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dimanche 8 novembre 2020

[Repack] : Ma dernière balle sera pour toi - version intégrale (HD, VF et VO)

Réalisation : Aldo Florio
Avec : Fabio Testi, Eduardo Fajardo, Jose Calvo, Charo Lopez

Nationalité : Italie / Espagne
Genre : Western

Durée : 99' (en 25 fps)
Année de production : 1971
Titre original : Anda Muchacho, spara !

Fraîchement évadé des travaux forcés, Roy Greenford est recueilli par un vieux mexicain qui, avec ses semblables, vit sous le joug de Redfield, homme d’affaire véreux qui achète leur or à bas prix et s’efforce avec ses hommes d’empêcher quiconque de se rendre en ville et d’acheter des armes. Le vieux Mexicain donne tout son maigre pécule à Greenford, qu’il perçoit comme un investissement, car l’ex forçat semble avoir des comptes à régler avec Redfield.

Bande annonce en anglais
 

Repack 1.0 : version DVD (08/11/20)


Je vais vous apprendre quelque chose de bouleversant, pour ne pas dire de boulversifiant :  si mes parents m'ont appelé Gilles, c'est parce que mon père était fan de Villeneuve, le pilote de F1 chez Ferrari. Ça, c'est quelque chose que je savais depuis longtemps. Par contre, il n'y a guère que deux ou trois ans que j'ai appris de ma pauvre mère que mon second prénom, Fabio, était en rapport avec l'acteur Fabio Testi ! Mes parents aimaient le prénom, mais c'est aussi parce que ma mère disait que l'acteur était beau qu'ils l'ont choisi. Du coup, j'imagine que Gilles, c'est parce que Gilles Villeneuve était un fou psychopathe au volant. Ce que je ne suis pas du tout, je vous rassure.

Laissons ces bêtes histoires de famille sans intérêt et commençons dès à présent à parler de notre film du jour, Ma dernière balle sera pour toi, second et dernier western réalisé par Aldo Florio. Son premier western, qui était aussi son premier film en tant que réalisateur principal, était le très peu connu et peu fortuné Les 5 de la vendetta (1966) avec Guy Madison et Vassili Karis. Le chiffre 5 sera également le nombre de films que réalisera le peu prolifique Aldo Florio de 1966 à 1978. Entre ses deux westerns, il réalisa d'abord le film d'aventure Steve, à toi de crever (1967) avec Richard Harrison, puis le thriller Tout sur le rouge (1968) avec Brett Halsey et Gordon Mitchell. Curieusement, après son second western, il faudra attendre 7 ans avant de voir débarquer enfin sa nouvelle réalisation, Una vita venduta (trad : une vie vendue) avec Enrico Maria Salerno, l'unique film de l'après guerre sur la guerre civile espagnole. Le film, porté par la musique de l'inévitable et désormais regretté Ennio Morricone semble malheureusement totalement inédit en France. Aldo Florio remporta pour ce dernier film le prix du meilleur réalisateur au festival du Laceno d'oro, le festival du cinéma néoréaliste... et ne réalisa plus rien durant 20 ans. Car ce n'est qu'en 1998 qu'il livrera son dernier film, Crimine contre crimine (trad : crime contre crime) écrit par son ami, le grand scénariste Ernesto Gastaldin qui traitait des rapports troubles entre les hommes politique et la 'Ndrangheta, la mafia Calabrese. Malheureusement, le film fut, que c'est étrange, boycotté par le parti socialiste italien de Bettino Craxi, et ne fut jamais distribué... D'après ceux qui ont pu le voir, le film serait une réussite, et l'on peut trouver un court extrait sur Youtube. Entre ses deux dernières réalisation, Aldo Florio signa les scénarios de deux films post-apocalyptique de son ex-directeur photo Joe D'Amato, 2020 Texas Gladiateurs (1983) et Le Gladiateur du futur (1984). Étrange carrière tout de même que celle d'Aldo Florio, qui s'éteindra en 2016 à 91 ans.

Si Fabio Testi brilla dans les polars musclés à l'italienne, comme l'explosif Big Racket (1976) du toujours subtil Enzo G. Castellari ou l'excellent La Poursuite implacable (1973) du politisé Sergio Sollima, il est par contre un peu passé à côté d'une belle carrière dans le western. On pourrait se dire que c'est quand même un peu étrange pour quelqu'un doté d'un physique avantageux, du point de vu esthétique comme athlétique, mais il y a deux raisons à cela. Tout d'abord cascadeur, il a sans doute été lancé un peu trop tard sur les devants de la scène pour se faire une belle place dans l'Ouest italien. De plus, bien que c'est à lui que Fabio Testi doit d'être passé de cascadeur à acteur, notre Testi est tombé dans les griffes du médiocre réalisateur Miles Deem, alias Demofilo Fidani. Alors que Fabio Testi jouait les cascadeurs dans la région du lac de Garde pour se payer l'université, il croisa en effet la route de notre Fidani qui lui proposa tout d'abord un petit rôle de méchant dans le presque pas raté Étranger, signe-toi ! (1968), son premier film et western officiel - officiel car il se dit que Fidani aurait réalisé juste avant le foireux Prie et creuse ta fosse (1967), bien qu'il soit crédité d'Edoardo Mullargia. Étant cascadeur, Testi passe également beaucoup de temps à se faire trucider durant tout le film. Visiblement très heureux de son poulain, Fidani passa aux choses sérieuses en lui confiant un rôle bien plus important dans sa seconde réalisation officielle, Et maintenant, recommande ton âme à Dieu (1968). En plus de ce rôle important et des nombreuses cascades qu'il doit réaliser, c'est à peine grimé que Fabio Testi doit jouer le rôle du père de son personnage dans un flashback. C'est donc assez comique d'entendre certains personnages déclarer ébahis "Oh, c'est le portrait craché de son père !". Comme toute Fidanerie qui se respecte, le film est plutôt navrant et on ne peut pas dire que Fabio Testi y brille particulièrement non plus. Mais c'est après cette expérience que Testi décida de quitta son université pour s'inscrire à l'académie d'art dramatique. Passant de statut de cascadeur à véritable acteur, les assurances lui permirent de moins en moins de réaliser ses cascades (et celles des autres), même si c'est lui qui gérait sa doublure et qu'il tentait d'en faire un maximum quand même.

Quelle pression : celui qui perd, devra jouer dans une autre Fidaneri...!  

Zorro, plus incognito que jamais !
En 1969, Fabio Testi joua le rôle titre dans le film espagnol Zorro, El Justiciero (trad : Zorro, le justicier. De rien, je sais que c'était pas évident de le comprendre sans ma magnifique intervention) du bien plus respectable Rafael Romero Marchent, sous le pseudonyme de Martin Moore. Bien qu'étant co-produit avec l'Italie, le film mit beaucoup de temps avant de rejoindre le pays de la botte. Il faillit en effet attendre trois ans avant de ne le voir débarquer sous l'étrange titre On continue à l'appeler fils de... afin de visiblement de le faire passer pour un western parodique à la Trinita ! Quoi que parodique... Lorsqu'on voit l'affiche utilisée, ça faisait quand même western plutôt pur et dur. On a quand même un peu de mal à comprendre la logique marketing dans tout cela, mais ce n'est pas comme si c'était la seul fois qu'on avait vu autant n'importe quoi. Il est en tout cas clair que bien malin était celui qui avait pu s'imaginer que, derrière un tel titre et une telle affiche pouvait se cachait un film de Zorro ! À noter qu'au casting du film de Marchent se trouvait également l'actrice Simonetta Vitelli (pseudo : Simone Blondel), la propre fille de Demofilo Fidani, avec laquelle Fabio Testi avait d'ailleurs déjà tourné dans les films du paternelle.

"Fils de voiture", blond...
mais on l'a reconnu !

Fabio Testi retrouvera une dernière fois Demofilo Fidani en 1970, dans un autre de ses crimes contre l'humanité... pardon, de ses films, avec Django et Sartana (sic...) dans lequel il se vit cette fois offrir le rôle du co-protagoniste au côté de Jack Betts (alias Hunt Powers). Il prit à cette occasion, et pour cette unique fois seulement, le pseudonyme de Stet Carson. S'il ne le réutilisa pas par la suite, ce n'est pas peut-être pas seulement parce qu'il était franchement tout pourri, mais aussi parce que c'est cette même année que sortit Le Jardin des Finzi-Conti du bien plus prestigieux réalisateur Vittorio De Sicca, ce qui mis enfin sur de vrais bons gros rails la carrière de l'ex-cascadeur.
C'est l'année suivante, en 1971,  que Fabio Testi jouera dans ce qui est pour moi son meilleur western, Ma dernière balle sera pour toi. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris ou qui dorment au dernier rang, c'est le film que je vous propose aujourd'hui. Et pourtant, ce qui est quand même assez drôle, c'est que Fabio Testi ne se souviendra même plus de l'avoir tourné ! Et le film n'était même pas présent dans la filmographie de l'acteur sur le Wikipedia français, il a fallu que je le rajoute... ! Après ce film, Fabio Testi tournera encore dans une poignée de westerns, mais le genre étant en perdition totale, seul l'étrange et intéressant Les Quatre de l'apocalypse (1975) du truculent Lucio Fulci, qu'il tourne avec un Tomas Milian déchainé, mérite vraiment d'être cité.

Pour en revenir à notre western du jour, Fabio Testi sera plutôt bien entouré, puisqu'on y trouve au casting Eduardo Fajardo, toujours aussi parfait pour jouer les gros salopards de service, Pépé Calvo ou encore Massimo Serato.  Bien que le film emprunte énormément, voir même trop, à certains classiques du genre, Pour une poignée de dollars (1964) en tête, ce Anda Muchacho, spara ! de son titre (semi) italien, est des plus prenants, entre autre grâce aux extraordinaires envolées musicales d'un Bruno Nicolai à son sommet - durant le duel final, vous allez en avoir des frissons -, ainsi qu'à sa réalisation ultra soignée, bien qu'assez impersonnelle, d'Aldo Florio. Les flashbacks, les double-jeux, la fille prisonnière contre sa volonté, la vengeance, les péons exploités par un riche et sadique propriétaire, le héros qui en prend pour son grade... C'est vrai, il n'y a rien de fondamentalement nouveau dans tout ça, mais la boudiou, que ce pot-pourri est jouissif ! Pour être tout à fait franc, il manque juste un poil de rigueur scénaristique pour que la fête soit plus folle, certains passages m'ayant semblé un peu obscurs... Et encore, je vous parle là du montage intégral que je vous propose bien entendu ici. Parce que le montage français a commis l'absurdité de couper tous les flashbacks, ce qui fait qu'on n'y comprend juste absolument plus rien. Le plus con drôle c'est qu'à cause de ça, l'acteur Massimo Serato n'apparait plus qu'une seule fois de dos dans le film, durant le générique, alors que son nom est bien écrit en gros sur l'affiche française et il qu'il est également toujours bien crédité au générique ! Remarquez, il y aurait eu une belle accroche à faire par rapport à ça : "Si vous comptiez voir Massimo Serato... ben Sératé". Cette vanne vous a généreusement été offerte par Curd Ridel.

Mais bon sang ! Quand j'ai dit "on s'échappe", c'était pas du film !

Le générique français, très respectueux, rend hommage aux disparus. Amen.

Classique, donc, mais dans le bon sens du terme et, avec tout de même certaines audaces, comme le fait que la muy bonita actrice Espagnole Charo Lopez, apparait plusieurs fois seins nus, ce qui n'était quand même pas si courant dans le genre et à cette époque. On peut également trouver couillu le fait que Fajuardo soit un manipulateur du genre voyeur... Comme lui lance d'ailleurs si bien le personnage interprété par Charo Lopez, mais malheureusement uniquement dans la version italienne : "Tu n'es bon qu'à regarder. Tu n'as que le courage de regarder !".
Et pourtant, malgré toutes ses qualités et contre toutes attentes, le film s'avéra être un échec au box office italien, peut-être parce que le nom de Fabio Testi en vedette n'était pas encore assez porteur ou peut-être encore que les triomphes (mérités) de On l'appelle Trinita et de sa suite On continue à l’appeler Trinita (1971) avaient signé le début de la fin pour le western italien pur et dur un peu trop serré du string. Car on pourra noter que la plupart des westerns italiens non parodiques faisant encore de très bonnes recettes alors, ne sont tout de même pas dénués d'humour et de légèreté, comme le prouvent les succès de Companeros (1970) de Sergio Corbucci, les deux vrais Sabata et le faux Adios Sabata (1970) de Gianfranco Parolini,  Méfie-toi Ben, Charlie veut ta peau (1972) de Michele Lupo, ainsi que plusieurs épisodes de la foutraque série des Sartana de Giuliano Carmineo. La seule exception sera en fait Il était une fois la Révolution du quand même extrêmement prestigieux et populaire Sergio Leone. Et encore, sa 9eme place au classement du box-office 1971/1972, très très très loin derrière le succès ahurissant du champion toutes catégories On continue à l'appeler Trinita et même du Soleil Rouge de Terence Young (7eme) montre clairement qu'il y a un vent de changement, comme le chantait si bien le groupe Scorpion après la chute du mur de Berlin... Bref, Ma dernière balle sera pour toi est probablement arrivé trop tard et au mauvais moment, mais ça n'explique pas non plus pourquoi son manque de visibilité actuel. Il était grandement temps que j'apporte ma modeste contribution afin qu'il ne ressurgisse un peu de l'oubli... à l'image de Massimo Serato dans le montage français.

"Dans quelques secondes, j'enlève le haut"
Indianagilles, le repackeur qui tient ses promesses !

Si le montage français est limite criminel, le doublage français est par contre lui franchement savoureux. Pour commencer, Fabio Testi (Roy Greenford) est doublé par Jacques Deschamps, ce qui renforce d'autant plus l'effet "Eastwoodien" de son personnage. Eduardo Fajardo (Redfield) est pour sa part doublé par Jean Michaud, deuxième voix du célèbre et sexy Inspecteur Derrick. Michaud, avec son timbre si particulier, n'avait pas son pareil pour doubler les crapules en tout genre. À noter que la première voix française de Derrick, Michel Gattineau, double par contre ici Daniel Martin (Pedro). Charo Lopez (Jessica) est doublé par la toujours aussi majestueuse Evelyn Selena. José Calvo (Joselito) hérite quant à lui de l'inévitable Claude Bertrand qui, vous vous en doutez, est toujours aussi parfait. On retrouve également dans ce doublage, d'autres excellents comédiens aux voix mythiques, même sur de très petits rôles, comme Denis Savignat sur Mario Novelli (Alan), Roger Rudel sur Luciano Pigozzi (Manolo, le barbier), Pierre Garin sur Mario Morales (Miguel), Louis Arbessier sur Goffreo Unger (Chris) ou même Dominique Paturel qui double le temps de trois répliques le personnage qui débarque en diligence à la fin du film. Merci d'être passé Dominique, on t'aime. Sinon, je n'ai pas réussi à savoir qui doublait Francisco Sanz, bien que j'ai déjà entendu de nombreuses fois cet acteur qui double généralement les petits vieux. Par exemple, il doublait le vieil homme joué par Jesus Torsedillas dans Un Cercueil pour le shérif (1965) de Mario Caiano. Malheureusement, le nom du comédien n'était pas inscrit sur le générique français. Affaire à suivre, donc !
Aussi bon soit-il, il y à noter quand même une étrange bizarrerie dans cette VF : Ben Carrà (Lawrence), doublé par Albert Augier, change subitement de voix à la 54eme minute et prend celle d'Henry Djanick, qui doublait auparavant Romano Puppo ! Dès la scène suivante, Albert Augier reprend le doublage de personnage, ni vu ni connu j'tembrouille... Que s'est-il passé ? Une pause pipi un peu longue ? Une pièce à mettre d'urgence au parcmètre ? De toute évidence, le comédien n'était pas présent le jour où ils ont doublé la boucle. Peut-être que cette scène a été doublée à la fin et que le comédien n'était plus disponible. Quoi qu'il en soit, ils n'ont pas attendu son retour et on finalisé avec un autre acteur à la voix quand même hyper différente. Le pire, c'est qu'elle lui allait tout aussi bien parce que je n'ai pas percuté tout de suite, même si j'avais l'impression que quelque chose ne tournait pas rond ! Et lorsque Daniel Martin apparait dans la banque vers la 13eme minute, sa tirade n'est pas doublée par Denis Savignat, mais par un autre acteur que je n'ai pas reconnu. C'est quand même assez étonnant de constater ce petit manque de rigueur sur un doublage où l'on a pourtant fait appel à se sacrées pointures pour doubler parfois une ou deux tirades ! Le paradoxe à la française.


"Tuez le responsable de la jaquette
et revenez seul !"

Pour ce qui est du repack, j'ai utilisé le DVD allemand, qui n'est donc pas en HD, mais qui est tout de même de très bonne qualité. J'avais également trouvé un HDTV italien, mais le s'agissait en fait que d'un upscalle du même master, sauf que le titre du générique était en italien et non en allemand. La qualité était assez proche, mais finalement même un peu moins bonne, et il y avait quelques secondes de coupées à la toute fin, donc j'ai préféré utiliser le DVD. Pour ce qui est de la VF, je suis reparti d'une bonne vieille VHS originale - je vous laisse admirez la merveilleuse jaquette à ma droite - dont le son était plutôt de qualité.
Pour ce qui est du repack, il y avait pas mal de coupures sur le montage français. Une bonne quinzaine de minutes ! Et franchement, la dernière balle aurait plutôt dû être pour le mec qui a décidé des coupes... Comme déjà dit, tous les flashbacks sont passés à la trappe, mais comme ils sont tous pratiquement muets, ça n'a pas entrainé une tonne de sous-titrage et en les récupérant, en plus de comprendre un peu mieux toute cette histoire, on peut aussi apprécier encore plus la brillante partition de Bruno Nicolaï qui n'est plus coupée ici et là. Si ça c'était pas un sacrilège...
Mais il y a tout de même d'autres passages coupés ici et là, dont un joli tronçon d'un peu plus de trois minutes vers la demi-heure et comportant un personnage du shérif joué par José Nieto. Le montage français fait donc, à l'image de ce que nos gouvernements essayent de faire depuis des années, disparaitre un bon vieux fonctionnaire de l'état. L'absence de ce personnage embrouillait encore plus les choses, on en entendait parler sans savoir de qui il s'agissait, ce qui montre que peu d'efforts était fait pour que la version française s'adapte aux coupes. Seule une petite réplique modifiée dans la VF et prononcée par Fabio Testi essayer de justifier l'absence du shérif en ville, mais comme à d'autres endroits, on parlait de lui, sans es scènes absentes, impossible de s'y retrouver. Je me demande vraiment comment les spectateurs français pouvait saisir quoi que ce soit à l'histoire dans ces conditions. D'après Curd Ridel, qui a pu le voir à l'époque de sa sortie en salles, beaucoup sont d'ailleurs sortis de la projection en se disant "Mais bon sang, c'est qui ce fichu Emiliano ?". Tu m'étonnes...
Si la VF est bonne, elle m'a quand même posé quelques soucis. Comme trop souvent, la transposition du film sur VHS a été fait à partir d'une copie un peu malmenée, aussi il y avait beaucoup de mots et de musiques qui sautaient. Lorsque c'était muet, du genre une bonne baston ou un envolée lyrique, j'ai donc utilisé au maximum utilisé la piste italienne, à laquelle j'ai mis un peu de souffle pour que ce soit raccord avec le reste. Pour les dialogues, ça sautille parfois ici et là, mais rien de bien dramatique. Il n'y a que sur un passage où j'ai été obligé d'insérer un sous-titrage tant la phrase était devenue incompréhensible. Ça aurait pu être pire et au final on se retrouve avec un peu moins d'une centaine de lignes de sous-titres, ce qui est vraiment peut quand on voit la durée en moins du montage français. J'ajoute que, si je n'ai donc pas intégralement sous-titré la version originale italienne, j'ai quand même laissé les sous-titres anglais qui étaient présents du DVD allemand puisqu'ils étaient présents.

Petite anecdote pour finir. Si vous n'aviez pas vu ce film, mais que vous aviez déjà entendu sa musique, c'est peut-être parce que vous avez vu le western Scalps de Bruno Mattei et Claudio Fragasso, sorti en 1987 et qui réutilise le thème principal à divers endroits.

Étant donné que j'ai réalisé ce repack il y a un bon moment, bien avant que je me lance dans la cycle Richard Harrison en fait, j'avoue que j'ai un peu oublié ce que j'ai pu faire d'autre dessus, mais je crois que je vous ai expliqué le plus important. Il ne me reste donc plus qu'à vous souhaiter un bon film et une bonne (re)déouverte.


Version 2.0 : copie HD (le 23/05/21)

Un peu plus de 6 mois après la première version, voici arriver une nouvelle copie en HD, plutôt belle, mais qui était censurée à plusieurs reprises, les plans avec la belle Charo Lopez nus étaient par exemple tous coupés. J'ai réinséré les quelques passages qui manquaient à partir du DVD allemand que j'avais précédemment utilisé. En attendant qu'une copie intégralement en HD fasse surface, ça fera une belle mise à jour. Cette copie HD de la télé espagnole m'a été fournie par Kevenz que je remercie chaleureusement. Mais pas trop non plus. N'allez pas croire que mon dernier trou de balle sera pour lui. Désolé, il fallait que je fasse cette vanne...!



screenshots version 1.0

 


 



Mot de passe : Massimo Sératé...
Non je déconne : indianagilles

46 commentaires:

  1. Présentation aux petits oignons pour ce western qui vaut son billet d'entrée. Je confirme : )
    En plus de ceux que tu cites entre 70 et 72, perso, j'aurais rajouté:
    Hold-up à Sun Valley,
    Blindman,
    Un colt pour trois salopards,
    Condenados a vivir,
    Et
    Les colts au soleil (à ne pas confondre avec "les colts brillent au soleil" qui est 1968)
    Ce n'est que mon avis.
    Dans tout les cas, j'en profite pour à nouveau te remercier pour la somme colossale de ton apport au western italo-espagnol.

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    1. Le truc c'est que les films que tu cites n'ont pas atteint le top 100 au box office italien. Il faudrait que je rejette un oeil pour m'en assurer, mais le trop sérieux ne payait plus.

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  2. Merci beaucoup ! :)

    je ne l'ai pas déjà ce repack ?! :P

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    1. Je te l'avais peut-être déjà envoyé. Ca fait un moment que je l'ai terminé. Il y avait aussi une version qui circulait de je ne sais qui, mais elle avait pas mal de choses à corriger, c'est pour ça que je suis reparti de la VHS de base.

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  3. Merci bcp pour cette version intégrale et tout le boulot effectué.

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  4. Un gros merci, je vais l'ajouter à ma déjà très long liste de films à voir :)
    Le lien en version x265 semble invalide toutefois.

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  5. C'est une splendide anecdote que ton second prénom soit inspiré de cet acteur !
    Certes, si Fabio Testi connut une belle carrière, puisqu'il s'extirpa du carcan de cinéma de genre pour des films d'auteurs, dont l'important c'est d'aimer, pour atteindre un statut supérieur à George Hilton, Marc Porel ou encore Maurizio Merli.
    Il avoisina le statut d'un Franco Nero, capable de tourner de tout, dans d'autres pays, et ne pas être prisonnier ni du carcan du cinéma de genre, ni même de la production de son pays natale. Pas mal du tout ! Il me semble également qu'il serait le père du fils d'...Edwige Fenech. Un amour de plateau, peut-être ! A vérifier.

    Pour les westerns, il y arrivé par le bas, Fidani, et surtout à la fin du genre puisque
    la parodie amorce le terme d'un genre.

    Bravo pour ce nouveau repack, cette belle présentation. Décidément, tu gardes un rythme et un
    niveau d'exigence impressionnants.

    Amicalement

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    1. Ahaha ! Je ne sais même pas pourquoi j'ai raconté ça. Je me suis dis que c'était tellement con que ce serait marrant de le mettre. Le pire, c'est que mes parents n'appréciaient pas particulièrement cet acteur, je ne suis même pas sûr qu'ils aient vraiment vu un de ses films. C'est un jour alors que je parlais de Big Racket à ma mère qu'elle m'a sorti ça et j'ai dit "Hein ?"

      J'avais oublié cette histoire pour le fils de la Fenech, mais effectivement j'ai déjà entendu ça !

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    2. Une fois que c'est publié, de ta main, on considère cette information comme solide, éprouvée, authentique !

      Qui sommes-nous pour te contredire !?

      Amicalement

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    3. C'est vrai ? Bon ben alors le fils de la Fenech, en fait c'est celui de notre Sim national. Etonnant, non ? ^^ Voilà, à écrire dans le marbre.

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  6. Salute !
    Une fois encore , et on ne le répètera jamais assez , la présentation est extra , c'est un véritable plaisir de la lire en plus de mettre déjà un peu dans l'ambiance du film .
    Merci beaucoup .

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  7. merci pour le repack encore un autre comme Le Magnifique Texan

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  8. Yeahh merci !! poilant le coup du mot de passe

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  9. Très bon western introuvable et en intégral en plus Merci Indiana

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  10. merci beaucoup ; toujours un plaisir de te lire et de découvrir une nouvelle pépite ou l'on apprends plein d'anectodes , superbe !

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  11. Grand merci pour ce western et les commentaires.

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  12. BONJOUR MERCI POUR CE FILM QUI EST DANS LE MEILLEUR DU WESTERN ITALIEN AVEC UN FABIO TESTI TJRS JUSTE.SIGNALONS QUAND MEME SON INTERPRETATION DANS LE GIALLO MAIS QU AVEZ VOUS FAIT A SOLANGE ET LE POLAR VIOLENT DE FULCI LA GUERRE DES GANGS AVEC UN MARCEL BOZZUFI DES PLUS CRUELS.LA MUSIQUE EST SIGNEE BRUNO NICOLAI ET IL FAUDRAIT UN JOUR RENDRE HOMMAGE A CE MUSICIEN QUI SE HAUSSE AU MEILLEUR NIVEAU DES COMPOSITEURS DE L EPOQUE.J AVIS CE FILM EN VO ITALIEN SOUS TITRE FRANCAIS, MAIS LE DOUBLAGE FRANCAIS ME REPLONGE DANS LES SALLES DE QUARTIER OU J AVAIS EU LA CHANCE DE VISIONNER CE FILM.MERCI DE POUVOIR SE REPLONGER DANS CETTE ATMOSPHERE QUI ME MANQUE QUI NOUS MANQUE TANS EN CETTE PERIODE PLUS QUE TROUBLEE.NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS.EN TOUS LES CAS VOTRE BLOG EST UNE VERITABLE MINE D OR POUR NOUS LES PASSIONNES.UN IMMENSE MERCI ET EGALEMENT A CURD RIDEL.

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    1. MAIS DE RIEN ET MERCI A TOI ! MAIS CA FAIT PEUR DE VOIR UN MESSAGE TOUT EN MAJUSCULE, J'AI L'IMPRESSION QU'ON EST EN TRAIN DE CRIER !!!!
      Qu'avez-vous fait à Solange, dans lequel Fabio Testi est doublé en français par Pierre Arditi, a été repacké il y a un bon moment sur un blog ami, mais te dire lequel, je ne sais plus du tout ! Pour la guerre des gangs, Ecstasy of film avait sorti un DVD il y a longtemps, mais je ne sais pas s'il y a eu un repack depuis.

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  13. Passionnante présentation. J'avais visionné le dvd allemand il y a quelques années. je vais revoir ce film avec grand plaisir.

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  14. Bonjour et merci. En ces temps pénible, ça fait du bien de pouvoir regarder de bons petits films. Pour celui-ci, j'ai attendu ton repack VF car je l'avais vu ailleurs mais que sous-titré il me semble. Pour la filmo de Fabio Testi sur Wiki, si "Ma dernière balle..." était omis, il y a, par contre, 2 fois "El Zorro justiciero" (en 69 et en 72) ! Le western qu'il a tourné avec Monte Hellman "China 9 Liberty 37" n'est pas mentionné non plus. Bref pour des infos valables sur le cinéma de genre venez plutôt chez Indypédia!

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    1. Je n'avais pas fait gaffe au double Zorro. C'est à cause de cette distribution décalée, sans doute. Faudra corriger ça :)

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  15. Moi je suis au fond mais j'ai bien suivi parce que je dors pas. J'ai juste pas compris si on aura droit à une suite avec "le bas"?
    Merci pour ce repack et la présentation monsieur Villeneuve.

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    1. Malheureusement, la censure française a coupé le bas. Il n'y a donc plus qu'un tronc, ce qui n'est guère ragoutant.

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    2. Ben je me contenterai de la promesse du repackeur alors :)

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    3. J'aimerais bien un jour trouver "Crimine contre crimine".

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    4. Je pense que ça va être compliqué, la réputation du réalisateur n'est pas assez grande et je ne vois pas qui pourrait s'y intéresser.

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    5. Dommage. Si tu tombais dessus par hasard un jour, ce serait vraiment sympa de nous laisser une petite note pour le lien. Ceci est réciproque, évidemment.

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  16. merci une fois encore, et bravo pour le taf et la présentation

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  17. merci pour ce western...
    le documentaire sur Aldo Florio sur le dvd Koch Media est tres bien ...
    si quelqu'un pouvait le sous-titré ?
    merci d'avence...

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  18. Joli clin d'oeil sous la jacquette VHS ;-)
    Signé GG

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  19. Merci pour ce western avec l'excellent Fabio Testi.

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  20. bonsoir, et merci beaucoup pour ce film
    John49

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  21. Merci beaucoup d'avoir prit le temps de rajouté les scènes de nudités ! :)

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    1. Ah ben en fait, j'aurais préféré couper tout le reste que ça ^^

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  22. Excellent Western, dans la même veine que les films de Leone de la trilogie du Dollar, servit par une superbe musique qu'Ennio Morricone aurait pu écrire. Fabio Testi est excellent dans le premier rôle, nonchalance et bons mots et le fait qu'il ait la voix Française de Clint Eastwood, accentue la ressemblance du film avec ceux de Léone. Le scénario d'ailleurs peut faire un peu penser à "Pour quelques Dollars de plus" : Roy vient vendre son adresse aux colts à Redfield, ce qui lui permettra de détruire ses ennemis de l'intérieure. Au début, on ne comprend pas trop pourquoi Roy a des compte à régler avec Redfield, mais le mystère se dissipe au moyen de flash back (fréquents dans les Westerns de Léone), peut être un peu lent à se dessiner, si on voulait critiquer un peu !! Le duel final, assez court est excellent. Pour conclure, à classer dans mes vingt spaghettis préférés avec les Léone, Le retour de Ringo, Le dernier des salauds, Colorado, La vengeance de Ringo, Saludos, hombre et d'autres...

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    1. Emiliano en serait très heureux ^^
      Merci de ton avis très enthousiaste.

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    2. Quand tu auras 5 minutes, tu penseras au 4ème lien sur Garringo STP. Merci

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