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Les repacks proposés ici sont des versions inédites, non éditées chez nous, qui ont été réalisées par mes soins ou par celui de mes collaborateurs. Le blog n'a aucun but commercial, et ne génère aucun bénéfice, ces repacks ne sont là que pour empêcher ces films, ces VF, ces montages de disparaitre à jamais. Il s'agit d'un partage "raisonné", les films étant retirés du blog lorsqu'ils sont édités en bonne et due forme, avec entre autre notamment leur VF d'origine complète, ou sur simple demande de l'ayant droits. Si la présence de certains repacks posent problème, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Si un repack est retiré, c'est pour de bonnes raisons, inutile de me demander de le remettre.
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dimanche 3 août 2014
mardi 22 juillet 2014
lundi 25 septembre 2023
[News] : Coeur de Leone : vous n'aviez jamais vu de westerns.
Le Bon, la Brute, le Truand
Le repack que nous avait réalisé Carmelo Mike y a bien longtemps maintenant demeure encore aujourd'hui comme la version la plus satisfaisante pour les fans français, car le montage est celui qu'on a connu chez nous et il permet de ne pas parasiter notre incroyable VF avec les scènes au nouveau doublage assez raté. De plus, nous avions remonté cette version internationale à partir du premier Blu-ray italien qui est encore le seul à proposer le parfait étalonnage sur ce film. Enfin, le générique et les présentations des personnages étaient en français grâce à David74, ce qui était quand même bien la classe.
Mais peut-être que ce nouveau repack 4K, qui a cette fois été concoctée par Askell PP
à partir de la piste française de notre précédent repack, vient brouiller un peu les cartes. Le master est tiré du dernier UHD sorti
aux États-Unis, il avait l'avantage de comporter directement le montage
international qui est si cher à la plupart d'entre nous pour tout un
tas de raisons. Tourné en techniscope, l'apport en définition du 4K ne
peut pas être non plus exceptionnel, mais les gros plans sont plus beaux que
jamais. Quant à l'étalonnage, il n'est franchement pas mal. Oui, après plus d'une
décennie de massacres qui ont fait passer le film par toutes les
couleurs (littéralement), ils ont enfin réussi à
nous pondre quelque chose de plutôt réussi. Sans atteindre la perfection
du premier étalonnage, il demeure plutôt naturel, avec une très légère
teinte jaune que n'aurait probablement pas renié Sergio Leone. Ça n'a plus rien
à voir avec le jaune exagéré de la copie 4K italienne et que l'on nous a
servi en France depuis quelques années. Ici, c'est bien plus nuancé et
finalement pas mal du tout. J'ai mis de l'eau dans mon vin, car au début
je ne voulais même pas en entendre parler, mais oui, je le reconnais,
cette version 4K est digne de figurer au côté de notre repack précédent.
La copie est parfois un peu trop sombre, les couleurs peuvent sembler
moins naturelles aussi, comme dans le désert, mais je le répète, c'est pas mal du tout et ça se
regarde super bien. De plus, la copie semble moins "numérique",
grâce à une meilleur gestion du grain. Petit hic quand même : on doit
dire adios aux génériques et présentations des personnages en français,
puisqu'ils sont évidemment en anglais ici.
Mais Askell PP ne s'est
pas contenté de reprendre uniquement la piste de Carmelo Mike, il a tenu
à
améliorer certains passages musicaux car la qualité faisait parfois un
peu vieux gramophone sur la VF, ce qui faisait perdre pas mal d'ampleur à
la sublime partition de Morricone. Pour le générique de début, la
traque de Blondin, le passage à tabac de Tuco, la fameuse ecstasy de
l'or, le duel final et le générique de fin, il a ainsi collé la piste
anglaise bien restaurée - contrairement à l'ignoble VF 5.1 - tout en
s'appliquant bien à soigner les transitions. Le résultat est très
agréable encore une fois.
Cette version 4K possède donc la VF, mais
aussi la VA sous-titrée en français, bien qu''encore une fois j'ai une
véritable dent contre ce doublage qui a été renié par Leone à cause des
choix trop libres des adaptateurs, tel le fameux Angel Eye (sic) qui
remplace Sentenza au nom pourtant si soigneusement choisi. Mais bon,
certains aiment et j'ai mis les VA sur les autres, alors pourquoi pas sur celui-ci ?
Par contre, il n'y a pas la version italienne. Forcément, ce
n'est pas le même montage. Mais c'était quand même un peu dommage, aussi
j'ai ressorti un repack que j'avais fait pour mon ami Tony de Pigalle,
car il s'agit d'une des rares personnes en France à ne pas aimer le montage
international. Mais comme il n'est pas encore sourd, il déteste comme
tout le monde les passages doublés en français sur les scènes
supplémentaires. Aussi, il m'avait demandé de les remplacer par les
dialogues de la version originale italienne, comme sur la plupart des
repacks que je fais ici. Si le film n'est donc plus entièrement en
français, c'est finalement moi embêtant que de se taper ces voix
horribles de la version longue française. Le repack a été réalisé sur le
premier Blu-ray italien, évidemment.
Du coup, nous avons donc le
montage italien avec la VF, ainsi que la VO italienne qui va avec. Mais
il manquait un truc : le sous-titrage français. Vous m'excuserez, mais
je n'ai pas encore eu le temps de le faire. Il sera donc rajouté à
l'avenir. Vous pourrez alors découvrir pour la première fois le film
dans son montage italien - qui correspond en gros à la version longue,
sans la scène de la grotte avec le poulet - entièrement en italien et
sous-titré en français. Ceci dit, je ne sais pas trop quand je pourrais faire ça. J'ai constaté sur les précédent films que la plupart n'avaient pas envie de voir ses films en italien, donc on verra ça tranquillement.
Je voulais aussi dire une chose. Il est vrai
que beaucoup rejette le montage de la version longue de ce film, mais en
réalité ce qui pose de vrais problèmes, ce sont uniquement les doublages
des scènes supplémentaires qui brisent la magie. Car si nous avions eu
la chance d'avoir ces passages doublés à l'époque également, comme chez
les italiens, je suis certain qu'on préférerait cette version, ne
serait-ce que pour la scène où Sentenza se rendant au fort Nordiste. C'est
curieux que Leone, qui a fait lui même les coupes après la demande des Américains, ait choisi de la couper, car elle me semblait quand même
plutôt importante. Si les autres sont plus anecdotiques, j'ai toujours
eu une petite affection pour la scène où Clint Eastwood parle de chiffre
parfait.
Il était une fois dans l'Ouest
Pour notre dernier film du jour, vous avez droit ici aussi à un menu multiple.
Pour commencer, étant donné que la version longue italienne n'existe qu'en SD, ce qui est quand même incroyable, j'ai demandé à mon ami Davycroquette s'il pouvait me réaliser un petit upscale avec IA. Pour être franc, je ne suis pas un immense fan de ce procédé qui donne souvent une image lisse et l'impression de regarder un tableau à l'aquarelle, mais c'est aussi au cas par cas, puisque certains upscals sont plutôt réussis. Ce n'est pas une vraie restauration HD, mais ça peut quand même donner un certains peps à la copie SD. J'avais bien précisé à Davycroquette que je ne voulais pas d'une image lisse, il m'a donc réalisé cette belle version qui lui donne un nouveau souffle. Je laisse bien entendu la version DVD, au cas où vous n'aimeriez pas cette nouvelle version où que vous trouveriez qu'elle prenne trop de place (plus de 19 GO, quand même). Bien entendu, la VF intégrale et la VOST sont toujours au rendez-vous.
Et enfin, voilà une autre
surprise qui a d'ailleurs retardé un peu cette publication. Askell PP le
sage m'a signalé la présence d'une copie 4K de la version
internationale du film ! L'étalonnage est bien différent de tout ce que
nous avons connu, ça tire cette fois clairement sur les marrons et même les
rouges et ça peut clairement surprendre au début. C'est étonnant, mais plutôt naturel, ça m'a d'ailleurs beaucoup rappelé
l'étalonnage qu'il y avait sur la copie HD de Un Génie, deux associés, une cloche. Sur un bel écran 4K HDR, ça fait quand même son petit effet. Je
préfère largement cette version à celle du Blu-ray.
Peut-être est-elle légèrement trop lissée, mais il s'agit d'une copie
qui ne semble exister que sur le net et c'est souvent le cas avec les
Web-DL. D'où provient-elle vraiment, ça c'est un mystère, mais c'est une
aubaine pour nous.
Sinon, il a été plutôt facile de resynchoniser la VF du
Blu-ray dessus, puisqu'il n'y avait pas de changements, c'était le même
montage au photogramme prêt. Pour cette version, vous avez également
droit à la version anglaise - qui pour une fois n'est pas trop mal - sous-titrée en français, ainsi que la très plaisante version italienne
également sous-titrée en français. J'ai récupéré mes anciens sous-titres
que j'avais fait pour le montage italien afin de les resynchroniser sur
cette version internationale 4K. J'en ai profité au passage pour
corriger quelques petites coquilles que j'avais laissé traîner ici et
là. Du coup, pour ceux qui veulent garder la version DVD du montage
italien, j'ai mis les sous-titres légèrement corrigés ett améliorés à part (version 1.2) que
vous pourrez remuxer vous-même sur votre repack 1.1. Sinon, pour les autres, les sous-titres
corrigés sont désormais directement présents dans l'archive vidéo 1.2 (version SD et HD).
Peut-être que nous aurons à l'avenir une version 4K également, en espérant qu'elle soit de qualité et sans retouches de couleurs étranges, mais la présente version en 1080p étant déjà au top, rien ne presse du tout.
Comme Blogger semble bloquer systématiquement les nouvelles publications comportant des liens multiups, j'ai mis les liens dans un fichier texte que vous devez télécharger. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bons films et bonnes (re)découvertes.
Vous pouvez soutenir le blog et participer à mes nombreux frais en réalisant un don via le site Paypal à mon adresse suivante : indianagilles@hotmail.com
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dimanche 8 mai 2016
vendredi 31 août 2012
samedi 8 avril 2017
[News] : Il était (encore) une fois...
Cette semaine, on réuploade deux grands classiques de Sergio Leone dans des versions améliorées :
- Il était une fois dans l'Ouest (version 1.1)
Ainsi, nous avons donc une version complète en français du montage original italien. Il ne manque plus qu'une version HD pour aller avec ça. Espérons qu'il sorte un de ces jours, les italiens étant plutôt furieux d'avoir eu droit au même Blu ray que nous avec le montage international.
![]() |
| "Veuillez m'excuser. J'ai mis du temps, mais me voilà." |
![]() |
| Avant étalonnage |
![]() |
| ... et après. Un léger travail qui redonne un peu de peps aux couleurs. |
lundi 16 mai 2016
vendredi 20 juin 2014
dimanche 18 mars 2018
[News] : Bons, bruts et améliorés
Aujourd'hui, voici pour vous revenir 6 westerns dans des versions améliorées de plus ou moins grande façon. Au poker, on appelle ça une quinte flush royale... en trichant, car y a une carte de trop. Cliquez sur les titres pour accéder à chacune des fiches.
![]() |
| "Tout le monde dit au revoir !" |
![]() |
| Rita Pavone chante "Io piangerò" |
Cette version 3.0 corrige également un petit problème de synchro qui m'avait échappé sur la VF, lors de la grotte. Par contre, exit les panneaux Français de la citation de Mao. N'ayant pas eu la nécéssité de retravailler l’étalonnage, j'ai voulu épargner au repack un encodage supplémentaire. C'est donc de nouveaux sous-titré.
Juan en reste baba. Cette nouvelle version, c'est de la dynamite !
Alors là, je vous le dis, on monte clairement à la vitesse supérieure puisque le superbe western de Michele Lupo, Adios California, qui arrive sans doute dans sa version définitive. Un tout nouveau repack en HD cette fois, grâce au Blu-ray Japonais fraichement acquit, sur lequel j'ai pu caller très rapidement la VF et la VO italienne (qui n'était curieusement pas disponible sur le Blu-ray à la base).![]() |
| "Madre de Dios !" D'accord, ce nez était bien laid, mais étais-ce une raison de le couper ? |
dimanche 23 octobre 2016
dimanche 7 septembre 2025
[News] : Et pour (encore) quelques repacks de plus...
Vous êtes nombreux à m'avoir demandé si j'avais l'intention de faire (encore) des repacks de la trilogie des dollars avec les masters Arrow. Bon ben voilà déjà le premier.
Alors franchement, ne vous attendez absolument pas à une révolution pour ce premier film, car la différence n'est pas des plus flagrantes. Il semblerait d'ailleurs que ce soit exactement le même master que celui que l'on avait dans la première édition italienne, ce qui n'est pas grave puisque c'était déjà parfait, et que tout ce qui a suivi n'a finalement été toujours que moins bien. L'étalonnage semble très proche, peut-être un poil plus lumineux et la teinte un poil moins jaune, ce qui n'est ni un avantage ni un inconvénient, juste une différence, et le fondu au noir à la fin du "primo tempo" est un poil plus long. Sinon, tout est strictement identique, ce qui a forcément facilité la conception de ce nouveau repack.
Le véritable avantage ne sera donc pas vraiment sur la version 1080p, mais plutôt sur la version 4K qui récupère le même cadre que la version 1080p (celle du précédent 4K était un poil zoomé) et le HDR. Rien de fou fou, mais c'est toujours ça.
Il y a toujours la VF, la VO italienne et la version anglaise (bien naze, désolé d'insister sur ce point), y compris sur la version 1080p, ainsi que les sous-titres distincts pour les deux pistes. Je laisse tout de même les anciennes versions, puisque certains pourraient préférer ne pas avoir de HDR pour la vidéo 4K.
Rendez-vous sur la page de présentation pour récupérer tout ça
Si l'image est toujours tirée du même Blu-ray italien, qui est parfait lui aussi, l'ami Voltimon s'est acharné pour vous faire la citation de Mao en français, ainsi que son générique de début et de fin, exactement comme ils l'étaient à l'origine. C'est toujours un plus bien sympa.
Voilà donc un film sur lequel on ne reviendra probablement plus, à moins d'une éventuelle (bonne) copie 4K pourquoi pas.
Pour les autres Leone, ne soyez pas non plus trop pressés, je vous avoue que je préfère me consacrer à des projets inédits et plus rares, surtout que, vous l'avez remarqué, je manque de plus en plus de temps pour tout ça et que les dernières versions en date sont quand même loin d'être honteuses. Donc, ça arrivera probablement, mais quand, on verra bien !
Rendez-vous sur la page de présentation pour récupérer la nouvelle version
mercredi 19 septembre 2012
dimanche 8 novembre 2020
jeudi 25 mai 2017
[Bad News] : Il était l'espion que j'aimais
Vous le savez sans doute déjà, et même si certains semblent quasiment immortel, notre bon Roger Mort est Moore il y a deux jours, à l'age de 89 ans, des suites d'un cancer. Et ce n'est pas une Connery. Pardonnez-moi ces petits calembours à deux balles, mais je ne vois pas plus bel hommage pour cet acteur qui n'était pas le dernier à faire ce genre d'humour.Roger Moore fut l'incarnation du nouveau Bond durant les années 70 jusqu'au milieu des années 80. Un règne de 7 films, soit le plus grand total officiel pour le rôle, Sean Connery l'égalant seulement si l'on compte l'opus non officiel Jamais plus Jamais. Avec autant de films à son actif, comment ne pas considérer Roger Moore comme un James Bond tout aussi légitime que son prédécesseur ?
Comparer les deux périodes n'a en réalité pas tellement de sens tant elles s'avèrent différentes. Difficile en effet de trouver un quelconque rapport entre un Bon Baiser de Russie et un Espion qui m'aimait, si ce n'est qu'il y ait un passage dans un train dans les deux films. Sans plus attendre, voici mon analyse de ce qui s'avéra, sans doute, la période la plus fun de l'agent secret britannique. Une analyse tout à fait subjective, bien entendu.
Guy Hamilton récidive donc encore dans la médiocrité, avec cet épisode à l'ambiance très étrange et peu appropriée. Roger Moore est encore un peu coincé, et on a le tort de lui demander d'imiter le style de Sean Connery qui ne lui convient pas vraiment. Paradoxalement, tout est fait pour le différencier du Bond de Sean Connery, puisque Roger Moore fume le cigare, commande un Bourbon sans glace et troque son Walther PPK contre un Magnum que n'aurait pas renié Dirty Harry.
Porté par un faux rythme agaçant et un scénario peu emballant, le film a du mal à passionner. Le méchant, interprété par Yaphett Koto, est un simple trafiquant de drogues (ça change du mégalo qui veut conquérir le monde) se servant d'une voyante pour parvenir à ses fins. Cette dernière est interprétée par une toute jeune Jane Seymour, un rôle aussi cérébrale que celui d'un poulpe mort. La pauvre est vierge, mais avec Bond dans le coin, sa petite fleur ne va pas faire long feu. Et elle en redemande en plus, la bougresse ! Notre méchant connaîtra lui, la fin la plus ridicule de la saga en explosant telle une baudruche. Fallait pas le traiter de dégonflé.
Le personnage de Q est absent de cet épisode, ce qui n'arrivera plus jusqu'à sa retraite dans Le monde ne suffit pas, le 3eme film avec Pierce Brosnan. Les producteurs voulaient alors mettre en retrait les gadgets, quelle drôle d'idée ! Mais il y en aura quand même quelques-uns, et c'est Monneypenny et M eux-mêmes qui se chargeront de les amener directement au domicile de Bond. "Ça n'était jamais arrivé à l'autre", comme dirait Lazemby.
Alors qu'il était pratiquement présent dans chaque épisode, Felix Leighter (doublé en français par le génial Francis Lax) fera ici son unique apparition dans sa période Moore. On ne le verra plus avant le Tuer n'est pas jouer avec Timothy Dalton. David Hedison, le Felix de Vivre et laisser mourir, reviendra bien plus tard dans Permis de tuer, devenant ainsi le premier acteur à interpréter deux fois ce rôle.
La chanson du générique chantée par Paul Mac Cartney et son nouveau groupe, les Wings, est incontestablement la meilleure chose du film. Une bombe. L'idée de mettre une chanson pop dans un James Bond est une formidable idée et l'expérience sera renouvelée à plusieurs reprises et souvent avec succès.
Roger Moore était doublé en français et avec talent par l'immense comédien Claude Bertrand. En regardant pour la première fois ces James Bond en VO, j'eus bien du mal à m'habituer à la voix très suave de Roger Moore. Bien qu’extrêmement différente, j'ai fini par l'apprécier également même si Claude Bertrand demeure pour moi plus agréable à l'écoute. Pour finir, petite anecdote : dans l'épisode précédent, Claude Bertrand avait doublé Sean Connery dans une courte scène où celui-ci utilisait un appareil pour changer sa voix. C'était le destin !
Après
deux épisodes calamiteux, 007 se devait de redresser
la barre, au risque d'être renommé triple zéro. Bien que considéré
comme l'un des épisodes les plus faibles, cela est quelque peu exagéré
tant il se révèle bien supérieur à sa réputation, et nous
réserve de bien beaux moments de bravoure.L'homme au pistolet d'or, le double négatif de James Bond, c'est Christopher Lee, acteur qui est, pour l'anecdote, le cousin de Ian Flemming. James Bond contre Dracula, il y avait de quoi saliver ! Si le duel ne s'avère pas tout à fait à la hauteur des espérances, il demeure fort plaisant.
Roger Moore se montre plus à l'aise dans le rôle, mais il ne se l'est pas encore tout à fait approprié. On est très étonné de le voir si impitoyable et de malmener une femme pour obtenir des renseignements. Une scène fort réussie, mais Roger Moore jugera à posteriori que son Bond ne devrait pas agir ainsi.
La bonne surprise du film demeure la présence de notre petit frenchy, le peintre-nain, reconverti acteur, Hervé Villechaize. Bras droit du très grand Christopher Lee, il parvient même à lui voler la vedette. A noter que, bien que français, il est malgré tout doublé en VF par Guy Pierrauld, la voix si caractéristique de Buggs Bunny.
Si la James Bond's girl principale, interprété par la suédoise Britt Ekland, est aussi belle que tarte, celle qui est interprété par une autre Suédoise, Maud Adams, est bien plus intéressante et aura même le privilège de tenir le rôle principal du film d'Octopussy. Mais ce ne sera pas le même personnage.
Lorsque il fut tourné, les arts martiaux étaient à la mode, notamment grâce à un certain Bruce Lee... Tourné à Honk-Kong, l'ambiance du film flaire bon les années 70 et son côté Karaté/Kung-fu donne un cachet un peu kitch, mais fort plaisant au film. Cela dit, le meilleur moment reste le duel final entre Bond et Scaramanga dans un labyrinthe psychédélique.
Censé apporter un peu d'humour, le shérif de l'épisode précédent revient. Bien que fort sympathique, son côté lourdaud peut vite exaspérer. Heureusement, on ne le reverra plus par la suite, Roger Moore pouvant très bie se débrouiller tout seul pour faire rire les spectateurs.
Plutôt original et doté d'un scénario qui sort des sentiers battus, ce film est agréable et marque la fin d'une époque. Avec le prochain, la saga prendra un virage à 180 degrés et Roger Moore marquera définitivement le rôle de son empreinte.
Qu'est-ce qui a tant marqué les esprits dans l'Espion qui m'aimait ? Je me contenterais de citer trois éléments essentiels. Tout d'abord, la James Bond girl interprétée par la future épouse du Beatles Ringo Starr, Barbara Bach, qui se fit malheureusement trop rare par la suite. Très charismatique, doté d'un cerveau et sachant même bien s'en servir, la belle a du répondant. La révolution féminine est en marche et elle en est la meilleure représentante possible. Elle finira tout de même par céder aux charmes de notre espion, faut pas abuser non plus. Avec ce rôle d'espionne russe, le film montre ainsi un rapprochement entre les camps ennemis, preuve du bon esprit des producteurs. On s'éloigne donc du cliché habituel des méchants soviétiques. Ce n'était pas la première fois que cela avait été fait (souvenez-vous de Bons Baiser de Russie), mais c'était la première fois que les deux camps étaient mis sur un véritable pied d'égalité. Et ça, c'est fair-play.
Requin (alias Jaws en VO), interprété par Richard Kiel, était l'autre révélation du film. Peut-être le méchant le plus connu de tous les James Bond, ce géant aux dents d'acier en aura traumatisé plus d'un ! Muet et quelque peu balourd, il donnera bien du fil à retordre à un Roger Moore qui, malgré son 1m85, passerait presque pour un nain à ses côtés. Éclipsant totalement le véritable méchant du film, interprété par Curd Jürgens et qui n'était pourtant pas des moins charismatiques, Requin passera tout son temps à prendre des coups et à tout détruire sur son passage. Ajoutant une touche d'humour non négligeable, Kiel est en grande partie responsable du succès du film, à n'en pas douter.
Pour finir, comment ne pas citer la superbe Lotus amphibie ? Tout simplement l'un des véhicules les plus marquant de James Bond, après la célèbre Aston Martin, bien entendu. Elle représentait à elle seule la nouvelle direction qu'allait prendre les Bond qui suivraient : toujours plus loin, toujours plus fort !
Aujourd'hui encore, ce film reste pour beaucoup leur James Bond préféré ou du moins, il est souvent considéré comme le meilleur épisode avec Roger Moore. Pourtant, à titre personnel, je trouve que le film a pris un léger coup de vieux. Peut-être est-ce dû à la musique un peu trop disco de Marvin Hamlisch ? Ce film reste néanmoins une valeur sûr, à n'en pas douter.
Si certains puristes n'ont pas accroché à ce nouveau Bond, le producteur Albert Broccoli a fait preuve d'audace en révolutionnant radicalement la saga. Si l'Espion qui m'aimait n'avait pas marché, James Bond aurait pu s'arrêter là, après trois opus "discutables". Mais le public fit un véritable triomphe à ce Bond nouvelle génération qui avait su s'adapter à son époque. Roger Moore était enfin adopté. Son Bond avait un avenir devant lui. Un très bel avenir.
La scène d'ouverture du film annonçait la couleur : côté spectaculaire, on allait en avoir pour notre argent. L'intro est l'une des meilleures qui soit, et la cascade en pleine chute libre est impressionnante, même aujourd'hui. Je devrais plutôt dire "surtout aujourd'hui" puisqu'à l'époque, les images de synthèses ne se chargeaient pas de tout le travail. Les cascadeurs réalisèrent là un véritable travail d'orfèvre.
C'est avec joie que l'on assiste au retour de Requin, preuve de son immense popularité auprès du public. Cela dit, cette fois son côté comique gros balourd est trop forcé, ce qui le rendra moins terrifiant et marquant.
A partir de Moonraker, la France allait être bien représentée dans la saga, puisque notre pays coproduira désormais la franchise. Michael Longsdale fut un méchant admirable et la belle Corinne Cléry s'imposa dans un rôle court, mais beaucoup plus marquant que celui de la James Bond girl principale, interprété par l'Américaine Lois Chiles. Amusant, on peut même y voir un tout jeune et fluet Georges Beller (sa voix est doublée en VO), ce qui ravira les nostalgiques de "Jeux sans frontière".
Roger Moore ayant trouvé ses repères dans l'épisode précédent, il cabotine pas mal, mais sans jamais franchir la ligne.
Malgré son carton incroyable, cet épisode est loin de faire l'unanimité. Beaucoup le considère comme l'épisode "Too much", ce "too much" sera pourtant largement pulvérisé par le dernier Pierce Brosnan, Meurs un autre jour. Pourtant, les deux premiers tiers du film sont très "terre à terre" et c'est uniquement le dernier tiers qui se déroule dans l'espace. Bien sûr, Bond va loin dans le délire, mais tout en restant finalement assez cohérent. Le film s'avère plutôt bon en définitive, et le public le réhabilite souvent après l'avoir revu.
C'est dans Moonraker que Bernard Lee, le légendaire M, tire sa révérence. Gravement malade, il ne pourra participer au suivant. C'est donc avec beaucoup d'émotion que l'on quitte ce grand acteur ayant endossé ce rôle 11 fois, avec beaucoup de talent et de sobriété.
Malgré l'immense succès public de Moonraker, un retour aux sources radical fut décidé. Bond était-il allé trop loin ? Les budgets des effets spéciaux étaient-ils trop élevés ? Peut-être voulait-on retrouver le Bond des origines, tout simplement.
Le nouveau réalisateur attitré, John Glen, nous proposa avec Rien que pour vos yeux, un film beaucoup plus sobre, moins comique et diablement réussi. Afin de montrer la cassure avec les deux épisodes précédents, John Glen commença par détruire la célèbre Lotus de l'Espion qui m'aimait, dont le système anti-vol laisse quand même à désirer. Le ton était donné.
Ceux qui s'étaient habitués aux épisodes excentriques de Roger Moore risquent d'être vraiment surpris, car Rien que pour vos yeux se veut beaucoup plus réaliste en proposant un Bond plus humain et plus proche de celui des romans. La démesure n'est plus au rendez-vous : le méchant, par exemple, n'est pas un immense mégalo, mais juste un vulgaire petit trafiquant. La James Bond girl ? Une toute jeune Carole Bouquet (doublée en VO par une actrice vraiment médiocre), loin de jouer les bimbos et que James Bond ne tentera pas à tout prix de mettre dans son lit. Quelque part, ça fait du bien.
Mais les cascades et poursuites, assurées par l'équipe talentueuse de notre Rémy Julienne national, sont toujours au rendez-vous. On sera d'ailleurs très surpris de découvrir les ressources cachée de notre bonne vieille 2 Chevaux ! Sans parler de cette superbe séquence à ski qui, sans égaler celle d'Au Service secret de sa majesté, fera bien monter l'adrénaline. Mais le clou du spectacle sera sans doute cette formidable séquence d'escalade qui donnera bien des frissons à tous les acrophobes.
L'intro fait réapparaitre enfin l'ennemi numéro 1 de James Bond que l'on n'avait plus revu depuis le dernier Sean Connery. Même s'il n'est pas implicitement nommé pour des problèmes de droits (sic), impossible de ne pas reconnaitre Blofeld et son fidèle matou. Fait rare, on note également une continuité avec les précédents épisodes, Bond apportant des fleurs à sa défunte femme.
L'une des scènes les plus marquantes est peut-être celle où découvrons un Roger Moore beaucoup moins cool qu'à l'accoutumé, où il tue de sang-froid un immonde salopard. Roger Moore n'était d'ailleurs pas très chaud pour la faire au départ et, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela aurait été bien dommage tant son geste s'avère purement Bondien.
A noter que c'est grâce à ce film que Pierce Brosnan, futur Bond, sera repéré par les producteurs, sa femme y jouant un petit rôle.
En fait, seule la musique de Bill Conti parvient un peu à gâcher le plaisir. Si sa partition sur Rocky n'a pas pris une ride, elle semble ici terriblement datée et sonne vraiment trop années 80. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de sa merveilleuse chanson qui accompagne le bien beau générique de Maurice Binder. Ce dernier innovera quelque peu puisque, pour la première fois, l'interprète de la chanson y sera visible. La chanteuse étant fort belle, les auteurs ont dû se dire que c'était... rien que pour nos yeux !
Après le "Moore copie Connery", après le "Moore spectaculaire", après le "Moore réaliste"... voilà le "Moore Bollywood" !
Le film Octopussy réserve quelques séquences jouant beaucoup sur le mythe James Bond, le tournant, volontairement, ou pas, en dérision.
Le nombre de James Bond girl n'a jamais été aussi grand, mais c'est pourtant une ancienne de la maison, Maud Adams, Bond girl marquante de L'Homme au pistolet d'or, qui rempile dans le rôle titre. D'un age mur, elle est parfaite pour Moore, qui pourrait passer pour un pervers pépère avec des conquêtes un peu trop jeunes au cou. Encore une fois, c'est une femme forte que l'on voit dans ce film, et le mythe des cruches de la saga commence sérieusement à prendre du plomb dans l'aile.
Le méchant est délicieux. Interprété à plus de 60 ans par le marseillais Louis Jourdan, un des rares acteurs français plus connu à l'étranger que dans nos contrés, il amène beaucoup de classe à un rôle pourtant bien classique au départ. Son bras droit est interprété par Kamir Bedi, célèbre acteur Indou ayant trouvé fortune et gloire en Italie, puisqu'il y a interprété le fameux personnage de Sandokan. Ce duo de méchant est parfait et participe grandement à la réussite du film. Le méchant Russe, interprété par Steven Berkoff, en fera par contre beaucoup trop.
Bien qu’extrêmement plaisant à suivre, impossible de ne pas savourer ces décors exotiques exceptionnels, bourré de scènes spectaculaires, les cascadeurs vont de plus en plus loin pour notre plus grand plaisir, le film baigne dans une ambiance trop inhabituelle pour un Bond, et l'auto dérision désamorce un peu trop souvent la tension. Entre la séquence où les jeunes auto stoppeurs se foutent de Bond et le moment où ce dernier se déguise en clown, notre agent secret n'a jamais été autant maltraité. Comme une cassure avec le public qui commence à lui préférer des anti-héros, le mythe Bond est en danger. Octopussy est rarement le Bond préféré des fans, mais il s'avère pourtant de très bonne facture et vieilli plutôt bien. Le retour de John Barry à la musique fait beaucoup de bien et certaines scènes, plus dures, font vraiment mouche. La scène de chasse à l'homme, inspirée par Les chasses du Comtes Zaroff, le suspens avec la bombe... Si seulement on avait retiré quelques passages un peu trop parodiques, tel ce Bond qui crie comme... Tarzan et se déguise en gorille, nul doute qu'Octopussy aurait laissé un meilleur souvenir à beaucoup de monde. Un bon cru à redécouvrir malgré tout.
S'il
y a bien un film qui m'a longtemps fait rêver, c'est bien
celui-ci ! Et pourtant... je ne l'avais pas vu ! Attention, moment "je raconte ma vie" : ma cousine était allée le voir au cinéma et l'avait adoré. Elle me l'avait alors
raconté dans les moindres détails et j'avais imaginé ce
film d'après sa très fidèle transcription ! Elle possédait même le
superbe 45 tours du générique de Durand Durand, une chanson superbe !lundi 1 août 2016
mercredi 18 juin 2014
samedi 16 juin 2018
[Repack] : Le Grand Silence (HD, VF et VOST) FILM RETIRÉ
DANS UNE MAGNIFIQUE NOUVELLE COPIE EN COMBO BLU-RAY ET UHD 4K









































