Attention :


Les repacks proposés ici sont des versions inédites, non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog n'a aucun but commercial, et ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète, ou sur simple demande de l'ayant droits. Si la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Si un repack est retiré, c'est pour de bonnes raisons, inutile de me demander de le remettre.

REJOIGNEZ MA PAGE FACEBOOK :

https://www.facebook.com/indianagillesrepacks?fref=ts

MA CHAINE YOUTUBE :


POUR FAIRE UN DON SUR PAYPAL :

indianagilles@hotmail.com


Affichage des articles triés par pertinence pour la requête il était une fois la révolution. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête il était une fois la révolution. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 25 septembre 2023

[News] : Coeur de Leone : vous n'aviez jamais vu de westerns.

Suite et fin des nouvelles versions des repacks de Sergio Leone. Il vous faudra désormais passer par les serveurs 1fichier, uptobox étant, du moins pour le moment, totalement hors-service.

 

Le Bon, la Brute, le Truand

 

Troisième et dernier volet de la trilogie des dollars. Celui-ci est un peu plus délicat, car c'est un film qui a toujours posé des soucis pour une raison ou pour une autre. Montage différent, VF massacrée, mauvais étalonnage... Il semblerait qu'il n'y ait eu que des vilains truands pour brutaliser un si bon film !
Le repack que nous avait réalisé Carmelo Mike y a bien longtemps maintenant demeure encore aujourd'hui comme la version la plus satisfaisante pour les fans français, car le montage est celui qu'on a connu chez nous et il permet de ne pas parasiter notre incroyable VF avec les scènes au nouveau doublage assez raté. De plus, nous avions remonté cette version internationale à partir du premier Blu-ray italien qui est encore le seul à proposer le parfait étalonnage sur ce film. Enfin, le générique et les présentations des personnages étaient en français grâce à David74, ce qui était quand même bien la classe.

Mais peut-être que ce nouveau repack 4K, qui a cette fois été concoctée par Askell PP à partir de la piste française de notre précédent repack, vient brouiller un peu les cartes. Le master est tiré du dernier UHD sorti aux États-Unis, il avait l'avantage de comporter directement le montage international qui est si cher à la plupart d'entre nous pour tout un tas de raisons. Tourné en techniscope, l'apport en définition du 4K ne peut pas être non plus exceptionnel, mais les gros plans sont plus beaux que jamais. Quant à l'étalonnage, il n'est franchement pas mal. Oui, après plus d'une décennie de massacres qui ont fait passer le film par toutes les couleurs (littéralement), ils ont enfin réussi à nous pondre quelque chose de plutôt réussi. Sans atteindre la perfection du premier étalonnage, il demeure plutôt naturel, avec une très légère teinte jaune que n'aurait probablement pas renié Sergio Leone. Ça n'a plus rien à voir avec le jaune exagéré de la copie 4K italienne et que l'on nous a servi en France depuis quelques années. Ici, c'est bien plus nuancé et finalement pas mal du tout. J'ai mis de l'eau dans mon vin, car au début je ne voulais même pas en entendre parler, mais oui, je le reconnais, cette version 4K est digne de figurer au côté de notre repack précédent. La copie est parfois un peu trop sombre, les couleurs peuvent sembler moins naturelles aussi, comme dans le désert, mais je le répète, c'est pas mal du tout et ça se regarde super bien. De plus, la copie semble moins "numérique", grâce à une meilleur gestion du grain.  Petit hic quand même : on doit dire adios aux génériques et présentations des personnages en français, puisqu'ils sont évidemment en anglais ici.
Mais Askell PP ne s'est pas contenté de reprendre uniquement la piste de Carmelo Mike, il a tenu à améliorer certains passages musicaux car la qualité faisait parfois un peu vieux gramophone sur la VF, ce qui faisait perdre pas mal d'ampleur à la sublime partition de Morricone. Pour le générique de début, la traque de Blondin, le passage à tabac de Tuco, la fameuse ecstasy de l'or, le duel final et le générique de fin, il a ainsi collé la piste anglaise bien restaurée - contrairement à l'ignoble VF 5.1 - tout en s'appliquant bien à soigner les transitions. Le résultat est très agréable encore une fois.
Cette version 4K possède donc la VF, mais aussi la VA sous-titrée en français, bien qu''encore une fois j'ai une véritable dent contre ce doublage qui a été renié par Leone à cause des choix trop libres des adaptateurs, tel le fameux Angel Eye (sic) qui remplace Sentenza au nom pourtant si soigneusement choisi. Mais bon, certains aiment et j'ai mis les VA sur les autres, alors pourquoi pas sur celui-ci ?
Par contre, il n'y a pas la version italienne. Forcément, ce n'est pas le même montage. Mais c'était quand même un peu dommage, aussi j'ai ressorti un repack que j'avais fait pour mon ami Tony de Pigalle, car il s'agit d'une des rares personnes en France à ne pas aimer le montage international. Mais comme il n'est pas encore sourd, il déteste comme tout le monde les passages doublés en français sur les scènes supplémentaires. Aussi, il m'avait demandé de les remplacer par les dialogues de la version originale italienne, comme sur la plupart des repacks que je fais ici. Si le film n'est donc plus entièrement en français, c'est finalement moi embêtant que de se taper ces voix horribles de la version longue française. Le repack a été réalisé sur le premier Blu-ray italien, évidemment.
Du coup, nous avons donc le montage italien avec la VF, ainsi que la VO italienne qui va avec. Mais il manquait un truc : le sous-titrage français. Vous m'excuserez, mais je n'ai pas encore eu le temps de le faire. Il sera donc rajouté à l'avenir. Vous pourrez alors découvrir pour la première fois le film dans son montage italien - qui correspond en gros à la version longue, sans la scène de la grotte avec le poulet - entièrement en italien et sous-titré en français. Ceci dit, je ne sais pas trop quand je pourrais faire ça. J'ai constaté sur les précédent films que la plupart n'avaient pas envie de voir ses films en italien, donc on verra ça tranquillement.
Je voulais aussi dire une chose. Il est vrai que beaucoup rejette le montage de la version longue de ce film, mais en réalité ce qui pose de vrais problèmes, ce sont uniquement les doublages des scènes supplémentaires qui brisent la magie. Car si nous avions eu la chance d'avoir ces passages doublés à l'époque également, comme chez les italiens, je suis certain qu'on préférerait cette version, ne serait-ce que pour la scène où Sentenza se rendant au fort Nordiste. C'est curieux que Leone, qui a fait lui même les coupes après la demande des Américains, ait choisi de la couper, car elle me semblait quand même plutôt importante. Si les autres sont plus anecdotiques, j'ai toujours eu une petite affection pour la scène où Clint Eastwood parle de chiffre parfait.

 

Il était une fois dans l'Ouest


Pour notre dernier film du jour, vous avez droit ici aussi à un menu multiple.

Pour commencer, étant donné que la version longue italienne n'existe qu'en SD, ce qui est quand même incroyable, j'ai demandé à mon ami Davycroquette s'il pouvait me réaliser un petit upscale avec IA. Pour être franc, je ne suis pas un immense fan de ce procédé qui donne souvent une image lisse et l'impression de regarder un tableau à l'aquarelle, mais c'est aussi au cas par cas, puisque certains upscals sont plutôt réussis. Ce n'est pas une vraie restauration HD, mais ça peut quand même donner un certains peps à la copie SD. J'avais bien précisé à Davycroquette que je ne voulais pas d'une image lisse, il m'a donc réalisé cette belle version qui lui donne un nouveau souffle. Je laisse bien entendu la version DVD, au cas où vous n'aimeriez pas cette nouvelle version où que vous trouveriez qu'elle prenne trop de place (plus de 19 GO, quand même). Bien entendu, la VF intégrale et la VOST sont toujours au rendez-vous.


Et enfin, voilà une autre surprise qui a d'ailleurs retardé un peu cette publication. Askell PP le sage m'a signalé la présence d'une copie 4K de la version internationale du film ! L'étalonnage est bien différent de tout ce que nous avons connu, ça tire cette fois clairement sur les marrons et même les rouges et ça peut clairement surprendre au début. C'est étonnant, mais plutôt naturel, ça m'a d'ailleurs beaucoup rappelé l'étalonnage qu'il y avait sur la copie HD de Un Génie, deux associés, une cloche. Sur un bel écran 4K HDR, ça fait quand même son petit effet. Je préfère largement cette version à celle du Blu-ray. Peut-être est-elle légèrement trop lissée, mais il s'agit d'une copie qui ne semble exister que sur le net et c'est souvent le cas avec les Web-DL. D'où provient-elle vraiment, ça c'est un mystère, mais c'est une aubaine pour nous.
Sinon, il a été plutôt facile de resynchoniser la VF du Blu-ray dessus, puisqu'il n'y avait pas de changements, c'était le même montage au photogramme prêt. Pour cette version, vous avez également droit à la version anglaise - qui pour une fois n'est pas trop mal - sous-titrée en français, ainsi que la très plaisante version italienne également sous-titrée en français. J'ai récupéré mes anciens sous-titres que j'avais fait pour le montage italien afin de les resynchroniser sur cette version internationale 4K. J'en ai profité au passage pour corriger quelques petites coquilles que j'avais laissé traîner ici et là. Du coup, pour ceux qui veulent garder la version DVD du montage italien, j'ai mis les sous-titres légèrement corrigés ett améliorés à part (version 1.2) que vous pourrez remuxer vous-même sur votre repack 1.1. Sinon, pour les autres, les sous-titres corrigés sont désormais directement présents dans l'archive vidéo 1.2 (version SD et HD).

La fiche du film

  

Et quid du dernier western de Leone, Il était une fois la Révolution ? Pour le moment, rien de nouveau à l'horizon, puisque le dernier Blu-ray italien, d'excellente qualité, demeure ce que nous avons de mieux. Il existe bien une autre copie sortie en Angleterre qui n'est pas trop mal, mais elle est un peu moins bonne au niveau de l'étalonnage (certains passages sont très sombres), et en plus censuré par rapport aux chevaux qui auraient pu être maltraités.
Peut-être que nous aurons à l'avenir une version 4K également, en espérant qu'elle soit de qualité et sans retouches de couleurs étranges, mais la présente version en 1080p étant déjà au top, rien ne presse du tout.


Comme Blogger semble bloquer systématiquement les nouvelles publications comportant des liens multiups, j'ai mis les liens dans un fichier texte que vous devez télécharger. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bons films et bonnes (re)découvertes.

 

Vous pouvez soutenir le blog et participer à mes nombreux frais en réalisant un don via le site Paypal à mon adresse suivante : indianagilles@hotmail.com
Ne précisez pas qu'il s'agit d'un don, ceci afin d'éviter qu'on prélève une commission.
Merci d'avance.

samedi 8 avril 2017

[News] : Il était (encore) une fois...



Cette semaine, on réuploade deux grands classiques de Sergio Leone dans des versions améliorées :


- Il était une fois dans l'Ouest (version 1.1)

Une phrase n'existait pas en français pour la version intégrale, et j'avais été obligé de la laisser en italien et de la sous-titrer. C'était dommage, aussi, vu le nombre de doublage que nous avait fait Claude Bertrand, je guettais le moindre de ces mots pour pouvoir compléter la VF. J'ai mis du temps mais j'ai trouvé une tirade sur un autre film qui pouvait correspondre et compléter ça. Si je n'ai pas trouvé la phrase exacte, qui aurait sûrement été trop longue en français, j'ai trouvé un bon équivalent qui soit non seulement dans le bon ton, un peu morne, mais aussi bien synchro sur les lèvres de Bronson : un simple "Veuillez m'excusez". Ça colle vraiment parfaitement, vous verrez. Je l'ai pris sur la VF du film La Femme en ciment pour la précision, qui par un grand hasard, a été doublé la même année que ce Il était une fois dans l'Ouest.
Ainsi, nous avons donc une version complète en français du montage original italien. Il ne manque plus qu'une version HD pour aller avec ça. Espérons qu'il sorte un de ces jours, les italiens étant plutôt furieux d'avoir eu droit au même Blu ray que nous avec le montage international.

"Veuillez m'excuser. J'ai mis du temps, mais me voilà."


Pas mal de nouveautés sur cette nouvelle version :
- Carmelo Mike a totalement remastérisé le mono d'origine. La qualité de la piste n'étant pas bonne à la base, il a fait au mieux, et c'est de l'excellent boulot.
- L’étalonnage, un peu trop blanchâtre sur le Blu ray Italien, a été légèrement modifiée.
- Le photogramme qui n'avait rien à faire là à 39:55 a été retiré.
- Les bandes blanches en haut du plan à 56:36 et au générique de fin ont été enlevées.
- La citation de Mao a été refaite en français, et la dernière partie de la phrase présente dans la version française a du coup été rajoutée.
- J'ai également refait entièrement les sous-titres pour la VO italienne, car les autres étaient pour la version anglaise et n'étaient donc pas très bons ni très synchro.
 
Avant étalonnage

... et après. Un léger travail qui redonne un peu de peps aux couleurs.
 

dimanche 18 mars 2018

[News] : Bons, bruts et améliorés



Aujourd'hui, voici pour vous revenir 6 westerns dans des versions améliorées de plus ou moins grande façon. Au poker, on appelle ça une quinte flush royale... en trichant, car y a une carte de trop. Cliquez sur les titres pour accéder à chacune des fiches.


Tout d'abord, Petit Papa Baston débarque, déjà, dans une version un poil meilleure. Le passage VHS de la toute fin a été remplacé par l'image du DVD espagnol qui était le seul à comporter ce fameux passage. La qualité d'image n'est pas exceptionnelle, les couleurs tirent même un peu sur le marron, mais c'est toujours ça de pris en attendant un beau Blu-ray qu'on espère complet. Merci à Antonio de m'avoir signalé la présence de ce passage sur cette édition.

"Tout le monde dit au revoir !"


 Antonio ne s'est pas arrêté là, puisqu'il m'a également signalé que le DVD allemand de T'as le bonjour de Trinita était également plus complet. En plus de quelques plans muets rallongés, nous avons surtout droit à une chanson supplémentaire de la part de notre Little Rita Pavone, "Io piangerò", qui se trouve après sa confrontation avec Django. La chanson est très bien, peut-être l'une des meilleures du film, et il est donc curieux qu'elle ait été retiré du montage italien depuis des années. Ce passage n'existant plus que sur le DVD Allemand, une petite tirade de Django est donc restée en allemand. Elle est sous-titrée en prenant compte de l'adaptation française, car elle suivait sa dernière phrase. Bien entendu, j'ai également sous-titré les paroles de la chanson en français.
Comme le DVD Allemand comporte de plus belles couleurs et une image légèrement meilleure, Antonio a repacké la VF et la VO italienne dessus. Le cadre est légèrement plus zoomé que sur le DVD italien, mais c'est très discret, ne vous inquiétez pas. Comme le titre du début était en allemand, je lui ai demandé s'il pouvait réinsérer le titre italien à la place, ce qu'il a très bien fait. Enfin, le générique de fin de cette version étant accéléré, il a remis celui du DVD italien afin que la chanson puisse entrer entièrement. Et voilà comment on fait une jolie petite mise à jour de ce sympathique ovni, en attendant une éventuelle version HD un de ces jours.

Rita Pavone chante "Io piangerò"



Je me suis replongé dans un travail compliqué avec Trois cavaliers pour Fort Yuma. La VF que j'avais utilisé à l'époque avait parfois des trous et assez souvent des petits sauts dans les mots qui se retrouvaient bouffés. Le film est repassé plusieurs fois à la télé en français, et la piste n'avait pas tout ces soucis là. Par contre, elle n'était pas toujours très synchro... J'ai donc encore passé beaucoup de temps dans ce repack très compliqué, mais ça valait quand même le coup, surtout que j'ai amélioré la précédente synchro qui n'était pas toujours optimale dans le précédent repack.
Malheureusement, nous n'avons toujours pas une version intégrale avec une meilleure image, on reste donc avec le DVD Japonais qui vaut ce qu'il vaut, mais je ne désespère pas qu'un éditeur s'intéresse à ce film de trop grande qualité pour qu'il soit abandonné dans cet état. Et quand les Allemands, on l'espère, nous sortiront un vrai beau Blu-ray complet, la piste française sera facile à caler !

Qui est donc ce Guilano Gemma du générique français ?


Il était une fois la révolution - version 3.0

Probablement conscients que le précédent Blu-ray italien avait d'énormes défauts étalonnage, que j'avais tenté de régler avec le repack 2.0, les italiens ont ressorti récemment une autre édition corrigeant ces problèmes. Nous avons donc, enfin, la copie tant attendue pour un repack probablement définitif.
Cette version 3.0 corrige également un petit problème de synchro qui m'avait échappé sur la VF, lors de la grotte. Par contre, exit les panneaux Français de la citation de Mao. N'ayant pas eu la nécéssité de retravailler l’étalonnage, j'ai voulu épargner au repack un encodage supplémentaire. C'est donc de nouveaux sous-titré.

Juan en reste baba. Cette nouvelle version, c'est de la dynamite !


Alors là, je vous le dis, on monte clairement à la vitesse supérieure puisque le superbe western de Michele Lupo, Adios California, qui arrive sans doute dans sa version définitive. Un tout nouveau repack en HD cette fois, grâce au Blu-ray Japonais fraichement acquit, sur lequel j'ai pu caller très rapidement la VF et la VO italienne (qui n'était curieusement pas disponible sur le Blu-ray à la base).
Le DVD allemand, précédemment utilisé, était déjà pas mal du tout, mais avec le Blu-ray, on monte le niveau d'un bon cran : les couleurs sont plus chaudes et pimpantes et la définition y gagne bien sûr beaucoup.
Je n'ai pas remis la version italienne du DVD allemand, car elle était trop étouffé, et j'ai préféré en rester avec la VO tiré de la télé italienne qui était de bien meilleure qualité.
Avec cette version 3.0, je crois que la seule chose qu'il manque désormais, ce sont les sous-titres pour la VO. Un jour peut-être. En tout cas, quand on repense de quoi on est parti, l'horrible DVD en qualité VHS de chez Evidis, on ne peut qu'être ravi de retrouver un tel film dans un tel écrin.



L'épatant Johnny Yuma qui m'aura demandé tant d'efforts, mais aussi beaucoup de satisfaction quant au résultat final, arrive lui aussi dans une version HD grâce à un récent Blu-ray Japonais. N'y allons pas par quatre chemins, l'image est tout simplement sublime, il s'agit peut-être là de la plus belle restauration que j'ai jamais vu pour un film du genre ! Les couleurs, la définition, le relief... c'est juste hallucinant et il faut le voir pour le croire ! Le générique étant en allemand, il s'agit peut-être de la même copie qui est sorti en DVD outre-Rhin. Mais pourquoi ne l'ont-ils pas sorti en Blu-ray également, ça c'est un mystère. Seul petit défaut, le plan du gag du Mexicain qui aperçoit une prostitué de dos est à moitié coupé, comme sur le DVD sorti en Allemagne. J'ai hésité avant de réinsérer ce dernier dans la version HD, mais je trouvais que ça gâchait la beauté incroyable de cette copie, alors on s'en passera. Vous aurez donc une version SD complète, alors que la version HD ne le sera qu'à 99,99%. Pourrez-vous survivre à ça ?
Comme les Japonais ont, encore une fois, eu le mauvais goût de ne pas insérer la VO (une mauvaise habitude de cet éditeur, puisque c'est le même que pour Adios California), j'ai dû la repacké en même temps que la VF. Mais rassurez-vous, à partir du repack précédent, c'était extrêmement rapide, les différences avec la copie précédente étant minimes.

"Madre de Dios !" D'accord, ce nez était bien laid, mais étais-ce une raison de le couper ?



C'est tout pour aujourd'hui, les cow-boys...


dimanche 7 septembre 2025

[News] : Et pour (encore) quelques repacks de plus...

 


Vous êtes nombreux à m'avoir demandé si j'avais l'intention de faire (encore) des repacks de la trilogie des dollars avec les masters Arrow. Bon ben voilà déjà le premier.

Alors franchement, ne vous attendez absolument pas à une révolution pour ce premier film, car la différence n'est pas des plus flagrantes. Il semblerait d'ailleurs que ce soit exactement le même master que celui que l'on avait dans la première édition italienne, ce qui n'est pas grave puisque c'était déjà parfait, et que tout ce qui a suivi n'a finalement été toujours que moins bien. L'étalonnage semble très proche, peut-être un poil plus lumineux et la teinte un poil moins jaune, ce qui n'est ni un avantage ni un inconvénient, juste une différence, et le fondu au noir à la fin du "primo tempo" est un poil plus long. Sinon, tout est strictement identique, ce qui a forcément facilité la conception de ce nouveau repack.

Le véritable avantage ne sera donc pas vraiment sur la version 1080p, mais plutôt sur la version 4K qui récupère le même cadre que la version 1080p (celle du précédent 4K était un poil zoomé) et le HDR. Rien de fou fou, mais c'est toujours ça.

Il y a toujours la VF, la VO italienne et la version anglaise (bien naze, désolé d'insister sur ce point), y compris sur la version 1080p, ainsi que les sous-titres distincts pour les deux pistes. Je laisse tout de même les anciennes versions, puisque certains pourraient préférer ne pas avoir de HDR pour la vidéo 4K.

Rendez-vous sur la page de présentation pour récupérer tout ça


Autre retour de Leone avec cette fois Il était une fois la révolution. Le nouveau repack est sans doute plus intéressant puisque si l'image est identique, à un petit détail près que je vais vous expliquer, le son de la VF est cette fois largement meilleur que la bouillie que l'on trouvait précédemment. Pour rappel, un charmant anonyme m'avait engueulé avec Mike par rapport à ça en mode "remboursez nos invitations", alors qu'il était bien indiqué sur la présentation que nous n'étions pas satisfait du résultat et que l'on espérait proposer quelque chose de meilleur un de ces jours. Si les critiques sont toujours bonnes à prendre, je n'ai absolument rien contre, il faut savoir les faire convenablement. Et alors que nous étions sur le point de nous relancer dans une nouvelle version, cette intervention m'a tout simplement donné envie de repousser ça à une date indéterminée. Ce n'était pas pour le punir, c'était juste une perte de motivation en voyant le manque de gratitude que certains peuvent avoir sur un travail bénévole et qui n'est là que pour vous faire plaisir.
Mais revenons à notre repack. Carmelo Mike est devenu, entre temps, un vrai professionnel du son, il possède, en plus d'un immense savoir faire supplémentaire, de nouveaux outils bien plus performants pour retravailler le son. C'est ainsi qu'il est reparti d'une nouvelle source de meilleure qualité que la précédente et l'a nettoyée comme il se doit. Cette fois, je pense qu'on obtiendra difficilement mieux à l'avenir. Bravo à Mike ! Je vous invite d'ailleurs à aller voir sa chaine Youtube et aller admirer les magnifiques vidéos qu'il peut nous concocter.

Voici plus de précision sur le travail qui a été fait sur le son. Je laisse la parole à Mister Mike Carmelo pour l'occasion :

"Cela fait quelque temps que j’ai pu obtenir et numériser un tout nouvel enregistrement TV VHS du film intégral, dans une bien meilleure qualité vidéo/audio que celle qui nous avait été fournie il y a plusieurs années. Oui, enregistrement TV, car à ce jour, toutes les cassettes officielles que j’ai pu trouver possèdent un montage écourté sans le flashback final, et donc sans la VF pour les dernières minutes du film. Même une cassette pirate en ma possession a cette même coupe. Comme quoi, ce n’était pas forcément mieux avant…
À voir si la rare première édition VHS Warner contient le film au complet.
Sinon, je suis d’accord avec ce qu’a dit l’Anonyme : mon précédent travail sur la bande-son était un désastre, un véritable massacre ! Et je suis très poli. J’ai franchement honte en le réécoutant. [NDIndianagilles : Oui, mais il y a façon et façon de le dire !!!]. C’est pourquoi je suis vraiment content d'avoir appris de mes erreurs et m’être rattrapé avec cette toute nouvelle version restaurée, que je considère comme définitive, voire même la meilleure disponible sur n’importe quel type de support. À vrai dire, vu que le souci de la VF semble déjà dater des années 80-90, j’ai peu d’espoir qu’elle soit un jour disponible dans son intégralité de manière officielle. Pauvre film et pauvre Sergio Leone…
Pour la restauration son, j’ai utilisé la source audio du premier DVD possédant une piste mono dans une qualité correcte, mais sans la fin. À noter toutefois qu’elle-même provient de deux sources différentes, puisque la première moitié présente un souffle plus imposant et moins de hautes fréquences. Je les ai rendu homogène bien sûr :)
Pour ma deuxième source, j’ai bien entendu utilisé mon enregistrement TV, lui aussi bien conservé, afin de récupérer la fin du film.
J'ai par la suite effectué de nombreuses retouches et réajustements sur la globalité des pistes pour obtenir le résultat que vous allez entendre"

Si l'image est toujours tirée du même Blu-ray italien, qui est parfait lui aussi, l'ami Voltimon s'est acharné pour vous faire la citation de Mao en français, ainsi que son générique de début et de fin, exactement comme ils l'étaient à l'origine. C'est toujours un plus bien sympa.

Voilà donc un film sur lequel on ne reviendra probablement plus, à moins d'une éventuelle (bonne) copie 4K pourquoi pas.


Pour les autres Leone, ne soyez pas non plus trop pressés, je vous avoue que je préfère me consacrer à des projets inédits et plus rares, surtout que, vous l'avez remarqué, je manque de plus en plus de temps pour tout ça et que les dernières versions en date sont quand même loin d'être honteuses. Donc, ça arrivera probablement, mais quand, on verra bien !

Rendez-vous sur la page de présentation pour récupérer la nouvelle version




Vous pouvez également apporter votre précieux soutien en participant à mes nombreux frais
en réalisant un don
Ne précisez pas qu'il s'agit d'un don, ceci afin d'éviter qu'on prélève une commission.
Merci d'avance.

jeudi 25 mai 2017

[Bad News] : Il était l'espion que j'aimais


Vous le savez sans doute déjà, et même si certains semblent quasiment immortel, notre bon Roger Mort est Moore il y a deux jours, à l'age de 89 ans, des suites d'un cancer. Et ce n'est pas une Connery. Pardonnez-moi ces petits calembours à deux balles, mais je ne vois pas plus bel hommage pour cet acteur qui n'était pas le dernier à faire ce genre d'humour.
J'ai toujours aimé Roger Moore, que ce soit dans ses films ou en dehors. Humainement, cet homme était un délice. Mais la nouvelle n'avait pas grand rapport avec ce blog, et je n'ai donc rien signalé, histoire de ne pas faire un HS.
Mon ami Dumè m'a dit qu'il ne retrouvait plus les critiques que j'avais fait sur ses films de James Bond sur ce blog. Je lui ai répondu que j'avais dégagé pas mal d'articles qui n'avait plus, selon moi, leur place ici. Mais cette triste nouvelle est l'occasion de ressortir tout ça du placard et de former un petit hommage à mon espion préféré. Bonne lecture.

George Lazemby n'ayant fait qu'une seule et unique petite pige (mais quelle pige !), Roger Moore peut-être considéré comme le véritable successeur de Sean Connery dans le rôle de James Bond.
Roger Moore fut l'incarnation du nouveau Bond durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Un règne de 7 films, soit le plus grand total officiel pour le rôle, Sean Connery l'égalant seulement si l'on compte l'opus non officiel Jamais plus Jamais. Avec autant de films à son actif, comment ne pas considérer Roger Moore comme un James Bond tout aussi légitime que son prédécesseur ?
Comparer les deux périodes n'a en réalité pas tellement de sens tant elles s'avèrent différentes. Difficile en effet de trouver un quelconque rapport entre un Bon Baiser de Russie et un Espion qui m'aimait, si ce n'est qu'il y ait un passage dans un train dans les deux films. Sans plus attendre, voici mon analyse de ce qui s'avéra, sans doute, la période la plus fun de l'agent secret britannique. Une analyse tout à fait subjective, bien entendu.


Sean Connery ayant laissé notre espion de fort mauvaise manière avec le catastrophique Les Diamants sont éternels, il semblait difficile que Roger Moore fasse pire. Pourtant, Vivre et laisser mourir redresse à peine la barre. Guy Hamilton ne parvient encore une fois pas à retrouver le talent qui lui avait permis de pondre le magnifique Goldfinger. Ce Guy Hamilton là est malheureusement plus dans la veine du dernier film avec Sean Connery.
Guy Hamilton récidive donc encore dans la médiocrité, avec cet épisode à l'ambiance très étrange et peu appropriée. Roger Moore est encore un peu coincé, et on a le tort de lui demander d'imiter le style de Sean Connery qui ne lui convient pas vraiment. Paradoxalement, tout est fait pour le différencier du Bond de Sean Connery, puisque Roger Moore fume le cigare, commande un Bourbon sans glace et troque son Walther PPK contre un Magnum que n'aurait pas renié Dirty Harry.
Porté par un faux rythme agaçant et un scénario peu emballant, le film a du mal à passionner. Le méchant, interprété par Yaphett Koto, est un simple trafiquant de drogues (ça change du mégalo qui veut conquérir le monde) se servant d'une voyante pour parvenir à ses fins. Cette dernière est interprétée par une toute jeune Jane Seymour, un rôle aussi cérébrale que celui d'un poulpe mort. La pauvre est vierge, mais avec Bond dans le coin, sa petite fleur ne va pas faire long feu. Et elle en redemande en plus, la bougresse ! Notre méchant connaîtra lui, la fin la plus ridicule de la saga en explosant telle une baudruche. Fallait pas le traiter de dégonflé.
Le personnage de Q est absent de cet épisode, ce qui n'arrivera plus jusqu'à sa retraite dans Le monde ne suffit pas, le 3eme film avec Pierce Brosnan. Les producteurs voulaient alors mettre en retrait les gadgets, quelle drôle d'idée ! Mais il y en aura quand même quelques-uns, et c'est Monneypenny et M eux-mêmes qui se chargeront de les amener directement au domicile de Bond. "Ça n'était jamais arrivé à l'autre", comme dirait Lazemby.
Alors qu'il était pratiquement présent dans chaque épisode, Felix Leighter (doublé en français par le génial Francis Lax) fera ici son unique apparition dans sa période Moore. On ne le verra plus avant le Tuer n'est pas jouer avec Timothy Dalton. David Hedison, le Felix de Vivre et laisser mourir, reviendra bien plus tard dans Permis de tuer, devenant ainsi le premier acteur à interpréter deux fois ce rôle.
La chanson du générique chantée par Paul Mac Cartney et son nouveau groupe, les Wings, est incontestablement la meilleure chose du film. Une bombe. L'idée de mettre une chanson pop dans un James Bond est une formidable idée et l'expérience sera renouvelée à plusieurs reprises et souvent avec succès.
Roger Moore était doublé en français et avec talent par l'immense comédien Claude Bertrand. En regardant pour la première fois ces James Bond en VO, j'eus bien du mal à m'habituer à la voix très suave de Roger Moore. Bien qu’extrêmement différente, j'ai fini par l'apprécier également même si Claude Bertrand demeure pour moi plus agréable à l'écoute. Pour finir, petite anecdote : dans l'épisode précédent, Claude Bertrand avait doublé Sean Connery dans une courte scène où celui-ci utilisait un appareil pour changer sa voix. C'était le destin !


Après deux épisodes calamiteux, 007 se devait de redresser la barre, au risque d'être renommé triple zéro. Bien que considéré comme l'un des épisodes les plus faibles, cela est quelque peu exagéré tant il se révèle bien supérieur à sa réputation, et nous réserve de bien beaux moments de bravoure.
L'homme au pistolet d'or, le double négatif de James Bond, c'est Christopher Lee, acteur qui est, pour l'anecdote, le cousin de Ian Flemming. James Bond contre Dracula, il y avait de quoi saliver ! Si le duel ne s'avère pas tout à fait à la hauteur des espérances, il demeure fort plaisant.
Roger Moore se montre plus à l'aise dans le rôle, mais il ne se l'est pas encore tout à fait approprié. On est très étonné de le voir si impitoyable et de malmener une femme pour obtenir des renseignements. Une scène fort réussie, mais Roger Moore jugera à posteriori que son Bond ne devrait pas agir ainsi.
La bonne surprise du film demeure la présence de notre petit frenchy, le peintre-nain, reconverti acteur, Hervé Villechaize. Bras droit du très grand Christopher Lee, il parvient même à lui voler la vedette. A noter que, bien que français, il est malgré tout doublé en VF par Guy Pierrauld, la voix si caractéristique de Buggs Bunny.
Si la James Bond's girl principale, interprété par la suédoise Britt Ekland, est aussi belle que tarte, celle qui est interprété par une autre Suédoise, Maud Adams, est bien plus intéressante et aura même le privilège de tenir le rôle principal du film d'Octopussy. Mais ce ne sera pas le même personnage.
Lorsque il fut tourné, les arts martiaux étaient à la mode, notamment grâce à un certain Bruce Lee... Tourné à Honk-Kong, l'ambiance du film flaire bon les années 70 et son côté Karaté/Kung-fu donne un cachet un peu kitch, mais fort plaisant au film. Cela dit, le meilleur moment reste le duel final entre Bond et Scaramanga dans un labyrinthe psychédélique.
Censé apporter un peu d'humour, le shérif de l'épisode précédent revient. Bien que fort sympathique, son côté lourdaud peut vite exaspérer. Heureusement, on ne le reverra plus par la suite, Roger Moore pouvant très bie se débrouiller tout seul pour faire rire les spectateurs.
Plutôt original et doté d'un scénario qui sort des sentiers battus, ce film est agréable et marque la fin d'une époque. Avec le prochain, la saga prendra un virage à 180 degrés et Roger Moore marquera définitivement le rôle de son empreinte.


Pour de nombreuses personnes, il s'agit de l'épisode charnière de de la saga. C'est avec celui-ci que James Bond va basculer petit à petit dans un monde cartoonesque, oubliant tout côté sérieux des films d'espionnage d'antan. Beaucoup d'action, beaucoup d'humour, beaucoup de gadgets... La nouvelle formule Bond est lancée, et qui mieux que Roger Moore pour donner goût à ce nouveau cocktail détonnant ? Grace à ce film, il tenait enfin son Bond, éloignant l'ombre de Connery qui n'avait pas cesser de planer au-dessus de sa tête. Plus besoin de les comparer, ils représentaient désormais deux Bond complètement différents et c'était tant mieux.
Qu'est-ce qui a tant marqué les esprits dans l'Espion qui m'aimait ? Je me contenterais de citer trois éléments essentiels. Tout d'abord, la James Bond girl interprétée par la future épouse du Beatles Ringo Starr, Barbara Bach, qui se fit malheureusement trop rare par la suite. Très charismatique, doté d'un cerveau et sachant même bien s'en servir, la belle a du répondant. La révolution féminine est en marche et elle en est la meilleure représentante possible. Elle finira tout de même par céder aux charmes de notre espion, faut pas abuser non plus. Avec ce  rôle d'espionne russe, le film montre ainsi un rapprochement entre les camps ennemis, preuve du bon esprit des producteurs. On s'éloigne donc du cliché habituel des méchants soviétiques. Ce n'était pas la première fois que cela avait été fait (souvenez-vous de Bons Baiser de Russie), mais c'était la première fois que les deux camps étaient mis sur un véritable pied d'égalité. Et ça, c'est fair-play.
Requin (alias Jaws en VO), interprété par Richard Kiel, était l'autre révélation du film. Peut-être le méchant le plus connu de tous les James Bond, ce géant aux dents d'acier en aura traumatisé plus d'un ! Muet et quelque peu balourd, il donnera bien du fil à retordre à un Roger Moore qui, malgré son 1m85, passerait presque pour un nain à ses côtés. Éclipsant totalement le véritable méchant du film, interprété par Curd Jürgens et qui n'était pourtant pas des moins charismatiques, Requin passera tout son temps à prendre des coups et à tout détruire sur son passage. Ajoutant une touche d'humour non négligeable, Kiel est en grande partie responsable du succès du film, à n'en pas douter.
Pour finir, comment ne pas citer la superbe Lotus amphibie ? Tout simplement l'un des véhicules les plus marquant de James Bond, après la célèbre Aston Martin, bien entendu. Elle représentait à elle seule la nouvelle direction qu'allait prendre les Bond qui suivraient : toujours plus loin, toujours plus fort !
Aujourd'hui encore, ce film reste pour beaucoup leur James Bond préféré ou du moins, il est souvent considéré comme le meilleur épisode avec Roger Moore. Pourtant, à titre personnel, je trouve que le film a pris un léger coup de vieux. Peut-être est-ce dû à la musique un peu trop disco de Marvin Hamlisch ? Ce film reste néanmoins une valeur sûr, à n'en pas douter.
Si certains puristes n'ont pas accroché à ce nouveau Bond, le producteur Albert Broccoli a fait preuve d'audace en révolutionnant radicalement la saga. Si l'Espion qui m'aimait n'avait pas marché, James Bond aurait pu s'arrêter là, après trois opus "discutables". Mais le public fit un véritable triomphe à ce Bond nouvelle génération qui avait su s'adapter à son époque. Roger Moore était enfin adopté. Son Bond avait un avenir devant lui. Un très bel avenir.


Moonraker fut, jusqu'à Goldeneye, la plus grosse recette de la saga James Bond. Véritable délire, porté par la vague à succès de La Guerre des étoiles, le public se précipita en masse pour voir les aventures spatiales du plus flegmatique des agents secrets. James Bond ne trouvait plus d'adversaire à sa taille sur terre ? Il partirait donc le chercher dans l'espace !
La scène d'ouverture du film annonçait la couleur : côté spectaculaire, on allait en avoir pour notre argent. L'intro est l'une des meilleures qui soit, et la cascade en pleine chute libre est impressionnante, même aujourd'hui. Je devrais plutôt dire "surtout aujourd'hui" puisqu'à l'époque, les images de synthèses ne se chargeaient pas de tout le travail. Les cascadeurs réalisèrent là un véritable travail d'orfèvre.
C'est avec joie que l'on assiste au retour de Requin, preuve de son immense popularité auprès du public. Cela dit, cette fois son côté comique gros balourd est trop forcé, ce qui le rendra moins terrifiant et marquant.
A partir de Moonraker, la France allait être bien représentée dans la saga, puisque notre pays coproduira désormais la franchise. Michael Longsdale fut un méchant admirable et la belle Corinne Cléry s'imposa dans un rôle court, mais beaucoup plus marquant que celui de la James Bond girl principale, interprété par l'Américaine Lois Chiles. Amusant, on peut même y voir un tout jeune et fluet Georges Beller (sa voix est doublée en VO), ce qui ravira les nostalgiques de "Jeux sans frontière".
Roger Moore ayant trouvé ses repères dans l'épisode précédent, il cabotine pas mal, mais sans jamais franchir la ligne.
Malgré son carton incroyable, cet épisode est loin de faire l'unanimité. Beaucoup le considère comme l'épisode "Too much", ce "too much" sera pourtant largement pulvérisé par le dernier Pierce Brosnan, Meurs un autre jour. Pourtant, les deux premiers tiers du film sont très "terre à terre" et c'est uniquement le dernier tiers qui se déroule dans l'espace. Bien sûr, Bond va loin dans le délire, mais tout en restant finalement assez cohérent. Le film s'avère plutôt bon en définitive, et le public le réhabilite souvent après l'avoir revu.
C'est dans Moonraker que Bernard Lee, le légendaire M, tire sa révérence. Gravement malade, il ne pourra participer au suivant. C'est donc avec beaucoup d'émotion que l'on quitte ce grand acteur ayant endossé ce rôle 11 fois, avec beaucoup de talent et de sobriété.


Malgré l'immense succès public de Moonraker, un retour aux sources radical fut décidé. Bond était-il allé trop loin ? Les budgets des effets spéciaux étaient-ils trop élevés ? Peut-être voulait-on retrouver le Bond des origines, tout simplement.
Le nouveau réalisateur attitré, John Glen, nous proposa avec Rien que pour vos yeux, un film beaucoup plus sobre, moins comique et diablement réussi. Afin de montrer la cassure avec les deux épisodes précédents, John Glen commença par détruire la célèbre Lotus de l'Espion qui m'aimait, dont le système anti-vol laisse quand même à désirer. Le ton était donné.
Ceux qui s'étaient habitués aux épisodes excentriques de Roger Moore risquent d'être vraiment surpris, car Rien que pour vos yeux se veut beaucoup plus réaliste en proposant un Bond plus  humain et plus proche de celui des romans. La démesure n'est plus au rendez-vous : le méchant, par exemple, n'est pas un immense mégalo, mais juste un vulgaire petit trafiquant. La James Bond girl ? Une toute jeune Carole Bouquet (doublée en VO par une actrice vraiment médiocre), loin de jouer les bimbos et que James Bond ne tentera pas à tout prix de mettre dans son lit. Quelque part, ça fait du bien.
Mais les cascades et poursuites, assurées par l'équipe talentueuse de notre Rémy Julienne national, sont toujours au rendez-vous. On sera d'ailleurs très surpris de découvrir les ressources cachée de notre bonne vieille 2 Chevaux ! Sans parler de cette superbe séquence à ski qui, sans égaler celle d'Au Service secret de sa majesté, fera bien monter l'adrénaline. Mais le clou du spectacle sera sans doute cette formidable séquence d'escalade qui donnera bien des frissons à tous les acrophobes.
L'intro fait réapparaitre enfin l'ennemi numéro 1 de James Bond que l'on n'avait plus revu depuis le dernier Sean Connery. Même s'il n'est pas implicitement nommé pour des problèmes de droits (sic), impossible de ne pas reconnaitre Blofeld et son fidèle matou. Fait rare, on note également une continuité avec les précédents épisodes, Bond apportant des fleurs à sa défunte femme.
L'une des scènes les plus marquantes est peut-être celle où découvrons un Roger Moore beaucoup moins cool qu'à l'accoutumé, où il tue de sang-froid un immonde salopard. Roger Moore n'était d'ailleurs pas très chaud pour la faire au départ et, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela aurait été bien dommage tant son geste s'avère purement Bondien.
A noter que c'est grâce à ce film que Pierce Brosnan, futur Bond, sera repéré par les producteurs, sa femme y jouant un petit rôle.
En fait, seule la musique de Bill Conti parvient un peu à gâcher le plaisir. Si sa partition sur Rocky n'a pas pris une ride, elle semble ici terriblement datée et sonne vraiment trop années 80. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de sa merveilleuse chanson qui accompagne le bien beau générique de Maurice Binder. Ce dernier innovera quelque peu puisque, pour la première fois, l'interprète de la chanson y sera visible. La chanteuse étant fort belle, les auteurs ont dû se dire que c'était... rien que pour nos yeux !


Lorsque l'on découvre cet avant dernier épisode avec Roger Moore, un constat saute aux yeux : ce dernier commence vraiment à se faire vieux.
Après le "Moore copie Connery", après le "Moore spectaculaire", après le  "Moore réaliste"... voilà le "Moore Bollywood" !
Le film Octopussy réserve quelques séquences jouant beaucoup sur le mythe James Bond, le tournant, volontairement, ou pas, en dérision.
Le nombre de James Bond girl n'a jamais été aussi grand, mais c'est pourtant une ancienne de la maison, Maud Adams, Bond girl marquante de L'Homme au pistolet d'or, qui rempile dans le rôle titre. D'un age mur, elle est parfaite pour Moore, qui pourrait passer pour un pervers pépère avec des conquêtes un peu trop jeunes au cou. Encore une fois, c'est une femme forte que l'on voit dans ce film, et le mythe des cruches de la saga commence sérieusement à prendre du plomb dans l'aile.
Le méchant est délicieux. Interprété à plus de 60 ans par le marseillais Louis Jourdan, un des rares acteurs français plus connu à l'étranger que dans nos contrés, il amène beaucoup de classe à un rôle pourtant bien classique au départ. Son bras droit est interprété par Kamir Bedi, célèbre acteur Indou ayant trouvé fortune et gloire en Italie, puisqu'il y a interprété le fameux personnage de Sandokan. Ce duo de méchant est parfait et participe grandement à la réussite du film. Le méchant Russe, interprété par Steven Berkoff, en fera par contre beaucoup trop.
Bien qu’extrêmement plaisant à suivre, impossible de ne pas savourer ces décors exotiques exceptionnels, bourré de scènes spectaculaires, les cascadeurs vont de plus en plus loin pour notre plus grand plaisir, le film baigne dans une ambiance trop inhabituelle pour un Bond, et l'auto dérision désamorce un peu trop souvent la tension. Entre la séquence où les jeunes auto stoppeurs se foutent de Bond et le moment où ce dernier se déguise en clown, notre agent secret n'a jamais été autant maltraité. Comme une cassure avec le public qui commence à lui préférer des anti-héros, le mythe Bond est en danger. Octopussy est rarement le Bond préféré des fans, mais il s'avère pourtant de très bonne facture et vieilli plutôt bien. Le retour de John Barry à la musique fait beaucoup de bien et certaines scènes, plus dures, font vraiment mouche. La scène de chasse à l'homme, inspirée par Les chasses du Comtes Zaroff, le suspens avec la bombe... Si seulement on avait retiré quelques passages un peu trop parodiques, tel ce Bond qui crie comme... Tarzan et se déguise en gorille, nul doute qu'Octopussy aurait laissé un meilleur souvenir à beaucoup de monde. Un bon cru à redécouvrir malgré tout.


S'il y a bien un film qui m'a longtemps fait rêver, c'est bien celui-ci ! Et pourtant... je ne l'avais pas vu ! Attention, moment "je raconte ma vie" : ma cousine était allée le voir au cinéma et l'avait adoré. Elle me l'avait alors raconté dans les moindres détails et j'avais imaginé ce film d'après sa très fidèle transcription ! Elle possédait même le superbe 45 tours du générique de Durand Durand, une chanson superbe !
J'ai vu le film bien des années plus tard et je l'ai vraiment adoré. Peut-être n'était-il pas à la hauteur de mon "fantasme", mais vraiment quel pied ! Ainsi, quel ne fut pas mon étonnement lorsque j'appris que Dangereusement Votre était l'un des épisodes les moins apprécié du public et des critiques !
Il est vrai que Roger Moore était vraiment trop vieux pour le rôle. Papy faisait de la résistance pour une ultime fois... Mais à part ça, que peut-on réellement reprocher à cet ultime épisode ? Son casting est somptueux : on y retrouve le majestueux Christopher Walken en méchant, l’impressionnante Grace Jones qui joue son acolyte, ainsi que le génial Patrick Macnee, qui rejoint le cercle des acteurs de Chapeau Melon et bottes de cuir ayant joué dans un opus de la saga James Bond. Le scénario est très intéressant et caractéristique de l'époque , puisqu'il est centré sur la célèbre Silicon Valley et l'informatique en général,  qui étaientt en train de révolutionner le monde et son fonctionnement. L'ambiance urbaine et la noirceur du film étaient bienvenues, avec un joli voyage qui nous promenait de Paris à San Francisco. Quant aux scènes d'actions, elles étaient des plus réussies, bien qu'on voyait bien que Roger Moore était trop souvent doublé, même pour lever un peu la jambe.
Non vraiment, je n'ai jamais compris un tel rejet pour un film qui est tout simplement l'un des meilleurs de la saga selon moi ! Certains préfèrent peut-être compter les rides de Roger Moore plutôt que d'apprécier le spectacle. On a beaucoup craché sur le belle Tanya Robert qui n'est sans doute pas une James Bond girl des plus intéressantes, mais qui s'en tire quand même plutôt bien. Il est vrai, encore une fois, que la différence d'age entre Moore et elle rende une romance moins crédible, mais comme Bond est loin de pouvoir la mettre dans son lit dès la première scène, ça passe assez bien. A noter la première apparition de Dolph Lundgren dans un petit rôle muet et mineur, qui était alors le petit ami de Grace Jones à l'époque. Également à l'écran, Alison Doody, future Indiana Jones girl.
Avec Dangereusement Votre, Roger Moore quittait donc James Bond de fort belle manière, n'en déplaise à certains. Mais le public ne se déplaça pas en masse pour assister à son ultime apparition. Has been Bond ? Un peu. Et la fin des années 80 allait être sans pitié pour James Bond et son nouvel interprète Timothy Dalton, pourtant incroyablement talentueux.


Le bilan de Roger Moore est loin d'être mauvais et même s'il ne remplaça jamais Sean Connery dans le cœur de certains fans, il parvint à trouver son propre style dès son troisième essai. En toute franchise, s'il s'était contenté de suivre le chemin tracé par Sean Connery, la série se serait vite essoufflée. Si l'on regarde bien son bilan, Roger Moore a peut-être bien plus varié son parcours que Sean Connery, en se montrant tantôt excessif, tantôt sérieux, tantôt rigolard, tantôt parodique... Moore ne laisse finalement jamais indifférent. Peut-être moins crédible dans le rôle, il est pourtant plus british et plus classe. Il est amusant de constater que, si Connery EST Bond pour beaucoup, son rôle lui aura moins collé à la peau que pour Roger Moore. Ce dernier n'aura plus jamais joué de rôle véritablement marquant par la suite, et on l'identifiera toujours à James Bond, même si ses rôles antérieurs de Simon Templar et Brett Sinclair reviennent aussi sur le tapis. Finalement, ses films ont très bien vieilli et sa période est peut-être la plus agréable à suivre de toutes. Chapeau monsieur Moore, vous étiez un Bond superbe !