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samedi 16 juin 2018

[Repack] : Le Grand Silence (HD, VF et VOST) FILM RETIRÉ

RETIRÉ DU BLOG CAR ÉDITÉ (ENFIN) PAR STUDIO CANAL
DANS UNE MAGNIFIQUE NOUVELLE COPIE EN COMBO BLU-RAY ET UHD 4K

Réalisation : Sergio Corbucci
Avec : Jean-Louis Trintignant, Klaus Kinski, Franck Wolff, Vonetta McGee
Nationalité : France/Italie
Genre : Western
Durée : 106'
Année de production : 1968

Titre original :Il Grande Silenzio

Dans la province de l'Utah, aux Etats-Unis. Le froid extrême de cet hiver 1898 pousse hors-la-loi, bûcherons et paysans affamés à descendre des forêts et à piller les villages. Les chasseurs de prime abusent de cette situation. Le plus cruel se nomme Tigrero. Mais un homme muet, surnommé "Silence", s'oppose bientôt à eux... 

Trailer VF

Sergio Corbucci était un réalisateur prolifique qui, au contraire de Sergio Leone, aimait enchainer les films le plus rapidement possible. Son amour pour le cinéma était tel qu'il n'était heureux que lorsqu'il tournait. Cet empressement l'a sans doute parfois desservi, notamment parce qu'il lui est souvent arrivé de commencer des tournages sans un  scénario achevé et qu'il lui a donc souvent fallu improviser sur le tas. Aussi, sa filmographie est forcément inégale, bien que, en ce qui me concerne, je trouve qu'il n'a réalisé aucun mauvais western. Au pire, le film n'était que bon, ce qui n'était quand même pas si mal.
Parmi ses œuvres les plus appréciées, on y trouve bien entendu le crépusculaire et boueux Django (1967), le truculent El Mercenario (1968) et son quasi remake picaresque Companeros (1970). Mais pour beaucoup, le véritable chef d’œuvre de Sergio Corbucci, celui qui prouve sans conteste que sa place ne peut être ailleurs qu'aux côtés des plus grands, est sans conteste possible Le Grand Silence, premier western dont il fut également crédité du scénario, scénario où il sera néanmoins aidé par son frère Bruno, ainsi que par Mario Amendola et Vittoriano Pettrili.
En 1968, Sergio Corbucci est alors en pleine gloire. Il a déjà signé 6 westerns dont la plupart ont remporté un vif succès. C'est surtout le mythique Django qui, bien qu'un peu brouillon à cause de ses nombreuses improvisations, sera considéré comme une véritable révolution dans le western italien et qui lui permettra vraiment de devenir un réalisateur qui compte.  Mais malgré ce triomphe international, aucun producteur n'avait voulu suivre Corbucci dans le nouveau projet qu'il lui était venu en tête durant le tournage de Django et dont l'idée folle était de réaliser un western extrêmement noir, entièrement tourné dans des paysages enneigés.
Finalement, ce sera Attilio Riccio, critique cinématographie, également auteur de modestes scénarios, qui accepta son projet. Le financement sera complété par les Français "Les films Corona" qui avaient déjà co-produit quelques westerns comme Le Dollar troué ou Adios Gringo. La production française demanda que la vedette du film soit interprétée par un acteur français. Ils proposèrent de ce fait Jean-Louis Trintignant qui avait le mérite d'être également très populaire en Italie depuis son rôle dans Le Fanfaron (1962) de Dino Risi. Ce choix semblait peu évident, l'acteur français n'ayant jamais joué dans le moindre western de sa vie, ni même joué dans le moindre film d'action violent. Trintignant lui-même trouva l'idée étrange et fut également déranger par autre chose : bien que tourné sans prise de son directe, le tournage était censé se dérouler en anglais. Or, l'acteur ne parlait pas du tout la langue, ce qui lui paraissait problématique. Mais cela ne fit pas peur à Corbucci qui, jamais avare en improvisation, le rassura en lui expliquant qu'il y jouerait un personnage muet, ce qui lui évitait ainsi d'avoir la moindre réplique dans le film. Il se dit que cette idée lui vint grâce à Marcello Mastroiani qui lui ne parlait pas anglais non plus et qui avait proposé de jouer un pistolero muet dans un éventuel western. En tout cas, il faut croire que l'idée plu à l'acteur français puisqu'il se laissa convaincre de participer à l'aventure. Et bien lui en a pris, puisqu'il s'avérera plus que convainquant dans le rôle, insufflant à son personnage muet une grande mélancolie et une présence tout à fait unique. Loin de regretter sa décision, il s'amusa tant sur le tournage qu'il n'hésite pas à conseiller à Françoise Fabian de tourner elle aussi sous la houlette de Corbucci pour un autre de ses westerns, Le Spécialiste en 1969.  Malgré cela, cela demeura son seul et unique western.
Il semblerait que la Fox et Darryl F. Zanuck ait initialement participé à la production du film. Mais très mécontent du final (il pensa même qu'on lui faisait une blague), Zanuck retira visiblement ses billes et refusa de distribuer le film aux USA. La Fox le distribua néanmoins en Italie, en Allemagne, au Danemark et au Japon.
Pour le rôle du terrible chasseur de primes Tigrero et celui du shérif, Corbucci désirait initialement engager Ernest Borgnine et Gastone Moschin, mais ce ne fut pas possible à cause des engagements que les deux acteurs avaient déjà pris. Corbucci n'oubliera aucun des deux : il engagera peu après Moschin pour un rôle très semblable dans Le Spécialiste, quant à Ernest Borgnine, il le fera tourner dans le Terence Hill solo Un Drôle de flic en 1980. Ce furent donc Klaus Kinski et Franck Wolff, deux valeurs sûres du western italien, qui furent donc choisis à la place. Pas de regret à avoir tant leur performance sera hors norme et participera à rendre le film inoubliable.
Pour de ne pas faire injure à sa réputation de gros con provocateur, Klaus Kinski ouvra rapidement les hostilités en refusant de serrer la main de Franck Wolff lors de leur rencontre, prétextant qu'il était hors de question qu'un "vrai" allemand  ne serre la main d'un juif. Bonjour l'ambiance... Durant le tournage, il se brisa également quelques côtes après avoir rendu fou son cheval, tout cela afin de démontrer sa soit disant supériorité dans la maîtrise des animaux. Kinski, quoi !
Pourtant, bien que l'acteur Allemand joue évidemment les grands méchants, il est à noter que pour une fois, il fait preuve d'une glaçante sobriété qui ne fait que renforcer l'effroi que l'on éprouve auprès de son personnage de chasseur de prime calculateur et sans honneur. N'ayons pas peur de le dire : le véritable personnage principal du film, c'est lui. Après tout, le chasseur de prime qui tue les hors-la-loi n'est-il pas censé être le gentil de l'histoire ? Pour doubler un aussi grand Kinski, il fallait forcément un grand comédien. Il est doublé en Italien par le comédien Giancarlo Maestri, qui aura l'occasion de le redoubler quelques autre fois dans sa carrière. Ce dernier use d'un ton doux et quelque peu efféminé, ce qui confère à Kinski une ambiguïté supplémentaire. Mais ce dernier aspect me semble joué de manière un peu forcé et caricaturale. La performance de Michel Le Royer sur la version française me semble donc au-dessus car, bien que calquant judicieusement son jeu sur celui de Maestri,  le comédien français la joue tout de même plus subtilement en lui prêtant un ton plus maniéré qu'efféminé. En tout cas, lui qui avait doublé l'héroïque Giuliano Gemma dans ses premiers westerns ou encore Terence Hill dans Maintenant, on l'appelle Plata (1972), fait preuve d'une incroyable aisance dans ce rôle de salaud.
Franck Wolff aussi était habitué à jouer les méchants de service. Mais le voilà cette fois dans la peau d'un bon shérif épris de justice, dont le défaut est d'être aussi naïf que maladroit. C'est de son personnage que viendront les rares moments humoristiques du film, sans que cela paraisse hors de propos. Méprisant les chasseurs de prime, à qui il reproche de ne faire respecter la loi que pour des raisons pécuniaires, il fera tout son possible pour éviter toute violence. Au prix de sa propre vie ? Très bien doublé en italien par Michele Malaspina, il sera encore mieux servi en français par Jacques Deschamps, la voix de Clint Eastwood dans les Leone, qui, après avoir souvent joué les héros monocordes, prendra de plus en plus pris plaisir à jouer les personnages drôles et décalés. Il retrouvera Franck Wolff dans Dieu Pardonne, moi pas (1967), film antérieur mais qui ne sera doublé que bien plus tard en français.
Klaus Kinski a beau bouffer l'écran, il ne faut pas oublier de souligner la présence de Luigi Pistilli dans le rôle de l'usurier Henry Pollycut, ainsi que celle de Mario Brega (VF : William Sabatier) dans celui de son homme à tout faire. Si ce dernier est pour une fois sans barbe, ça ne l'empêche pas de jouer les brutes de service et de torturer le pauvre héros. On ne se refait pas !
N'oublions pas non plus de citer l'Américaine Vonetta McGee (VF : Michèle Montel) que le générique italien crédite comme son tout premier rôle au cinéma. Il semblerait néanmoins que les véritables débuts de l'actrice ait eut lieu juste avant, pour la comédie Faustina (1968) de Luigi Magni. Le moins que l'on puisse dire, c'est que son regard triste est en parfaite harmonie avec celui de Jean-Louis Trintignant. Elle dévoilera légèrement ses charmes durant la seule scène de tendresse du film, l'une des rares scènes d'amour sincère et véritable du western italien, une scène magnifique portée par l'incroyable et tragique musique d'Ennio Morricone "Invito all'amore"(invitation à l'amour). Décédé en 2010 d'une crise cardiaque à seulement 65 ans, l'actrice n'aura pas connu la grande carrière qui aurait pu s'offrir à elle, bien qu'elle tiendra le premier rôle féminin dans La Sanction (1975) de et avec le légendaire Clint Eastwood.
Et puisqu'on parle du grand Morricone, que dire de plus si ce n'est qu'il signe ici son énième chef-d’œuvre symphonique ? Finalement assez éloigné du style qui l'a rendu célèbre, sa partition s'avère triste, lancinante, mélancolique... et rarement musique n'aura aussi bien accompagné les images qu'elles accompagnent. Car impossible de nier que l'on assiste ici à une œuvre vraiment désespérée  et sans concession aucune. Le film l'est tant que la production, tout de même effrayée par tant de noirceur, demandera à Corbucci de réaliser une fin alternative plus heureuse et conventionnelle. Évidemment en désaccord avec une idée qui allait à l'encontre totale de l'esprit du film, Corbucci s'exécutera néanmoins, tout en prenant bien le soin de réaliser une fin si risible et mal fichue qu'elle ne pourrait décemment pas être exploitée. Grand guignol et digne d'une scène du pire Steven Seagal, elle sera malgré tout utilisé dans certains pays qui ont dû bien se marrer en la découvrant.
Petite curiosité. Si sur le master italien, le défilant sur les massacres de Snow Hill apparaissait en jaune juste avant le générique de fin, sur le master français, il se trouvait à contrario au tout début du film, écrit avec des lettres rouge sang, annonçant donc la couleur sans plus attendre...

Le texte français en début de film
 
Démystifiant l'ouest et ses habitants comme aucun autre film ne le fera jamais, Le Grand Silence était sans doute un peu trop nihiliste pour connaître un véritable succès à l'époque de sa sortie. Ainsi, le film fut un échec commercial partout où il fut exploité, sauf en Allemagne, la présence de Kinski aidant, ainsi que, dans une moindre mesure, en France. Son succès chez nous fut en tout cas assez significatif pour que d'autres producteurs français, Les Films Marceau, impressionnés par le film de Corbucci, ne lui commande un autre western. Ce western sortira en 1969 et deviendra le mésestimé Le Spécialiste avec Johnny Hallyday, sorte de cousin pas si éloigné que ça du Grand Silence, bien que bien moins pessimiste et réaliste. Entre temps, Corbucci n'aura pas l'occasion de ruminer sur l'échec injuste de son chef-d’œuvre, puisqu'il signera le triomphant et génialissime El Mercenario, film plus léger mais toujours imprégné d'un certain pessimisme Corbuccien.
Le Grand Silence deviendra une grande source d'inspiration pour beaucoup et ne cessera de gagner en popularité avec les années. Il inspirera bien entendu Tarantino, mais également Yves Swolfs pour sa B.D. Durango, dont le héros ne tue qu'en état de légitime violence et se sert d'un Mauser C96, comme Silence dans le film de Corbucci.
S'il a depuis longtemps gagné ses gallons d’œuvre majeure, le film demeure surtout connu par les fans du genre, bien qu'il fasse parti de ces rares westerns italiens ayant "le droit" d'être cité, d'égal à égal, avec ceux du grand maitre Sergio Leone. Le film a le vent en poupe, puisque de nombreuses éditions se multiplient dans le monde ces derniers temps. L'Allemagne a tiré la première avec une édition Blu-ray qui avait le grand mérite de comporter la piste française qui est, en ce qui me concerne, largement la piste à privilégier. Malheureusement, le master utilisé n'était pas tiré de la récente restauration 2K et l'on devait également se payer un générique allemand, quelque soit la langue choisie. Bien qu'honorable, on pouvait donc s'attendre à mieux que cette première édition HD. C'est donc des États-Unis qu'arrive une nouvelle édition avec le master tant attendu. Malheureusement, cette fois il n'y a point de VF à l'horizon, ce qui n'est guère étonnant, même si on aurait pu espérer qu'elle la présence d'une piste française par rapport au marché Québécois. En comparaison de l'édition allemande, le gain de définition est énorme et la copie bien plus propre. Les couleurs sont peut-être moins chaleureuses, ce qui est surtout dommageable dans les intérieurs où la peau des protagonistes semble un peu trop pale, mais pour le reste, c'est plutôt approprié. Et rien ne vous empêche de configurer l'affichage de votre télé de manière un peu plus chaude. Difficile de faire plus net que cette nouvelle version, le film étant parfois un peu flou à la base à cause des conditions de travail assez effroyable. Mais c'est aussi cette photographie particulière, limite néoréaliste, qui fait finalement parti de l'une des forces du film.
Aussi, en attendant une édition française qui devrait finir par se faire (mais quand ?), je vous propose le repack du film avec le master qui claque. Il a été plutôt simple à réaliser, l'excellente VF dont l'adaptation des dialogues est signée André Tranché, étant, oh miracle, absolument complète. Quelques léger recalages par-ci par-là et ce fut réglé en 30 mn. Les sous-titres complets pour la VO firent donc également une formalité à caler aussi. Ma présentation me prit bien plus de temps, comme d'habitude. J'espère donc qu'elle vous aura plu.
Il est temps désormais de nous quitter, mais avant, j'aimerai finir cette présentation avec la petite anecdote qui tue : saviez-vous que Jean-Louis Trintignant a assuré le doublage de son personnage dans absolument toutes les langues. Si c'est pas dingue, ça ? ;) Plus sérieusement, je ne suis pas du genre à collectionner les autographes, mais je suis très fier de pouvoir vous dire que mon exemplaire DVD est dédicacé par Jean-Louis Trintignant lui-même. La classe, non ?

 
 
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DANS UNE MAGNIFIQUE NOUVELLE COPIE EN COMBO BLU-RAY ET UHD 4K

69 commentaires:

  1. merci pour ce film et l'excellente et passionnante présentation

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  2. Moi qui avait été déçus du bluray allemand, tu fais un heureux ! Un grand merci IndianaGilles pour le beau repack

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  3. Enorme merci.Je l'avais en DVD de qualité moyenne!

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  4. Superbe présentation qui donne vraiment envie de découvrir le film... mille merci

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  5. chef-d'œuvre absolue a revoir d'urgence, grace à toi merci beaucoup !!!!!!!!!!!

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  6. Merci bcp pour ce film avec ce nouveau master HD et pour tout le travail.
    Je vais relire mes Durango aussi.

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  7. Trintignant...la Classe...
    Merci de ce repack

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  8. Et moi, je connais très bien le gars qui lui a presque sauvé la peau, quand un jour notre héros plutôt agé aujourdhui, s'est vautré à moto dans un fossé, il y a quelques années ...
    Merci Maître Indy, je conserve toutefois mon DVD pour la présentation de JP Dionnet.

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    1. ...et surtout les Bonus dont la fin alternative!

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  9. Merci beaucoup pour ce grand film et ta présentation.

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  10. Celui là , on l'attendait impatiemment depuis un moment "Il grande silenzio" c'est un western vraiment particulier et j'ai hâte de le regarder en qualité top
    merci Indy , encore une fois la fiche de présentation est super !

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  11. J'ai le BD ALLEMAND mais j'attends le BD US car les titres en allemand, je n'aime pas trop......

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  12. Voilà du très lourd.
    Merci beaucoup.

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  13. Vu en salle à sa sortie, ce fut la grosse claque. Même si je possède le DVD, grand merci pour ce repack et tes commentaires...

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  14. Merci pour ce chef-d'œuvre en x265!!!!!

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  15. Somptueux Merci vraiment beau boulot (enfin j'imagine) très beau post.

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  16. Génial, merci beaucoup pour cette superbe surprise :-)

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  17. "Un drôle de flic" est bien sur film de Sergio Corbucci, qui fera donc tourner Ernest Borgnine, et qui permet à Terence Hill de retrouver Marc Lawrence des années plus tard…. après Vacanze col gangster, son premier film (C'est "Les super flics de Miami" que réalise en 1985 Bruno Corbucci.)

    Les Films Corona (Jacques Dorfmann) ont co-produits "Le corniaud" et "La grande vadrouille", et dans le domaine du western l'énorme succès "Soleil Rouge". Mais "Le grand Silence" est aussi une co-production USA de la Century Fox, le grand Zanuck étant venu à Cortina d'Ampezzo voir le tournage du "Grand Silence" et imposer une fin heureuse. Les sources les plus fiables sont celles données par Sergio Corbucci dans son autobiographie posthume, co-écrite avec son assistant Orio Caldiron , épuisée, mais que l'on trouve à l'occasion. Corbucci raconte tout cela, notamment la venue de Zanuck à Cortina. (Les films avec Terence Hill sont aussi bien documentés.) On peut aussi se reporter aux livres de Nori Corbucci, je pense que la 1° édition du film en DVD au Japon, comporte une inverview de Corbucci, voir aussi l' interview allemand de Corbucci en 1968 que j'ai mis ne ligne, pour ceux qui lisent l'allemand.

    Je n'ai pas encore le BR USA, mais les captures ci-dessus montrent des couleurs bien trop fades (copie FOX USA ? ). Le DVD italien Medusa est excellent.

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    1. Oups ! J'étais tellement persuadé que c'était Bruno que je n'ai pas vérifié. Comme quoi, il n'oubliait rien le Sergio. Je vais corriger, merci.
      Par contre, je n'ai vu nul part que les américains avaient quoi que ce soit à voir dans la production du Grand Silence. Ils ne sont d'ailleurs crédité nul part sur aucun générique (français ou italien). Ce n'est pas non plus mentionné dans les ouvrages de Matteo Mancini qui est pourtant très bien informé. Cette info me semble donc à prendre avec de grosses pincettes.
      Pour les couleurs, oui, elles sont un peu trop froides, mais il suffit de régler ta télé en mode "chaud" et c'est réglé. Ca reste de très très très très loin ce qu'on a vu de mieux sur ce film.

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    2. L'article italien ci-dessous mentionne ici explicitement la Fox:
      http://monnomestpersonne1973.blogspot.com/2012/01/quand-parlent-les-colts-1971.html

      Je ne peux pas reproduire les pages du Sergio Corbucci d'Orio Caldiron où Corbucci raconte lui-même la participation au film de Darryl Zanuck et de la Fox.

      Je vous conseille ce livre, c'est la seule source directe sur Sergio Corbucci, avec les potentiels dossiers/articles de presse et quelques reportages dont le DVD italien sur Corbucci. (vérifier aussi sur les entretiens et livres de Nori Corbucci)
      Mancini, c'est de la compilation 3° main (propos rapportés de propos rapportés etc... )

      Pour les couleurs, la copie 35 de Mike Siegel sur le BR allemand (Bonus), même rayée, est un repère colorimétrique incontestable, couleurs très saturées. (Je ne parle pas seulement de couleurs froides, mais ternes, mais je verrai moi-même rapidement sur le BR USA si il est dézoné, autrement cela attendra un peu.)

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    3. Giusti cite bien la co-prod./distribution Fox et la présence de Zanuck sur le film dans son "Dictionnaire du western italien". Sa source citée est une interview de Corbucci lui-même, faite par Duccio Tessari pour sa série RAI sur le western italien "Arrivano i nostri" (inédit en DVD hélas….).

      A défaut du Caldiron, je vous renvoie donc au Giusti pour d'autres détails, si vous l'avez (épuisé, mais on le trouve plus facilement que l'autobiographie de Corbucci).


      La Fox a d'ailleurs distribué en le film en Italie et dans d'autres pays (pas en France), logiquement on devrait avoir leur fameux logo en ouverture.

      Dorfmann/Corona (sur lesquels il n'existe hélas rien, du travail pour les chercheurs) a ont aussi co-produit/distribué un belle adaptation de Michel Strogoff, avec John Philip Law et Christian Marin, réalisée par Eriprando Visconti. (VHS locative avec version française à l'occasion.)


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    4. Merci pour l'article, je regarderai ça.
      Le BD US est dézonné.

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    5. "une belle adaptation de Michel Strogoff, avec John Philip Law et Christian Marin, réalisée par Eriprando Visconti" OUI j'avais vu ce film a la tv il y a très très longtemps, et j'avais adoré le perso d'Hiram Keller. je ne me souviens plus du tt de John P Law en Strogoff.

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  18. DVD Japon ci-dessus: lire "interview de Nori Corbucci", l'interview de Sergio Corbucci sur le tournage, elle est dans le court-métrage documentaire "Western Italian Style" que l'on trouve un peu partout maintenant.

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  19. Merci beaucoup pour cet excellent partage, effectivement cette version a une meilleure image que celle du BR Allemand.

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  20. La Fox est bien à l'origine de la co-production franco-américaine-italienne du "Grand Silence", Nori Corbucci le confirme dans l'entretien donné pour la 1° édition du "Grand Silence" au Japon (2001 ou 2002, interview de Lars Bloch, auteur de Western italian Style). Elle ne se souvient pas du nom de la production USA mais confirme que le film est dû à une volonté américaine de co-produire avec la France (d'où Vonetta Mc Gee et Trintignant.)


    C'est aux pages 82-83-84 de son autobiographie que Corbucci raconte la production et le tournage du "Grand Silence". "Le Grand Silence" était produit par les français avec la Fox. Le vieux Zanuck avec son cigare était venu deux fois (un paio di volte) nous voir à Cortina. C'était la première fois qu'il produisait un western à l'itaienne, était très content et s'amusait beaucoup.[…] Le film était très beau, le final extraordinaire. Quand nous le fîmes voir à Zanuck, tout se passa bien jusqu'à la scène finale [le massacre].

    Je résume ce que dit Corbucci: Zanuck croit d'abord à une plaisanterie et demande qu'on lui passe le vrai final -happy end- … il menace les producteurs français et italiens en leur disant : "Je ne vous donne pas une lire si vous ne faites pas le final comme écrit dans le scénario." L'équipe s'exécute, mais en accord avec Trintignant, tourne un final "happy ending" comique , inmontable. Zanuck refuse alors de distribuer le film aux USA et la FOX boycotte sa sortie (l'article italien parle d'une ressortie Fox. La Fox figure bien au générique de la distribution sur l'Internetmovie Database.)

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    1. Ah, voilà donc pourquoi ils ne sont jamais nommés au générique. Ils ont peut-être finalement dû retirer leurs billes. Tout ça n'est pas très clair quand même. Je rajouterai ça à la présentation. Merci.

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    2. La Fox a bien distribué le film mais a dû tout faire pour son échec. Cela me rappelle je ne sais trop quel film de Richard Sarafian qui le raconte sur un Bonus Wild Side, au sujet d'une de ses oeuvres. Il y a aussi d'autres exemples… après à moins d'avoir les contrats sous les yeux (ce qui est impossible), je doute que les zones d'ombres laissées par Corbucci ne soient un jour plus claires, tout le monde ou presque étant mort (ses mémoires sont d'ailleurs inachevées). Nori Corbucci attribue aussi à la production américaine la présence de Frank Wolff.

      Je serais curieux de voir quand même les annonces dans la presse professionnelle contemporaine, tant italienne (introuvable) que dans "Variety". De quoi quand même mener des recherches pour qui cela intéresse...

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    3. Le grand Silence a bien été distribué par la Fox en Italie, assorti d'une interdiction aux moins de 18 ans. Logo Fox sur les publicités (celle de La Stampa, par ex.) Logiquement le film devait être précédé du dessin Fox.

      Tous les pavés de presse de La Stampa son disponibles sur le site du journal, en ligne, ou encore repris ici:

      http://western-maniac.forum-pro.fr/t1207p50-le-grand-silence-il-grande-silenzio-1968-sergio-corbucci#49519

      Par contre, le site d'archives de La Stampa est bien moins riche que celui, fermé, de "L' Unita", que je n'avais pas consulté, hélas, sur cette histoire. (Archives et histoires de tournages l'Unita sur pas mal de tournage, qui mettait fin à des bobards ou informations erronées. )

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    4. https://www.imdb.com/title/tt0063032/companycredits?ref_=tt_dt_co
      Apparemment, Fox le distribuait dans 4 pays (et même pas aux USA), mais ne semble pas l'avoir produit. D'ailleurs, il y a bien précisé que c'est une prod italienne et française, mais pas américaine. C'est bizarre tout ça.

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    5. "The movie was produced by Fox, but Zanuck was unhappy with the ending and the movie was never theatrically released in the USA: Corbucci had to shoot an alternative happy end but deliberately made it unusable, Zanuck was pissed and refused its release."

      Tout ça n'est vraiment pas clair du tout.

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    6. Le couple Corbucci et Giusti parlent bien de production, mais sans en donner de détails sur les engagements et accords financiers. La présence de Vonetta McGee s'explique ainsi d'ailleurs (voir Nori Corbucci). Comme déjà dit plus haut, il faudrait voir les contrats (impensable, le seul que je connaisse est celui de Silvana Bacci publié par Hanley) et les annonces dans la presse professionnelle de 1967 et 1968.

      Il est illusoire de pouvoir un jour connaître la certitude des faits pour ce film cinquantenaire, alors que rien de documenté n'existe même sur les co-productions Dorfmann. Je regarderai ce que dit "Cinémonde" , qui en parle simplement en entrefilets.

      Pour ma part, je retiens ce qu'en disent les Corbucci, aucun élément autre ne pouvant le contredire. On trouve encore de temps à autre sur les sites de vente quelques documents de production, mais cela est vraiment très très rare (il y a aussi les archives de Rome, mais il faut être sur place, pas mal de photos de travail de Terence Hill de mon blog en proviennent).

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    7. Si les sources IMDB sont exactes, la rétorsion de Zanuck s'est faite effectivement par le refus de distribuer aux USA le film (et dans les pays anglophones, je ne vois pas l'Angleterre, non plus.) Cela confirmerait la version Corbucci.

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    8. Vonetta McGee avait déjà joué dans un film italien juste avant. Et Franck Wolff était plus un habitué du cinéma italien que US, donc je ne suis pas sûr que la Fox les ait véritablement poussés pour les rôles, ce n'étaient que d'illustres inconnus pour eux. Mais peut-être que quelques noms anglophones leur suffisait ?
      La Fox n'étant pas officiellement créditée au générique, le film étant toujours indiqué comme franco-italien partout, je pense que la Fox n'a effectivement pas donné un radis pour le film à cause de cette histoire de fin rejetée. Mais pourquoi l'avoir distribué dans quelques pays malgré tout ?

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    9. Il peut y avoir des obligations de contrat, des prête-noms, des à-valoirs, des crédits, des prêts, des avances sur recettes, des fonds à récupérer, etc... etc... Les chemins de la distribution et co-production étant particulièrement sinueux… on peut juste remarquer que tout le matériel italien est estampillé FOX. Un contrat peut faire jusqu'à plusieurs centaines de pages avec des clauses très particulières. J'imagine que tout cela n'existe plus.


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    10. Darryl F. Zanuck signe lui-même la bande annonce italienne du "Grand Silence", de façon "ironique" puisqu'il écrit que c'est "le meilleur western de tous les temps" (en fin de bande annonce). C'est en Bonus sur le BR USA, qui doit revenir dans ses commentaires sur cette "co-production" originale France-USA, il n' y a guère de doute. Les couleurs de cette bande annonce italienne sont d'ailleurs bien saturées et belles, je regarderai le film en entier prochainement….)

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    11. Alex Cox, qui a travaillé pour Les Films Marbeuf raconte ici "Le grand Silence", et parle bien de Fox France…

      https://vimeo.com/50101903

      Ce lien se trouve dans le livret du BR USA, j'espère que le commentaire audio est sous-titré, ce n'est pas le cas du lien ci-dessus.

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    12. Pour ceux qui n'ont pas le BR USA, un participant de Western Movies a mis en ligne l'image signée Zanuck. Une belle capture ;)

      https://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=10&p=281577#p281571

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    13. Ahaha, pas mal. Il avait pas encore vu la fin ^^

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  21. merci beaucoup. je ne l'ai jamais vu mais en ai entendu beaucoup de bien. ce sera un plaisir de le voir dans cette qualité

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  22. Merci, une copie HD va me permettre de mieux apprécier ce film.
    l'inconnu de nulle part

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  23. une fois de plus, des brouettes de merci pour nous donner l'occasion de voir ce superbe western dans des conditions remarquables.
    bonne continuation, doctor g...

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  24. Un grand merci, cette édition a l'air splendide !

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  25. Un grand merci pour cette version qui a l'air superbe. La présentation est, comme toujours, passionnante et très instructive. Encore merci !

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  26. article de présentation hyper intéressante.. bravo mon gilles, tu fais du beau boulot

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  27. Bravo pour le travail et chapeau pour la cinéphilie...
    Cheers Indianagiles.

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  28. Merci pour ce très beau western signé par un des maîtres du cinéma Italien.

    A noter que chez l'ami Qwertz et son excellent blog, en complément de ta version restaurée récemment, une version "Gindhouse" 35mm y est présenter, et qui m'a l'air d’être intéressante aussi, avec une palette de couleur différente de ce nvx master proposer ici.

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  29. Du grand Corbucci, dans mon top 5 du spaghetti, grazie mille !

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  30. If someone is interested I adjusted English subtitles to match this release (on Subscene). Merci, thnx for this release!!!

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    1. Why not ? Put your link here, if you want and thank you ;)

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  31. Enfin je trouve ce film en HD ! un repack de toute beauté ! MERCI !!!

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  32. Merci beaucoup Monsieur l'Artiste!

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  33. merci pour les deux versions et le taf magistral!

    EvilGarfield

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  34. Merci pour ce super boulot.

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  35. A toi indianagilles et à tous ceux que les films de Sergio Corbucci intéressent, sachez qu'un livre est sorti sur ce cinéaste, courant juillet 2018. Son titre est "VOYAGE DANS LE CINEMA DE SERGIO CORBUCCI" Vous le trouverez facilement sur Amazon et dans toutes les bonnes librairies.

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    1. Oui, je n'ai pas encore eu le temps de le lire, mais tu fais bien d'en parler. Dispo également à la Fnac, au passage.

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  36. un grand merci pour ce repack de ce putin de film avec toujours cette présentation au petit oignon

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  37. Tiens je viens de remarquer un truc sur cette merveille : au début du film, il y a des plans où on a l'impression qu'il y a comme une sorte de filet/grillage sur l'objectif....c'est moi ou bien c'est un choix artistique de Corbucci ? Ou alors un défaut du master original ?

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    1. Corbucci était du genre à tourner vite et parfois à l'arrache. Je pense pas que ce soit un choix artistique, mais qui sait ?

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    2. Tout comme toi, je l'avais signalé à Indy en off lorsqu'il nous a présenté sa dernière version du film.
      Cette trame ou grillage qui apparaît très clairement lorsqu'il y a des passages plus sombres n'est nullement dû au réalisateur. Sinon elle se trouverait également sur le DVD édité par Canal + à l'époque.
      En fait, je viens de me procurer le coffret BR dans la collection de Thoret.
      C'est kif pareil que la version (anciennement) proposée sur ce blog !
      Bref, tu lâches 30 boules et forcément tu t'attends à un résultat ultra et c'est franchement dégueu comme restauration de la part de Canal !!! Une honte à ce prix là !
      Vraiment de quoi avoir les boules !
      ( )À Dany : je suis étonné que personne d'autre ici sur ce blog n'a réagi à part toi à ce sujet-là ?
      Ou alors, il y a plein de personnes qui l'ont téléchargé ou acheté mais qui ne l'ont pas encore visionné ?
      La la surprise qu'ils vont avoir sur leur écran... !

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    3. Pour la grille, c'est en fait ce qu'il y avait sur la caméra pour la protéger.
      Sinon je ne comprends pas ton commentaire Gaetan, je trouve au contraire que la restauration est magnifique, c'est de très loin la meilleure version que j'ai vu comme je l'avais précisé sur ma page Facebook. Peut être un mauvais réglage du HDR sur ta télé ? Parce que sinon je ne comprends pas.

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    4. J'ai oublié : la grille a toujours été présente dans toutes les copies, y compris celle de Canal.

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  38. Un gros merci pour ce film. Mon premier western en neige! Très différent de ce qu'on est habitué, j'ai beaucoup apprécié.

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  39. Entre présentation et commentaires cette fiche est à ce jour (suivant mon ancienneté de fréquentation du blog) celle qui propose le plus de lecture !
    Je vais lire tout ça avec intérêt - cette débauche d'écriture n'est pas là par hasard.
    Merci pour le partage.

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