années, Rita subissait les premiers symptomes de la maladie d’Alzheimer dont elle était atteinte. Et le fait de jouer une alcoolique devait sans doute perturber fortement l'actrice puisqu'elle sortait elle-même d'une cure de désintoxication. Elle ruminait beaucoup sur son passé. Ainsi, lors de sa première journée de travail, lorsque les décorateurs préparèrent sa maison en accrochant toutes ces photos tirées de sa grande période hollywoodienne Rita Hayworth se figea longtemps devant elles, sans dire un mot. Soudain, elle se tourna vers le réalisateur italien, les larmes aux yeux en lui disant "Dieu, que j'étais belle alors !". Cela inspira une des scènes du film.
Comme Giuliano Gemma parlait très très mal anglais à l'époque et que Rita Haywoth ne parlait pas un mot d'italien, en dehors du tournage, ils communiquaient ensemble en français. Il déclara qu'elle était très gentille, mais aussi très absente et que c'était toujours très étrange de parler avec elle. Par contre, contrairement à beaucoup, il s'entendit très bien aussi avec Klaus Kinski, peut-être parce qu'il lui fit sentir qu'il l'admirait profondément.
Le film étant co-produit avec la France, on y retrouve quelques frenchy. Serge Marquand, un habitué du cinéma italien, est donc là dans son rôle habituel de fripouille. Le rôle est court, mais marquant, sans mauvais jeu de mots. On y trouve aussi notre belle Claudine Auger, 1ere Dauphine de Miss Monde en 1958. Cette dernière est alors au firmament de sa beauté, mais son rôle est finalement plutôt effacée. Il faut reconnaître que le rôle féminin joué par la pétillante et diablement sexy actrice britannique Margaret Lee est autrement plus intéressant. Son côté un poil vulgaire contraste très bien avec l'apparence si sage de notre petite française.
Comme souvent, le réalisateur Duccio Tessari s'est offert un petit caméo dans son film. En fait, il s'en est même offert deux. Ils sont très furtifs, surtout le premier où il va donner de l'eau à Claudine Augier. Dans l'autre, il joue le conducteur de la fourgonnette qui quitte Giuliano Gemma en lui racontant son histoire de fesses. Sacré Duccio !
![]() |
| Duccio Tessari... |
![]() |
| ... dans son double caméo. |
mot de passe : indianagilles





























MILLE MERCI INDIANAGILLES.DU GRAND & BEAU BOULOT.COMME D'HAB.
RépondreSupprimerComment passer à côté de cette proposition alléchante. Un grand merci IndianaGilles pour ton travail toujours réjouissant et le plaisir que tu nous procures.
RépondreSupprimerMerci pour ton travail tjrs fait avec amour et passion.
RépondreSupprimerEt sur ce film ci, pour moi, ce sera une découverte. Big up l'ami Indi.
Entre la distribution, le réalisateur et la musique , ce ne peut être que bien.Merci pour la version *264 .Ce sera vraiment un découverte pour moi.
RépondreSupprimerMerci bcp Indianagilles..a découvrir ce film ..en intégrale...Pouvez vous si possible Posté Stateline Motel (The Last Chance) 1973 avec Fabio Testi, Ursulla Andress et Eli Wallach ce film reste introuvable en VF ou VOSTFR..Merci BEAUCOUP Pour le film de 1968 (le Bâtard) excellent....
RépondreSupprimerJe n'ai pas ce film dans ma besace, malheureusement.
SupprimerIndy, moi j'ai le film en Vf mais c'est un enregistrement tv avec une image moyenne.
Supprimerle film slvp vf avec des leins
Supprimeroui oui charles lee ray ça nous interesse stateline motel avec Fabio Testi et ursulla andress....j'esperes qu'indiangilles le postera sinon vous pouvez le poster sur Warning zone ou ...film a revoir...enfin esperons que Indiana gilles accepte votre offre de ce film tellement rare
SupprimerMerci je ne connais pas ce film mais un superbe casting alors j'ai hâte de voir :)
RépondreSupprimercelui là je l'attendais depuis longtemps ! Merci Gillou !
RépondreSupprimerEn passant j'imagine que tu dois être au courant que les 5 Films de la série Sartana sortent en blu ray dans 1 mois.... encore du repackage à faire :) (je parle pour moi)
RépondreSupprimerOui, c'est commandé dès le premier jour. Par contre, je ne pense pas pouvoir les faire : les VF sont introuvables sauf pour 2, me semble-t-il. Et il y en a un qui est chez Artus et il a encore les droits. Je ferais sans doute le Hilton et on verra ce qu'on peut faire ensuite.
SupprimerSuper travail et grandement merci.
RépondreSupprimerEncore une découverte estampillée Indianagilles, j'avais jamais entendu parler de celui la ! Un grand merci a toi pour ce film, ton travail, ton blog et l'ensemble de ton oeuvre.
RépondreSupprimerMerci pour ce film.
RépondreSupprimerUn grand MERCI pour ce partage et pour le taf sur ce site incontournable de découverte,avec des présentations très soignées et un travail magnifique.
RépondreSupprimerN'hésitez pas à me donner votre avis sur le film après vision, mais aussi sur les différentes versions. Laquelle vous préférez, pourquoi etc...
RépondreSupprimerGiuliano Gemma forever !!! Many...many ...many...many thanks for this one dear friend ! Good work ! Please more movies with this actor.
RépondreSupprimerMagnifique
RépondreSupprimermerci beaucoup
je ne connaissais pas ce film de Tessari
Là franchement je suis épaté. Mille mercis.
RépondreSupprimerUn grand merci.
RépondreSupprimerUn grand merci.
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerSalut Indy , magnifique de proposer ce film , j'ai hâte de le regarder .
RépondreSupprimer2 versions , est ce à dire 2 timings différents ? puisque tu parles de fin coupée et censurée ... ou ce sont 2 versions différentes dans leur qualité ?
En tous les cas ça promet !!!
merci bien !
Les deux montages sont complets. Comme je l'ai expliqué, j'ai compléter la version HD avec le DVD. Mais la version HD a des sauts par-ci par-là dans les photogrammes. Donc, en gros, c'est complet, mais avec des mini coupes.
SupprimerQui qu'il en soit ce film à l'air bien "Hard" comme les italiens savaient le faire dès qu'ils s'agissait d'être bien cru et violent , du très bon je n'en doute pas
Supprimermerci Indy !
Franchement, c'est pas si hard. C'est même assez gentil.
Supprimercomment te remercier pour ton travail érudit, et la rareté des films que tu nous proposes. J'ai cherché ce "Bâtard" très longtemps, mais pas l'ombre d'une édition, pas même en vhs, à ma connaissance. Et le film, pourtant programmé par Gaumont à sa sortie, n'a que très rarement été projeté après son exclusivité. J'ignore si le film a été censuré chez nous, mais il avait écopé d'une interdiction aux moins de 13 ans. Quoiqu'il en soit, ce sera une découverte et la présence de Kinski me fait saliver d'avance. Encore merci
RépondreSupprimerMerci beaucoup, Gilles, pour ce film à la distribution prestigieuse. Une belle découverte en perspective.
RépondreSupprimerChouette, un Grindhouse :-) Merci beaucoup pour cette version que je me réjouis de déguster très prochainement :-*
RépondreSupprimerAu top indianagilles!! une fois de plus!!
RépondreSupprimerTon travail est vraiment remarquable!!
Mille mercis pour cette rareté!!
Une nouvelle decouverte grace a toi!!
Documentation sur "Le Bâtard":
RépondreSupprimerhttps://monnomestpersonne1973.blogspot.fr/2013/02/le-batard-duccio-tessari-1968.html
D'autres choses à venir, comme des négatifs de tournage, mais il faudra attendre...,)
La version française a dû passer il y a des lustres sur RTL TV, comme tous ces films. D'autres, comme celui ci, ne sont plus visibles en v.f : "L'homme de Marrakech", de Jacques Deray avec Claudine Auger, Alberto de Mendoza et George Hamilton -1966-, "La nuit du massacre" de J.J. Balcazar avec Tomas Milian, Anita Ekberg, Claudio Camaso et Fernando Sancho -.
Le principe du "Bâtard" est le même que pour les films franco/italo/espagnols censés se situer aux USA: quelques extérieurs aux USA, avec ou sans les acteurs principaux, et le reste fait en Espagne, Madrid et sa région pour "Le Bâtard".
Distribué par Warner, la version française du "Bâtard" doit encore exister, comme pour "Les hommes de Las Vegas" (VHS France à l'occasion et diffusion TV) mais les films Warner Archive n'ont plus de piste française hélas depuis des lustres (BR ou DVD)."Le colosse de Rhodes" sort fin juin dans cette collection, en BR.
Un autre film européen de Rita Hayworth, fait dans la foulée du Tessari, "La route de Salinas" de G. Lautner repose sur le même principe (les Canaries font les USA), inédit sur DVD, StudioCanal prétextant un matériel médiocre (heureusement diffusé sur la Canal en 16X9 il y a quelques années déjà....). Par chance, SNC M6 a édité le Terence Young "Peyrol le Boucanier" -copie magnifique-, avec Anthony Quinn et Rita Hayworth, tourné, lui, avant "Le Bâtard".
Si on en croit les articles que j'ai reproduit, "Le bâtard" a, en France, été montré avec la fin originale (env. 400 000 entrées, il me semble.)
C'est pas si mal 400.000 entrées.
Supprimer450 000 entrées environ pour être plus précis, c'est le nombre d'entrées en France de pas mal de Clint Eastwood des années 70, "La sanction" semble même en avoir fait moitié moins.
SupprimerA titre personnel, je trouve dommage que ces films distribués par Warner ne soient pas disponibles avec la vf dans des copies HD, mais je ne place jamais mes pépites dans l'édition ;), donc je ne dis rien ;).
Je n'ai même pas souscrit au livre français sur Corbucci à paraître, l'intérêt documentaire étant probablement insuffisant : les livres français, même de qualité, sont souvent d'analyses critiques trop littéraires, et développent sur ces films un point de vue moral à mille lieues de ce que j'attends maintenant de ces ouvrages.
Une biographie de Mario Brega sort ces jours ci en Italie, je l'ai prise; le BR Wild Side du "Dernier face à face" sort début juillet, et les "Sister Brothers" de Jacques Audiard, western filmé à Almeria, en septembre sur grand écran -bande annonce excellente-.
Avec le reprise salles du "Spécialiste" et les ouvrages documentaire sur Leone à venir d'Espagne (le dernier JM Moya sur les tournages à Almeria), des USA (Le "il était une fois dans l'Ouest" de Frayling qui doit être un recueil d'archives d'Angelo Novi), de France (catalogue exposition Leone Cinémathèque français, j'espère sans textes d'analyses boboïsants comme ils sont l'habitude de faire , mais seulement des documents), des perspectives intéressantes à venir, je pense.
Sans oublier le BR italien ou allemand du dernier Terence Hill, à venir très probablement, le film sort en Allemagne fin août (présentation à Dresde, où le petit Mario Girotti avait vécu l'enfer du bombardement allié en février 1945 pour raser la ville. Voir à ce sujet 'excellent film de Roy Hill, "Abattoir N° 5"). L'échec en Italie du film fait qu'il ne sortira sûrement pas en France.
merci beaucoup !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
RépondreSupprimerDu grand art merci a toi pour ce super taf A+
RépondreSupprimerNouvelles sorties BR Allemagne, western spaghetti, Koch Media, le 23 août.
RépondreSupprimerLe premier est l'excellent "Dans les mains du pistolero" de R.R. Marchent, co-production Alberto Grimaldi, premier western spaghetti de Craig Hill, tourné dans l'hiver madrilène glacial de 1964-1965. (Piste italienne). (Dossier presse espagnol à venir sur mon blog, le livret d'exploitation PEA pour l'international, italien, est de très grand format, trop difficile à reproduire pour le moment.)
Le second est "Pendez le par les pieds", (Baldi, Tony Anthony) je pense la version anglaise originale et ne sait s'il y aura l'italienne. (BR déjà disponible aux USA).
(J'ai mis le dossier de presse français de "Western", Baldi/Anthony sur western movies -voir topic concerné), j'ai aussi celui ronéotypé pour la pressedu "Trésor des Quatre couronnes" (Gaumont), même équipe, je verrai plus tard. DP de "Blindman", Fox France, déjà sur mon blog.
"Les Charognards" font aussi partie du lot estival Koch Media, vivement un BR français.... (DVD Sidonis.)
Le Craig Hill c'est plus espagnol qu'italien, non ?
Supprimer"Occaso de un Pistolero" est une co-production italo-espagnole. La participation exacte, minoritaire, de la PEA de Grimaldi doit être indiquée dans un des deux livres (l'un en espagnol, l'autre en italien, deux versions légèrement différentes du même texte et images dissemblables), j'irai vérifier plus tard. Sur le livret de la PEA, (Largo Ponchelli 6, Roma), le titre espagnol est "Manos de Pistolero". Co-production PEA Roma et C.C. Astro Madrid. (Idem pour le synopsis espagnol, sauf que le titre avait changé entre temps pour son exploitation ibérique.
SupprimerComme d'habitude le livret PEA fait l'italien, l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand. Il est trop grand pour que le reproduise pour le moment. Trop de difficultés techniques à partir d'un scanne A4. Je passerai avant l'entracte estival le livret PEA de "Un homme, un colt", d'un format plus réduit.
Le site amazon.de annonce la piste italienne, pas l'espagnole. On verra....
Les frères Marchent furent de grand collaborateurs de Grimaldi qui dit avoir été présent sur les tournages de ses films, donc en Espagne pour ces westerns (confirmé par d'autres sources, comme "La voz de Almeria", tournage de "Et pour quelques Dollars de plus", et les témoignages sur l'explosion du pont de "Le bon la brute et le truand", tournée un peu avant le 15 août 1966. (Je n'ai que des photos de Grimaldi sur le tournage de "El Magnifico", entre E.B. Clucher et T. Hill, cf. les articles sur mon blog.)
Excellent travail!
RépondreSupprimerMerci beaucoup et chapeau bas Monsieur Indianagilles l'Artiste!
un GRAND GRAND merci Indiana !!! avec mon idole le reptilien & sulfureux Klaus Kinski
RépondreSupprimerSuper ;)
RépondreSupprimerUn énorme merci pour cette release qui n'est pas batarde, et la grande classe c'est ce choix entre toutes les versions. Continue a nous régaler.
RépondreSupprimerLe casting promet ! Merci beaucoup pour ce repack de bâtard !
RépondreSupprimerencore un grand merci Indiana, t'es le plus pointu en plus, Bravo!
RépondreSupprimerbon, là, ca devient tellement puissant qu'une légion d'honneur s'impose... merci pour ce partage et tout le boulot afférent...
RépondreSupprimerrespect architechtonique !!!
Merci Indiana.
RépondreSupprimerComme toujours, tu assures un max.
Extra !! Merci beaucoup.Quel boulot et quel détail dans les présentations que du bonheur.
RépondreSupprimerAvec une distribution pareille, faudrait avoir un petit brin pour passer à côté. Merci pour ce partage qui peut combler l'être le plus difficile ! Avec tous ces formats en prime, un deuxième merci !
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerUn big merci pour ce petit bijou signé Duccio Tessari et avec Giuliano Gemma et Klaus Kinski.
RépondreSupprimerTrès sympa cette version "grindhouse", j'aime bien.Et le film est très réussi, merci.
RépondreSupprimerVersion grindhouse très belle, un léger grésillement par moment qui nous renvoie dans le passé. Pour le film, le dernier 1/4h est particulier et inattendu, rendant la conclusion trop rapide. J'ai pris un réel plaisir à découvrir ce film. Encore merci.
RépondreSupprimerOui. Ça a le mérite 'être original, mais j'ai trouvé ça pour le moins... frustrant !
SupprimerToujours aussi intéressantes a lire tes fiches
RépondreSupprimerMerci pour le taf
un tres grand merci
RépondreSupprimerMerci indianagilles pour ce poliziesco
RépondreSupprimerMerci pour cette version "Grindhouse"
RépondreSupprimerlien du film en vf spv et merci
RépondreSupprimerLa VF sur ce film est introuvable. On a déjà du mal à trouver la VO italienne, comme je l'ai expliqué.
SupprimerMerci pour ce beau travail !
RépondreSupprimerMerci pour cette version "grindhouse"!
RépondreSupprimermerci beaucoup, surtout dans cette qualité
RépondreSupprimer